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  • : Cinq passionnés du breuvage de Bacchus parlent du vin sous toutes ses facettes.
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POURQUOI CE BLOG?

Ce blog est né de l'heureux hasard d'une rencontre, en 2010, au Salon des Vins de Loire d'Angers, autour d'un verre de rosé de Bourgueil - celui de Pierre Jacques Druet. Il y avait là cinq "plumitifs" du vin. Le rosé aidant, l'idée a germé de créer un espace commun.
Parce qu'à cinq, on peut aborder plus de thèmes.
Parce qu'on peut débattre.
Parce qu'on peut partager. Des coups de coeur, des coups de gueule, de l'expérience.
Et qu'est-ce que le vin sinon une boisson de partage?
De ces cinq, certains sont déjà des blogueurs confirmés, d'autres non.
Comme il y a les 5 sens, il y  a maintenant les 5 du Vin.

Les 5 du Vin

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QUI SOMMES-NOUS?

David Cobbold (Eccevino) est le plus français des journalistes anglais du vin, ou vice versa. Il a reçu en 2011 le Wine Blog Trophy pour  son blog, More than Just Wine.

Jim Budd, sujet de sa Gracieuse Majesté, est journaliste pour diverses revues britanniques. Amoureux des vins de Loire, il leur consacre un blog, Jim's Loire, primé en 2009 du Wine Blog Trophy.

Hervé Lalau est un journaliste français écrivant pour diverses revues et sites français, belges, suisses et canadiens. Son blog "Chroniques Vineuses" lui a valu le Wine Blog Trophy en 2010.

Michel Smith, PourLeVin, est un journaliste français établi en Roussillon, travaillant pour diverses revues et guides en France. Il s'intitule lui-même "Journaliste en Vins et autres Plats de Résistance".

Marc Vanhellemont est un journaliste belge travaillant pour divers magazines en Belgique et en France. Incontournable, sauf par la face nord.

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The Famous 5

Vous voulez-en savoir plus sur nous? Nos portraits se trouvent en rubrique The Famous 5.

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Jim Budd's photographs are licensed under a Creative Commons Attribution-Noncommercial-No Derivative Works 2.5 UK: Scotland License.
12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 01:58

Il faut à tout prix jeter un coup d’œil, voire deux, sur le site de mon ami vigneron empêcheur de tourner en rond, j’ai nommé l’Angevin sac à vin auteur de grands vins qu’est le sieur Patrick Baudouin ICI

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Patrick est aussi amateur d'eau...

Dans un récent post intitulé « Le Père Cristal et la chaptalisation, 110 ans après, toujours d’actualité », il nous narre l’histoire d’un vigneron un peu naïf qui, en 1896, en compagnie de quelques congénères, avait fondé un « Syndicat de garantie ou association libre de propriétaires viticulteurs pour la garantie de leurs produits contre le sucrage, le mutage, et les falsifications de toute nature des Vins d’Anjou ». Ouf ! Ce syndicat, dont la plupart des adhérents étaient du Layon, a vécu une vie éphémère, comme le narre fort bien Patrick qui en profite pour relancer le débat sur l’ajout de sucre dans les liquoreux. Un scandale bien de chez nous qui ne fait pas honneur à l’intégrité de nos appellations, même les plus prestigieuses, exception faite, sous réserve de me tromper, des Sélections de Grains Nobles d’Alsace, mention ou appellation dont la rigueur devrait servir d’exemple à la terre entière des faiseurs de liquoreux.

À l’heure des vins dits « naturels » qui fleurissent un peu partout ici et là, cette histoire de "sans sucre" me fait penser au "sans soufre" ou, plus justement au « sans soufre ajouté ». Vieux cheval de bataille allez vous me dire... Aucun rapport pensez-vous, sauf que l’on en revient, comme dans les histoires de sucrages, à l’idée toute simple de sauvegarde de la pureté du vin et de sa relation intime avec le terroir dont il est issu. Le vrai naturel, quoi; le seul qui compte à mes yeux. Bon, je ne veux pas relancer le débat puisque, sans être totalement contre le « sans soufre » que d’aucuns qualifient volontiers de « vin naturel », exercice d’équilibriste qu’aucun vigneron, à ma connaissance, n'est capable d'appliquer à chaque millésime sur la totalité de sa récolte, mais je m'égare... je reste persuadé, quitte à me répéter, que l'important est l'intégrité du vin, le vin nu en quelque sorte.

