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POURQUOI CE BLOG?

Ce blog est né de l'heureux hasard d'une rencontre, en 2010, au Salon des Vins de Loire d'Angers, autour d'un verre de rosé de Bourgueil - celui de Pierre Jacques Druet. Il y avait là cinq "plumitifs" du vin. Le rosé aidant, l'idée a germé de créer un espace commun.
Parce qu'à cinq, on peut aborder plus de thèmes.
Parce qu'on peut débattre.
Parce qu'on peut partager. Des coups de coeur, des coups de gueule, de l'expérience.
Et qu'est-ce que le vin sinon une boisson de partage?
De ces cinq, certains sont déjà des blogueurs confirmés, d'autres non.
Comme il y a les 5 sens, il y  a maintenant les 5 du Vin.

Les 5 du Vin

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QUI SOMMES-NOUS?

David Cobbold (Eccevino) est le plus français des journalistes anglais du vin, ou vice versa. Il a reçu en 2011 le Wine Blog Trophy pour  son blog, More than Just Wine.

Jim Budd, sujet de sa Gracieuse Majesté, est journaliste pour diverses revues britanniques. Amoureux des vins de Loire, il leur consacre un blog, Jim's Loire, primé en 2009 du Wine Blog Trophy.

Hervé Lalau est un journaliste français écrivant pour diverses revues et sites français, belges, suisses et canadiens. Son blog "Chroniques Vineuses" lui a valu le Wine Blog Trophy en 2010.

Michel Smith, PourLeVin, est un journaliste français établi en Roussillon, travaillant pour diverses revues et guides en France. Il s'intitule lui-même "Journaliste en Vins et autres Plats de Résistance".

Marc Vanhellemont est un journaliste belge travaillant pour divers magazines en Belgique et en France. Incontournable, sauf par la face nord.

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Jim Budd's photographs are licensed under a Creative Commons Attribution-Noncommercial-No Derivative Works 2.5 UK: Scotland License.
21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 12:38

 

LeTour-Pauillacs.jpgAlong the Pauillac waterfront

The riders, spectators and publicity caravan have long since departed but there are still some vestiges in Pauillac of the time trial stage of this year's Tour de France that finished here. A number of the shops still have a cycling themed display.

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BannerTour-Pauls.jpg

 

LeTour-Pauillacas.jpg

I'm always struck when I visit Pauillac that this town gives little clue that this commune has three of the most famous wine properies in the world – Lafite-Rothschild, Latour and Mouton-Rothschild. The streets of this slightly faded, provincial town appear disassociated from the now bling-bling wines made here. Unlike Saint-Emilion the streets are not packed with visitors nor is there obvious wealth in the centre – rather the reverse. Shoppers in the Saturday market appear to be mainly local. You could be almost anywhere in rural France

Pauillacmkts.jpg

 

MedocEntrecotes.jpg

Inside Les Halles

Jim


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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 00:07

Dimanche dernier, j’étais à Harzé, un petit village au sud-est de Liège. Il y a là un beau château fait de moellons de pierre calcaire du pays, gris bleuté. Et aussi un concours de fromages wallons. Avant, c’était des fromages belges; mais depuis la régionalisation, comme ils sont aussi cons des deux côtés, pour ce genre de choses, c’est exclusivement wallon. Ajoutons que la majeure production de fromage digne de ce nom est élaborée en Wallonie;  en Flandres, c’est plus compliqué, même si l'on y trouve aussi quelques superbes fromages, on en reparlera.


 images-copie-1

Harzé

 

Donc, à Harzé, au concours de fromages wallons, ils étaient 21, vite torchés, du velours. Bref, un concours bon enfant, avec de très beaux fromages… wallons, dont le moelleux d’Aywaille ou le Saint Servais de la fromagerie des Ardennes. Je n’ai pas de photos, le temps était tellement à la drache que je n’ai pas pris mon appareil.


