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POURQUOI CE BLOG?

Ce blog est né de l'heureux hasard d'une rencontre, en 2010, au Salon des Vins de Loire d'Angers, autour d'un verre de rosé de Bourgueil - celui de Pierre Jacques Druet. Il y avait là cinq "plumitifs" du vin. Le rosé aidant, l'idée a germé de créer un espace commun.
Parce qu'à cinq, on peut aborder plus de thèmes.
Parce qu'on peut débattre.
Parce qu'on peut partager. Des coups de coeur, des coups de gueule, de l'expérience.
Et qu'est-ce que le vin sinon une boisson de partage?
De ces cinq, certains sont déjà des blogueurs confirmés, d'autres non.
Comme il y a les 5 sens, il y  a maintenant les 5 du Vin.

Les 5 du Vin

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QUI SOMMES-NOUS?

David Cobbold (Eccevino) est le plus français des journalistes anglais du vin, ou vice versa. Il a reçu en 2011 le Wine Blog Trophy pour  son blog, More than Just Wine.

Jim Budd, sujet de sa Gracieuse Majesté, est journaliste pour diverses revues britanniques. Amoureux des vins de Loire, il leur consacre un blog, Jim's Loire, primé en 2009 du Wine Blog Trophy.

Hervé Lalau est un journaliste français écrivant pour diverses revues et sites français, belges, suisses et canadiens. Son blog "Chroniques Vineuses" lui a valu le Wine Blog Trophy en 2010.

Michel Smith, PourLeVin, est un journaliste français établi en Roussillon, travaillant pour diverses revues et guides en France. Il s'intitule lui-même "Journaliste en Vins et autres Plats de Résistance".

Marc Vanhellemont est un journaliste belge travaillant pour divers magazines en Belgique et en France. Incontournable, sauf par la face nord.

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The Famous 5

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Sauf mention contraire, les textes et photos sont protégés par le Copyright de chaque auteur, individuellement pour les articles signés, ou collectivement pour les articles coopératifs des 5 du Vin.

Jim Budd's photographs are licensed under a Creative Commons Attribution-Noncommercial-No Derivative Works 2.5 UK: Scotland License.
29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 00:02

PichonLonguevilles.jpg

 

It is time to take stock!

Cases of 2009 Lafite are now changing hands for upwards of £13,000 and Latour for £11,000 and doubtless Pétrus. Le Pin and Ausone will be multiples of this. Think of a figure and double it!

With the exception of those bottles drunk by Chinese millionaires and assorted football stars who suddenly find themselves at a loose end after being ejected prematurely from the World Cup, top red Bordeaux is now largely bought as an investment. 

I’m delighted to see that two venerable Bordeaux institutions – CIVB (Le Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux) and the UGC (Union des Grands Crus will be changing their names form 1st July to Consolidated Investissements des Vins Banque and United Group Capital to reflect the new realities.

The two organisations are currently working together to produce a lexicon of wine investment terms. Les 5 du Vin has been privileged to see an early draft of their work. Winemakers become asset creators, wineries replaced by asset generators and egrappoirs – asset strippers. From 2011 the annual en primeur tasting will be the Wine Asset Class Convention with wine critics renamed asset analysts. Second wines become derivatives, while third and fourth wines – junk bonds.   

In the expectation that most of the 61 Grand Cru Classées will be primarily made for investment purposes by the end of this decade, courses will be offered to asset creators wishing to make investment grade wine. Although like the sardines in the book of short stories by Simon Loftus ‘Anatomy of the Wine Trade: Abe's Sardines and Other Stories (published in 1987)* the wines will rarely be drunk, it is crucial that they show well during the annual wine asset class convention as the analysts' scores will set the market price.

En primeur assets need to have deep colour, mocha and coconut aromas, thick gobbets of black fruit and tar, velvetine texture and around 13-13.5% of alcohol. It is important that alcohol levels do not exceed 14% as this often divides the analysts and may lower the asset’s price.

