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  • : Cinq passionnés du breuvage de Bacchus parlent du vin sous toutes ses facettes.
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POURQUOI CE BLOG?

Ce blog est né de l'heureux hasard d'une rencontre, en 2010, au Salon des Vins de Loire d'Angers, autour d'un verre de rosé de Bourgueil - celui de Pierre Jacques Druet. Il y avait là cinq "plumitifs" du vin. Le rosé aidant, l'idée a germé de créer un espace commun.
Parce qu'à cinq, on peut aborder plus de thèmes.
Parce qu'on peut débattre.
Parce qu'on peut partager. Des coups de coeur, des coups de gueule, de l'expérience.
Et qu'est-ce que le vin sinon une boisson de partage?
De ces cinq, certains sont déjà des blogueurs confirmés, d'autres non.
Comme il y a les 5 sens, il y  a maintenant les 5 du Vin.

Les 5 du Vin

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QUI SOMMES-NOUS?

David Cobbold (Eccevino) est le plus français des journalistes anglais du vin, ou vice versa. Il a reçu en 2011 le Wine Blog Trophy pour  son blog, More than Just Wine.

Jim Budd, sujet de sa Gracieuse Majesté, est journaliste pour diverses revues britanniques. Amoureux des vins de Loire, il leur consacre un blog, Jim's Loire, primé en 2009 du Wine Blog Trophy.

Hervé Lalau est un journaliste français écrivant pour diverses revues et sites français, belges, suisses et canadiens. Son blog "Chroniques Vineuses" lui a valu le Wine Blog Trophy en 2010.

Michel Smith, PourLeVin, est un journaliste français établi en Roussillon, travaillant pour diverses revues et guides en France. Il s'intitule lui-même "Journaliste en Vins et autres Plats de Résistance".

Marc Vanhellemont est un journaliste belge travaillant pour divers magazines en Belgique et en France. Incontournable, sauf par la face nord.

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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 00:04

Qui l’eut cru que ce Cru en ait autant ?

Comme ça passe vite, mais pas de nostalgie, avant c’est toujours moins bien, c’est mieux pour le moral de se le dire. Et puis, 20 ans cela se fête, ça n’arrive qu’une fois.

 

Vacqueyras a 20 ans 088

Le mot du président

 

Une dégustation pour montrer la bonne aptitude ne fait jamais de mal à nos palais, surtout quand ça vaut le coup !

Voici donc quelques flacons issus de cette verticale sur 20 ans. Elle s’est effectuée du plus âgé au plus jeune, ce qui m’agrée. Les tanins souples et fondus des vins vieux ne résistent guère aux hérissés des plus jeunes. Ces vieux bougons semblent alors dilués.

Donc, nous avons idéalement commencé par 1989 assez usé, suivi d’un 1990 du même acabit. Bernard Burtschy, qui nous accompagnait, invoquait de mauvaises conditions de conservation, plutôt qu'un mauvais fond.

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Le 1991 du Clos des Cazaux offre lui un fruit encore perceptible. Pas de 1992, paraît k’y en a plus, l’année fut épouvantable. Cuvée Vincila 1993, pas éraflé comme les précédents et les suivants, la pratique de l’égrappage a été introduite plus tard sur l’appellation, donc ce 93 oscille entre confiture et garrigue, il a de beaux restes, une impression sucrée due à l’élevage. Domaine des Amouriers de la même année offre encore plus de suavité. Un 1994 assez mince suivi d’un 1995 à la saveur délicate d’épices, de prunelle et d’encens, très agréable Domaine de la Monardière élevé en foudre. Plus de fruits pour la cuvée Lopy du Sang des Cailloux, une fraîcheur qui met en évidence la griotte.

 

 Vacqueyras a 20 ans 096

 

Sang du Cailloux encore, en 1996 cette fois, très droit, à la vivacité bien habillée de cacao, de moka et de garrigue, ce qui le rend plus aimable. Suit un 1997 que j’ai qualifié arôme pizza, sarriette, origan et tomate sèches, sans mozzarella je vous rassure, de la réglisse à la place, Domaine La Garrigue.

