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  • : Cinq passionnés du breuvage de Bacchus parlent du vin sous toutes ses facettes.
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POURQUOI CE BLOG?

Ce blog est né de l'heureux hasard d'une rencontre, en 2010, au Salon des Vins de Loire d'Angers, autour d'un verre de rosé de Bourgueil - celui de Pierre Jacques Druet. Il y avait là cinq "plumitifs" du vin. Le rosé aidant, l'idée a germé de créer un espace commun.
Parce qu'à cinq, on peut aborder plus de thèmes.
Parce qu'on peut débattre.
Parce qu'on peut partager. Des coups de coeur, des coups de gueule, de l'expérience.
Et qu'est-ce que le vin sinon une boisson de partage?
De ces cinq, certains sont déjà des blogueurs confirmés, d'autres non.
Comme il y a les 5 sens, il y  a maintenant les 5 du Vin.

Les 5 du Vin

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QUI SOMMES-NOUS?

David Cobbold (Eccevino) est le plus français des journalistes anglais du vin, ou vice versa. Il a reçu en 2011 le Wine Blog Trophy pour  son blog, More than Just Wine.

Jim Budd, sujet de sa Gracieuse Majesté, est journaliste pour diverses revues britanniques. Amoureux des vins de Loire, il leur consacre un blog, Jim's Loire, primé en 2009 du Wine Blog Trophy.

Hervé Lalau est un journaliste français écrivant pour diverses revues et sites français, belges, suisses et canadiens. Son blog "Chroniques Vineuses" lui a valu le Wine Blog Trophy en 2010.

Michel Smith, PourLeVin, est un journaliste français établi en Roussillon, travaillant pour diverses revues et guides en France. Il s'intitule lui-même "Journaliste en Vins et autres Plats de Résistance".

Marc Vanhellemont est un journaliste belge travaillant pour divers magazines en Belgique et en France. Incontournable, sauf par la face nord.

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The Famous 5

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Jim Budd's photographs are licensed under a Creative Commons Attribution-Noncommercial-No Derivative Works 2.5 UK: Scotland License.
18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 00:03

Cette année, ça commence par ça. Et aussi par ça. Et moi j’aime. J'aime sans aucune honte. D’autres détestent. Le pire, c’est qu’ils ont le droit… Mais moi, en amoureux du Beaujolais, leur réaction me navre.

 278_____beaujolais-2010_243.jpg

On va dire que j’extrapole, que je suis vieux jeu, facho, réac et tout ce qui va avec. Mais si j’ai parfois envie de taper du poing sur la table, c’est parce que des gens tentent de troubler la fiesta beaujolaise. Il règne ces jours-ci une drôle d’ambiance sur le Net. Comme chaque année, à l’approche du deadline Beaujolais Nouveau, il est de bon ton de se moquer, de relancer ce débat d’un autre âge qui consiste d’abord à dire que le Beaujolais Nouveau n’est pas un vrai vin, que c’est un gadget, un ersatz de jus de raisin, qu’il est archi trafiqué, sucré, acidifié, parfumé à la sauce chimique, qu’il pue la banane et la violette, qu’il est tantôt cerise tantôt framboise et, last but not the least, qu’il porte atteinte à l’existence même du Beaujolais et du Beaujolais Villages, sans oublier les crus, appellations d’origines protégées que les puristes – et ils n’ont pas tout à fait tort – ne jurent bonnes et goûtables qu’après Pâques.