The asset creator will also want to ensure that the assets should have a life expectancy of 49 years. Ideally they should be fine for 49 years and then completely over the hill half a year later. Assets that have a life expectancy of less than 50 years are classified as ‘wasting assets’ and any capital gain is not subject to tax. 

* Jancis Robinson MW (editor of this series of wine books) explains the unusual subtitle of this book in an essay on which wines make the best investments:

 "It is as well to keep in mind an anecdote from Simon Loftus ... which he attributes to the late Peter Sichel: `Abe bought a shipment of sardines that had already been traded many times and each time profitably. Unlike previous buyers, Abe decided to try a can of his purchase. The sardines were terrible. He telephoned Joe from whom he'd bought them only to be told 'But Abe, those sardines are for trading, not eating!'"

 

1stGrowthassetgens.jpg

A new First Growth 'asset generator' under construction

Jim Budd


 

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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 00:09

Croyez-moi, faut avoir de la moelle pour perdurer sur ce coin perdu de la Toile, surtout lorsque comme moi, «on se la coule douce pendant une semaine de vacances». Les plumitifs appointés vivent dans l’illusion qu’ils sont lus, moi ici, je sais, mon orgueil eut-il à en rabattre, que je carbure pour une maigre poignée de lecteurs. Mais dans la vie, il ne faut jamais lâcher, surtout lorsque la succursale est une société en bien collectif partagée avec des gars qui, eux, savent ce que c’est qu’une lichette et qui dissertent d’une plume alerte sur des flacons qu’autrefois nos grands-pères disaient qu’ils venaient de derrière les fagots.

Je rentre de Cucuron. Un tel patronyme ne s’invente pas, même par les admirateurs de Monica Bellucci qui, après un repas bien arrosé, n’oseraient pas s’aventurer sur une telle envolée. Au-delà de Lourmarin, qu’est le Saint-Trop du Luberon, Cucuron, c’est un beau petit village avec une superbe église pleine de statues admirables. Dans la rue de l’église : une foire aux livres, rien qu’un déballage de fond de tiroir. Mais, ceux qui me connaissent – pas nombreux ici – savent que je suis fouineur. Alors j’ai fouiné et j’ai trouvé une superbe chemise teinte en bleu de Lectoure. J’en parlerai un de ces jours ailleurs à mon siège social www.berthomeau.com .

Bref, le soleil pétait. Les champs de lavandin osaient le bleu lavande. Les cigales cancanaient. Route vers Bonnieux pour encore chiner. Je passe devant l’affreuse bâtisse du domaine de la Cavale; et dire que le propriétaire, Paul Dubrulle, le co-fondateur du groupe ACCOR, préside le CN de l’oenotourisme. Quand le geste se veut en rupture avec le lieu, encore faut-il qu’il fut audacieux. Ici le minable se conjugue avec la prétention, c’est vraiment affligeant. Lalau-8102.JPG

 

A Bonnieux, en dehors de la «Géographie de la Loire-Inférieure», d’Adolphe Jouanne chez Hachette, vendu à un prix de Parisien sis à Gordes – l’annexe de la rive gauche – rien qui ne m’intéresse alors je fuis vers une terrasse ombragée pour lire et ne plus subir le verbe de la population exécrable de ces prétendus «brocanteurs» qui ne sont que des arnaqueurs râleurs. Rien ne pourra entamer ma bonne humeur car je sais qu’à déjeuner, je vais aller m’asseoir sous les charmilles du «Fournil».