photo_bouteille.jpg

Sur le sujet délicat du "sans soufre", en complément de ce que je dis avec Patrick Baudouin sur le "sans sucre", je veux simplement porter à votre connaissance les conclusions de Christine et Éric Saurel, vignerons biodynamistes ô combien émérites de la Vallée du Rhône, vignerons que j’aime beaucoup pour la qualité et le sérieux de leur travail. Je vous conseille en outre une visite de leur site : http://www.montirius.com/ où vous verrez qu’ils sont aussi en recherche de vendangeurs « motivés » pour les vendanges à venir…

Voici in extenso le texte qu’ils m’ont fait parvenir via leur lettre d’information plus connue in french sous le nom de « news letter » :

"On nous demande souvent si l’on ajoute du SO2 dans nos vins et si oui, combien. Certains pensent en effet que la Bio-Dynamie implique de vinifier sans SO2. C’est inexact. Chez Montirius, nous pensons même que ce serait un tort. Pour deux raisons.

 La première, c’est que le SO2 agit comme un excellent conservateur. Certes, pour les vins dont l’acidité naturelle est importante (par exemple les vins de Champagne, qui ont un PH bas), l’ajout de SO2 se révèle souvent superflu, l’acide tartrique naturellement présent dans le vin le protège de l'oxydation. Mais les vins qui ont une acidité naturelle plus faible – c’est le cas de nos vins Montirius – sont plus sensibles à l'air. Aussi, pour les protéger, certains font le choix d’ajouter de l’acide tartrique. Nous le refusons, considérant que cela change la nature du vin. Nous préférons l’ajout de SO2, qui ne dénature pas le vin. Il favorise en effet la sélection des « bonnes » levures naturelles (sur la pellicule du raisin, on trouve toutes sortes de levures naturelles) qui transformeront le sucre en alcool. Une fois le vin mis en bouteille, l’ajout ponctuel de SO2 permet au vin de continuer à s’élever.

La seconde raison, c’est qu’au moment où vous boirez l’un de nos vins Montirius, le SO2 que nous aurons ponctuellement ajouté au préalable aura la plupart du temps… disparu ! En effet, le laboratoire AOC qui nous suit en analyse et conseil a fait des recherches sur un domaine en biologie de Châteauneuf-du-Pape. Elles montrent qu'après seulement un an de mise en bouteilles le SO2 « libre » (celui qui a été ajouté durant la vinification, à la différence du SO2 combiné dans le vin, le SO2 « total ») chute d'environ 50%. Après 3 ans de mise en bouteilles, le SO2 libre est… nul !

Nous avons fait analyser les vins Montirius par le même Laboratoire et les résultats viennent corroborer ceux obtenus pour le Châteauneuf-du-Pape : 

Vacqueyras rouge Montirius Le Clos 2006 :

Mise en bouteille en 2008 - SO2 libre au 18/07/2008 = 73mg/l

Au 01/07/2010 (début de commercialisation) = 9mg/l (très faible)

Gigondas rouge Montirius Terre des Ainés 2006 :

Mise en bouteille en 2008 - SO2 libre au 08/08/2008 = 69mg/l

Au 01/07/2010 (début de commercialisation) = 6 mg/l (très faible)

En deux ans, le SO2 libre que nous avions ajouté a quasiment disparu. Or nos vins se boivent généralement au minimum 3 ans après leur mise en bouteille. A cette date, il est plus que vraisemblable qu’ils ne contiennent plus aucune trace de SO2 libre".

Voilà qui, à mon humble avis, devrait clore cet incessant, faux et stérile débat sur l'intérêt ou non du sans soufre. Et rendre par la même occasion plus urgent un débat sur le sans sucre. Intéressant, n’est-ce pas ? J'attends vos réactions de pied ferme.

Michel Smith

 

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Published by les5duvin - dans C'est grave - Docteur
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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 00:11

Une fois n'est pas coutume, je duplique un post publié sur mon blog perso. Mais j'ai deux bonnes raisons. Primo, cela concerne un autre des 5, à savoir Jim. Secundo, je n'aurai pas trop d'un deuxième blog pour faire aboutir la démarche, qui a je ne sais quoi de donquichotesque... Mais vous n'avez qu'à en juger vous-même...