 beaujolais-nouveau-avec-L-1.jpeg

Dernières piques à l’égard de mon beaujolpif chéri, il semble tout à fait logique à certains aboyeurs de décrier Inter Beaujolais l’organisme mis en place par les vignerons eux-mêmes, mais aussi par les coopératives et les négociants pour aider l’ensemble de la région à se sortir au mieux du marasme économique qu’elle traverse depuis longtemps. Je ne connais plus les responsables d’Inter Beaujolais (l’Union Interprofessionnelle des Vins du Beaujolais) et, depuis que j’ai pris un peu de recul, je n’ai plus de réels rapports avec ces messieurs dames du Boulevard Vermorel à Villefrance-sur-Saône. Qu’il y ait parmi eux quelques personnages sans grande valeur, c’est probable. Qu’il y ait des opérations contestables, cela se peut aussi. Mais de là à mettre tout le monde dans le même sac et à couvrir d’opprobre cet organisme, je ne suis plus d’accord. L'autre aspect des choses qui m'énerve au plus haut point c'est de crier à tout va pi que pende sur le négoce. Que voulez vous, j'aime aussi les vins de Duboeuf, de Mommessin ou de Fessy et je considère qu'en disant cela je ne commets pas une faute de goût.

 degustation-beaujolais.png

Il suffit de considérer les difficultés que rencontre à l’heure actuelle la quasi-totalité des appellations viticoles françaises pour comprendre qu’il est impératif désormais de se serrer les coudes, d’encourager et de soutenir le travail des organismes fédérateurs pour gérer au mieux le marché, la communication, la promotion et l’administration. Rendez-vous compte, les méchants snipers qui sévissent actuellement sur la toile, certains issus des rangs vignerons (quelle honte !), sont les premiers à démolir le travail fait pour accompagner la sortie du Beaujolais nouveau, le seul événement qui fait rentrer un peu d'argent dans le vignoble. Par-dessus tout, les démolisseurs détestent cette guillerette chansonnette qui sert aujourd’hui de jingle à la campagne de pub sur les chaînes de radio. Rendez-vous compte, ils ont même osé une sonnerie spéciale pour Iphone !

sine-hebdo-11.jpg

Et alors ? Pourquoi ne pas communiquer de manière joyeuse sur le Beaujolais Nouveau ? Pourquoi ne pas inventer une rengaine festive pour accompagner un vin qui l’est tout autant ? Pourquoi ne pas être fier d’un vin qui a connu le succès dans toutes les capitales du monde au point que l'on organisait des courses pour le faire venir chaque année ? Les vrais ringards dans cette histoire ce sont à mes yeux les critiques toujours aussi sectaires qui sévissent de plus en plus et qui se croient tout permis pour imposer leur style de vin tout en dénigrant les autres.

Alors, basta ! Peu importe les critiques. Moi, aujourd’hui, j’ai rendez-vous avec mon Beaujolais Nouveau. Et vous aussi avec le vôtre j’espère ? Allons-y ! C'est une manière comme une autre de lutter contre la connerie ambiante.

Michel Smith

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 00:18

Cette semaine, je joue à l'extérieur. Je suis juré au concours de Séville, pour la troisième année consécutive. Bref, je suis d'humeur folâtre, comme l'âne prêt à sauter... la barrière.

Pas question de vous abandonner, cependant. Je vous laisse un petit pensum; quelques idées en vrac à commenter.

Nous autres journaleux aimons en général les choses simples, les oppositions bien nettes, les paradoxes qui font de bons papiers bien léchés. Amis bloggeurs, si vous voulez vous pousser du col, briller en société, voici quelques phrases clefs. Sortez les au bon moment et en bonne compagnie, et vous ferez votre petit effet (attention, il y en a même qui sont vraies):

"La vigne doit souffrir" (ach so,comme on dit dans le SM, les coups et les douleurs, ça ne se discute pas). Quand ce qui sort de la grappe n'est plus liquide, voyez quand même un spécialiste.

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Soufrez, mais en silence!

"Le rendement, c'est pas bien (sauf en Champagne et en Alsace, là, ils ont une dispense). La preuve par l'exemple: Coume Majou ."

"Parker a fait un pacte avec le diable et la tonnellerie". Mais côté stylos, Parker, c'est bien.

"Un bon vin se fait d'abord dans la vigne" (ben oui, des fois qu'il y en ait qui commencent par la vinif et qui récoltent après).

"L'AOP, c'est le lien au terroir" (ne parlez surtout pas de terroir-caisse, ça fait mauvais genre) .

"Le bio, c'est bon" (attention quand même au bio spécial GD,  on peut craindre des rabais sur les normes).

