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POURQUOI CE BLOG?

Ce blog est né de l'heureux hasard d'une rencontre, en 2010, au Salon des Vins de Loire d'Angers, autour d'un verre de rosé de Bourgueil - celui de Pierre Jacques Druet. Il y avait là cinq "plumitifs" du vin. Le rosé aidant, l'idée a germé de créer un espace commun.
Parce qu'à cinq, on peut aborder plus de thèmes.
Parce qu'on peut débattre.
Parce qu'on peut partager. Des coups de coeur, des coups de gueule, de l'expérience.
Et qu'est-ce que le vin sinon une boisson de partage?
De ces cinq, certains sont déjà des blogueurs confirmés, d'autres non.
Comme il y a les 5 sens, il y  a maintenant les 5 du Vin.

Les 5 du Vin

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QUI SOMMES-NOUS?

David Cobbold (Eccevino) est le plus français des journalistes anglais du vin, ou vice versa. Il a reçu en 2011 le Wine Blog Trophy pour  son blog, More than Just Wine.

Jim Budd, sujet de sa Gracieuse Majesté, est journaliste pour diverses revues britanniques. Amoureux des vins de Loire, il leur consacre un blog, Jim's Loire, primé en 2009 du Wine Blog Trophy.

Hervé Lalau est un journaliste français écrivant pour diverses revues et sites français, belges, suisses et canadiens. Son blog "Chroniques Vineuses" lui a valu le Wine Blog Trophy en 2010.

Michel Smith, PourLeVin, est un journaliste français établi en Roussillon, travaillant pour diverses revues et guides en France. Il s'intitule lui-même "Journaliste en Vins et autres Plats de Résistance".

Marc Vanhellemont est un journaliste belge travaillant pour divers magazines en Belgique et en France. Incontournable, sauf par la face nord.

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 00:02

180650_bigportrait.jpgLe vin, par rapport à d’autres produits de bouche, pour atteindre sa plénitude, sa maturité, doit être élevé. Les fromages, eux sont affinés. Lorsqu’ils sont mal élevés, les vins nous les trouvons grossiers, mal équarris, vulgaires, même si leurs éleveurs les ont fardés, vêtus de fripes de luxe... Ils se la pètent, roulent des mécaniques, étalent leur suffisance, ils font genre sans tromper les gars et les filles qui se lèvent de bonne heure.

Bref, quand un gamin mal élevé, introverti, se lâche dans un vestiaire avec la violence du langage de la rue, ça fait la Une du JO du sport français: l’Équipe. Drame national révélateur d’un système où les soi-disant responsables d’une Fédération Sportive ont failli à leur mission d’exemplarité. C’est la faillite d’un système où le buiseness a depuis fort longtemps pris le pas sur l’esprit du jeu. Le respect, ce mot si galvaudé par des sauvageons comme par des adultes bien sous tous les rapports, se perd. Mais pour être respecté il faut être respectable au sens le plus noble du terme.

Dans ma vie, j’ai pratiqué le basket. En universitaire dans des compétitions de haut niveau. Le vestiaire est un lieu de catharsis. Les mots volent bas parfois. Ceux de Nicolas Anelka sont dans l’air des temps. Sortis du huis-clos, étalés à la Une d’un Journal, ils sont comme le scandent à l’envi nos dirigeants de tout poils : «inacceptables». Je ne les minimise pas, je ne les relativise pas, mais de grâce arrêtons de nous voiler la face, de prendre des pauses hypocrites, ils sont le révélateur de notre individualisme forcené. Tout pour ma pomme rien pour les autres.

J’ai commis samedi sur mon blog, avant le déclenchement de l’affaire d’Etat, une chronique sur ce thème http://www.berthomeau.com/article-nous-ne-sabrerons-pas-le-champagne-le-football-sans-vedettes-de-jose-arribas-contre-le-football-des-lopettes-de-raymond-domenech-52540332.html  . Pour étayer mes dires, je mettais en avant un grand joueur de football : Max Bossis. Je ne résiste pas au plaisir de vous proposer l’extrait d’une chronique vieille de 5 années (2005) car ça présente 2 avantages: j’y parle de Champagne et de ma bonne vieille Vendée.