Là, le patron, les garçons, sont aimables sans être obséquieux, le manger est admirable et le vin à la hauteur. Je vous fais grâce du menu mais vous narre l’élément liquide de ce repas. En apéritif, un simple Muscat frizzante de la maison Bardouin de Forcalquier, celle du pastis bien sûr. Ensuite, un vin de pays de la Méditerranée de mes amis du château La Canorgue (La bouteille bleue du Château la Canorgue: une liaison très ancienne http://www.berthomeau.com/article-33631261.html  ). Une petite merveille pleine de fruit et de fraîcheur qui est faite pour le ravissement. Franchement, je ne veux pas être lourd mais je préfère le farniente de Bonnieux bercé par les douceurs d’une cuisine pleine d’invention et la simplicité d’un vin d’ici, à tous les symposiums savants.Lalau-8106.JPGAu Fournil, le garçon s’est enquis de reboucher ma bouteille pas encore vide avant de la glisser dans un petit pochon discret. Du bonheur simple, quoi, et j’invite mes compagnons de lotissement à venir faire une petite tournée dans ce pays des dieux dont les vins méritent mieux que de la bienveillance.

Jacques Berthomeau

 

 

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27 juin 2010 7 27 /06 /juin /2010 21:07

Je ne sais pas le quel de nous deux dégaine le plus vite, Marc, mais toi, tu assures, comme le prouve ce dernier cliché sorti de mes archives provençales.

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Histoire de montrer que l'on ne s'emmerde pas dans les dégustations...

Ciao !

Michel

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27 juin 2010 7 27 /06 /juin /2010 00:00

Il y aurait des tonnes à écrire sur le vigneron. Sylvain Fadat a démarré dans l’indifférence la plus totale à la fin des années 80 avec un BTS viti-oeno en poche, 70.000 F, deux citernes de camion, un groupe de froid et quelques amis fidèles. Sans oublier 4 ha de vignes, dont 3,5 ha d’un Carignan cinquantenaire qu’il savait exceptionnel et qu’il aurait arraché, comme d’autres à l’époque, s’il n’avait pas écouté sa conscience.

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Première médaille d’or avec le millésime 1990 pour un vin baptisé « Le Carignan » vinifié en plein air et vendu toujours un poil plus cher que son Coteaux du Languedoc « classique » histoire de faire un ultime pied de nez aux « appellationnistes » qui refusent toujours et encore l’AOC à l’un des seigneurs du Midi. Depuis plus de 20 ans, aux pieds du Larzac comme ailleurs, le vieux Carignan a pourtant fait ses preuves.

Je reviendrais plus en détail – et je l’espère en une verticale – sur cette cuvée aussi magistrale qu’inflexible car, à mes yeux, elle devrait servir de référence à tous ceux qui aujourd’hui abordent ce cépage avec curiosité.

 Smith-4243.JPG

J’ai volontairement gardé plusieurs millésimes de ce vin, grâce à la complicité de son auteur, et je ne me lasse pas, de temps à autre d’en ouvrir un flacon histoire de le surprendre dans son évolution. Le dernier en date, un 1995, faisait preuve d’une revigorante jeunesse. Robe intacte sans traces de vieillissement, droit, bien épaulé en bouche, structuré, complet, ce Vin de Pays du Mont Baudile tiré à 12.000 exemplaires et 700 magnums est un petit monstre de finesse qui se conserve aisément 48 heures une fois entamé. Délicieux sur un petit gibier, genre grives ou bécasses. Le 2008 est aujourd’hui commercialisé à 15 € mais il reste à la vente un 1998 à 27 €. Allez rendre visite à ce personnage cet été, vous ne le regretterez pas. En outre, il vient d’ouvrir des gîtes (ICI) à deux pas de la cave !

Michel Smith


 

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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 10:51

Michel tu me fais rougir, merci toutefois d’avoir si bien choisit mon meilleur profil, tout sourire, bien entouré.  Mais que fais-tu de mon humilité ?

Les Baux en Provence 037

 mon humilité, c'est pas son souci

 

Michel est à chaque rencontre armé de son numérique in the pocket. Il le sort aussi vite que Lucky Luc et vous tire le portrait plus vite que son ombre.

Les Baux en Provence 022

 

Il fait trois pas, le ressort, retire, fait semblant de rien, parle avec des gens l’œil en éveil, prêt, toujours prêt à vous retirer encore le portrait.

Les Baux en Provence 035

Comme j’en ai un plus gros, je parle d’appareil cela s’entend, je suis moins discret et doit attendre que Michel s’occupe du sien pour en stoemelinkx (= en douce en bruxellois) le daguerréotyper.