"Mon vigneron dynamise toujours sa corne de brume avant de la piler".

"Si vous soufrez, faites le discrètement et en silence".

"Tu aimes la nature? Tu n'es pas rancunier. Tu aimes les vins nature? Ca s'arrose!".

Attention quand même aux généralisations abusives...

Dans le même ordre d'idées, voici une petite annonce reçue ces jours-ci: "Néo-vigneron vend vigne très souffrante; peu conduite, mais en bio (plus d'argent pour les traitements depuis 5 ans), terroir de cailloux, rendements très bas (un dé à coudre par cep), vinification non interventionniste, garantie sans soufre. Pas d'élevage en bois (barriques trop chères). Par dessus le marché, lot de vinaigre nature à céder". 

Bon, à vous de jouer, je ramasse les copies mercredi prochain. Et pas de mots d'excuse, sinon, c'est interro écrite sur les cépages et la vinification au Nagorny-Karabach (à ordures).

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 00:35

Terra, Voie Lactée, 27-10-2010 (année standard),

Chers amis du vin, mes frères galactiques,

Je soumets à votre sagacité ce message énigmatique (et tac) déposé  sur mon blog voici 5 jours galactiques, en réponse à un post plutôt anodin sur les premiers labels français d'oenotourisme (je n'ai pas changé une virgule).

"C’est une franc qui restent pour que l’excellent atout deviendront vin ...
Signé : décuvons les fabricants d’inox".

Trou-noir.jpegLike black holes in the sky

Je comprends les mots, mais ou bien c'est mon hémisphère gauche qui me joue des tours, ou bien alors, Einstein avait raison, il y a des univers parallèles où l'homme peut exister, mais "sous-la-même-forme-pas-tout-à-fait", comme dirait Maître Yoda.

J'aime à croire qu'on y fait aussi du vin, même si ce n'est pas avec du raisin. Car ce qui plus probable est, c'est qu'on y fait du raisin à partir de vin. 

J'y répond au doux nom d'Evreh Laula, et Luc Charlier à celui de Cul Lierchar. Ce qui pas si mal ne lui va, au vu de son goût pour les chansons lestes.

J'attends avec impatience d'autres messages en provenance de cet univers légèrement décalé, qui, apparemment, ne communique avec le nôtre que via le cadre "commentaires" de mon blog. Au départ, la probabilité pour que cette fenêtre espace-temps s'ouvre là était infinitésimale;  genre chiure de mouche sur la partition perforée du grand horloger, qui, selon certains esprits mesquins, n'existe pas. Et forcément, ça réduit encore  les probas. Mais c'était sans compter sur la formidable attraction générée par mon blog, au moins de l'autre côté du vortex.

Un peu à l'image d'un trou noir. L'anti-matière. Sous le poids de l'intérêt des thèmes abordés et de la formidable rhétorique déployée sur mon blog, l'espace et le temps se contractent, attirant tout sur leur passage.  "Now there's a look in your eyes, like black holes in the sky..." Pas vrai, Syd?

J'ai pensé prendre contact avec la NASA, mais je présume que le réseau Echelon, à qui rien n'échappe, même pas à Corneilla, a déjà ce message transféré à de droit qui.

En attendant nouvelles frèches, vous serais reconnaissant participer au décryptage, éventuellement imbibé de breuvage favorisant synapsique ouverture. Possiblement carignan will do, Jim.

Bon, ce n'est peut-être pas le post le plus intéressant que j'ai jamais écrit,  ni même le plus captivant parmi tous ceux déposés par les 5, mais si  je ne  me dévoue pas pour vous initier à la physique quantique (et toc), qui le fera?

Hervé

 
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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 00:31

Lettre ouverte au directeur de la communication de Mamie-Ecrase-Les Prouts (Service Foire aux vins)

Monsieur le Directeur,

Je suis actuellement en poste au Cirque de Bruxelles Nord où je tiens le rôle d’ours trapéziste (le lundi), de femme tronc (le mardi), de contortionniste (le mercredi) et de cuisinier (les autres jours de la semaine). Fonctions dans lesquelles, je tiens à le dire, je donne toute satisfaction.
Ceci, pour vous donner un aperçu de la souplesse de ma constitution, de la versatilité de mes talents et de ma grande habitude de la médiatisation.