 

«Max Bossis a été mon élève au lycée agricole de la Roche sur Yon. C'était un grand joueur, intelligent, infatigable, courtois, discret, un exemple... Fils de paysans de St André Treize Voies, une grande famille qui aurait pu former une équipe capable de jouer au plus haut niveau, il est pour moi le bon exemple de ce qu'était l'ascenseur social du sport avant la période fric... Et le vin dans tout ça, me direz-vous ?

J'y viens. Le Journal du Dimanche de ce week-end titrait en page économie «Darmon: ballon, pognon... Lanson?» Pour les non-initiés, Jean-Claude Darmon a été le grand argentier du foot français avec les panneaux publicitaires sur les stades et voilà que ce cher homme, allié dit-on à Robert Louis-Dreyfus (un héritier), propriétaire de l'OM, et à Roman Abramovitch (un milliardaire russe de fraîche date) propriétaire de Chelsea, il serait sur les rangs pour reprendre Lanson...

Sur le fond de l'affaire je n'ai rien à dire mais sur «l'argent facile» du football, je ne peux m'empêcher d'écrire : mais où est passé le Stade de Reims d'antan avec ses Kopa... sinsky, Piantoni, le FC Nantes et ses Bossis, Suaudeau et Budzinsky fidèles à leur club...? Je vieillis, sans doute, mais la qualité des dirigeants, des élites, leur hauteur de vue, leur exemplarité, font cruellement défaut dans notre société déboussolée...»

Comme c'est drôle : Chelsea, Anelka, le pognon...

Signé Furax, pardon Jacques Berthomeau

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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 12:00

C’est un lieu magique, un des premiers qui m’ait interpellé alors que dans les années 80 je découvrais, émerveillé, ensorcelé même, le massif des Corbières. Je sais, on va encore dire que j’exagère. Mais je vous jure que c’est vrai: je suis tombé en arrêt devant cette haute pinède (la Pinada) aujourd’hui considérée comme le fleuron du cru Boutenac, qui domine deux domaines viticoles réputés et réunis depuis peu, les Ollieux tout court et les Ollieux Romanis, les deux châteaux se regardant presque en chiens de faïence forcés qu’ils étaient de partager la même cour, le terroir et la grandeur du site. La colline des Ollieux tient son nom de la forte présence d’oliviers au temps jadis. Beaucoup furent décimés lors du grand gel ravageur de 1956, hormis quelques magnifiques spécimens que l’on contemple tel des reliques. L’olivier figure sur l’étiquette des Ollieux Romanis où il s’emble jaillir d’une couronne dorée.

ollieux50.jpg

J’ai toujours aimé venir aux Ollieux où Jacqueline Bories, en maîtresse femme, avait compris très tôt l’importance du terroir qu’elle avait racheté à sa marraine avec l’aide de son mari, François, notaire du côté de Béziers. Pour ses vignes, elle avait abandonné son métier de médecin et était retournée à l’école telle une jeune viticultrice. Par dessus tout, elle avait compris l’apport qualitatif que ses vieilles vignes apportaient dans l’édification du vin. Aujourd’hui, c’est son fils, Pierre, qui a pris le relais, aidé de ses sœurs, Aude et Florence. Lui se destinait à la haute finance et, comme sa maman, il a tout plaqué pour se consacrer corps et âme au Château Ollieux Romanis. Heureux jeune homme qui a compris qu’un grand Corbières sans carignan ne saurait être digne de l’appellation. Futé, il a même été un des premiers à en replanter plus de 5 hectares au début des années 2000.

 

Alicante.JPG


Avant cette plantation, le brave carignan, qui occupait presque le tiers de la superficie du domaine – 20 ha sur 56 ha –, pouvait être considéré comme « extra vieux » puisque les plus jeunes avait 50 ans et les plus vieux au-delà de 115 ans ! Le vieux carignan occupe une place de choix dans la cuvée « Prestige » en Corbières, par exemple, mais Pierre a choisi de continuer l’œuvre de sa mère en offrant aux fans des Ollieux et en série limitée (entre 4 à 5.000 bouteilles, entre 15 et 20 €) deux cuvées spéciales en Vin de Pays de l’Aude : l’une Carignan, l’autre issue d’un très vieille vigne d’Alicante. Même si l’Alicante donne un vin rare représentatif d’une époque révolue, c’est le Carignan qui retient l’attention.