 

Encore le Sang des Cailloux 1998, onctueux, gourmand, là c’est top, c’est délicieux, on en boirait… tanins veloutés, minéral, floral, épices, fruités, un peu de tout comme pour les fromages belges (référence à une vieille pub diffusée sur nos ondes nationales). Les Amouriers 1998 semble un rien plus évolué, plus mûr, plus garrigue, aussi plus droit.

 

Le millésime oublié, 1999, un Clos des Cazaux superbe. Voilà un domaine qui réussit très souvent les millésime compliqué, son sol sableux ne lui laisse guère que le choix de l’excellence ou rien. Texture moelleuse équilibrée d’une belle fraîcheur, du fruit, des épices, de la torréfaction, et encore beaucoup de potentiel.

 

2000, ça c’est super top, Domaine de la Monardière, gelée de fruits, poivre, vanille, cacao, une trame minérale qui rafraîchit avec aisance les envolées capiteuses aidée d’une superbe amertume d’une finesse rarement atteinte. Le beau vin !

 Vacqueyras a 20 ans 084

La cuvée Vincila 2001 du Domaine Montvac offre une complexité à la hauteur de ce millésime encensé. Bien balancé, il démarre sur les gelées et termine avec le poivre, en passant par la garrigue, les agrumes confits, le moka, le tout tendu sur le minéral et emballé dans des tanins très fins.

 

Clos des Cazaux 2002, aïe, aïe, s’en sort avec les félicitations du jury. Très noyau, écorce d’orange, il offre encore de beaux petits restes. Même domaine en 2003, sympa à la première gorgée comme les 2003 réussis, mais vite sec à l’alcool dominant, ce n’est vraiment pas ma tasse de thé, avec ou sans citron. Avec toujours le Clos en 2004 on retrouve fruits et épices avec de la longueur, certes un rien de sécheresse en toute fin de bouche.

 

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Finissons rapidement par les derniers millésimes, 2005 fermé à attendre impérativement. 2006, un autre oublié, très élégant, sur le fruit, les épices, à boire aujourd’hui ou après demain, il se ferme. 2007, le tressage des deux précédents, à la fois bien ancré dans le sol qui l’a vu naître et le nez dans les étoiles, certainement à boire avant le 2005  et avec plus de plaisir. 2008 compliqué, hétérogène, va de superbe à quelconque. Enfin 2009, très fruits, très gourmand, très, très, très, faut aimer les extravertis.

 

Merci à l’appellation Vacqueyras pour ce bel exemple de longévité.

 

Bye

 

Marc

 

 

 

 

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 10:06

Le Languedoc est mon voisin le plus proche, mais je constate que je ne m’y rends pas assez. Dommage parce que, en dépit des similitudes climatiques, les paysages languedociens me touchent énormément. Surtout à l’approche des Cévennes. Retour, donc, sur la Circulade des Terrasses du Larzac du 3 Juillet dernier, à Saint-Jean-de-Fos, patrie des potiers. Voilà une virée que je manque rarement. J’aime cette ambiance festive où l’on baguenaude entre les vignes et les oliviers le verre à la main et le sourire aux lèvres.

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La cave coopérative de Saint-Saturnin-de-Lucien, fondée dans les années 1950

Mes camarades Hervé et Marc préférant boire et prendre du bon temps dans la piscine bio de Laurent Combier, en Crozes Hermitage, délaissant ainsi notre heure de rendez-vous, j’en ai profité pour visiter le village où nous étions logés. Il faut savoir, même par forte chaleur et dans le vacarme des cigales, changer son fusil d’épaule et saisir toutes les occasions. Marie Gaudel, l’attachée de presse des vins du Languedoc, avait réservé des chambres dans un hôtel que j’affectionne particulièrement, Le Mimosa, à Saint-Saturnin-de-Lucian. Depuis plusieurs années, je vis avec le village de Saint-Saturnin, 285 habitants, une sorte de relation amour-haine tout à fait particulière. Nul ne doute, aux pieds du Larzac, du Rocher des Deux Vierges et du Mont Saint-Baudille, que ce village est bourré de charmes : la garrigue constituée de chênes verts trapus et d’essences méditerranéennes descend en douceur jusqu’à rejoindre les premières maisons et les terrasses de vignes parfois entrecoupées d’oliviers qui faisaient jadis la réputation du village pour ceux qui descendaient des hauts cantons afin de troquer ou vendre leurs marchandises. J’apprends que, 4 jours après mon passage, 10 ha de cette précieuse garrigue sont partis en fumée dans le premier gros incendie de l’été du département de l’Hérault.

