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  • : Cinq passionnés du breuvage de Bacchus parlent du vin sous toutes ses facettes.
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POURQUOI CE BLOG?

Ce blog est né de l'heureux hasard d'une rencontre, en 2010, au Salon des Vins de Loire d'Angers, autour d'un verre de rosé de Bourgueil - celui de Pierre Jacques Druet. Il y avait là cinq "plumitifs" du vin. Le rosé aidant, l'idée a germé de créer un espace commun.
Parce qu'à cinq, on peut aborder plus de thèmes.
Parce qu'on peut débattre.
Parce qu'on peut partager. Des coups de coeur, des coups de gueule, de l'expérience.
Et qu'est-ce que le vin sinon une boisson de partage?
De ces cinq, certains sont déjà des blogueurs confirmés, d'autres non.
Comme il y a les 5 sens, il y  a maintenant les 5 du Vin.

Les 5 du Vin

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QUI SOMMES-NOUS?

David Cobbold (Eccevino) est le plus français des journalistes anglais du vin, ou vice versa. Il a reçu en 2011 le Wine Blog Trophy pour  son blog, More than Just Wine.

Jim Budd, sujet de sa Gracieuse Majesté, est journaliste pour diverses revues britanniques. Amoureux des vins de Loire, il leur consacre un blog, Jim's Loire, primé en 2009 du Wine Blog Trophy.

Hervé Lalau est un journaliste français écrivant pour diverses revues et sites français, belges, suisses et canadiens. Son blog "Chroniques Vineuses" lui a valu le Wine Blog Trophy en 2010.

Michel Smith, PourLeVin, est un journaliste français établi en Roussillon, travaillant pour diverses revues et guides en France. Il s'intitule lui-même "Journaliste en Vins et autres Plats de Résistance".

Marc Vanhellemont est un journaliste belge travaillant pour divers magazines en Belgique et en France. Incontournable, sauf par la face nord.

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The Famous 5

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Sauf mention contraire, les textes et photos sont protégés par le Copyright de chaque auteur, individuellement pour les articles signés, ou collectivement pour les articles coopératifs des 5 du Vin.

Jim Budd's photographs are licensed under a Creative Commons Attribution-Noncommercial-No Derivative Works 2.5 UK: Scotland License.
3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 00:04

VersGoulaines.jpg

From le Marais de Goulaine with Nantes in the distance to...

La Loire
I’m sure it is right to seek simplicity – not complicate things for the sake of complication. There are times, though, when the desire for keeping it simple can be a drawback.

Vintages in the Loire Valley are an example. It won’t be long before people start asking is 2010 a good Loire vintage. Given the diversity of Loire  wines, the range of grape varieties used and styles made, this is always going to be a difficult question to reduce to yes or no. What is favourable weather for Sauvignon Blanc is not necessarily equally good for Cabernet Franc, for example. Similarly with Chenin Blanc, the Loire’s most diverse grape, the conditions for making great dry Chenin and great sweet are not necessarily the same.

Weather is a further complication. As the crow flies, it is around 360 kilometres (223 miles) from Nantes to Sancerre. Plenty of distance for marked changes in weather as the July 2010 stats from Météo France show.

Looking at the stats for temperature, hours of sunshine and rainfall it is clear that in terms of maximum average temperatures and sunshine hours the Loire was pretty homogeneous in July 2010. Overall the valley enjoyed both above average daily maximum temperatures and hours of sunshine.

However, there are huge variations in rainfall. Much of the western Loire had a very dry month of July, whereas the eastern Loire had a wet month – in places a very wet month. Parts of Anjou were the driest. The weather station at Angers recorded just 8.4 mm of rain for the whole month with 4.8 mm falling on 14th July to commemorate the fall of the Bastille. Indeed virtually throughout the valley 14th July was the wettest day. The average rainfall here, taken from 1991 to 2000, is 46.6mm Nantes and La Roche sur Yon (Vendée) were also much drier than the norm – 19.6mm for Nantes and 20mm for la Roche compared to 46.6 mm and 45.3 in an average year.