 

Ali.JPG


Il est vinifié classiquement dans une cave pur jus début du siècle dernier qu’il faut demander à visiter. Robe pourpre bien soutenue, élégance au nez avec des effluves sauvages et boisés qui évoquent la garrigue, grande finesse en dépit d’un bel équilibre, un peu sec, peut-être, mais aussi plein de sève et de matière. Équilibré, frais et minéral en bouche, c’est un vin qu’il convient de boire frais. Je sais, je me répète, mais c’est bigrement important pour saisir toute la minéralité du vin. Pour d’autres détails, aller sur www.chateaulesollieux.com

 Michel Smith

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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 10:00

 

Je connais bien François Moutard. Un vrai Champenois avec l'accent presque Bourguignon - il est de l'Aube, pas si loin de Chablis - et il a toujours aimé sortir des sentiers battus avec de nouvelles cuvées comme celle qui met en scène l'Arbanne un cépage oublié de Champagne. Son dernier truc, c'est cette mini bouteille pour les petites soifs. Blanc ou rosé, c'est 20 cl de bonheur 100% pinot noir de la Côte des Bars. En direct du domaine, chaque flacon est en dessous de 7 € départ cave. Avant les grosses chaleurs, visitez son site www.champagne-moutard.fr 

Michel Smith

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 00:09

Ne me parlez pas des élections. Mon petit pays qui pourrait l’être moins par son esprit manque de bol, je crois qu’il n’est plus là.

La Belgique, c’est un peu comme un vieux couple, ça se dispute, personne ne sait vraiment pourquoi, mais ça barde, puis ça se tasse jusqu’à la prochaine. Il pourrait divorcer, ce ne serait pas les premiers. Mais, y a ce fichu bâtard, ce bruxellois, fruit de leurs amours égrillardes…

Bon assez parlé, passons à des choses plus sérieuses, à la fois terre à terre et subtilement éthérées.

 

Le jardin de Sang 009

 

J’étais invité à un rendez-vous de presse en pleine cambrouse wallonne, pas loin de Huy, mais oui, à la découverte d’un potager. Pas n’importe lequel, celui de Sang Hoon, le chef étoilé de l’Air du Temps à Noville-sur-Mehaigne. Cela ne vous évoque rien, peu me chaut, une leçon de choses ne demande que ressenti.

 

 Le jardin de Sang 008

 

Me voilà arpentant les allées encore boueuses de cet hectare bucolique attentif aux explications de Ben le jardinier qui nous raconte ses courgettes, striées, colorées différemment, allongées. Croquant à l’envi feuilles et fleurs, hémérocalle, sauge, souci, fanes de carotte au goût de terre que j’aime moins, par contre l’agastache me plaît, elle rappelle le goût des chiclettes de quand j’étais môme, l’herbe à bison possède une curieuse saveur entre la fève de Tonka et l’estragon, par contre c’est coriace. Tout n’était pas encore sorti de terre, juste la pointe des pousses ou rien. Avec pas loin de 400 variétés plantées oui semées, il y a de quoi satisfaire le chef du printemps à la fin de l’automne.

 

Le jardin de Sang 041

Ben le jadinier et Sang le cuisinier

 

Mais qu’est-ce qu’il en fait ?

Déjà sur place, Sang nous dresse une ardoise, lui c’est sur une assiette qu’il inscrit notre « pouf » (mot bruxellois pour dire crédit), donc sur une lame de schiste, il dépose légumes travaillés ou natures, pétales délicates, gouttes de sauce, c’est beau et appétissant à la fois. Ça croque, c’est plein d’arômes subtils ou forts, c’est ludique.

 

Le jardin de Sang 022

 

Chez lui, dans son resto, légumes et fleurs sont bien plus théâtralisés. Il y propose les Génèses qui mettent en scène les végétaux selon le mois de production. Suivant ainsi à partir de mai le calendrier par nos importations tous azimuts trop oublié.

J’oubliais, Sang Hoon Degeimbre est adepte de la cuisine moléculaire qu’il travaille avec une maestria peu commune et une générosité qui vous voit partir de chez lui les sens satisfaits et l’estomac rempli.