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La mairie, l'hôtel Le Mimosa, une superbe glycine et un hommage au poète Occitan Max Rouquette qui vivait ici.

Évacuons cette triste nouvelle pour mieux évacuer aussi la part de haine qui me tenaille au moment où j’arrive sous les platanes devant la mairie et l’hôtel qui se touchent. Quel est l’objet de mon ire ? La tour de l’église dudit village, pardi, située à 20 mètres à peine des chambres de mon petit hôtel créé il y a quelques années par Bridget et David Pugh, deux musiciens amoureux du vin et du Languedoc, chose parfaitement logique quand on y songe… J’ai, en ce village que j’adore, des souvenirs de réveils brutaux et de sommeils de plus en plus brefs. Je hais les cloches ! Et pourtant je me plais dans cette maison désuette aux tomettes déglinguées mais au confort moderne. En ce jour d’été triomphant, alors que j’attendais mes amis, j’ai décidé de faire la paix avec cette maudite tour de pierre et son modeste clocher en campanile. Arrivé en premier, j’ai pu choisir la chambre la plus calme où l’on entend la cloche qui sonne toutes les 30 minutes, certes, mais avec bien plus de douceur.

 

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Je sillonne alors le village endormi à l’heure de la sieste. Même les quelques Anglais qui ont judicieusement investi le village depuis une décennie, se sont mis à l'heure du Midi : ils se replient à l’intérieur de leurs maisons le fauteuil pliant sous le bras pour fuir la chaleur. Je passe faire un tour à la cave coopérative pour voir si le vin est toujours aussi délicieusement rustique que dans les années 70, mais si les gens du coin passent pour faire le plein de « cubis », le vin me paraît manquer d’âme et de relief. Je sais qu’il y avait pléthore d’antiques Carignans, mais ils semblent avoir disparu à jamais dans les arrachages successifs laissant la place aux très « améliorateurs » cépages recommandés, la Syrah en prima dona. De ce passé bienheureux où les familles du village étaient toutes adhérentes à la cave, il reste quelques vieux qui, sur le banc de fer troué, à côté du lavoir-fontaine, viennent respirer un peu de fraîcheur. Ils parlent volontiers du bon vieux temps sans occulter pour autant les difficultés d’alors. Malgré toutes les vicissitudes du vin Languedocien, St-Saturnin, de par sa situation et à cause de son terroir, a su garder son image d’Épinal de parfait petit bourg vigneron. Toutes les maisons sont blotties autour du clocher comme dans un élan de parfaite solidarité. Les ruelles sont étroites et les chais des plus grands propriétaires et peut-être même des négociants de l’époque faste mais trop brève du Languedoc, se trouvent en périphérie du village, à deux pas des vignes et des routes. Les rues de St-Saturnin évoquent la vigne et il n’est pas rare qu’elles portent le nom d’un négociant illustre ou d’un président de cave coopérative.

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À part de rares jeunes vignerons qui survivent dans le village, hormis quelques coopérateurs et la présence de retraités encore dynamiques, on sent comme une atmosphère de village-fantôme semblable à ceux des westerns de mon enfance. Il faudrait peu pour que la vie revienne. Faudrait que le vin se vende, qu’il fasse vivre les gens sur place, que les oliveraies se multiplient aussi comme avant 1956 où le gel décima presque tous les oliviers. Le petit restaurant qui survivait juste en face de la mairie et de l’Hôtel Mimosa vient de fermer ses portes. Il est à vendre, paraît-il. Mais qui va venir se perdre ici loin de tout ? Pour l’heure, le seul signe de vie vient des barbecues disposés çà et là dans les ruelles aux pieds des maisons. On a beau vivre à la campagne, la rue est le seul jardin qui vaille. En plus, il est commun.

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L'église de Saint-Saturnin, la croix de mission et le barbecue dans la rue, derrière l'église.