By the time you reach Tours July was considerably wetter with 49mm, although still drier than the average – 53.4mm. It is a similar story at Bourges with 56.6mm in this July, which is just below the average. However, an American blogger living in the Cher Valley close to Saint-Aignan and who happens to be a keen gardener, recorded 107mm. The wettest July in at least five years he reports.

Clearly the growing conditions in Anjou and those in the Cher Valley will have been very different over the past month with minimal risk of rot and mildew in Anjou, while it must have been a continuous battle in the Cher Valley.  

A straight yes or no to ‘good Loire vintage?’ again looks out of the question this year.

 

ViewfromTours.jpg

 .... to Sancerre.

••

Terroir

I think I have always been convinced by the notion of terroir. Any gardener with more than a bijou window box knows that there can be considerable variations even within a small garden. 

London-28.2.06s.jpgSuitable terroir for a city – generally less so for vines ...

I see from a report in Vitisphere that L’OIV at its 8th AGM held in Georgia at the end of June agreed a definition of terroir: 

‘Lors de sa 8ième Assemblée générale qui s’est tenue fin juin en Géorgie, l’OIV a adopté une série de 29 résolutions dont voici les plus marquantes :
 

- Définition du terroir : la notion de terroir, qui a fait l’objet de nombreuses discussions, a finalement fait l’objet d’un consensus. Le terroir est donc défini comme « un concept qui se réfère à un espace sur lequel se développe un savoir collectif des interactions entre un milieu physique et biologique identifiable et les pratiques vitivinicoles appliquées, qui confèrent des caractéristiques distinctives aux produits originaires de cet espace »

I suspect that the tricky part lies in defining ‘des caractéristiques distinctives aux produits originaires de cet espace’. What is ‘typé’ for a particular terroir? And can it be recognised in wine or does the human element impart too many variations? All too often ‘typé’ indicates mediocrity with the outstanding condemned as ‘pas typé’, Monsieur.  

Jim


 

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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 00:09

Comme je n’ai pas beaucoup de place sur ma carte postale je fais faire court et jouer à la devinette :

1-     Quel est le nom du maire de Châteauneuf-du-Pape ?

2-    Quel est le nom d’un des anciens challengers socialistes du maire de Bordeaux ?

3-    Quel est le nom d’un procureur qui tient le haut du pavé en ce moment ?

Réponses :

1-     Boisson Jean-Pierre vigneron au domaine du père Caboche www.jpboisson.com

2-    Bordeaux François-Xavier www.francoisxavierbordeaux.com

3-    Courroye Philippe procureur de Nanterre

Commentaires :

1-     lire la chronique : « Châteauneuf-du-Pape vaut bien une messe » http://www.berthomeau.com/article-6771863.html

2-    lire la chronique : « Bordeaux FX »  http://www.berthomeau.com/article-2154674.html (depuis celle-ci la vie de Bordeaux FX ne fut pas un long fleuve tranquille)

3-    chronique express : « La CGT fut la courroie de transmission du PC » ou « La locomobile Merlin » http://www.berthomeau.com/article-5229329.html

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1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 12:04

J'ai retrouvé un pote, Bruno Peyre.

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Un gars jovial et sincère, originaire d'Octon, un village aux pierres rousses que je vous invite à découvrir fissa, non loin du lac de Salagou, à l'ombre du Larzac. Dans une autre chronique, je reviendrai  plus en détail sur son domaine et sur ses vieux carignans noirs implantés sur ce sol roux composé de ruffe, un grès ferrugineux qui envahit le secteur donnant à voir des paysages inédits où le vert plus ou moins tendre des feuilles de vignes tranche sur la terre aux couleurs oscillant entre le roux, le marron et le noir.

 Smith-4954.JPG

Si je parle en avant première de son vin blanc, c'est qu'il est issu d'un cépage carignan blanc que quelques carignanesques vignerons redécouvrent et tentent de remettre au goût du jour.