 Jac'Kriek le fromage 2 003

Le Jac'Kriek de Jacquy Cange a remporté un Harzé d'argent


Le concours n’était qu’une anecdote au sein de ce week-end fromagé, organisé au même endroit depuis une trentaine d’années. La fête du fromage, c’est avant tout un salon avec plein de producteurs qui viennent présenter et vendre leur production. Cette année, l’invité d’honneur n’était autre que le Chaource. J’étais persuadé qu’il n’y avait plus dans cette AOP que des fromages au lait pasteurisé, moche ! Pas du tout, le lait cru a repris son essor et quel bonheur d’en déguster un gros morceau avec une Chimay capsule bleue.


 lait cru (2)

Le Chaource Fermier des Tourelles

 

La fromagerie présente était la ferme des Tourelles, à Mesnil St Georges, un véritable bonheur. Comme quoi rien ne vaut le lait cru, du Chaource, je n’en achetais plus, là je suis ravi et le remettrai sur mon plateau. Il a pas une belle gueule ce fromton ? Certes crayeux en son milieu, mais un gros moellon pareil c’est difficile de l’affiner à cœur, faut du temps et miser sur un très bon fromage, fait avec un lait de première qualité, celui de la ferme des Tourelles peut le faire, mais j’ai pas attendre, j’ai tout becté.


 lait cru (4)

A coeur

 

Demandez du lait cru, les fromages sont meilleurs, ils ont plus de goût, plus de profondeur, ils se gardent plus longtemps et pour moi, ils sont « sanitairement » plus sûrs. Une image forte pour esprit faible, comme disait mon prof de physique, le fromage élaboré au lait pasteurisé est comme HLM vide, les bactéries l’envahissent comme elles veulent, rien ne les empêchent, dans cas bien entendu où il y a une contamination. Le lait cru est empli de bactéries, bonnes pour notre organisme, si une saloperie arrive, elle reste à la porte du building et ne s’y développe pas.

 

Ciao

 

Marc

 

 

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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 00:10

Avant Fitou, cet été, c’est, par deux fois, vers Faugères que je me suis tourné. Figurez-vous que, comme à Fitou, cela faisait un bail que je n’y avais pas mis les pieds. Pour un des terroirs les plus marquants du Languedoc, un pur schiste qui plus est, j’ai trouvé que ce manque de fréquentation de ma part relevait de la faute professionnelle et devait être corrigé toutes affaires cessantes. Deux voyages éclairs donc cet été, et j’ai comme l’impression qu’il faudra que j’y retourne, que j’y passe encore plus de temps, tant cette appellation recèle de mystères et de trésors cachés.

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Le délicieux village de Cossiniojouls dans les vignes de Faugères

Revoir Faugères… Soyons juste, c’est grâce à un confrère allemand, André Dominé, installé depuis plus de 20 ans bien à l’écart de Perpignan dans un de ces villages du bout du monde qui fait le charme du Roussillon, que je m’y suis rendu. André est aussi un ami de Jim Budd, donc, en quelque sorte il fait partie de la famille. C’est une habitude que lui et moi avons prise, que de nous retrouver pour une visite à deux d’un vignoble, sans protocole, donc sans cinoche. L’été dernier, à l’initiative d’André, nous avions atterri à Limoux pour répondre à l’invitation de nos amis Irlandais du Château Rives-Blanques, lesquels avaient rassemblé quelques vignerons complices dans une ambiance décontractée. À Faugères, à notre grande surprise, c’est le Syndicat du Cru qui a pris les choses en main. Au départ, je n’ai pas aimé cette intrusion des officiels. La dégustation fut divisée en deux sessions : l’une dans la cave  particulière du Château Chenaie au délicieux village de Caussiniojouls, l’autre dans les murs de la Cave Coopérative de Faugères, le meeting revêtant dès lors la pèlerine du politiquement correct cher à certaines appellations. En fin de compte, ça s’est très bien passé : sur la trentaine de metteurs en marché que compte le cru, seuls sept (Estanilles, Léon Barral, Prés-Lasses, Valambelle, Frédéric Alquier, Jean-Michel Alquier, Abbaye Sylva-Plana), non des moindres… ne se sont pas présentés au rendez-vous pour une raison que j’ignore mais qui m’importe peu.