 

Genèses - Restaurant L'Air du Temps

 Géneses de l'Air du Temps

 

 

 

www.airdutemps.be

 

Bye

 

Marc

 

 

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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 00:10

N’en déplaise à certains que je ne nommerai pas par charité chrétienne – eh oui, chrétien je suis par la force des choses même si je hais les religions – il y a des jours où le markétinge me déboussole complètement au point de me renverser. Plus encore lorsqu’il s’appuie sur des termes anglosaxons comme s’il n’y avait que l’english pour sauver nos braves petits vins. On se souvient du débat ardent lancé par Jacques Berthomeau à l’occasion d’un tonitruant wine symposium aux pieds du Mont Ventoux (voir mon précédent post). Vous vous doutez bien que, vu mon patronyme, je n’ai rien contre l’emploi de l’anglais, langue que je pourrais qualifier de néo natale pour ce qui me concerne. Langue qui fait aujourd’hui ma joie dans le cinéma, la littérature et la musique. Et je parle volontiers d’un vin dans la langue de Dickens avec des amis qui ne parlent pas ma langue natale.

 images

Autant vous le dire crûment, la dernière géniale pirouette médiatique et marketing contrôlée pour tenter de sauver les moelleux et liquoreux de Bordeaux consiste tout simplement en un génial raccourci in English dans le texte : «sweeet» www.sweetbordeaux.com. C’est beau, non ? Pour un public Français qui délaisse le vin, cette nouvelle appellation de «sweet», « sucré » si vous préférez, ne peut que relancer la conso. À l’heure du «light», le «sweet» est assurément dans l’air du temps, don’t you think ? Au point que l’imagination déborde: après le «sweet hour» pour les patrons de troquets, on en vient aux «sweet accords» ou «sweet recettes» (tiens, tiens, du Français) ou encore «sweet tapas», avec l’inévitable avertissement « Bienvenue à la modération ». Zut. Alors !

 Tiens, pour agrémenter, au passage, voici une « sweet music », un morceau d’époque de Brenda Lee. 

Tout cela me fait c…. ! Navré pour mon vocabulaire, mais dans certains cas, il a l’avantage de me laisser être moi-même. Ce ne sont pas les vins qui sont en cause: j’ai goûté récemment par le truchement de l’excellente attachée de presse des «sweet», puisqu’il faut les nommer ainsi, une sélection formidable de vins à des prix on ne peut plus décents.

Parmi ceux-là, citons le Sainte-Croix-du-Mont (j’adore ce nom désuet, juste en face de Barsac) Château La Rame, le Château des Graves du Tich, le Château des Mailles 2008 et le Château La Caussade 2006 dans la même appellation, le Cadillac (rebelote, j’adore ce nom) Château du Juge également 2006 et le Château Camail 2007, les Loupiac Château du Cros et son petit frère Ségur du Cros 2005, le Bordeaux Saint-Macaire Château Gayon 2009 et le Château Majoureau de la même appellation, j’en passe et des meilleurs.

 huitres31

Sainte-Croix-du-Mont et son exceptionnel banc d'huîtres avec vue sur Yquem...

Tous bons ! Un sans faute ! Et modernes par-dessus le marché. Est-ce une raison pour les affubler du terme dégradant de «sweet» ? Je sais, on va m’opposer le sempiternel mondialisme, en me disant que dans le monde international des cartes de vins, il existe une section «sweet wines». Géniale trouvaille qui nous permet une fois de plus de catégoriser notre vin, de mettre au niveau le plus bas une spécificité bien française copiée, parfois avec maestria, par le monde entier. Bordeaux est devenu international, Chanel, Champagne, Vuitton, Bourgogne, Cabernet, Merlot aussi.

Les amateurs de Hong Kong ou du Wisconsin ont appris tant bien que mal à prononcer Derenoncourt, Châteauneuf-du-Pape aussi. Alors, pourquoi ne pas appeler les choses par leurs noms ? Un Bordeaux blanc peut être sec, moelleux ou liquoreux. Trop subtil pour les grosses têtes des grandes écoles ? Trop compliqué pour le marché Chinois. Il y a des fois ou sweet devient acide. Allez donc au diable !

Michel Smith

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 00:15

La crise ? Quelle crise ?» semblent dire les exportateurs de vins autrichiens, dont les chiffres n’ont jamais été aussi favorables. En 2009, d’après Statistik Austria, leurs expéditions vers l’étranger ont progressé de 5,3% en valeur, et de… 16% en volume.