Si, comme les chants du même nom, les causes désespérées sont les plus belles… Alors celle-ci est vraiment très belle.

Tourangeau de cœur, notre ami Jim Budd s’intéresse de près à tout ce qui touche sa région d’adoption. Il vient de lever un nouveau lièvre: l’AOC Touraine a le projet (très avancé) de réduire son encépagement, en blanc, au seul sauvignon.

Exit donc, le chenin, pourtant particulièrement adapté à la région (il n’y a qu’a voir les belles bouteilles qu’on produit, en sec comme en doux, à Montlouis et à Vouvray). Idem en rouge, où l’idée est de privilégier le gamay et le côt, sacrifiant le grolleau et le pineau d’Aunis (alias chenin noir) – vous savez, celui qui donne de si jolis vins chez Patrice Colin, en Côtes du Vendômois, à quelques kilomètres de là. Ou même, en AOC Touraine même, chez Thierry Puzelat.

 

Aunis.jpgEt dire qu'à quelques kilomètres, dans les Coteaux du Loir, on fête le pineau d'Aunis!

 

l paraît que ce projet vise à renforcer la cohérence de l’appellation. Voilà que nos vignerons raisonnent comme des marketeurs. Attention, car les marketeurs ne sont pas les payeurs !

 

J’ai vraiment scrupule à donner des leçons aux producteurs.  Qui sommes-nous pour leur dire ce qu’ils doivent faire, nous qui ne vivons pas avec eux, qui ne vivons pas de leur production? C’est à eux de décider où ils veulent aller, en définitive. Mais là, pour Jim comme pour moi, trop is too much. On ne peut quand même pas les laisser se rogner les ailes sans rien faire. Ce serait un cas de non assistance à vignoble en danger.

 

En danger! Comme il y va, le Lalau! Mais je maintiens. Tout miser sur le sauvignon, aujourd’hui, en blanc, alors que la production mondiale est pléthorique, c’est loin d’être avisé. Au moins à long terme.

Que l’AOC Touraine veuille profiter des investissements de communication dégagés par l’Interprofession sur le thème «Loire=sauvignon», pourquoi pas? Mais pas au prix d’hypothéquer l’avenir!

Aujourd’hui, l’Hérault teste l’alvarinho, comme l’Australie le verdelho, ou l'Oregon le Grüner Veltliner. Des cépages locaux jouent à saute frontières. Il faut croire qu'il y a un potentiel. Les consommateurs actuels sont curieux de nouveaux profils aromatiques. Alors, qui peut dire de quels cépages demain sera fait? Pourquoi l’AOC Touraine, au lieu de simplifier son offre, n’essaierait-elle pas de valoriser sa variété, sa différence? Ses atouts, aussi petits soient-ils?

Avec tout le respect qui lui est dû, et pour rester en France (et dans le sauvignon), la Touraine ne sera jamais Sancerre ou Pouilly. Et même ces appellations de renom n’ont pas toujours la tâche facile face aux sauvignons de Nouvelle-Zélande, notamment, sur les grands marchés mondiaux comme le Royaume-Uni. Une question d’exotisme, de prix, de régularité, aussi. Tout devient plus facile quand on bénéficie de gros volumes sous une même marque, et qu'on peut la soutenir. Résultat: les consommateurs de Sa Gracieuse Majesté sont nombreux, aujourd'hui, à penser que "Sauvignon=NZ". Pourquoi pas, s'ils aiment les asperges et le pamplemousse? Je caricature, car les vins des Kiwis ne sont pas tous comme ça. Ce que je veux dire, c'est que la Touraine ne doit pas se tromper de modèle.

En un mot comme en cent, au nom de l’avenir comme au nom de l’histoire (car le pineau d’Aunis et le chenin étaient établis en Touraine bien avant que le sauvignon ne sorte de son fief berrichon), il est urgent de ne rien changer à l’encépagement. Noir ou blanc, pas de racisme, il faut sauver le soldat chenin!

Cela n’empêche en rien le syndicat de l’AOC de mener son autre combat du moment: celui de la délimitation de zones d’excellence, avec la mise en place de deux sous-appellations Touraine-Chenonceaux et Touraine-Oisly. Une démarche que j’approuve, globalement, comme tout ce qui va dans le sens d’une recherche d’identité.