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Il y a pas mal de vigneronnes à Faugères et c’est un bonheur que de les rencontrer. Catherine Roque, dont je fréquente avec assiduité les vins de son Clovallon, un domaine à sa taille à Bédarieux où elle enfante pinots noirs et viogniers (entre autres) depuis plus de 20 ans, est de celles dont le discours vous captive. Ayant laissé les rênes de Clovallon à sa fille, Alix, elle s’est empressée de vivre une autre aventure vigneronne à moins de 2 km de là, de l’autre côté de la montagne, versant sud, côté Faugères où elle s’est installée dans le presbytère du village. Non contente de nous prêter une maison pour passer la nuit, Catherine nous a convié à sa table pour un délicieux risotto. Occasion formidable de goûter in situ les vins du Mas d’Alezon, nom de son petit domaine de 5 ha cultivée en biodynamie. Bien sûr, Catherine nous a fait découvrir ses vignes chéries, dont de très vieux grenaches, nichées à 450 m d’altitude à portée de vue du village de Soumartre en un somptueux écrin de garrigue et de schiste, à 2 km de Faugères. On avait l’impression qu’elle rendait visite à ses enfants.

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Pour ceux que  ça intéresse, voici quelques commentaires sommaires sur les vins qui m’ont le plus marqué lors de ce voyage éclair. Je n’insiste pas trop sur les robes (elles étaient toutes parfaites) sauf pour signaler un rosé ou un blanc. Honneur aux filles du cru Faugères :

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Quelques filles de Faugères... les hommes sont des les vignes.

-Faugères 2007 « La Salamandre », Domaine La Borie Fouisseau de Véronique Vaquer-Bergan. Très joli nez de cuir, sous bois, garrigue après la pluie ; ample, gras, soyeux, puissance bien domptée et fraîcheur en finale. Un grenache mais avec 20 % de cinsault, 10 % de carignan et 10 % de syrah. Ce vin bio commence à être prêt à boire. Environ 10 €. www.laboriefouisseau.com

-Faugères 2008 « Felgaria », Domaine de Cébène de Brigitte Chevalier. Profond et concentré en bouche, le vin fait impression et se conduit langoureusement, de manière équilibrée, jusqu’à une finale café. Avec une forte proportion de mourvèdre (50 %), le reste syrah et grenache, et des vinifications soignées, y compris sur les autres cuvées du domaine, Brigitte, la blonde médocaine, a déjà les honneurs de tous les guides. Compter 20 €. www.chevaliervins.fr

-Faugères 2008 « Grande Réserve », Domaine Ollier-Taillefer de Françoise Ollier (qui partage le domaine avec son frère, Luc). Finesse au nez, franchise et fraîcheur par la suite, équilibre et petits fruits rouges en finale, on sent bien là les vieux carignans associés au grenache (40 %) et à une pointe syrah (10 %). 25.000 bouteilles, 8,30 €. www.olliertaillefer.com

-Faugères 2007 « Tradition », Château des Peyregrandes de Marie-Geneviève Boudal. Nez fin et aguicheur, sensations « frissonnantes » en bouche, on a l’impression d’être proche du raisin en même temps que l’on décèle des notes soyeuses de gelée de mûres sauvages avec une bonne longueur. Carignan à nouveau, mais avec 40 % de syrah, puis 20 % de grenache et de mourvèdre. 6,50 €.

-Faugères 2009 « Les Petites Mains », Domaine de l’Ancienne Mercerie de Nathalie Caumette (qui exploite avec son mari, François). Finesse au nez, plénitude et rondeur en bouche, on devine les tannins en réserve, mais sans excès car ils sont bien mûrs, belle longueur et finale sans défauts. Carignan à 40 %, grenache et syrah pour compléter. Un peu plus de 8 €. Le domaine, en bio depuis 2006, a aussi une superbe cuvée « Couture » en 2008.

-Faugères 2008 « Montfalette », Mas d’Alezon de Catherine Roque. Un nez fin et complexe mélange de tabac blond, garrigue et cassis avec une pointe de fraîcheur. Ample, frais, dense, bien dessiné, tannins discrets, le vin s’achève en longueur sur des fruits sauvages grillés. Mourvèdre, syrah et grenache. 16 €.