Cette embellie est d’abord le fait des exportations en vrac, mais les expéditions en bouteilles ont également progressé, aussi bien en volume (+4,4%) qu’en valeur ; le prix moyen à la bouteille exportée est passé à 2,60 euros.
Un résultat d’autant plus remarquable que dans le même temps, les exportations de la Maison Autriche (tous produits confondus), ont plongé de 20% !


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Au Burgenland (photo H. Lalau)


Les débouchés les plus importants des vignerons autrichiens restent l’Allemagne (les exportations vers ce pays voisin sont d’ailleurs en hausse de 15% en volume et de 9% en valeur), et la Suisse (+27% en volume +6% en valeur +6%); pas mal, quand on prend on compte qu’il s’agit de pays producteurs, et de surcroît des marchés assez difficiles d’accès en matière de vin blanc. Mais d’autres marchés se distinguent par leur forte croissance, comme la Suède (+51% en volume; +38% en valeur), les Pays-Bas (+30% en volume, +27% en valeur) ou le Japon (volume +33%; valeur +10%).
 
Pour Willi Klinger, Directeur Général  de l’Austrian Wine Marketing Board, ce bon résultat ne doit rien au hasard, «c’est le résultat de plus de  10 ans d’efforts, qui ont fait de l’Autriche un des pays viticoles les plus dynamiques au monde».

Les vins d'Autriche n'ont pourtant rien de si exceptionnel. Leur "secret" serait-il juste d'avoir une stratégie commune, et à long terme? Un peu facile, sans doute. Mais ça ne coûte rien d'essayer.

Hervé Lalau

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 00:10

89CabTMs.jpg1989 Cabernet, AC Touraine, Domaine Michaud


In these days where much of the wine comment and news is dominated by the madness that is the Bordeaux en primeur circus, it is great to be reminded of real value. A couple of examples of wines enjoyed during the week sparked off this theme.

Firstly a 1989 Cabernet, AC Touraine from Domaine Michaud, this is a blend of Cabernet Franc and Cabernet Sauvignon. I bought this sometime in the early 1990s for probably the equivalent of 2 or 3 €. When opened on Wednesday evening this Cabernet from the Cher Valley showed that it had aged well with ripe, medium bodied fruit with just a hint of brickiness in the colour. This was a fine reminder of the exceptional summer and autumn of 1989.

The following night I ventured down towards Michael Smith’s territory with a very enjoyable bottle of the still sweetly fruited 1986 Cuvée Spéciale Château du Grand Caumont from Lézignan in the Corbières. Two wines from fairly unheralded vineyards showing that it is possible to find wines that will age well and continue to give pleasure nearly 25 years after they were made. Offering a value that is no longer found at the top end of Bordeaux.

86GrandCaumonts.jpg

1986 Cuvée Spéciale, Château de Grand Caumont, Corbières

My thoughts about une valeur sûre were crystallised by our Sunday lunch at Jacky Dallais La Promenade in Le Petit Pressigny. This has long been one of my favourite restaurants and certainly my favourite in the Loire, although La Côte des Monts Damnés and Le Lièvre Gourmand, now in Orléans, can offer fairly stiff competition. Dallais wins, however, through his continued inventiveness, quality and very reasonable prices and for the wonderful wine list.

Dallais learnt his skills under Joël Robuchon in Paris before returning to Le Petit Pressigny in the mid-1980s taking over and transforming the family bistro into a fine but comfortable restaurant. Le Petit Pressigny is a quiet village in the heart of Touraine Sud with 320 inhabitants well away from the major routes. It is 75 kilometres from both Tours and Poitiers. You have to be good to attract people and the restaurant was full for Sunday lunch.

 

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We have been going to La Promenade for the best part of 20 years and have never had a bad dish let alone a bad meal. It deserves more than one star in the Michelin. Perhaps it is not promoted further because it doesn’t have an excess of serving staff, although the service is efficient and friendly and Jacky Dallais does not do the celebrity chef performance. Rather than glad-handing around the tables he prefers to remain in the kitchen working his magic. Over the years I think I have met him just once when Xavier Fortin, their brilliant sommelier, showed us the new kitchens.