Pendant que les vignes des anciens s’arrachent, la nouvelle donne du vin attire quelques jeunes des quatre coins du monde. En compagnie de quelques vignerons locaux, ils se lancent sans complexe dans l’aventure et, paradoxe, ils replantent avec enthousiasme. Le Languedoc revit. Il sourit même un peu, malgré la crise. Ce même Languedoc toujours connu pour la qualité de ses vins l’est aussi pour ses terroirs : Gignac, St-Saturnin, Montpeyroux, Aniane, Octon, Jonquières, Pégairolles-de-l’Escalette, j’en passe et des meilleurs. Dans les années 50 des VDQS, c’est l’espoir qui tombe du ciel et les appellations pleuvent, sur le papier du moins, avec un découpage parfois communal. C’est le règne de la politique politicienne le plus souvent lié au poids électoral des coopératives : Saint-Georges-d’Orques, Saint-Drézéry, Saint-Christol, La Méjanelle... Après le passage en AOC des Coteaux du Languedoc dans les années 80, des communes revendiquent leur clocher et le font savoir en toutes lettres (en toute irrégularité aux yeux de certains) sur les étiquettes. C’est le cas de Saint-Saturnin ou de Montpeyroux. Avec le millénaire, ces « faux crus » se retrouvent face à de nouvelles donnes : la mise en place d'une hiérarchie et d’une vison élargie des terroirs. À l’image de Pic Saint Loup, de Grès de Montpellier, de Pézenas ou de La Clape, ces appellations ont des règles précises, un terroir clairement délimité et elles englobent plusieurs villages. C’est le cas des Terrasses du Larzac, une zone qui concerne aussi bien les communes prestigieuses comme Aniane (La Grange des Pères, Mas Daumas Gassac) et Montpeyroux (Aupilhac, Alin Chabanon) que des vignes de villages en devenir avec des vignerons prêts à en découdre.

Problème, Montpeyroux, pour ne citer que ce clocher, appuyé par la coopérative, ne se sent guère concerné par les Terrasses du Larzac et se lance (enfin, oserait-on dire...) dans la revendication d'un cru au nom du village. Se pose alors un dilemme pour certains vignerons: choisir son clocher, Montpeyroux, en l'occurrence, ou s’accrocher à la dynamique locomotive des Terrasses du Larzac. Un choix cornélien pour certains, évident pour d’autres.

Michel Smith

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      Le monument aux Morts de Saint-Saturnin-de-Lucian, devant une belle cave du siècle dernier. Le Languedoc, lui, ne veut pas mourir.

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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 07:58

Quelques lignes pour vous parler d'un Crémant un peu méconnu, celui du Jura; alibi: c'est le vin que j'ai bu à l'anniversaire de mon beau-père, dimanche dernier...

Cabelier, c'est une sous marque de la Compagnie des Grands Vins du Jura, alias GVF – l’usine à vins, quoi. Mais même à l’usine, il y a des gens qui bossent bien. Marcel, par exemple (surtout que son existence est toute marketing).
Quoi qu'il en soit, cette cuvée confirme que le Jura est une des meilleures régions de Crémant de France. Son assemblage est très champenois (ou bourguignon): chardonnay 80% pinot noir 20%). Ce qui me plaît, dans ce vin, c'est son équilibre. Il repose sur une belle fraîcheur acide, le dosage est parfait, la bouche se caractérise par un petit côté toasté, mais très léger, et sous jacent, on trouve une superbe minéralité. Belle longueur.
Le tout, pour un prix tout doux. Bravo, Marcel!  Seul un vrai vigneron pourrait faire mieux…


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Mestdagh-Champion, 8,69 euros

 

Hervé Lalau

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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 00:01

 and further reflections on matching cyclists to wine

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Modération regarde une verre de Vinho Verde

 

Scene: early evening in Lisbon

Modération: You know, Jim, it's high time you had a break. You have been slaving over that laptop all day. You deserve a drink. Time to enjoy the evening sunshine.

Jim: As  usual, you’re right Modération! Time for a glass.

Modération: I’d suggest a nicely chilled Alvarinho Vinho Verde.

Jim: It would be rude to argue. I’ll do as you say.

 

Jim pours a refreshing draught of 2009 Deu la Deu and takes an exploratory sip while enjoying the neighbourhood stillness within the bustle of Lisbon.


Jim: Cheers, Modération.

Moderation: Santé, Jim

Jim: Attractively lemony, some weight – fine reviving aperitif.

Modération:  How much is a bottle in local supermarket?