-Faugères 2007 « Nos Racines », Château La Liquière de Sophie Vidal-Dumoulin qui dirige le domaine avec l’ensemble de sa famille. Élégance au nez, notes de garrigue à profusion, plein et long en bouche, ce vin est bien marqué par le carignan. 10,50 €. Également une belle cuvée « Cistus » en blanc (probablement le meilleur de l’appellation) comme en rouge. www.chateaulaliquiere.com

 

Et maintenant, voyons ce que ces messieurs nous proposent :

 

-Faugères 2008, Domaine Binet-Jacquet de Pierre Jacquet et Olivier Binet. Superbe cuvée d’entrée de gamme, marquée d’emblée par l’élégance de la matière, la fraîcheur aussi, avec ce qu’il faut de sérieux et de densité. 11 €. Syrah et grenache surtout, avec une pointe de carignan. Les deux compères installés sur 9 ha vinifient aussi une très belle cuvée « Réserve ». www.binet-jacquet.com

-Faugères 2008 « Parfums de Schistes », Cave Coopérative Les Crus Faugères. Plus de 100.000 bouteilles pour ce vin issu pour majorité du terroir de Faugères (syrah, grenache, carignan, mourvèdre) à la fois sympathique et fruité, mais ne manquant pas de finesse. 6 €. Encore moins cher (moins de 4 € en GD), le Mas Olivier (2009 comme 2008) fait bonne figure surtout quand on sait qu’il est tiré à 600.000 bouteilles en rouge et 200.000 exemplaires en rosé. www.lescrusfaugeres.com

-Faugères 2007 « Le Penchant du Cerisier », La Grange d’Aïn de Céderic Saur. Dense et serré, marqué par une belle trame et une grande longueur ce vin est magnifique. J’en reparlerai plus en détail car le carignan domine ici à 80 % ce qui n’est pas fait pour me déplaire. Un domaine à suivre de près. 14 €.

-Faugères 2009, Domaine de Cottebrune, d’Arnaud Barthe. Rosé de robe cerise, très équilibré en bouche, charnu, épicé et poivré. Carignan et cinsault en pressurage direct, syrah, grenache et mourvèdre en saignée. 6 €. En rouge, une jolie cuvée « Transhumance ».

-Faugères 2008 « Rarissime », Mas Gabinèle de Thierry Rodriguez. Nez de pierre brûlée, un style puissant, chaleureux et sans concession pour cette cuvée très syrah dotée d’une grande longueur et lancée en 2001. Environ 30 €. www.masdelagabinele.com

-Faugères 2009 « Les Raisins de la Colère », La Tour Penedesses d’Alexandre Fouque. Notes de café au nez, plein de sève, du gras, de la longueur et des tannins classieux pour finir. Terroir d’altitude. www.domainedelatourpenedesses.com

 Michel Smith

 

 

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 00:10

En avant première, quelques lignes d'un article à paraître  dans In Vino Veritas, sur la Moselle luxembourgeoise, écrit à quatre mains par votre serviteur et... l'ami Marc. Pour cette mis en bouche, j'ai choisi un des temps forts de notre visite: Abi Duhr (Château Pauqué).

Rejeton d’une grande famille vigneronne., Abi est un grand amateur de vins d’exception (et pas seulement du Luxembourg); il trace son sillon, original, comme un artiste qu’il est. C'est une rencontre rare.  Abi mériterait un grand article à lui tout seul. Cet homme est un paradoxe ambulant, un passionné tranquille, un esthète abordable, un type profond qui ne se prend pas au sérieux. Il joue avec les cépages, les élevages, il expérimente. Il fait les vins qu'il aime, modestement, mais méticuleusement. 

Tant mieux si  certains les aiment aussi, tant pis pour les autres. Nul n'est prophète en son petit duché. Ce sont ses vins, sa patte. Bref, Abi est un grand vigneron.

Voici quatre de ses vins pour vous faire saliver... Les commentaires sont de Marc, sauf le dernier.