J'ajoute que je suis diplômé de l'Ecole maternelle de Dégustation du Zoo de Berne (niveau fondamental).

Attiré par le challenge et les opportunités de la grande distribution, beaucoup plus que par l'argent, et désireux donner à ma carrière une nouvelle expansion, j’ai l’honneur de vous faire offre de services dans le cadre de votre prochaine foire aux vins.
Il me semble avoir le profil idéal pour animer vos dégustations, commenter les vins et prêter mon visage à vos prospectus.

Ne doutant pas que nous parvenions à trouver un accord satisfaisant, tant au plan financier qu'au plan du miel, et dans l’attente de vos nouvelles, je vous laisse mes coordonnées email: ours-bruno@circus.be


Bien à vous

L'Ours Bruno (alias Hervé)

PS. Afin de pouvoir démarrer tout de suite, je me permet de vous soumettre un canevas de commentaire de vin: "Issus des meilleurs cépages, ce vin est moyennement bon. Il est fruité mais sans excès. Il est moyennement savoureux avec un fromage à pâte moyennement dure".

PS. Vous voudrez bien excuser les éventuelles ffautes de ffrappe, due sà la largeurs de mes papattes.

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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 07:21

Voulez vous encore du Belge ?

CentBout

J'ai surpris l'autre soir du côté de Hyères un envoyé spécial connu ici sous le nom de Vanhellemont qui paraissait plus intéressé par le chapeau d'une attachée de presse fort connue dans le Landerneau du vin que par la production locale de banons de Provence.

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Marc Vanhellemont refait le monde avec Christine Ontivéro

Petit clin d'oeil indirect aux Vignerons du Var qui nous avaient rassemblés pour une belle fête autour du vin. Certes, ils ne sont pas les plus malheureux de France - le rosé fait toujours un tabac -, mais ils ont tout de même beaucoup souffert des intempéries récentes. Ils se redressent avec courage. Avec les beaux jours qui reviennent,  j'ai une pensée pour eux, comme vous,  j'en suis sûr.

Bel été !

Michel Smith

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 00:00

Le mélodrame de l’équipe française de football (ou ce qui en tient lieu) me fait penser à certains phénomènes observés dans le monde du vin.


Aujourd’hui, on parle plus du statut des joueurs, de leurs droits, de leurs devoirs, de leur langage que de leur comportement sur le terrain. D’aucuns enfoncent les joueurs de l’équipe de France, d’autres les plaignent. Tel n’est pas mon propos.

Combien de fois ai-je observé que les commentateurs vineux s’attachaient plus au statut d’un château ou de son producteur, de sa philosophie, qu’à la qualité de son travail? Que la mode et l’image l’emportaient sur le vin. Le "faire genre", comme dit Jacques Berthomeau.

Je pense notamment aux vins si chers et si renommés qu'on ne les voit jamais dans les dégustations, ce qui n'empêche pas les guides ou les critiques de les encenser... Parce qu'ils n'ont plus rien à prouver? Parce qu'ils sont les "cadres" du vin, comme ces "cadres" de l'équipe de France qui dictent au sélectionneur la composition de l'équipe (pauvre Gourcuff, ce n'est pas toujours facile d'être beau gosse et Breton...).

Tout ça n’est pas très "sportif".

L'arrogance de nos joueurs de foot n'a d'égale que celle de quelques uns de nos grands crus qui croient "faire le marché" (avec sans doute un peu moins de vulgarité, je vous l'accorde). C'est peut-être pour ça qu'aux Etats-Unis, actuellement,  les marchands de vin snobent bon nombre de grands noms proposés en primeurs, au grand dépit des négociants, et malgré la qualité du millésime.

Une réputation, ça s'entretient, ça se mérite, et c'est toujours relatif. Et puis, 550 euros la bouteille de Lafite Rothschild... c'est encore du vin, ou c'est de la banque?