 

L’INAO aurait-elle lié les deux projets? Est-ce qu’il monnaye son soutien aux deux sous-appellations, en demandant en échange une « normalisation » de l’encépagement? Cela s’est vu ailleurs – c’est ce qui vaut à notre cher carignan d’avoir disparu de certaines zones du Languedoc. Et c’est bien dommage, n’est-ce pas, Michel Smith?

 

Si c’est l’explication, alors raison de plus, pour les vignerons, de refuser ce «deal» qui leur est imposé. Mais s’en rendent-ils compte? Et qui dira à l’INAO qu’imposer le sauvignon en Touraine au nom du fameux "lien au terroir" est une escroquerie intellectuelle, au plan historique?

Bref, Jim et moi demandons donc au président de l’AOC, Alain Godeau, qui est un homme de bon sens et de bonne foi, de maintenir l’encépagement actuel… tout en menant à bien ses autres, excellentes réformes!

Je n’ai pas beaucoup d’illusion sur le poids de notre intervention – des journaleux comme nous n’ont pas voix au chapitre, nous sommes les Mouches du Coche, et je ne parle pas de Coche-Dury.

Mais vous, amis internautes, pouvez peut-être faire la différence. Si vous partagez notre analyse, si vous voulez aider à maintenir la vino-diversité de ce vignoble qui nous charme, justement, par sa variété, vous avez deux solutions.

Soit écrire un petit courriel, directement à l’attention de M. Godeau, à l’adresse suivante: syndicat.aoc.touraine@wanadoo.fr

Soit, et c'est encore plus facile (tant de mails se perdent), déposer un commentaire de soutien sur ce blog – nous transmettrons.

Amis du web, le temps n’est-il pas venu de tester le prétendu pouvoir de la blogosphère?

Quoi que vous décidiez, merci de votre attention. C’est sans doute aussi au travers d’actions comme celles-ci que ce blog peut trouver son utilité, voire la justification du nombre d’heures que j’y consacre…

Hervé Lalau

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Published by les5duvin - dans Vu de Touraine
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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 00:04

Paritys.jpg

Here we have a nicely sombre short with just a splash of colour. Just as one shouldn’t wear perfumes and aftershaves to tasting, it is also important not to wear shirts with such bright colours that they are a distraction to others. These birds fit the bill perfectly – enough to provide interest without unwanted distraction.

Views-copy.jpg

We spent the weekend in northen Lozère enjoying some spectacular scenery in this little populated department. With an average altitude over 1000 metres, the highest average of any French department, there are no vines as it is too cold and the growing season too short. Other crops are late to ripen. The fields of wheat are still awaiting the arrival of the combine harvester, whereas further north in the flatter parts of France the harvest is long over.

 

Javolss-copy.jpgJavols today 

 JavolsRomans.jpg

Excavating the Roman remains

Late Saturday morning we visited the small village of Javols – hidden away in the countryside not far to the east of Aumont-Aubrac. Not a name many will know, I suspect, part from those with a keen interest in the Roman occupation of Gaul. Starting from the rule of Emperor Augustus in the first century AD and continuing for the next century or so, Javols was the capital of this part of Gaul. Remains of an extensive Roman city have been found. Called Anderitum, the city covered 45 hectares. As well as being a junction for routes heading east-west from the Rhône Valley and north-south from Clermont-Ferrand to the Mediterranean. There were also hot springs there – always an attraction for the Romans.  


RomanGuard-Javolss-copy.jpg

Amongst the many crafts and commerce in the city, there were coopers making barrels. Presumably for transporting wine, although I don’t think that even in Roman times there were any local vines.

After two centuries in the limelight, Auderitum lost influence to Mende and gradually sank back into obscurity. It is strange to visit Javols today and imagine that this small, sleepy village was once the most important city in this part of Roman Gaul.

We spent the weekend at Le Hostellerie du Villard, near to the medieval village of Le Malzieu. We ate well – very much home cooking – and also drank a few attractive bottles, although the wine prices tended to be rather steep.