Abi.jpgAbi Duhr

-Riesling Paradaes 2008
Doré clair, un nez de citron confit avec de la confiture de rhubarbe. Bouche droite, avec une finale saline. Et l’amertume caractéristique de la pomme grenade qui apporte sa note particulière.
Abi Duhr : «Le millésime 2008 n’était pas facile, il ne fallait pas récolter trop tôt, j’ai vendangé les derniers Riesling quand les vignes n’avaient plus de feuilles. C’est-à-dire quand les raisins commençaient à flétrir. C’est le moment où ils sont les plus aromatiques.»

-Bromelt 2007
Elbling issu de vieilles vignes, plantées en 1942. Un joli minéral qui structure le vin et qui laisse échapper les parfums floraux, sorte de volatilité éthérée et délicate.
Vinifié en bois, fermenté pendant 7 mois et élevé pareil. Un vin qui dément la mauvaise réputation de ce cépage jadis réservé aux «Sekts» du Zollverein et souvent produit avec des rendements démesurés.

Les levures sont-elles indigènes ou non? Abi: «Comme je suis paresseux, je préfère laisser le vin se débrouiller tout seul, cela porte parfois sur les nerfs quand il se passe quelque chose il faut parfois agir, parfois pas, le vin en fermentation change d’humeur comme nous, comme moi.»

-Fossiles 2007
Doré intense, de la confiture de groseille, de la pâte d’amande, de l’iode. En bouche, une structure soft qui s’étale sur la langue et développe des arômes de fleur sèche et de poivre blanc. Le soubassement minéral tend d’une façon extrême le vin.
Dominante de Pinot blanc, Auxerrois et Chardonnay.

-Chardonnay 2007
Au premier nez, un peu de bois, du grillé; à l’aération, c’est une toute autre histoire, on part vers les fleurs, la pierre à feu, un soupçon de melon; pas mal de gras en bouche, une bonne longueur, beaucoup de classe.
Les raisins ont été récoltés tard pour privilégier l'aromatique. Abi: "Sinon, ils gardent un goût de végétal". Sélection clonale.

Hervé Lalau

Contact: Château Pauqué, Abi Duhr
73, route de Trèves, L-6793 Grevenmacher
Tél: 00352-021-1960-37

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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 00:05

During the 1990s, I was a fairly regular visitor to the Roussillon. Usually making at least one visit to the region a year – sometimes several. Then at the start of the Noughties, visits became more infrequent. Around 2004/2005 they stopped altogether, so it was good to get back to the region for a few days this month.

Trillas

 

Trilla – a return to a now nearly vineless village

Trilla is a small remote village up in the Fenouilledes hills, above the Agly Valley.  When I first came here around 20 years ago there were lots of vines including some on terraces overlooking the village. Now most of the vines have disappeared – grubbed out under the EU vine pull scheme. Once there were some 140-hectares of vines here. Now it is just 20.

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The sign is still there but the vines have gone

The EU provides subsidies for pulling out vines in an attempt to reduce the world suplus of wine. But these vines around Trilla planted on thin, poor soil with small yields were never part of the problem. Rather, especially as many of the vines were old, they were part of the village's heritage. Furthermore little else apart from olives will grow on these hills and this hot, dry climate. A few fields would support cereals but they are too small to be economic. The irony is that there are an increasing number of foriegn investors who are now buying up the vineyards in the area that remain, recognising this treasure trove of old Carignan and Grenache.

*

DomGaubysigns

Domaine Gauby (www.domainegauby.fr)

I first met Gérard and Ghislaine Gauby in the early 1990s. Based  in Calce Gérard was already a significant figure in Roussillon wine, although his wines had brute power and strong tannins. Then they reflected their powerful and stocky maker. Since then there has been a remarkable transformation as the Gaubys have constantly refined their wines as well as their vineyard management. They moved over to biodynamics in 2000. Gérard is convinced that the way they work in the vineyard has had a great influence on their wines, especially encouraging the roots to go deeper and thus providing protection against the region’s frequent droughts. The latest on started in 2005.

“Unlike the rest of France  the concern here is not to reduce yields but to raise them,” explained Gérard. “Over time we have managed to boost our yields from 12 hl/ha to between 20-25hl/ha.“

Even though they were frantically busy getting ready for the start of the vendange on Monday as well as bottling various wines, Gérard still spent nearly two hours with me tasting his 2009s  – mostly from barrel – and some of his 2008s.