 

Là, nous étions aux Baux, il faisait beau, pour un concours nous étions invités, je vous en ai déjà parlé. Pas néanmoins des rencontres et balades dans ce décor superbe, écrin de calcaire qui réussit particulièrement au teint de Michel.

Les Baux en Provence 108

 

De face ou de dos, j’aime beaucoup photographier de dos, je ne me suis pas encore fait analyser, je ne sais donc pas pourquoi.

Bref quand Michel monte l’escalier du Château Dalmeran, quelle allure !

Les Baux en Provence 080-copie-1

 

Quand il marche nonchalamment le long du canal avec Éloi, quelle prestance !

Les Baux en Provence 062

 

Même quand il sort de prison, quelle leçon !

Les Baux en Provence 105

 

Merci Michel, j’espère que vous ne serez pas jalouses…

 

Bye

 

Marc

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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 07:21

Voulez vous encore du Belge ?

CentBout

J'ai surpris l'autre soir du côté de Hyères un envoyé spécial connu ici sous le nom de Vanhellemont qui paraissait plus intéressé par le chapeau d'une attachée de presse fort connue dans le Landerneau du vin que par la production locale de banons de Provence.

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Marc Vanhellemont refait le monde avec Christine Ontivéro

Petit clin d'oeil indirect aux Vignerons du Var qui nous avaient rassemblés pour une belle fête autour du vin. Certes, ils ne sont pas les plus malheureux de France - le rosé fait toujours un tabac -, mais ils ont tout de même beaucoup souffert des intempéries récentes. Ils se redressent avec courage. Avec les beaux jours qui reviennent,  j'ai une pensée pour eux, comme vous,  j'en suis sûr.

Bel été !

Michel Smith

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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 00:06

Mon pote Jacquy Cange s’est fait des préparations fromagères une spécialité. Moi, je n'aime pas trop ça, d’autres en raffolent, chacun ses goûts. Toutefois, son dernier né, un fromage de brebis lavé à la Kriek, me plaît beaucoup. Faut dire qu’on est dans la lignée des croûtes lavées au vin, au cidre, à l’alcool, le truc qui fait sentir fort. La Kriek, pour qui ne le sait pas, est une bière au fruit. 

 

 Jac'Kriek 003

 

Le Jac’Kriek est une pâte molle croûte lavée au lait cru de brebis affiné à la Kriek et à la purée de cerise. Le mariage avec la bière lui donne plus de densité, de complexité et de longueur. La cerise renforce la fraîcheur du fromage et la bière intensifie sa rusticité.

 

 Jac'Kriek le fromage 2 003

 

Petit cour d’affinage


L’âge de réception des fromages est très important ! Ils arrivent fleur déjà lancée, c'est à dire que le brevibacterium linens, responsable de la moisissure rouge qu’on trouve p.ex. sur les maroilles, a déjà envahit la croûte. Un lavage à l’eau la débarrasse de ses impuretés. Ensuite, la croûte est lavée à la Kriek et à la purée de cerise. Jacquy Cange: «Le premier travail fut de trouver la variété de cerises adéquate, c’est notre secret. Le lavage continue pendant 3 semaines à raison de 2 à 3 fois par semaine pour faire évoluer la couleur et le goût, mais sans macération. Après cet affinage, ils sont emballés dans un papier beurre qui pompe la morge qui s’est développée. C’est le mélange un peu épais "pâte de cerise et Kriek" qui la produit. Avec le papier, le trop plein d’humidité est absorbé, c’est plus joli à l’œil et évite aussi la saponification qui peut se révélée désagréable au goût.» 

Le fromage emballé, un film supplémentaire autour du papier beurre se conserve en l’état pendant trois bonnes semaines.

 

Jac'Kriek 015 

Comment qu’il est ?


C’est un disque relativement plat de 10 cm de diamètre et 2 cm de haut qui pèse 250 g et contient  50 % de MG. Bref, un petit fromage.