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Last night for dinner we tried the deep coloured, slightly tarry 2009 Domaine de Bois-Mayaud, Saint-Nicolas-de-Bourgueil. Not the greatest Saint-Nicolas but showed what a good vintage 2009 is for Loire reds. 

Jim

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Published by les5duvin - dans Un peu d'histoire
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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 00:09

« C’est l’évènement de l’été ! » a déclaré à France Bleue South of France le fils adultérin du grand philosophe audois Jean-Baptiste Botul et BHL a surenchéri dans le Bulletin des Anciens Entartés « C’est le millésime du siècle ! » Tout le monde en parle, même Périco Légasse, c’est tout dire. Bref, ne pas en être relève au mieux de la faute de goût, au pire des regrets éternels.

 

Alors, pour les retardataires, les étourdis, les vacanciers de retour de vacances, je vous donne en une seule page : le règlement et la fabuleuse liste des lots de ce Grand Concours de l’Été.  

 

Wine News N°75 : Le règlement du GRAND CONCOURS de l'Été http://www.berthomeau.com/pages/N75_Le_reglement_du_GRAND_CONCOURS_de_LEte--3478297.html

 

Wine News N°76 : Les Lots du GRAND CONCOURS de l'Été: http://www.berthomeau.com/pages/N76_Les_Lots_du_GRAND_CONCOURS_de_lEte--3478310.html  

 

Et, bien sûr, les 5 premières Questions :

 

1-       Ne vous prenez pas le cigare répondez à la 1ière Question du Grand Concours de l’été http://www.berthomeau.com/article-ne-vous-prenez-pas-le-cigare-repondez-a-la-1iere-question-du-grand-concours-de-l-ete-54348609.html

2-      « Beth s'envoyait en l'air avec un oenologue plein aux as » l’énigme de la 2ième Question du Grand concours de l’été. http://www.berthomeau.com/article-ne-vous-prenez-pas-le-cigare-repondez-a-la-1iere-question-du-grand-concours-de-l-ete-54350638.html

3-      C’était le genre de chose que l’on attendait de lui, un gros vin poussif et pompeux, la 3ième Question du Grand concours de l’été vanne sec ! http://www.berthomeau.com/article-c-etait-le-genre-de-chose-que-l-on-attendait-de-lui-un-gros-vin-poussif-et-pompeux-la-3ieme-question-du-grand-concours-de-l-ete-vanne-sec-54351648.html

4-      « Une seule qualité, la première », telle est ma devise depuis le premier jour. Honneur aux femmes pour la 4ième Question du Grand concours de l’été http://www.berthomeau.com/article-une-seule-qualite-la-premiere-telle-est-ma-devise-depuis-le-premier-jour-honneur-aux-femmes-pour-la-4ieme-question-du-grand-concours-de-l-ete-54352448.html

5-       Qui c’est qui a acheté la pièce de charité Pommard 1er Cru «Dames de la charité » ? La 5ième question du Grand concours de l'été est bourguignonne     http://www.berthomeau.com/article-qui-c-est-qui-a-achete-la-piece-de-charite-pommard-1er-cru-dames-de-la-charite-la-5ieme-question-est-bourguignonne-54354130.html

 

 

Bonne pioche, à vos mulots et à la semaine prochaine dans le monde fabuleux du Grand Concours de l’été de www.berthomeau.com

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 12:02

Au prime abord, cela peut paraître banal. Un gars, une fille, en l’occurrence Christine et Nicolas Dornier. Confortablement installés dans leur vie de tous les jours, tous deux œnologues rattachés à un éminent cabinet perpignanais, ils se mettent en tête un beau jour d’avoir leur propre vignoble. Jusque-là, rien d’anormal. Des œnologues qui veulent prouver leur attachement à la terre, on en rencontre pas mal dans nos pérégrinations journalistiques. Mais voilà, ces deux-là ont quelque chose de touchant. D’abord, ils ont baptisé leur domaine schisteux de 21ha aux abords de Maury, sans cesse surveillé par l’ombre ruinée de Quéribus, d’un nom qui résume peut-être toute leur histoire. Le Clos des Vins d’Amour, c’est son nom VOIR ICI, a été créé en 2004 et il est désormais exploité en famille puisque Christophe, le frère des Nicolas, a rejoint l’exploitation avec son épouse, Laurence. Le grenache noir, présent à 70% sur le domaine, donne un Maury déjà fort apprécié tandis que les Côtes du Roussillon Villages et autres Vins de Pays des Côtes Catalanes se forgent une belle réputation.