Smith-4956.JPG

Je viens de déboucher pour l'apéro un flacon de ce Clos des Clapisses. Un vin de pays des Coteaux du Salagou 2009, tiré à 4.000 exemplaires, commercialisé à 8€ départ cave, mais à ce jour presque épuisé (pas le vin, je vous rassure...), voilà un vin bien sympathique, plutôt léger (12,5°), mais plein, charnu et armé d'une grande fraîcheur et agissant avec efficacité puisqu'il balaie le palais et laisse une bouche nette. Ce n'ai pas d'une longueur immense, mais je serais curieux de le goûter dans quelques années pour voir... En attendant, c'est super sur des olives du pays (la lucque notamment) et sur de très fines tranches de jambon sec. Parfait donc pour l'été !

Michel Smith

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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 17:28

Cela ne vous rappelle rien ?

Je vous le donne en mille, un Vinturi, cher aux oreilles de Michel.

Je fus le premier étonné, pour ouvrir son vin Marc Français utilise avec maestria l’effet venturi.

 

Travaux de vacances juillet 2010 221 

C’était il y a à peine une dizaine de jours au Château Saint Estève d’Uchaux.

Travaux de vacances juillet 2010 224

Un effet sur le vin ? Le vigneron l’affirme, je n’ai pu que constater le résultat. Après les borborygmes de l’ustensile la Grande Réserve 2008 a développé ses fragrances délicates de fruits rouges en gelée, sa texture suave, ses accents de violette, de garrigue et de sous-bois. Un vin très affiné, aérien.

 Travaux de vacances juillet 2010 217

Le même en 2007 offre un rab de complexité, du fruit noir en plus, l’iris y accompagne la violette, les tanins plus serrés renforcent le charnu.

Deux vins à la fois gourmands et frais, délicat et généreux, bien représentatifs du sol de grès siliceux qui compose la partie basse du Massif d’Uchaux. La partie plus en altitude, faite de grès calcaire génère des vins plus austères, plus droits, avec une fraîcheur plus tendue et un fruit plus noir, avec toutefois un trait floral bien perceptible, comme ceux du Cros de la Mûre.

 Travaux de vacances juillet 2010 223

Un gros coup de Vinturi encore pour ouvrir le Vieilles Vignes 2007, toujours du Château Saint Estève d’Uchaux au nez sucré de confitures de cerise et de fraise, de gelée de cassis. Un joli jus qui coule en bouche et ravi les papilles. Mon Ravi, je ne l’avais pas apporté, je vous rappelle qu’il s’agit d’un autre accessoire très pratique pour refroidir dans l’instant les vins un peu chaud.

Les tanins très soyeux offrent une suavité coquine qu’on aimerait reboire en hiver une assiette de gibier et quelques champignons pour l’accompagner.

 Travaux de vacances juillet 2010 229

grès siliceux

 

Le Massif d’Uchaux au rang des Côtes du Rhône Villages avec nom de commune depuis 2005 et peut-être bientôt Cru comme le tout récent Rasteau. On en reparle…

 

Hasta

 

Marc

 

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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 10:00

Jim, je te présente ma (modeste) collection de chemises estivales.

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Elles sont spécialement réalisées pour moi sur mesure au Sénégal et je les porte volontiers en été pour voir si elles attirent les filles autant que les tiennes... Classy, isnt' it ? Michel Smith

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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 00:05

Que l’ennui meure! Quoique, de temps à autre, un farniente redonne une envie forte, une faim de loup, mais l’inaction existe-t-elle vraiment, je vous laisse en débattre...

 

Travaux de vacances juillet 2010 071        Sablet écrasé de soleil 

 

En vacances mixtes,  c à d truffées de rencontres vinicoles, me voilà  à Sablet pour les Journées du Livre. Travaux de vacances juillet 2010 052Un attrayant évènement pour qui aime lire, rencontrer les auteurs et obtenir une dédicace gracieusement accordée au passage.

Travaux de vacances juillet 2010 058

                           Lincoln signe son bouquin et sa bouteille

 

Livres et Dentelles de Montmirail , puisque cela se déroulait à leur pied, comprend un « à-côté » vin évident, ainsi qu’un coin réservé à la littérature bachique. Ainsi que quelques animations oenogéologiques et gourmandes bien animées par un trio de choc.