Légèrement morgé, il adopte une couleur chamois ambré clair à reflets rouges.

Sa pâte couleur très légèrement verdâtre, caractéristique des fromages de brebis, offre une texture onctueuse avec quelques ouvertures de la taille d’une tête d’épingle.

Sa croûte sent ! Et quand on y revient, on peut y déceler le biscuit sablé mouillé de bière et de chicorée avec des nuances de plantes aromatiques, verveine, tilleul, absinthe.

La pâte sent nettement moins ! Elle exalte des senteurs de crème poivrée, mélangée de noisette et de pâte de pistache avec l’intensité du silex frotté qui pourrait mettre le feu à la paille sèche. On y trouve encore du biscuit sablé, de la confiture de lait, une pointe aigrelette qui évoque la griotte.

Ce fromage au goût fort appelle un compagnon liquide. Aussi, si vous êtes du style Gouda jeune au goût de lait ne l’essayez pas, il vous effrayera.

 

Jac'Kriek 009

 

Pour boire avec lui, pensons aux vieilles relations hispano-belges


La Kriek Cantillon l’accompagne avec grâce. Mais l e Cantos de Valpiedra 2006 Rioja lui conviendra aussi!


Arborant un habit de velours cramoisi, il chante l’air des cerises avec des graves d’amande et des aigus de poivre. Puis, plus subtil, il varie les tons sur des notes de prunelles, d’arbouses et de fraises. La fraîcheur de son timbre, la tessiture tannique de sa voix ne manque pas d’attirer Jac’…

Quoiqu’il ne se passe tout d’abord rien. Ils s’ignorent pendant environ 3 secondes et demie. Puis tout explose, des biscuits se répartissent en miettes dans tout l’espace palatin, des amandes grillées s’effilent, on se demande d’où elles viennent, des jets de poivres, de cumin, des scintillements de candi, phase sucrée temporisée par l’arrivée opportune d’une amertume superbe qui rend l’accord majeur, ample et dense. Avec de la cerise, toujours de la cerise.

Accord à corps racé, quand un hidalgo accepte l’amitié virile d’un berger, en tout bien tout honneur, cela va de soi.

Jac'Kriek 024

 

Le Cantos est fait de 100% de Tempranillo. Il s’élève pendant 12 mois en barriques de chêne français et américain.

 

 

Essayez-les

www.cantillon.be

www.jacquycange.be

 

 

 Bye

 

Marc

 

 

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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 00:01

En dehors de quelques bricoles inintéressantes qui ressemblent à de vulgaires brochures, trois ouvrages me sont restés sur les bras depuis la fin de l’hiver faute de chronique appropriée. Eu égard aux auteurs qui m’ont adressé ces 5 ou 6 kilos de livres, je me devais d’en faire profiter mes trop rares lecteurs.

 

Chefs étoilés et Grands Crus Classés même combat ! Noblesse oblige, le premier, le plus lourd, est édité par les éditions de La Martinière et il a déjà quelques mois de vie. On peut dire de lui qu’il est intemporel en ce sens qu’il pourra trôner en bonne place sur la table du salon pendant une ou deux décennies sans risque d’être passé. Effectivement, avec ses 372 pages grand format (24,5 x 31 cm) et ses présentateurs de choc - Jacques Dupont pour la préface, Jancis Robinson et Nicholas Lander pour l’introduction -, Grands Crus Classés et Grands chefs étoilés (tiens, pas de majuscules ?) fait figure d’évènement.