En attendant, j'attends toujours votre sélection de l'équipe de France du vin.

 

Hervé Lalau

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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 00:10

N’en déplaise à certains que je ne nommerai pas par charité chrétienne – eh oui, chrétien je suis par la force des choses même si je hais les religions – il y a des jours où le markétinge me déboussole complètement au point de me renverser. Plus encore lorsqu’il s’appuie sur des termes anglosaxons comme s’il n’y avait que l’english pour sauver nos braves petits vins. On se souvient du débat ardent lancé par Jacques Berthomeau à l’occasion d’un tonitruant wine symposium aux pieds du Mont Ventoux (voir mon précédent post). Vous vous doutez bien que, vu mon patronyme, je n’ai rien contre l’emploi de l’anglais, langue que je pourrais qualifier de néo natale pour ce qui me concerne. Langue qui fait aujourd’hui ma joie dans le cinéma, la littérature et la musique. Et je parle volontiers d’un vin dans la langue de Dickens avec des amis qui ne parlent pas ma langue natale.

 images

Autant vous le dire crûment, la dernière géniale pirouette médiatique et marketing contrôlée pour tenter de sauver les moelleux et liquoreux de Bordeaux consiste tout simplement en un génial raccourci in English dans le texte : «sweeet» www.sweetbordeaux.com. C’est beau, non ? Pour un public Français qui délaisse le vin, cette nouvelle appellation de «sweet», « sucré » si vous préférez, ne peut que relancer la conso. À l’heure du «light», le «sweet» est assurément dans l’air du temps, don’t you think ? Au point que l’imagination déborde: après le «sweet hour» pour les patrons de troquets, on en vient aux «sweet accords» ou «sweet recettes» (tiens, tiens, du Français) ou encore «sweet tapas», avec l’inévitable avertissement « Bienvenue à la modération ». Zut. Alors !

 Tiens, pour agrémenter, au passage, voici une « sweet music », un morceau d’époque de Brenda Lee. 

Tout cela me fait c…. ! Navré pour mon vocabulaire, mais dans certains cas, il a l’avantage de me laisser être moi-même. Ce ne sont pas les vins qui sont en cause: j’ai goûté récemment par le truchement de l’excellente attachée de presse des «sweet», puisqu’il faut les nommer ainsi, une sélection formidable de vins à des prix on ne peut plus décents.

Parmi ceux-là, citons le Sainte-Croix-du-Mont (j’adore ce nom désuet, juste en face de Barsac) Château La Rame, le Château des Graves du Tich, le Château des Mailles 2008 et le Château La Caussade 2006 dans la même appellation, le Cadillac (rebelote, j’adore ce nom) Château du Juge également 2006 et le Château Camail 2007, les Loupiac Château du Cros et son petit frère Ségur du Cros 2005, le Bordeaux Saint-Macaire Château Gayon 2009 et le Château Majoureau de la même appellation, j’en passe et des meilleurs.

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Sainte-Croix-du-Mont et son exceptionnel banc d'huîtres avec vue sur Yquem...

Tous bons ! Un sans faute ! Et modernes par-dessus le marché. Est-ce une raison pour les affubler du terme dégradant de «sweet» ? Je sais, on va m’opposer le sempiternel mondialisme, en me disant que dans le monde international des cartes de vins, il existe une section «sweet wines». Géniale trouvaille qui nous permet une fois de plus de catégoriser notre vin, de mettre au niveau le plus bas une spécificité bien française copiée, parfois avec maestria, par le monde entier. Bordeaux est devenu international, Chanel, Champagne, Vuitton, Bourgogne, Cabernet, Merlot aussi.

Les amateurs de Hong Kong ou du Wisconsin ont appris tant bien que mal à prononcer Derenoncourt, Châteauneuf-du-Pape aussi. Alors, pourquoi ne pas appeler les choses par leurs noms ? Un Bordeaux blanc peut être sec, moelleux ou liquoreux. Trop subtil pour les grosses têtes des grandes écoles ? Trop compliqué pour le marché Chinois. Il y a des fois ou sweet devient acide. Allez donc au diable !