 Clos-Amour-26.jpg

De gauche à droite : Christophe, Laurence, Christine et Nicolas Dornier

Vous vous en doutez, c’est un Carignan pour l’heure confidentiel (environ 3.000 quilles, comme on redit de nos jours pour faire branché) qui a retenu mon attention. Planté sur 4 ha, il entre d’habitude pour une bonne part dans l’une des cuvées des Dornier vinifiée en macération carbonique en compagnie des grenaches. «Pour faire court, nous sommes tombés sur une cuve de carignan qui aurait dû être associée au grenache. Nous avons trouvé ce vin génial et avons décidé de le vinifier à part. Si les clients adhèrent, c’est sûr, on va continuer…», me déclare Nicolas en me livrant, tout fiérot, son Vin de France à 6,90 € départ cave.

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Le Carignan de l'amour avec mes petits lutins qui font la sieste...

Baptisé «Carignan en Famille» - les trois fils Dornier donnent volontiers un coup de main à la vigne -, simple dès l’approche, équilibré, armé d’un texture douce et d’une longueur en bouche conséquente, c’est un vin moderne, l’exemple type du Carignan de plaisir, facile à boire, tout en restant frais et élégant. Je l’ai goûté au sortir du frigo, dans un large verre, en compagnie de petits maquereaux poêlés sur le ventre avec des lardons, des oignons et des tomates. C’était délicieux ! Allez viens, Simone. Y'a trop de vent à la plage. Monte dans la bagnole, on file à Maury!

Michel Smith

 

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 10:33
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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 11:00

Beaucoup de jazz cet été dans les vignobles.

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Le trente troisième JIM (Jazz in Marciac) en plein terroir des Vignerons de Plaimont, dont les vins sont présents depuis les premiers concerts avec les volontaires vignerons pour les servir en tabler bleu, chemisette blanche et béret bien enfoncé sur le crâne, constitue certainement le pic de la saison. Bien sûr, je n'ai pas vu tous les concerts, seulement ceux du début. Le pianiste Israélien Yaron Herman et son trio on fait sensation, tandis que blonde Diana Krall, mal fagotée dans une robe enrubannée et trop serrée a fortement déçu son public au point que nombreux étaient ceux qui partirent avant la fin. Succès indéniable en revanche pour le fougueux Roy Hargrove passant du bebop au funk avec un break génial de plusieurs standards années 50/60 interprétés par la craquante et talentueuse ritale, Roberta Gambarini VOIR aux formes aussi généreuses que sa voix est percutante, au point, parfois, de faire penser à celle d'Ella.

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Roberta d'abord... (d'amore ???)

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Liz, ensuite...

Autre lieu, Jeudi dernier : Narbonne, berceau de la vigne en France, célèbre pour sa cathédrale et son marché couvert où les bistrots ne manquent pas. Cela se passait dans la Clape au sein du Château L'Hospitalet où le maître des lieux - et de cérémonie - invitait son monde de journalistes, importateurs, vendeurs de la grande distribution et stars locales. La chanteuse Liz McComb a séduit un public plus restreint mais tout aussi connaisseur avec une reprise des grands thèmes du gospel.

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Gérard Bertrand et son épouse, Ingrid

Allez, un peu plus de Roy Hargrove, capté ici se promenant avec sa trompette dans les travées de Marciac. Et en écoute avec à peu près les mêmes musiciens, pianiste excepté, que ceux du JIM. 

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Spectateur attentif à L'Hospitalet, l'ami David Cobbold

Bonnes vacances !

Michel Smith

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 00:06

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Entre Roaix et Rasteau, perdu dans les collines, gît le Domaine des Escaravailles. C’est toujours un bonheur de s’y rendre, quoique que c’est un peu dur à trouver.

Gilles Ferran nous accueille avec le sourire et la furieuse envie de faire déguster ses derniers nés. Sur le bar du minuscule chai de dégustation s’alignent les 2009 qu’il a sur Rasteau, Cairanne, Roaix et même Plan de Dieu qu’il partage avec Philippe Cambie qui le conseille.