 

Pourtant, il me semble que l’on n’en a guère parlé. Peut-être parce qu’il se regarde plus qu’il ne se lit? Non, sans emphase il est vrai, l’auteur (voir plus loin) nous conte l’essentiel de chaque cru avec l’éternel dédouanement qui consiste, pour un propriétaire richissime, à écrire naïvement que «c’est une histoire d’amour plus qu’un investissement» qui a conduit les frères Bouygues à Montrose; il présente de manière fort classieuse 87 GCC du Médoc (dont un éternel absent, Léoville Las Cases), de Graves, enfin de Pessac), Barsac et Sauternes inclus, ainsi que 87 recettes élaborées spécialement par autant de chefs internationaux, Australie, Chine, Finlande, Corée, Russie et Brésil compris (bien d’autres), et la collaboration de 8 Meilleurs Sommeliers, dont mon préféré, Olivier Poussier, qui attribuent un vin pour chaque recette; bref, ce livre fait figure de monument. La qualité de la reliure, du papier, du texte de Sophie Brissaud (voir son blog ici), des 522 photographies de Cyril Le Tourneur d’Ison et d’Iris L.Sullivan, font que ce beau livre visiblement édité avec la complicité du Conseil des Grands Crus Classés en 1855, atteint un prix de vente de 65 € qui ne le met pas à la portée de toutes les bourses. Mais puisque les crus classés sont considérés comme des œuvres d’art...

GrandsCrus

On entre dans ce beau livre en feuilletant les pages avec recueillement, un long voyage dans un univers feutré, sacralisé. Bien sûr, l’auteur n’a pas rencontré tous les propriétaires. C’est flagrant surtout dans les premiers de la classe, hormis peut-être Corinne Metzenopoulos et c’est un peu dommage. C’eut été intéressant, à mon humble avis, de mettre les personnages en avant plutôt que de faire dans le genre brochure de luxe. Heureusement, la gastronomie vient jouer les troubles fêtes avec des surprises à peine croyables, comme l’étonnant mariage qui laisse dubitatif proposé par le sommelier Franck Thomas entre le plat minimaliste «Poires, haricot et lard» du chef Allemand Nils Henkel et un Brane-Cantenac, ou ce kebab d’agneau hyper épicé du chef Indien Manjit Singh Gill marié au Croizet-Bages par le truchement de l’Américaine Virginia Philip. Je ne demande qu’à goûter… Il est vrai que l’on est moins surpris par l’union classique Château Latour sur agneau de Pauillac. En revanche, on a vraiment envie d’essayer le Lamothe 2005 (Sauternes) sur le rognon de veau aux oursins et aux morilles de l’italien Carlo Cracco conseillé par Markus Del Monego. Et je me laisse séduire d’avance face au au Château Batailley choisi par Éric Beaumard pour se mesurer au colvert bleu et pommes de terre vitelottes du Basque Juan Mari Arzak à San Sebastian.

On apprend beaucoup des derniers changements de propriétaires, à Camensac comme à Pichon Comtesse, sur les révolutions de chais à Cos d’Estournel, ou de la douceur des chevaux de trait bretons à Pontet-Canet, ou encore sur le petit poucet de Margaux, Château Pouget ou le plus étendu des classés, Château Lagrange.

Bref, même le plus méchant des mauvais esprits est obligé d’admettre que l’ouvrage a du bon et qu’on en a pour son argent. Quant au journaliste que je suis, il ne peut s’empêcher de rêver qu’un jour on le désignera pour aller visiter ces grands crus tous frais payés, avec l’occasion de goûter au passage à la cuisine de Thierry Marx ou de Michel Portos ! Quel pied ce doit être ! Mais quelle somme de travail aussi… Néanmoins, je tiens publiquement à m’inscrire pour le même travail du côté de Libourne.