It was a remarkable tasting. I was very impressed by their delicacy, finesse, minerality and freshness despite the hot climate. My favourites included: 

-the seductive 2009 Les Calcinaires, vin de pays des Côtes Catalanes, which is the entry level wine made from Maccabeu, Vermentino, Muscat and Chardonnay.

-a powerful and concentrated barrel sample of 2009 Carignan planted in 1890 that forms the base of Gérard’s renowned La Muntada. A reminder of the potential of old Carignan;

-a series of four very varied 2009 Grenaches from different soils and vineyards includinga sample from 90 year-old vines that will be La Roque, one of Gérard’s four new single vineyard wines. They will be priced at 70€ a bottle the same as Muntada;

 

Gerardreflectss.jpg

Gérard reflecting

-a 2009 barrel sample of Mourvèdre from vines aged at least 140 years old and planted before phylloxera with incredible intensity and power but at the same time showing finesse.

-2008 Muntada – dense and concentrated but happily without la force de frappe with a very long finish and a touch saline at the end.

-2008 La Roque  – very floral (rose in particular) and delicate but powerful with some resemblance to the silkiness of a fine Pinot Noir. A really a stunning wine.

At the end, a couple of 2008 whites – Vieilles Vignes and 2008 Coume Gineste. The Vieilles Vignes is 100% Maccabeu – known in Spain as Viura and widely despised. “It was visiting Murrieta and Tondonia in Rioja that showed me the potential of this most amazing white grape.” The VV has a vivacity and minerality you would normally associate with southern whites. Coume Gineste has richer fruit and greater complexity but needs more time in bottle.



GGtasting12.8.10s.jpgGérard tasting

All in all a tasting of great precision and finesse.     

   

*

Riberachconss.jpg

The old Cave-Cooperative de Bélesta=Domaine/Hotel Riberach

Domaine Riberach@Bélesta
There are parts of the wine world such as the Napa Valley where a 4 million euro wine tourism centre would hardly cause a ripple. High up in the remote Fenouilledes, it is a completely different matter – this is a really first for the area.

LucRichards.jpgLuc Richard

Last Thursday morning we were shown round Domaine Riberach’s future hotel and winery by architect Luc Richard, one of the four partners in the project, which involves converting the old premises of the Cave Cooperative of Bélesta into a 18 room luxury hotel – nine suites and nine bedrooms, conference centre and winery. They were hoping to be ready for this tourist season but like so many building projects they are running behind. They plan to open in October and have very recently engaged Roussillon’s top wine PR.

Domaine Riberach was founded in 2006 and currently has 10 hectares of vines in Bélesta. In 2007 they bought the building of Bélesta’s old Cave Cooperative in the centre of the village, which had been closed since 1995 when it merged with the coop of Rasiguères. Work on renovating and converting the building started in 2009.

OneoftheVATroomss.jpg

One of the VAT rooms

The bedrooms are in the coop’s old concrete vats as is the kitchen for the 50 cover restaurant. Prices of the rooms range from 130€ for a standard room -210€ for a suite.

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The egg shaped pool whose water will be purified by plants

This looks to be a courageous and exciting project for an area that is now being discovered by a number of foreign wine investors.

Jim

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16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 00:09

Je vous le prouve ci-dessous avec ce cliché que m’a envoyé mon amie Françoise:  photo-FB.jpg

Et comme j’aime la science je vous joins un Extrait de «Sang pour Sang», du Pr Narbonne, toujours expédié par mon informatrice Françoise.

«Doit-on éviter le soja et les aliments riches en phyto-œstrogènes ?

Les phyto œstrogènes peuvent avoir des effets modulateurs sur un certains nombre de fonctions. Ces composés ont des caractéristiques proches des hormones œstrogènes féminines et peuvent donc en mimer l’action. Le soja contient des phyto-œstrogènes mais ce n’est pas le seul. Le vin rouge a par exemple un des pouvoirs oestrogéniques(*) les plus forts. Or les hommes consommant du vin rouge ne présentent pas de signes de féminisation. Idem pour les hommes asiatiques qui sont de gros consommateurs de soja. Il n’y a donc pas d’inquiétudes à avoir concernant ces aliments. »

 

(*) Ta mère, évidemment!