 

Travaux de vacances juillet 2010 081

 Georges Truc explique la géologie du village


Travaux de vacances juillet 2010 085

 Michèle Olivetti décrit les vins


Travaux de vacances juillet 2010 087

Christophe Boudier propose des accords

 

Sablet, c’est voisin de Séguret, comme j’y logeais (à la Bastide Bleue, un bel endroit) il était logique d’accepter l’invitation de Christain Vœux, le président actuel de l’AOC Séguret. Invitation à une dégustation des 2009 de la commune.


Travaux de vacances juillet 2010 120

Christian Voeux

 

Une brochette de beaux blancs, bien minéraux et floraux avec une fraîcheur agréable. Les rouges colorés au fruité bien mûr avec une remarquable variation entre les trois parties de l’appellation : l’austérité des terroirs d’altitude, plus vifs, plus droits, aux tanins serrés, comme le Domaine de Mourchon. Le plaisir du fruit, la texture souple et le plaisir simple de la plaine, comme le Domaine de Cabasse. La structure plus ferme, la fraîcheur plus accentuée, mais avec un charnu et une velouté enjôleur, des parcelles en coteaux, comme le Domaine Jean David, le Domaine de l’Amauve.


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Bref, une belle réussite pour ce Côtes du Rhône Villages encore peu connu.

  

Pour varier les plaisirs


 Il y a celui des accords ou celui des assemblages, c’est ce que propose la maison de négoce Lavau, située sur la route de Cairanne à Violès. J’y fut un lundi matin, encore la tête emplie des mots du vin et de quelques vapeurs capiteuses, mais en forme pour déguster une guimauve parfumée de pomme verte et citron accordée à un Côtes du Rhône blanc 60% Grenache, 40% Viognier. Le citron domine par l’amer de son écorce, amertume qui disparaît au profit du confit que crée le vin, une sensation florale s’installe ensuite bien au milieu des papilles, puis un air frais venu de la garrigue. Un accord intense, tendu encore plus par la conjugaison de la vivacité de l’un avec la fraîcheur de l’autre.


Travaux de vacances juillet 2010 185

Quatre autres accords sont disponibles, une autre guimauve avec un rosé et trois chocolats avec trois rouges.

 

Côté assemblage, tout se déroule comme dans la vraie vie. Habillé d’une blouse de labo pour faire plus authentique, verre à pied et échantillons à disposition, on vous explique avant d’œuvrer les cépages, les caractéristiques des Côtes du Rhône, comment assembler un vin, comment trouver votre goût. Le tout dans une ambiance à la fois pédagogique et ludique. On est là pour s’amuser et partir bouteille à la main avec le secret de son assemblage. Ça fonctionne sur rendez-vous, c’est pour six personnes par séance, en français ou en anglais, ça coûte 30€ par personne, www.lavau.eu

 

Pour souffler, malgré la canicule, un petit tour du côté d’Avignon, histoire de prendre la température du festival. Se relaxer à une terrasse, dîner à la fraîcheur relative d’une placette colorée des costumes extraits un moment des scènes off.


Vacqueyras a 20 ans 004

 

Écouter à presque chaque coins et recoins les duos, trios et quartets, musiques parfois étranges, toujours endiablées, variées, instants succulents, avant de repartir vers d’autres rencontres et dégustations.  


 Vacqueyras a 20 ans 007

 

Ciao!

 

 Marc

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29 juillet 2010 4 29 /07 /juillet /2010 00:03

C’est l’été et, malgré les risques de bouchons et les cortèges de caravanes qui s’ajoutent aux camions, j’ai décidé de m’autoriser quelques courtes escapades. J’aime Rasteau, alors quand on m’y a invité, il y a quelques jours pour assister à La Tosca aux Chorégies d’Orange, ni une ni deux, j’ai dit oui. D’autant que l’invitation, par le truchement de Michèle Piron-Soulat, émanait de Jean-Jacques Dost. J’étais ravi de revoir cet escogriffe illuminé venu du Sud Ouest il y a quelques années pour permettre à la Cave Coopérative de Rasteau, imposant monument aux pieds du beau village éponyme, de passer le cap du millénaire. L’homme est disert, intelligent, charmeur, percutant. Il adore être titillé par les journalistes. Cela tombe bien car je suis volontiers « titilleur ».  Alors, comme le dit si bien le dicton que je viens de réadapter : « Qui aime bien titille bien ».