100Bouteilles

L’autre ouvrage est l’œuvre d’un collectionneur, curieux comme il se doit, visiblement amateur d’histoires et, c’est heureux, buveur de vin. Michel-Jack Chasseuil  a le mérite de s’être constitué une « cave enchantée » comme le dit en préface Michael Broadbent (faute honteuse sur le prénom, l’éditeur écrit Michaël…), le plus estimé des « wine critics ». «Ma collection se compose de 35.000 bouteilles» atteste l’auteur qui y ajoute un millier de magnums et d’impériales « produits par les vignerons les plus prestigieux du monde », soit 250 producteurs dont il liste les vins un par un, de l’Afrique du Sud à l’Ukraine, en fin d’ouvrage. Ici, on présente des bouteilles, il n’y a donc pas «que» du vin. Chaque bouteille, rhum Lameth 1886, Calvados Huet 1865, Marie Brizard 1912 ou Cognac 1789, par exemple, est présentée sur une double page photographiée en pleine page par Jacques Caillaut, un habitué du vignoble, la page de droite étant consacrée aux anecdotes historiques et aux souvenirs qu’évoque à l’auteur chacun des flacons sélectionnés. Car l’essentiel de l’ouvrage repose sur le choix visiblement cornélien et forcément arbitraire d’un connaisseur dans le vrai sens du terme.

L’auteur y distille avec bonheur quantité d’historiettes. Il raconte entre autres sa rencontre avec le "Porto" rouge 1891 de Crimée (Massandra),  de cépage mourvèdre, indiquant le plus souvent possibles les meilleurs millésimes produits. Il raconte au passage les savoureux échanges qu’il a pu faire avec d’autres collectionneurs, comme cette acquisition d'une bouteille de Commandaria de Chypre 1845, le vin de marque le plus ancien au monde qu’il présente dans le livre. On notera que la plupart des millésimes bordelais présentés dans le livre sont 1945 ou 1947, les plus cotés. Mais il y a parfois deux millésimes, comme 1921 et 1959 pour Ausone, ou le Latour à Pomerol 1929 et 1961. Les premières pages où l’auteur se raconte sont passionnantes à lire, même s’il l’idée de garder des bouteilles sans les boire en irrite plus d’un. Mais, comme le dit Michel Bettane, le principal mérité de Michel Jack Chasseuil, est d’avoir créé avec autant de persévérance que de passiondans sa campagne des Deux-Sèvres, le plus beau conservatoire dédié aux vins et aus alcools. Amarone Quintarelli 1990, Alsace 1989 Ostertag, Montrachet Ramonet 1979, Mouline 1976 Guigal, Tokay 1901 Otto de Habsbourg, Pétrus 1914, Maury Mas Amiel 1924, il manque juste un sommaire pour s’y retrouver.

Livre ThierryMorvan

Et si vous avez encore soif de connaissances après la lecture de ces deux ouvrages mastodontes, il vous reste à découvrir le livre plus modeste en poids comme en prix (14,90 €) de Thierry Morvan, un collègue journaliste comme moi bon pilier de bar, livre sobrement intitulé «Le Vin» et sous titré « le connaître, le choisir, l’apprécier ». C’est simple, dedans, on y trouve l’essentiel pour comprendre, analyser, décortiquer, revenir aux bases et acheter son vin. Éminemment pratique, il s’utilise comme un vrai guide. 

Michel Smith

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Published by les5duvin - dans Le coup de coeur
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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 00:00

Le mélodrame de l’équipe française de football (ou ce qui en tient lieu) me fait penser à certains phénomènes observés dans le monde du vin.


Aujourd’hui, on parle plus du statut des joueurs, de leurs droits, de leurs devoirs, de leur langage que de leur comportement sur le terrain. D’aucuns enfoncent les joueurs de l’équipe de France, d’autres les plaignent. Tel n’est pas mon propos.

Combien de fois ai-je observé que les commentateurs vineux s’attachaient plus au statut d’un château ou de son producteur, de sa philosophie, qu’à la qualité de son travail? Que la mode et l’image l’emportaient sur le vin. Le "faire genre", comme dit Jacques Berthomeau.

Je pense notamment aux vins si chers et si renommés qu'on ne les voit jamais dans les dégustations, ce qui n'empêche pas les guides ou les critiques de les encenser... Parce qu'ils n'ont plus rien à prouver? Parce qu'ils sont les "cadres" du vin, comme ces "cadres" de l'équipe de France qui dictent au sélectionneur la composition de l'équipe (pauvre Gourcuff, ce n'est pas toujours facile d'être beau gosse et Breton...).