 

Jacques Berthomeau

 

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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 12:05

RIPSilkshirts.jpg

It is a sad truth that shirts, however good they may be, have a shorter life than good Chenin Blanc. You cannot wear a shirt from time to time and expect it to last as long as a 1947 Vouvray! Nevertheless is is still a sad moment when a favourite shirt wears out. 

Take the shirt above worn for the last time this week for a visit to Gérard Gauby, which I discovered when I came to take it off that the back had ripped in two places. Although not the most flamboyant tasting shirt, this silken number was both very comfortable to wear and made a light travelling companion.

It was ideal for tasting Loires – dry Chenins, Sauvignons from the Cher Valley and further east and the delicate rosés of Reuilly from Pinot Gris as well as those in Touraine from pure Pineau d'Aunis – shortly to be banned by the Tourangelle cépages jihadists.

 

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1999 Cuvée Majorum in soft focus

It would have graced the fine and complex 1999 Cuvée Majorum Pouilly-Fumé from Michel Redde that Michel Smith and Christine Ontivéro  kindly served us over a relaxed dinner on Wednesday night. It would, however, not have been as appropriate with the reds, which included a 1995 pure Carignan from Sylvain Fadat's Domaine d'Aupilhac. This 1995 was still full of character, although perhaps starting to decline. Another reminder that many despised grape varieties properly tended and vinified can produce excellent wine. This is probably particularly true of varieties that have long been grown in a region and are adapted to its climate. 

What can with a beloved shirt that is beyond wearing? La poubelle seems harsh and final. Perhaps a section including the rips could be framed – even a range of limited edition prints launched...   

 

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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 12:02

Et un retour aux sources, un! Celui de Geneviève et Laurent Vidal, revenus dans leur village potier de Saint-Jean-de-Fos d’où ils vinifient en cuves bois tronconiques un Terrasses du Larzac, «L’As», fort apprécié des commentateurs. Oh, ils ne se sont pas foulés pour rentrer au bercail. C’est en 2003 qu’ils ont quitté le Mas d’Auzières, proche du Pic Saint Loup, pour se ressourcer quelques kilomètres à l’ouest sur les bords de l’Hérault. D’emblée, peut-être inspirés par les vins de leur voisin, Sylvain Fadat, ils ont eu la bonne idée de se lancer dans une cuvée Carignan, en Vin de Pays de l’Hérault, que, jeu de mots oblige, ils se sont empressés de baptiser « Le Cas »… de Conscience, bien entendu.


 Smith-5243.JPG

 

Au passage, signalons que le mot «conscience», au-delà du fait qu’il exprime une conscience vigneronne, est aussi le nom que l’on donne à une jarre typique de Saint-Jean-de-Fos. Une chose est sûre: ce «Cas» à la robe opaque prononcée est un vrai cas, qui déclenche bien des débats. À la fois chaud et bizarrement un peu vert au nez, il est marqué en bouche par une certaine austérité, des tannins un peu durs et une finale axée vers des accents poivrés. Goûté à plusieurs reprises et sur plusieurs jours, le vin m’apparaît simple, mais original, en ce sens qu’il n’a rien à voir avec les carignans bus depuis que je m’intéresse à ce cépage. 

Je ne sais si j’ai raison, mais je préconise une garde d’au moins 5 ans pour voir si cette dureté constatée s’estompe. Mais je ne puis m’empêcher de me poser la question : ce vin, vendu autour de 10 € sur place, a-t-il vraiment du cœur ? Il semble que je ne sois pas le seul à me poser cette question et cela me rassure. À signaler: le même couple est aussi l’auteur d’une cuvée «Ciel-Cieux» 2009 de pur cinsault que j’ai adoré et bu sans retenue !