Jim: 5.99€ which I reckon is pretty good value for a pure Alvarinho. Pity it is not closed with a screwcap it would be so much more convenient as well as hopefully avoiding taint.

Modération: Jim, I’m sure you are right but I suspect that the Portuguese cork producers would raze the cooperative of Monção if they went for screwcaps!

Jim: Indeed!

 

A few precious moments of calm and tranquillity accompanied by an equal number of judicious sips.

 

Jim: Well this will not do, Modération, although it is extremely pleasant! It’s Monday and I have to post my weekly contribution to Les 5 du Vin by the start of Tuesday. I’ve long since given up trying to keep pace with my most energetic and distinguished colleagues, who not only post their weekly contributions on the nail but also regularly post over the weekends.

Modération: But Jim don’t forget that, at least, one of them is un jeune à la retraite!

Jim: So true Modération! Balzac would be proud of Michel’s productivity, although whether he would be prepared to exchange a garden in Saché for one in PerpiGNAN is probably a moot point. (Incidentally I do recognise the Angevin sweet wine producer in the impressive quiz.) Anyway enough of this! If I don’t get post up in time it will be tar and feathers, sackcloth and ashes, Rosé d’Anjou and Australian Chardonnay!

Modération: Well, at least, it’s not Rosé de Provence!

Jim: You know, Modération, you’re a very badly behaved bird!

Modération: Un autre petit canon?

Jim: Pourquoi pas?

Modération: So this week’s post?

Jim: Well I started a short series last week linking cyclists on the Tour de France with appropriate wines and left it hanging with Mark Cavendish.

Modération: A slight cop-out, perhaps?

Jim: Santé – what an observant bird you are! Yes last Monday it wasn’t at all clear how Mark’s Tour might pane out. Failing to negotiate a corner on the run into Brussels ruled him out of sprint he might well have won. Of course I posted before the nadir in Reims and before the consecutive triumphs in Montargis and Gueugnon.

Modération: He’s a successful sprinter, right?

Jim: Brilliantly moderate understatement! At just 25 Mark is already one of the Tour de France greats with 12 stage victories. He is now up into the top 20 all time riders, who have amassed the most stage victories in the world’s premier bike race. Mark is now on the same number of stage wins as other great past sprinters – Erik Zabel, Robbie McEwen, Mario Cipollini as well as five times winner of the Tour – Miguel Indurain. I’m sure that the enormity of what Cavendish has achieved in such a short time is better understood in France or Belgium. List of all-time stage winners here.

Modération … doubtless but a matching wine?

Jim: Yes good question! It has got to be explosive, so definitely a sparkling wine. Champagne is out as it is too branded and Mark remains intriguingly unpredictable and, from time to time, almost drowned by self-doubt. His more arsey side might suit an Australian sparkling Shiraz but his sprinting is too fine for that. Prosecco? Lemony precision – yes but too predictable. I’m tempted by a Loire PetNat – sufficiently unpredictable and variable but semi-sparkling isn’t explosive enough for Mark. Work in progress encore perhaps?

Modération: I hear Lance Armstrong blew up big time yesterday…

Jim: Indeed so, at nearly 39 years-old his body said enough, although he wasn’t helped by a bad crash just before the crucial climb of the Col de la Ramaz.

Modération: Did you match Lance with a wine last week?

Jim: Yeah. I went for a powerful Californian Zindandel but after Sunday I’ve had second thoughts. I now reckon Armstrong’s like a case of Bordeaux cru classé bought en primeur and drunk over a number of years. Given Lance’s tough, uncompromising nature it has to be Saint-Estèphe. The first four bottles you try are tannic, showing some promise but need time. The next seven are magically transformed – just unbelievably brilliant. Then having for some reason forgotten about them for the next three years you try the eleventh, which is still pretty good but not at the same level as the previous seven. A year later you try the last bottle – completely stuffed (complètement farci  in Français classique) and over the hill.     

Modération: c’est comme ça!

Jim: Well I must get back to work! Yikes only 30 minutes before this has got to be up!