Just like driving a car, chefs should only be allowed to circulate amongst their customers once they have passed a test. One of the most memorable meals I have ever had was in August 1983 at the Troisgros in Roanne. It was wonderful and the service was impeccably understated. Sadly ten days later Jean Troisgros died suddenly.

Some ten years or so later we went back. The food was still good but less memorable and celebrity chef syndrome had struck. Both Pierre Troisgros and his son Michel took turns touring the tables. A few months before I had spent the day with Pierre in Muscadet as we were both being intronised as new members into Les Chevaliers Bretvin. When Pierre reached our table I attempted to remind him that we had recently spent the day together. I certainly didn’t expect Pierre to remember me but he appeared not to listen. I felt that the table tour was only part of the show. I don’t feel compelled to return and would rather guard the memory of our meal back in 1983.


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River Aigronne that flows through Le Petit Pressigny


But I digress. From the imaginative amuses bouches to the petits fours our Sunday lunch was indeed excellent. We all agreed that the stand-out dish from the Menu Tradition (50€ for five courses or 40€ for four) was the huîtres spéciales, compote d’artichaut, citron confit and consommé de tomate featuring some deliciously succulent oysters.

Naturally the excellent wine list, assembled by Xavier Fortin and Jacky Dallais, features some of the Loire’s best producers. We could have started with the 1959 Clos du Bourg Moelleux from Domaine Huet for 98€ or the 1952 demi-sec Le Mont Huet for the same price. However, despite the recent slight rise in the value of sterling against the euro we were not feeling sufficiently expansive or flush. Instead we opted for the 2000 Saumur Blanc Brézé from the Frères Foucault at 54€ and the 2003 Les Arboises Domaine Guiberteau Saumur Rouge also from vineyards in Brézé.

 

2KClosRBrezes.jpg

Lovely complexity on the 2000 from the Foucaults and rich, black and pruny fruit with the opulent texture of 2003 in Guiberteau’s Saumur. Given the quality of the Promenade’s wine list, it is not surprising that the Loire’s wine aristocracy patronise La Promenade. On Sunday there was a group of leading producers there including Clément Pinard (Sancerre), Benjamin Dagueneau and Romain Guiberteau as well as Alain Graillot’s son.

03GuiberteauSRs.jpg

In summary – La Promenade – une valeur sûre and well worth more than a detour. Next week: encore une valeur sûre when I report on what I hope will be a remarkable tasting of the old vintages of the Clos Roche Blanche in Mareuil in the Cher Valley.

Jim Budd

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 00:08

Bien évidemment, ceux qui m’adorent dans les hautes sphères dégustatrices, le nez plongé dans les mercuriales folles des GCC, vont me traiter de vil provocateur. Ne leur en déplaisent, mes récents séjours dans les allées des casseurs de prix (lire «Journal du Hard: LIDL frappe fort, un remake où la Cytelle remplace la Sylvia Kristel» http://www.berthomeau.com/article-journal-du-hard-lidl-frappe-fort-un-remake-ou-la-cytelle-remplace-sylvia-kristel-50761031.html   et «Sous la jupe du Sauvignon blanc d’ED se cachent de drôles de dames» http://www.berthomeau.com/article-journal-du-hard-2-sous-la-jupe-du-sauvignon-blanc-d-ed-se-cache-de-droles-de-dames-51068862.html ) les renvoient dans leurs 18 mètres. Pauvre Green, gardien d’un jardin anglais qui, samedi, a fait bien plus de tort à l’Angleterre que ma modeste chronique du samedi précédent  («Vont-ils canoniser en anglais le Grenache à Avignon le dimanche 7 juin?» http://www.berthomeau.com/article-vont-ils-canoniser-en-anglais-le-grenache-a-avignon-le-dimanche-7-juin-51582338.html  ).

 

Oui, en ces lieux mal famés, le jaja de nos grands-pères, le litron étoilé à 2 balles, le Kiravi est supplanté par une cotriade d’AOC (80% du rayon) aux noms glorieux : Bordeaux, Côtes du Rhône... proposés à vils prix: les ¾ à moins de 2 €. Bien sûr certains m’objecteront que 2 €, ce n’est pas rien et qu'il faut bien que les gens qui gagnent 3 fois rien ou presque rien puissent accéder au vin quotidien. C’est un peu court comme objection et surtout, le vin pas cher, quand on prend son prix en marche arrière, ne laisse absolument rien dans la poche des vignerons. De plus ces prix de bataille, n’ont pas freiné la baisse de la consommation.