Michel Smith

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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 13:19

Mon confrère Sylvain Cottin (Sud Ouest) publie sur le site de Terre de Vins une édifiante chronique de la popularité du Cognac parmi les gangs afro-américains, leurs amis rappeurs et de plus en plus, au sein de la jet set de couleur. C'est ici

Pas sûr que ce soient là le marché et le mode de consommation que visaient les gentlemen-distillateurs des Charentes, mais comme on dit dans le commerce, il n'y a pas de mauvais clients...

Hervé Lalau

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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 00:06

Le 21 juillet, c’est notre fête nationale, à nous les Belges. Pour faire fun, Alain Ignace, premier «Ex», puisque qu’il est retraité de sa présidence de la Cave Balma Venitia, la Cave des Vignerons de Beaumes-de-Venise, comme le laisse entendre la version latine, donc pour faire fun, Alain s’est dit : «invitons un Belge comme président de la fête des Belges à Beaumes».  J’ai constaté avec surprise que cette Extravagance se pratiquait assez couramment dans d’autres communes hexagonales. 


 Travaux de vacances juillet 2010 048

Domaine de Cassan

 

Bref, en attendant musique, bière et moules frites imported from Belgium (en angliche pour ne léser aucune de nos trois Extraordinaires communautés), je fus convié par un autre «Ex»,  Gérard Paillet, qui  a quitté le superbe Domaine de Cassan depuis quelques mois, à une dégustation de vins - vous l’aviez très certainement deviné.


 Travaux de vacances juillet 2010 303 Les vins dégustés

 

Dégustation de presque la totalité des producteurs du Cru, chacun avait fourni une bouteille de 2009, la plupart encore en élevage. Un exercice intéressant quand on veut se faire une idée du millésime.

Quatre flacons ressortaient du lot par leur équilibre, leur structure et leur longueur, l’harmonie viendra plus tard, quand tout se sera mis en place.

Trias de la Cave, Château Redortier, Les Terres Jaunes de la Ferme St Martin et la cuvée St Christophe du  Domaine de Cassan, encore vinifiée par Gérard.


 Travaux de vacances juillet 2010 302

Les mêmes dans l'autre sens


Quand à l’Expression du millésime, elle est riche au fruité net boosté par le caractère capiteux, les robes sont bien colorées, les structures bien équilibrées avec du potentiel, une fraîcheur qui s’amplifie en fonction de l’altitude, les vins de Suzette (pas celle des crêpes) sont plus tendus que ceux de Lafare. Un coup d’œil sur une appellation qui monte en qualité, gageons que ce ne soit pas Exceptionnel.


Travaux de vacances juillet 2010 328 Au fond des caves

 

En fin d’après midi se tenait une autre dégustation, celle des muscats, ouverte cette fois au public. Dans les caves du Château (un bien grand mot pour cette construction) trois jurys de 6 personnes sélectionnent 1 ou 2 muscats et leur accordent médaille et diplôme. Une première pour mon fils âgé de 15 ans qui s’est fait un devoir de tout cracher.


Travaux de vacances juillet 2010 340 

A droite, Bernard Mendez, du Domaine de Beauvalcinte


Ressortis des catacombes, quelques vignerons de l’appellation faisaient déguster leur gamme sous un flot musical des plus heurtés, les techniciens avaient du mal à trouver la balance pour les flonflons du soir. Nous, on les aurait volontiers balancés tellement ça gueulait !


 Travaux de vacances juillet 2010 356

La minute de gloire du président

 

Vint l’instant de calme lors de la distribution des récompenses, seuls quelques mots de félicitations, suivis de remerciements, planèrent alors sur l’assemblée.

Je dois avouer, qu’une fois, une fois, une fois ma tâche remplie, je me suis éclipsé avant le retour de la musique. J’avoue avoir toutefois consommé une ou deux bières, belges évidemment.


On ne se rend pas assez compte à quel point il est Extraordinaire d’être président, ne fusse qu’un instant ! Merci de tout cœur, Alain, de m’avoir fait connaître ce privilège!


Travaux de vacances juillet 2010 320 Gérard Paillet à gauche, Alain Ignace à droite; dans un flou "artistique", les hommes  s'effacent derrière leur production...

 

Bye

 

Marc

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