Tout ça n’est pas très "sportif".

L'arrogance de nos joueurs de foot n'a d'égale que celle de quelques uns de nos grands crus qui croient "faire le marché" (avec sans doute un peu moins de vulgarité, je vous l'accorde). C'est peut-être pour ça qu'aux Etats-Unis, actuellement,  les marchands de vin snobent bon nombre de grands noms proposés en primeurs, au grand dépit des négociants, et malgré la qualité du millésime.

Une réputation, ça s'entretient, ça se mérite, et c'est toujours relatif. Et puis, 550 euros la bouteille de Lafite Rothschild... c'est encore du vin, ou c'est de la banque?

En attendant, j'attends toujours votre sélection de l'équipe de France du vin.

 

Hervé Lalau

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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 00:55

Last Wednesday we held a rare vertical of the AC Touraine wines of the Clos Roche Blanche. Rare in several ways as it is very unusual to give straight Touraine wines this sort of respect and probably unusual to be able to assemble such a range of wines from a single Touraine property with the expectation that you won’t be dealing with just a collection of faded ghosts.

AG&BCs

Antoine Gerbelle and Bertrand Celce

There are, of course, a few other Touraine producers who could put this on but not many. Anyway Catherine Roussel and Didier Barrouillet of the Clos Roche Blanche and I had talked for a year or so of putting on a vertical of their wines. Finally last Wednesday we got it together and around 15 of us including Antoine Gerbelle (Revue du Vin de France) and Bertrand Celce (Wine Terroirs) tasted some 42 wines.

I first met Didier Barrouillet back in September 1989 on one my earliest press trips to the Loire. Soon after I met Catherine and I have bought wine from them pretty regularly since then.  Although their wines were already impressive – Gamays, for instance, with character and concentration, they were farming conventionally using weed killers etc. In 1992 they changed and moved to organic cultivation and dropped the use of chemical additives, with the exception of sulphur, in their winemaking.

 

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For a time they moved to full biodynamics but later abandoned this because of the amount of work involved – in those days they had around 40 hectares of vines. Over the last ten years or so Catherine and Didier have slimmed down their holding till they now have nine hectares as they prepare for retirement.

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Wild flowers beside the vines

But really labels are irrelevant here. For a walk in the Clos Roche Blanche vineyards is close to taking a walk in a garden with a considerable array of wild flowers. There are also Didier’s wild leeks planted by vines that are suffering from esca and, which Didier, believes can help a plant to survive this disease that kills each year around 4% of the Sauvignon Blanc vines. He believes that the wild leek helps to repair the delicate micro-biological balance that surround the vines’ roots that may well have been damaged by the sustained use of weed killers.

It is interesting to note that there are an increasing number of producers in this part of the Cher Valley around La Tesnière on the border of Pouillé and Mareuil-sur-Cher. It is notable that Thierry Delaunay, the energetic director of the 27-ha Domaine Joël Delaunay, which is not organic, has taken on an additional five hectares of vines that are already organically cultivated. Thierry has undertaken to continue to farm this parcel organically. Doubtless Catherine and Didier’s approach has been inspirational locally.

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There is, however, one glaring exception just a short walk from the exuberant bio-diversity of the Clos Roche Blanche vines. Here there is a parcel so blitzed with weed killer that little life remains apart from the vines and patches of rather sinister, thin patches of moss. Although the vines are only on a slight slope, the inevitable erosion is obvious both in the centre of the row but also at the end.

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Close up on erosion

Just a quick glance here is enough to tell you that this approach is not sensible or sustainable. Sadly the vines belong to a well-known Touraine producer who in his time had had a pioneering role in building the reputation of the wines of AC Touraine. 

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Also erosion around the base of the vine

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Where you might wonder are my notes on the wines we tasted – some have already been posted on Jim’s Loire and also there is a detailed report on Bertrand Celce’s wine terroirs. It is also what is happening in the vineyards is more important long term than what is in the bottle.    

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Published by les5duvin - dans Vu de Touraine
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