Alors, me direz-vous, pourquoi les Grands épiciers et les Hardeurs harcellent-ils les prix du vin? La faute au contrôle des prix et au Kiravi ! Là, je sens que mes amis vont me délivrer un bon de sortie pour que j’entre à Ste Anne.

Qui se souvient du contrôle des prix terrassé par Delors et Balladur réunis ? Pas grand monde, dans notre beau pays !

Et pourtant le fameux indice des prix, dit des 250 articles, a régné sur le panier de la ménagère pendant des décennies. Et dans ce panier-type y’avait la boisson nationale, la fameuse boisson totem de Roland Barthes : le litron étoilé du gros rouge qui tache, notre Kiravi qui a fini sa vie en mélange de vins d’Italie. Alors, nos grands argentiers surveillaient, tel du lait sur le feu, le prix de ce carburant de la classe ouvrière. Pas touche, sinon on allait désespérer Billancourt. Y z’en avaient alors rien à branler des hygiénistes. L’accès facile au 10°5 restait une priorité nationale ce qui faisait que son prix resta bloqué au rouge pendant des décennies.

Sans vouloir brocarder nos amis de Bordeaux, au seuil des années 80, lorsque les socialo-communistes déferlèrent sur le pays, le pépère amateur de vin de consommation courante s’est dit qu’après tout, une lichette de nectar de Gironde ça faisait mieux sur la table de son pavillon d’Ivry que le Kiravi. Tous le monde était ravi, y compris les gars de l’INAO qui voyaient croître leur domaine en des terroirs gras et riches.

Dans le même temps, les épiciers modernes, les gars qui ne pensent que mètre-linéaire et part de marché, ont déferlé sur nos territoires, enrichissant d’abord ceux qui leurs octroyaient  généreusement de grands arpents de m2 grâce à la loi Royer. La boucle était bouclée. Le massacre des prix pouvait commencer pour leur donner des allures de prix de marchands de chaussures: pensez-donc, 0,99 d’euros, c’est beau comme la fin des haricots.

Cependant, avant d’en terminer avec cette chronique, permettez-moi de réhabiliter le Kiravi qui fut une marque de vin du peuple. Le site internet de la SVF en assume courageusement l'héritage «si les vins Kiravi ou Margnat, les plus grands de l'époque, appartiennent au passé...». C’est une marque brocardée, il suffit pour s'en persuader d'aller sur Google pour y récolter un florilège impressionnant. Même les jeunes bloggeurs s'y réfèrent pour vanner, chambrer lorsqu'ils tchatent. Sur un site consacré aux expressions populaires, un internaute, pour illustrer l'une d'elles bien connue «donner de la confiture à un cochon», écrit : «inutile d'offrir une bouteille de Pommard 59 a celui qui n'apprécie pas le vin, un bon litron de Kiravi ou de Préfontaines suffira».

Bref, dans l'imaginaire du grand public, ce vin, qui à sa grande époque était un assemblage de vins d'Oranie et du Languedoc, un produit naturel, non chaptalisé, en clair un vin de table, est synonyme de bidouille, de vacherie à l'état pur. N'en déplaise aux pourfendeurs du vin de table, et sans nier bien sûr qu'à la fin de leurs vies, Kiravi et d'autres marques, sous l'effet du coupage économique, de la bataille sur les prix, soient devenues des réceptacles de produits inadaptés, mal faits et souvent de piètre qualité, ils réécrivent l'histoire. Ce vin là fait parti de notre histoire, il est le marqueur d'une époque, et le réduire à une vile boisson, c'est céder à la tendance du temps qui est de tout expliquer à l'aune de nos certitudes du moment. Dans notre inconscient collectif, comme l'écrit Carmen Bertrand (1) «En France, au XIX ème siècle, l'ivrognerie fut surtout le vice des classes populaires et dangereuses (...) Mais l'alcoolisme des bourgeois, celui que l'on nomme "mondain", et qui ne diffère guère du populaire quant aux effets physiologiques, a du mal à être repéré, tant l'image du prolétaire soûl est prégnante. »