Travaux de vacances juillet 2010 198 

Un blanc pour se faire la bouche, Galopine 2009 un Rasteau tout doré (pas du doré ! Gilles en fait et du bon, ce qui est rare !) minéral, droit et gras, fait de Roussanne, Marsanne et Viognier.

 

Mais c’est son Rasteau classique, l’entrée de gamme 2009, déjà en bouteille qui émerveille. Rubis cramoisi, il offre un fruit noir bien concentré, une bouche fraîche et croquante, une élégance fruitée bien née que l’élevage en cuve dégage de toute entrave. Voilà un vin qui dès aujourd’hui se boit sans souci, sans effort, qu’on peu qualifier de dangereux parce que trop bon pour le laisser jusqu’au lendemain.

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Viennent Les Antimagnes Rasteau vieilles vignes (Grenache 80%, Syrah 20%) très épicé, très fruits noirs avec bien serrés des tanins aux grains très fins, heureusement, sans cette dentelle délicatement ourlée, il serait austère et resterait dans le verre.

Restons à Rasteau avec le très brut de cuve La Ponce, un 100% Grenache qui frisote encore de carbonique, rebondit de minéral et se resserre autour des épices et des tanins, on en a plein la bouche, c’est du costaud.

Travaux de vacances juillet 2010 203

Héritage 1924, c’est la date de plantation des vignes de Grenache qui le composent, des vignes en gobelet forcément, un vin de cuve béton, c’est comme ça que les vieux Grenache s’expriment le mieux, du moins dès qu’ils s’expriment, ici tout est en potentiel… et de la profondeur, il y en a !

 

Côté Cairanne, Le Ventabrun 2009 en bouteille, floral, très bien équilibré qui offre une palette riche aux évocations de cacao, de fraise noire, de Cayenne et de violette. Le tanin au galbe élégant lui ouvre les porte du palais où il installe son fruit, son âme cristalline, sa gracieuse amertume teintée de réglisse. Fait de Grenache à 70%, il se complète de 20% de Syrah et 10% de Carignan tous ramassés et vinifiés en même temps. L’exposition nordique de la parcelle génère une fraîcheur encore accentuée par l’altitude qui va de 150 à 200 mètres.

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La Boutine est un Cairanne 100% Grenache, floral, épicé, il a du souffle et du jus, une élégance qui n’a d’égal que la puissance de La Ponce.

 

Enfin, Calendal 2009 Plan de Dieu bien plus concentré que le millésime précédent, le fruit extrêmement gourmand a cédé la place à une rectitude qui s’assouplira quelque peu à la mise.

 

Voilà de très beaux 2009 qui font plaisir à déguster et montrent le potentiel du millésime, année pourtant pas facile, les fermentations ont eu souvent de la peine à se terminer.

J’oubliais, pour ceux qui ne seraient pas encore au courant, Rasteau est depuis peu un Cru du Rhône. Qui sera le suivant ? Cairanne, voire Massif d’Uchaux ? Et qui va devenir leader des Villages avec nom communal ? Sablet, Séguret ? Ouvrons les paris…

 

Bye

 

Marc  

 

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Published by les5duvin - dans Dans le vignoble
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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 00:04

Vendredi dernier, une bande de vignerons est venue me voir à deux pas du Centre du Monde si cher à Dali. Oh, ils n’étaient pas nombreux. Une demie douzaine de filles et de gars rassemblés par un solide gaillard de Fitou dont les vins commencent à faire parler d’eux. J’adore ce genre d’initiatives qui part d’une idée simple, celle de se faire connaître au culot sans passer par les réseaux habituels, les attachés de presse, les syndicats, les comités. C’est économique, sincère, efficace et cela permet de nouer des contacts pour l’avenir. En bonne intelligence, donc, le sieur Laurent Meynadier (c’est lui qui est à l’origine de cette visite), vigneron de son état, a rassemblé avec son épouse Marie (ICI) quelques copains, collègues et voisins qui, eux aussi, n’ont pas froid aux yeux.