Modération; I think I’ll go off and twitter… 



Moderationbs.jpgL'abus des oiseaux est dangereux pour la santé, à consommer avec modération (Le Loi Avian 1991)

 
Jim

 

 

 

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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 00:09

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Bons baisers de la capitale,

Vu l’état de mon lectorat aussi maigre que Charlotte Gainsbourg et pour ne pas ajouter à la peine de nos voisins allemands, je laisse la célèbre formule des poilus en suspension. Pourquoi diable vous faire part de cet insignifiant évènement? Je meuble! Pour les rares curieux, reportez vous sur http://www.berthomeau.com/article-le-12-juillet-les-couleurs-de-ma-vie-et-une-annee-de-plus-au-compteur-53636312.html  c’est pire...

Jacques Berthomeau

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11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 22:07

Ce soir, le Batave affronte l'Ibère austral. Celle-là, j'en suis assez fier - je l'ai trouvée tout seul.

Ce match, c'est l'opposition du genièvre face au sherry. Le maatje face au bacalao, si vous préférez...

Les Cinq du Vin doivent maintenir une semblant de neutralité quasi-helvétique, bien sûr. J'imagine que Michel, depuis son Roussillon, penche un peu pour l'Espagne. Moi, pour les Pays-Bas - en souvenir de 74. Dommage que l'équipe d'aujourd'hui soit bien plus pragmatique...

Jim, pendant ce temps-là, est à Lisbonne. Quant à Jacques, je ne sais pas ce qu'il en pense.

Mais pour Marc,  je sais: il se fout complètement du football. 

 

Hervé

 

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11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 12:00

Luc était accompagné ce jour-là de sa belle compagne, Christine, une brune Languedocienne pure souche. Tous deux sont passés à l’heure de l’apéritif, chose convenue entre nous, pour honorer mon invitation à déjeuner. L’idée était aussi qu’ils me présentent leurs vins. Je suppose que je vous barbe déjà en vous infligeant un morceau de ma vie sociale, mais tant pis : vous êtes allé jusque-là, donc continuez !

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Luc Charlier, commentateur de blog, Belge et Vigneron

Il faut savoir que je donne rarement de rendez-vous professionnels chez moi. Sauf si j’ai envie de discuter avec un personnage dont je sens qu’il va m’apprendre un peu de la vie, m’instruire comme on disait jadis. Que voulez-vous, je suis un ours un tantinet snob et par-dessus tout je n’aime pas perdre mon temps. Et puis Luc Charlier, qui nous fait souvent dans ce même blog l’honneur de ses commentaires percutants et éclairés - parfois un peu longuets, mais on lui pardonne car ils sont émis dans un Français toujours brillant -, méritait plus qu’un «Bonjour, comment ça va ? Allez, merci et au revoir, oui, bien sûr, je vous enverrai un commentaire de dégustation».

Luc, donc, est à l’origine un Flamand « élevé en Français », comme il dit, un temps médecin et pharmacien («toubib-vigneron», résume notre Marc Vanhellemont) puis défroqué pour la cause de Bacchus. Devenu par la suite journaliste en Belgique (In Vino Veritas) il décide, en 2005, de finir vigneron dans un improbable trou du Roussillon, au numéro onze de la rue de l’Église, sis à Corneilla-la-Rivière. Le parcours intrigue en même temps qu’il force le respect.

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Luc est attablé, les choses sérieuses vont commencer...

À vrai dire, j’avais fait les choses simplement. Foie gras de canard mis en conserve par Jean-Marc Boyer, talentueux cuisinier de Lastours (sis entre Minervois et Cabardès), chapon au Jurançon d’une fermière installée du côté de Pau chez qui j’avais couché en chambres d’hôtes et dont le nom m’échappe, une bête (le chapon, pas la fermière) que je me suis empressé d’améliorer aux girolles, carottes, pommes de terre, et d’accompagner d’une espèce de mixture au sarrasin, quinoa, oignon haché, basilic. Bref, tel était le menu, bizarre, j’en conviens, mais imposé. Pas de fromages ni de desserts. Si encore j’avais un bon fromager pour voisin, je ne dis pas, mais chez moi c’est comme ça et pas question de discuter. Les premiers puent et je ne prise guère les autres.