Pour les hygiénistes, ceux d'hier à juste raison, ceux d'aujourd'hui par facilité souvent, même si bien sûr le vin en tant que boisson alcoolisée peut être vecteur d'alcoolisme, le vin est encore diabolisé. Nous ne sommes plus au XIXe, les Gervaise de Zola et les Thénardier ont disparu, le XX ème siècle a marqué dans les années 60-70 la grande rupture de la consommation massive du vin. Pour autant l'alcoolisme n'a pas disparu, il s'est transformé, adapté aux nouveaux malheurs du temps : solitude, stress, exclusion, peur de l'avenir, misère aussi... Il n'en reste pas moins vrai que «boire ensemble est un acte de réciprocité et de communion. Que ce soient les dieux, ou les hôtes, la boisson réunit, l'espace d'une libation ou d'un banquet. On offre à l'autre ce qui est une partie de soi, son vin, sa goutte, ses paroles. Tout un système de règles et de gestes encadrent ce partage collectif.» (2)

Que le Kiravi repose en paix et que nos grands casseurs de prix prient sur ses mannes afin de redonner des couleurs aux prix de nos petits vins, pour qu'au u fond de nos campagnes, des filles et des gars puissent continuer de vivre au pays.

(1) et (2) Désirs d'Ivresse revue Autrement n°191 février 2000

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Published by les5duvin - dans Famous 5
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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 21:10

Brassnecks.jpg

 

Much is written about matching food and wine but the whole thorny science of matching tasting shirts with wine has hitherto been little explored. This little number comes from the New Orleans Jazz Festival – each year the festival has a different shirt with a musical theme. This shirt features the brass and wind section and has brass buttons.

It  is, I would suggest, absolutely ideal for tasting delicate dry and off-dry whites giving a lift to Muscadet, Vinho Verdes, Mosel Kabinetts and Hunter Valley Semillons... 

Jim Budd

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 00:01

Depuis le temps que je dis qu’il faut se la jouer slow, ne jamais se précipiter. Surtout avec le vin. Goûté dans sa prime jeunesse ce Carignan, « Crinyane » en Catalan du nord, millésimé 2006, me paraissait lourd et quelque peu monolithique. Direction un coin caché de ma cave en espérant le sortir plus tard et découvrir par le génie du temps des choses insondables dans l’immédiat. Pourpre et sombre, bouche équilibrée, on ressent encore une fois, quelques mois plus tard, l’acidité légendaire, les notes cuites du raisin flétris par le vent donnant au passage ces arômes typiques de raisins passerillés. Et puis, il y a ces insondables notes torréfiées qu’affichent parfois certains banyuls un tantinet frondeurs. Au final, le vin est fondu en bouche, corsé, chaleureux (14 ° affichés) en laissant le sentiment qu’il lui manque encore un  peu de temps pour s’épanouir pleinement.

 Domaine-Singla-La-Crinyane-copie-1.jpg 

Une fois de plus, vous ne serez pas surpris que l’auteur de ce vin soit un personnage singulier. Je ne vais pas vous raconter sa vie, mais sa destiné, en dépit de ses études, lui désignait l’objectif terre. Première logique pour Laurent de Besombes-Singla, passer au mode bio, ce qui fur fait en 2001. La Crinyane est pour ainsi dire un « cru » au sens que lui attachent les Italiens. Un lieu de terre rouges ceint de garrigue et de pinède sur les premières pentes des Corbières d’où l’on domine la plaine, les marais pour la Grande Bleue, avec les Albères pour toile de fond. Le lieu est aride et sauvage.

 Laurent-de-Besombe-Singla-copie-2.JPG

Les vignes ont 55 ans d’âge et, très officiellement pour cause d’appellation, il y aurait un dose npn négligeable de grenache noir, avec des rendements classiques pour le Sud des fous, autour de 15 hl/ha. Raisins récoltés en cagettes de 7 kg après des tris sévères à la vigne, les baies sont déversées intactes et par gravité puis légèrement pigés au quotidien. S’ensuivent 13 mois de fûts (à 30 % neufs), aucun collage, aucune filtration.

Laurent-de-Besombes-dans-ses-vignes-du-Mas-Passe-T-copie-1.JPG

Tiré à 4.000 exemplaires, le vin est commercialisé sur place autour de 15 € la bouteille.

Michel Smith

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