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Non contents d’accepter mon invitation de venir boire l’apéro chez moi, ils m’ont fait la surprise de m’inviter à dîner dans mon restaurant favori, le Garianne, encore plus près de la gare. Il y avait un jeune de 20 ans, Maxime, représentant de la famille Coteill avec deux millésimes de Fitou, la plus ancienne (1948) appellation rouge du Languedoc. Leur Domaine La Garrigo (ICI), un peu plus de 3 ha au-dessus du Château d’Aguilar, ruine Cathare que les amateurs connaissent, est le plus petit de l’appellation et par la même occasion l’un des plus élevés (380 m d’altitude). Il y avait aussi un couple adorable, la blonde Carolyn et le brun Nikolaus, déjà encensé dans mon épisode n° 3 de Carignan Story (LIRE ICI) pour leur désormais fameux « Roi des Lézards », un Carignan d’exception. Un autre couple, toujours dans le même secteur de Fitou, mais vinifiant aussi en Corbières et en vins de pays, était de la partie : Pierre et Mireille Mann, Alsaciens récemment installés au Mas des Caprices (ICI). Mais seule la blonde Mireille a pu se déplacer laissant la garde des enfants à son mari. Telle va la vie dans le vignoble moderne !

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Tous les vins présentés étaient excellents, précis, sans défauts. Seuls quelques «bruts de cuve» laissaient à désirer, mais cela est normal, surtout avec la chaleur ambiante de ce vendredi de fin juillet. Vous trouverez ci-dessous mes commentaires un peu décousus car notés sur un bout de papier entre deux plats. N’hésitez pas, si vous êtes en vacances dans le coin à aller leur rendre visite. Leurs domaines sont tous à proximité de la mer et ce sont des gens authentiques, comme je les aime.

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-IGP Aude 2009 « GrisGris » Mas des Caprices. Un superbe blanc de grenache gris avec un petit coquillage en guise de grigri. Large, frais et sec, à boire à l’apéro ou sur des grillades de poisson.

-Vin de Pays des Côtes Catalanes 2008 « Cool Moon » Domaine Les Enfants Sauvages. Une mise en scène réussie des deux grenaches (blancs et gris) élevés en barriques remarquablement adapté à la cuisine épicée.

-IGP Aude 2009 «RAS» Mas des Garriques. Très efficace petit rouge d’été rassemblant les jeunes vignes du domaine. Dense et fruité.

-Fitou 2007 «Le Lien des Saisons», Domaine La Garrigo. Aucune puissance excessive en dépit de la dominante grenache noir (60 %, le reste en syrah et carignan), beaux tannins, jolie texture, fruit intacte, fraîcheur aussi. Le 2005 est encore plus épanoui, plus majestueux.

-Fitou 2009 «Oufti !» Mas des Caprices. Très grenache noir, souple, facile, gai et chaleureux.
-Vin de Pays des Côtes Catalanes 2007 « Le Roi des Lézards ». Carignan en diable, amplitude, puissance, complexité, élégance naturelle.

-Fitou 2008 «La Tina», Château Champs des Sœurs. Aux deux tiers composé de carignans non éraflés, c’est très frais, dense, profond et plein de peps. Connus pour leur cuvée «Bel Amant», les Meynadier nous préparent une nouvelle cuvée « Retour aux Sources » 2009 du tonnerre: il s’agit d’un assemblage au tiers de grenache, syrah et carignan, tous plantés sur schistes.

-Vin de Table 2007 «Lady M», Château Champs des Sœurs. Tout simplement superbe, marqué par un beau botrytis (80 %), ce vin blanc "issu de raisins passerillés" est d’un équilibre parfait (150 g de sucres).

Michel Smith

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Published by les5duvin - dans En goguette
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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 00:05

Je ne résiste pas au plaisir de vous narrer une petite anecdote issue de mon blog perso (http://hlalau.skynetblogs.be), excusez la pub, mais c'est pour la bonne cause. Quelle n'a pas été ma surprise, jeudi dernier, d'y lire un commentaire en réponse à un post d'avril 2008 (!!!) concernant l'AOP Jambon de Parme. Ma première réaction fut de me dire que mon commentateur avait pris le temps de la réflexion, mais qu'il n'était jamais trop tard pour bien faire. Puis j'ai lu sa prose:

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Aucun rapport avec la choucroute, comme disait ma grand-mère.

Mais combien illustratif de l'attractivité de mon blog et de la diversité de son lectorat...

Quoi qu'il en soit, les voies du spam sont bien impénétrables.

Hervé Lalau

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Published by les5duvin - dans Rubrique destroy
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