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Heureusement j’avais, en l’honneur du Belge, quelques grandes bouteilles. Dans l’ordre de débouchage : Gewurztraminer Furstentum 2006 de Collette Faller et ses filles, moelleux «première trie» Le Mont 1996, Côtes du Roussillon «Vieilles Vignes» 2005 de Gérard Gauby, deux cuvées «La Loute» (voir plus bas) Vin de Pays des Côtes Catalanes 2007 et 2008 de la Coume Majou (le domaine de mon invité, bouteilles livrées par ses soins), Corton Les Maréchaudes 2004 de Capitain-Gagnerot, et pour finir, Porto Noval «over forty years old». Démarré à midi, le repas s’est achevé à l’heure du thé et il restait heureusement un peu de Carignan au fond des flacons de la Coume Majou afin que je puisse les goûter et les commenter 48 heures après leur ouverture en bon journaliste vicieux que je suis.

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Précisons à ce stade que les bouteilles de Carignan sont bouchées vis ce qui devrait garantir au vin une bonne protection. Il convient de dire aussi que la cuvée est rare puisque son tirage ne dépasse guère 600 bouteilles, à condition que Luc Charlier juge que le millésime soit digne d’une mise en avant. Résultat, le vin n’est pas donné : 23,10 € la bouteille. Pourquoi les 10 centimes ? Je l’ignore. Passons. La bouteille est ornée du portrait de «Loute », affectueux surnom donné à la fille de Luc, forcément adorée puisque unique. La couleur de l’étiquette change à chaque nouvelle cuvée, ce qui revient à dire peu souvent, puisque il n’y a pas eu de cuvée en 2005, en 2006, ainsi qu’en 2009. La vigne de Carignan en question a été plantée en 1922, face à la tramontane sur des couches profondes de schistes noirs au sommet de la Coume Maujou (voir photo). Elle n’est plus traitée depuis la venue de son nouveau maître. Les raisins sont éraflés, foulés aux pieds puis pigés pendant les premiers jours de la vinification, remontages régulier et macération sous chapeau de marc pendant 25 jours (pour 2007), puis fermentation malolactique spontanée en hiver et repos sur lies fines jusqu’au printemps avant une mise en bouteilles à la fin de l’année sans collage ni filtration.

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 La parcelle plantée en 1922

Le 2007, robe d’un pourpre foncé et opaque, est prêt à boire, ample, minéral, frais, lisse, juteux. Il n’est plus à la vente. Le 2008, qui vient d’être mis en vente, se livre déjà sans encombre avec enthousiasme sur de belles envolées fruitées (guigne, cassis, mûre sauvage) et toujours cette belle sensation de fraîcheur que l’on souligne en servant le vin à température cave (13 ou 14°). Ce sont des vins joyeux et optimistes que l’on peut boire sur dix ans au moins. Parmi les nombreux plats possibles sur ce vin, Luc Charlier propose le boeuf, le kangourou et l’autruche... Moi, je veux bien, mais j’opte plus volontiers pour un canard de Challans aux cerises dans lequel je verserais un soupçon de vin blanc, j'ai bien dit "blanc" car je ne veux pas un canard noir.

Merci, Christine et Luc, pour cette belle leçon de vie ! J’attends avec impatience la suite de vos aventures vigneronnes. Et que vive le Carignan !

Michel Smith

 


 

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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 10:24

Il fait chaud, il fait soif. Il faut s'hydrater. Mais pourquoi s'hydrater idiots? Hydratons-nous "culturels" et vivons joyeux. Avec toute la modération nécessaire, bien sûr.

Dites, les Cinq, qu'est-ce que vous buvez aujourd'hui? Un petit rosé des familles? Un Muscadet? Un Chasselas de Crépy? Un Cinsault de chez Fadat?

J'attends vos réponses pour inonder notre lectorat de bons conseils.

cappiello33

Hervé Lalau

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Published by les5duvin - dans Vu de Brussels
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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 00:01

Trois sur cinq, c’est une bonne moyenne, trois sur les chemins poussiéreux des Terrasses du Larzac à la recherche de ce Graal qu’est l’émotion vineuse.

 

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On demande où elle est ? On nous l’indique, c’est par là.

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On nous emmène, on nous l’explique, ici en Terrasses du Larzac, vu l’altitude les vins sont plus frais, plus équilibrés, avec un joli fruit. On ne demande qu’à croire, qu’à goûter.