Michel Smith

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 00:01

A-t-on le droit de déconner sur nos blogs ? Peut-on rire, se moquer, ironiser ? A-t-on le droit d’être inconvenant, irrévérencieux, de friser l’impolitesse ? Pourquoi diable poser une telle question ? Sans m’ériger en donneur de leçons, je souhaite, pour ceux qui ne suivent pas régulièrement les blogs vineux, soumettre quelques observations. Donc, pour une fois pas d'images.

Comme d’autres internautes, j’ai été témoin ces derniers jours – et ce n’était pas la première fois – d’une espèce de joute écrite mais néanmoins torride entre Jacques Berthomeau, notre cher et bien aimé président à vie de l’Amicale des Bons Vivants et notre précieux vigneron chéri du Roussillon, Hervé Bizeul. Quelque chose de typiquement français penseront certains. Quelque chose de revigorant penseront d’autres. Quelque chose de sain à mes yeux. Tous les deux tiennent des blogs que je peux qualifier d’essentiels puisqu’ils furent les premiers que je me suis mis à lire, avec un peu de retard, j’en conviens. Si vous êtes un tant soit peu curieux allez voir les deux blogs (voir nos liens favoris), mais mieux, suivez ces liens ici et  entrez dans le vif du sujet et lisez bien les commentaires de chacun.

Au début, je pensais que JB, comme d’hab, y allait sans œillères, bref qu’il disait à sa manière ce qu’il pensait d’une vague manifestation à laquelle il ne s’était pas rendu simplement parce qu’il avait mieux à faire ce jour-là. Un blog est un journal, si je ne m’abuse, dans lequel on raconte volontiers ce qui vous passe par la tête. Parfois c’est bien dit, bien senti et on applaudi à tout rompre. On excuse même les fautes d’orthographes que d’autres ne pardonnent pas. On cède à un soupçon de provoc. On se dit que le Vendéen a raison de dégainer puisque la blogosphère est un espace de libre expression où l’humour se manie de différentes façons. J’ai moi-même essuyé la fougue du verbe de JB lorsque, par erreur, je le reconnais, je lui ai affublé l’infamant nom de « chouan ». J’avais eu l’outrecuidance d’oublier mon histoire de France et j’ignorais que le qualificatif de « ventre à choux » lui aurait fait plus plaisir. Passons.

JB est un mec un peu spécial, mais côté histoire, la petite comme la grande, mieux vaut ne pas se frotter à lui. D’ailleurs, mieux vaut ne pas se frotter à lui du tout car il pique et il aime piquer. C’est peut-être pour cela qu'il est venu nous rejoindre sur ce blog assez unique, somme toute. Ouais, je crois qu'il aime bien gueuler un bon coup mais qu'il ne renonce jamais à une certaine forme d'humour. Hervé Bizeul, quant à lui, est un genre de touche à tout , un mec extrêmement intelligent qui manie la plume avec dextérité, qui sait émouvoir aussi, qui sait aussi captiver, qui sait intéresser. Il a été sommelier, journaliste, aubergiste, voyageur, que sais-je encore avant de finir en self made vigneron aux fins fonds du Roussillon où il a construit en moins de 10 ans un domaine qui fait aujourd’hui référence. Aidé de son épouse, le gars bosse comme un dingue et il va même jusqu’à faire son huile d’olive, à grande échelle. Comme JB, HB est fier de son œuvre et, même si parfois il donne l’impression d’une sorte de modestie de bon aloi, Hervé, qui est un ami comme Jacques est aussi mon ami, se laisse aller à dire ce qu’il pense et comme en plus il pense souvent qu’il a souvent raison…

Hervé, qui avait accepté une invitation que Jacques avait refusé a naturellement fustigé Jacques qui lui même fustigeait la manifestation (un énième symposium autour du grenache) que bon nombre de personnalités, journalistes et critiques en particulier, tous j’imagine gentiment invités et logés comme il se doit, avaient accepté d’honorer de leur chère présence. Mon Jacques a commencé à ironiser sur ce genre de manifestations grandioses et fort coûteuses, quand mon Hervé est monté sur son cheval blanc pour justifier ce qu’il considérait comme juste. Entre temps, les deux protagonistes, s’étaient chamaillés pour des histoires de prix du vin, si je me souviens bien, dans les hypers.