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Jean-Jacques Dost, le directeur, sourit au succès de la cave.

L’autre raison qui m’a poussé vers Rasteau ce soir-là, c’est que j’ai un faible pour les coopératives. Surtout pour celles qui, à l’instar de Rasteau, se donnent du mal pour exister et prospérer dans un univers aussi impitoyable qu’est celui du vin par les temps qui courent. Il y a enfin une dernière raison qui m'attire vers la coopérative : elle est sociale, du genre « tous pour un, un pour tous », une idée communautaire qui me séduit. Ainsi, si j’étais propriétaire de vignes dans l’entourage d’une coopérative viticole efficace, dirigée par un président en phase avec ses adhérents (ici, il s’agit de Jean-Claude Paolucci) et avec son premier ministre, pardon son directeur, je serais le premier à y mettre mes vignes pour le bien de tous. Avec 80 adhérents, la coopérative de Rasteau exploite 700 ha en appellation sur un territoire qui compte 1.240 ha de vignes. Vu de la cave, c'est splendide : on distingue vers l'est les Dentelles de Montmirail puis le sommet nu du Ventoux et, en se retournant, le village perché de Rasteau. La Provence en majesté.

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Le fronton de la vieille cave.

Rasteau, à la croisée des chemins, c’est donc un immense palais années 50 pas très heureux sur le plan architectural, hormis peut-être le fronton, mais qui offre l’avantage d’avoir été fort bien pensé. Cette cave est aujourd’hui doublée, de l’autre côté de la route qui mène à Cairanne, par un petit palais dédié au commerce et à l’oenotourisme (dieu que ce mot m’exaspère…), palais que l’on affuble une fois de plus de cet horrible mot de « caveau ». Il y a là un vaste parking qui sera un jour ombragé si l’on s’occupe bien des arbres, un bâtiment de pierres et de verre résolument moderne et lumineux qui se présente à l'intérieur tel un magasin de luxe avec un grand comptoir pour la dégustation, une zone très « clean » pour le client amateur de petit vrac et de bon rapport qualité-prix, clientèle qui, même si elle est en plein déclin, est toujours respecté par les dirigeants de la cave. S’ajoutent un peu à part, une zone genre galerie d’art, un espace salon avec de larges fauteuils tournés vers un écran pour que l’on puisse comprendre comment fonctionne la cave, puis un espace dégustation réservé aux professionnels. J’oubliais un mini-circuit pédestre qui permet de voir in situ tous les cépages du coin, y compris l’alicante qui, bien entendu, ne fait plus partie de l’appellation.

 Smith-4793.JPGSmith-4786.JPGSmith-4778.JPG

 

Vente en vrac, randonnée cépages et boutique high tech...

Il y a deux types de vins à Rasteau. Les vins doux naturels et les vins « tranquilles ». J’ai laissé tomber cette fois-ci les VDN qui sont bons, surtout le rouge fruité « Signature », mais qui me fascinent moins en ce sens que j’ai autour de chez moi quantité de trésors en vins fortifiés. En outre, si la cave vinifie 60 % de l’appellation Rasteau VDN (décret de 1944) grâce à un ancien directeur originaire de Frontignan, un certain Monsieur Galabert, émerveillé pendant son mandat dans les années 30 par les grenaches noirs de la commune, ce vin ne compte plus guère que pour 5 à 6 % des ventes, soit 100.000 bouteilles et 450 à 500 hl de vrac. La cave, fondée en 1925, est un peu moins dominatrice – 50 % de l’appellation, tout de même - dans la catégorie des vins dits « normaux » que sont les simples côtes-du-rhône blancs et rosés et côtes-du-rhône-villages-rasteau (uniquement en rouges), mais elle défend avec ardeur le bon niveau d’un rouge qui, à partir de la récolte 2009, pourra désormais afficher seul le nom de son clocher. Le décret a été signé le 9 juin dernier.