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Hervé hésite

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Puis part à l’ascension du premier palier

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Goûte

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A la plus grande stupeur de Michel

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Jusque tard dans la nuit nous montons, descendons, au gré des passages obscurs et des trouées obliques, nous goûtons encore, certains d’enfin trouver l’illusoire instant de bonheur bachique révélateur d’un équilibre rarement atteint aussi fragile qu’une aile de papillon mais déclencheur d’un maelström sensuel à nul autre pareil.

Circulades Terrasses du Larzac juillet 2010 051

Hervé se jette le premier  à l’eau, puisqu’ici on nous en sert, elle s’appelle la Réserve d’O rouge 2008, on préfère toujours voir les vins au féminin, c’est masculin. Un vin sans ajout de sulfite, pur et gourmand, croquant et droit, puis ça nous plait bien de relancer le débat « Nature ».

Circulades Terrasses du Larzac juillet 2010 045

D’ailleurs, juste à côté, un blanc tout doré offre la suavité de sa maturité accentué par une note oxydative au goût d’abricot, c’est un style, avec sa fraîcheur, sa densité, son minéral, il s’appuie sur un équilibre surprenant, c’est le blanc 2008 du Domaine d’Anglas.

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Quittons ce coin ésotérique pour rejoindre les Plôs, surélévation occitane où siège le Montcalmès au rouge superbe, friand malgré sa densité, sa structure, il ne manque d’aucun charme et nous ensorcelle dès la première gorgée.

 

La Circulades se désescalade, nous en voyons la fin, mais ne soyons pas infidèle à Cal Demoura, mais nous ne resterons que le temps de boire à la santé des éplorées que l’Infidèle rouge 2007 aura troublées autant que nous.

 

La nuit nous attrape et nous engloutit… reste le rêve, reste la mémoire, reste l’écho de nos derniers pas.

 

 

Merci Marie

 

Bye

 

Marc  

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Published by les5duvin - dans Dans le vignoble
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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 00:47

En cette chaude période où l’on songe plus à la plage qu’au bureau, je vous propose un petit quizz bachique en 30 étapes. Je vous préviens, il n’y a rien à gagner. Sauf un beau flacon si vous vous présentez chez moi cet été sur la route de vos vacances... après avoir bien sûr donné les bonnes réponses.

On commence :

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1) À qui appartiennent ces gambettes de vigneron star du Midi ?

 

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2) Quel cépage retrouve-t-on dans ce vin ?

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3) De quel village est ce clocher maudit qui réveille dans les nuits les clients de l’hôtel tout proche ?

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4) De quelle province viticole ce vin est-il issu ?

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5) Quel est le nom de cette excellente journaliste du vin ?

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6) Quel paparazzo a osé photographier ces deux charmantes ambassadrices du Beaujolais ?

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7) Quelle est la marque de cette voiture encore en service dans le vignoble ?

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8) Quelle ville de France peut avoir des rues aussi sales ?

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9) Quel est le nom de ce jeune papa vigneron ?

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10) À qui appartient cette collection de chemises bariolées ?

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11) Quel est le nom de cette plante utilisée par un grand chef de Bordeaux ?

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12) Que font ces ouvriers ?

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13) À qui ressemble ce jeune vigneron ?

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14) Qu’annonce cette « une » de la presse locale ?

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15) Qui est ce vigneron gentleman amateur de cigares ?

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16) Quel port vigneron est censé représenter cette composition ?

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17) Qui peut donner le nom de ce bébé cépage ? 

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18) Le nom de l’appellation, du cépage principal, du vigneron et du domaine ?

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19) Tanger, Jerez, Perpignan ou Menton ?

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20) Qui est ce personnage du vin ?

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21) Le prénom de chacune de ces belles vigneronnes ? 

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22) Qui est ce vigneron Angevin amateur d’eau ?

 

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23) Qui est qui ?

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24) Où sommes nous ?

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25) Le nom de cet illustre sommelier ?

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26) Le nom de cet illustre vigneron ?

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27) Où sont exposés ces fûts ?

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28) De quelle région viennent ces vins ?

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29) Le nom et le lieu  de ce fameux concours international ?

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30) Qui est cet illustre inconnu ?

Les réponses paraîtront un jeudi courant Août ! D'ici là, pour ceux qui partent : bonnes vacances !  

Michel Smith

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Published by les5duvin - dans Le Quiz de la semaine
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