La dispute n'a aucune importance. Mieux, elle permet d'exposer et d'exploser. Mes deux amis vont se réconcilier, c’est sûr, mais ce qui m’a gêné là-dedans c’est l’aspect volontiers sérieux et mélodramatique qui a animé les réflexions des différents intervenants dans les commentaires. Pour un buzz, ce fut un vrai buzz, mais avec tant et tant de grandiloquence pour quelque chose après tout d’assez futile, en somme. Moi même, j’ai tenté d’intervenir en jouant de mon humour qui hélas n’est pas assez reconnu et franchement mauvais. Cette histoire me paraissait drôle comme l’avait été la précédente passe d’armes entre les deux oiseaux, sauf que j’avais l’impression d’être le seul à vouloir déconner, à chercher la dédramatisation à tout prix, y compris par la franche déconnade. Moquer des gens qui se prennent au sérieux, cela m'a toujours amusé. Désolé messieurs les bien-pensants, mais je suis comme ça. 

J’en reviens à ma question du début. Peut-on, doit-on déconner sur la blogosphère du vin ? Si je taquine l'un de mes congénères ce n'est pas par méchanceté gratuite. C'est juste pour déconner un peu, pour dégeler l'atmosphère. Un symposium ? Et alors ? Ce n'est pas parce que les huiles et les experts ont l'impression de jouer un spectacle grandiose que l'on doit se pincer les fesses. Réfléchir au grenache, c'est un peu comme réfléchir à la mondialisation. On ne s'en sort pas. Il faudrait des heures et des heures de discours pour entrevoir une quelconque vérité sur un cépage latino aux qualités reconnues depuis des lustres. Je ne me prends pas pour un aiguillon. Et ce n’est pas pour déclencher les foudres des intervenants bien pensants qui fustigent mon humour (celui de Jacques au départ, l’humour d’un mec un peu ronchon), qui défendent leur pré carré, qui se barricadent derrière leurs habits d’experts, qui se drapent dans leur suffisance que j'écris ces lignes. Bien sûr que Steven Spurrier est un mec de grande valeur, évidemment que Michel Bettane a un rôle à jouer dans le monde du vin, sûr Tim Atkin est un francophile dont l’érudition dépasse la mienne, c'est l'évidence que Marie-Louise Banyols est une sommelière émérite doublée d’une grande expertise dans l’achat des vins pour le groupe Lavinia, bien sûr que René Barbier, Vincent Avril, Hervé Bizeul, Michel Chapoutier, Vincent Delubac, Randall Graham, Marcel Richaud et les autres sont d’émérites vignerons. Là n’est pas le problème.

Le problème est que l'on oublie que le vin - celui du grenache en particulier - est quelque chose de léger, que la plupart de nos cépages sudistes donnent des vins joyeux, et que l’on a le droit de penser combien on doit s’emmerder à écouter des heures durant les doctes discours de ces prestigieux intervenants sous une tente gorgée de soleil. Le vin n’est pas une affaire aussi sérieuse qu’on le dit. Le vin est fait pour être bu, ri et pissé. Finalement, moi non plus je ne regrette pas d’être resté à Perpignan. Qu’aurais-je appris de plus sur ce grand seigneur qu’est le grenache ? Pardon si je vous ai offensé, mais j'aimerais bien que l'on rigole un peu plus. C'est la fin de ce papier qui n'a ni queue ni tête. Merci de m'avoir lu.

Michel Smith 

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 00:18

...quand les vignerons se font remonter les bretelles…

 

Le week-end dernier, je participais au concours des Baux en Provence. Un challenge convivial qui vise à récompenser un vin par catégorie : rouges, rosés et blancs de cuve et d’élevage. Ma table jugeait ces deux derniers. Tout d’abord, les 2009, frais, enjôleurs, floraux, au fruité élégant, se départagèrent avec difficulté, chacun ayant son favori, un vrai concours quoi, tout semblait aller pour le mieux…

 

Les Baux en Provence 044

  C'est ça qu'on gagne, ça roule pas très bien et pas bien droit...

 

Arrivent les suivants, blancs élevés pour la plupart en barriques, chaque juré les évalue, puis on en discute. Lors de tour de table habituel, tout le monde les considère tous oxydés, et je dois acquiescer. En effet, ces 2008 présentaient une pointe d’oxydation, certes, certes, certes, mais avec un ressort et une fraîcheur qui sous-tendaient les matières riches, les arrondis suaves, les densités fruités et confites. C’est un style, après on aime ou on n’aime pas, Éloi en fait du comme ça, p. ex.

 

Pas de chance, notre cher président de table est œnologue.

Calmos, ses pairs! Je n’ai rien contre cette utile profession, mais comme chaque corporation, elle a son lot d’exécuteurs scrupuleux de la règle établie. Bref, quand un blanc présente une petite oxydation toute mignonne, eh bien môssieur, ça ne lui va pas du tout. On lui rajoute de l’éthanal, tant qu’on y est, et puis de la volatile. On assène tous ces défauts impardonnables en place publique et en pleine remise des prix, devant un aréopage de qualité, parmi lesquels, les vignerons incriminés. Personne ne moufte, moi pas plus qu’un autre, l’affaire est close, mais ennuie…

 

 

Les Baux en Provence 009 Avouez que c'est Baux!

 

Tout le monde peut se tromper, moi le premier. Pour en avoir le cœur net, j’en demande une bouteille que j’emmène le lendemain chez une copine œnologue, qui possède un domaine en Roussillon. Vous voyez que je n’ai rien contre ce noble et utile métier. Bref, nous dînons avec quelques-uns de ses amis et j’ouvre le vin incriminé, bon étalon des échantillons dégustés la veille.


Eh bien les copains, rien que des commentaires positifs ! Et quand enfin, je pose la question de l’oxydation, la réponse est: certes, mais ce n’est pas gênant, ça fait partie du produit, c’est un style, ça fonctionne bien avec ce qu’on mange, j’aime bien… Elle m’a même dit : «C’est une oxydation qui me plaît beaucoup »

 

Les Baux en Provence 169

 C'est elle, la Réserve du Mas qui nous a beaucoup plu

 

Conclusion


Ne faites pas comme moi, volez vraiment dans les plumes de ces oiseaux à la blouse blanche des doctes qui, bardés de leur connaissance scientifique et de leur expérience technique, vous persuadent qu’ils détiennent la vérité. Et puis, les vins des Baux valent un beau détour, même si les blancs sont en Coteaux d’Aix…

 

Bye

 

Marc Vanhellemont

 

 

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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 10:51

Notre confrère britannique John Radford nous transmet cet étrange communiqué anonyme - il dit lui-même l'avoir reçu d'un ami américain...

Il concerne le lancement par le géant américain de la distribution Wal-Mart d'une ligne de vins à sa marque, en entrée de gamme (2 à 5 dollars US), et dont l'approvisionnement serait confié à Gallo.

Le communiqué insiste également sur le fait que le choix du nom serait un élément important du succès. D'après notre informateur anonyme, des tests consommateurs réalisés dans cette optique ont donné les résultats suivants (par ordre décroissant d'attractivité):

10. Château Traileur Parc
9. White Trashfindel
8. Big Red Gulp
7. World Championship Riesling
6. NASCARbernet
5. Chef Boyardeaux
4. Peanut Noir
3. I Can't Believe it's not Vinegar
2. Grape Expectations
1. Nasti Spumante

Et pour faire bonne mesure, l'auteur d'ajouter: "The beauty of Wal-Mart wine is that it can be served with either white meat (Possum) or red meat (Squirrel).

P.S. Don't bother writing back that this is a hoax. I know possum is not a white meat."

Et vous, si vous deviez choisir, quelle marque préfèreriez-vous?

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