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Ma consoeur Anne Schoendoerffer de Vitisphère interview et filme Alexis Cornu le maître de chai de la cave de Rasteau sur les hauteurs du village.

Ce qui suit est un petit résumé de ma dégustation. Je signale simplement qu’un jeune maître de chai, Alexis Cornu, est en train de faire progresser les vins…

-Le blanc 2009 (Côtes du Rhône), assemblage de grenache blanc, bourboulenc et clairette s’articule autour du gras mais avec pas mal de vivacité en bouche. À 4,90 € départ cave.

-Le rosé 2009 (Côtes du Rhône), vin de saignée offre un très joli nez, du gras, mais aussi une formidable structure qui lui donne du punch, avec de belles notes fruitées en finale. Une belle affaire à 4,70 € départ.

-Le rouge « Tradition » 2009 (Côtes du Rhône Villages Rasteau, probablement Rasteau tout court pour les prochaines mises) est dominé par le grenache le reste étant composé de carignan, syrah et mourvèdre., se fait ample, puissant, avec une certaine élégance au nez comme en bouche. Simple, mais bon, mon préféré. 6,80 € TTC départ, mais on le trouve souvent en dessous de 6 € chez Carrefour ou Casino.

-Le rouge  Prestige 2006 (Côtes du Rhône Villages Rasteau), avec plus de vieux grenache, de mourvèdre et syrah et une partie élevée sous bois, est plus complexe à l’approche, opulent, frais, mais déçoit un peu par sa finale. 8,90 €.

-Le rouge « Les Hauts du Village » 2005 est intéressant en ce sens qu’il concerne des vieilles vignes de grenache essentiellement situées sur les coteaux. Soyeux par moments, corpulent, tannins de cuir, épaisseur, longueur, le vin sèche un peu en finale.

-Le rouge 2006 Domaine de Pisan (Côtes du Rhône Villages Rasteau 20 ha, en bio dès 2012) a pour qualité particulière d’être très frais, mais il manque un peu de définition. Le même, version 2007, est toujours aussi frais (terroir d’altitude), plus dense et plus long.

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Michel Smith

 

 

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28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 00:25

Avec un nom comme ça, «La Friandise», on s’attend à être séduit. Que dis-je, à succomber.
Surprise: le premier nez est très discret. Avec un peu de patience, pourtant, les fruits arrivent, en rangs serrés. Framboise acidulée, un peu comme ces bonbons « La Pie Qui Chante » de mon enfance. Et puis des notes de sous-bois de réglisse et d’épices. Vous avez dit «épices» ? C’est ce qui domine justement en bouche, avec le cuir. Celle-ci n’est pas très longue, le vin finit un peu sur l’alcool, mais sans déchoir.

Bouzons.JPG

La Friandise des Bouzons, millésime 2008

Alors, le «contrat» est-il rempli, le friand est-il au rendez-vous ? Oui et non.
Certes, l’aération lui donne du nez – ce type de vin est toujours meilleur le deuxième jour.  Mais la bouche manque un petit peu de peps à mon goût. 

Je m’attendais à un bon gros poutou gourmand à pleines lèvres, je n’ai eu droit qu'à une petite bise sur la joue. Ce n'était pas "Friandise", c'était plutôt "Coquetterie".

Bon, attention, ça n’a rien de désagréable… D'ailleurs, ma femme et moi avons vidé la bouteille en trois repas, et avec un peu plus de plaisir à chaque fois. Vous n'avez qu'à regarder la photo ci-dessus, non seulement la bouteille est vide, mais l'étiquette a été bien baptisée...

Quelques jours plus, tard, avec Alain Leygnier, mon confrère français, et nos familles respectives, nous faisons un sort à sa grande soeur - la grande soeur du vin, pas celle d'Alain, je vous rassure. Une cuvée qui, pour n'être pas "officiellement" friande sur l'étiquette, nous semble pourtant l'être dans le verre. Réglisee, fruits noirs bien mûrs, boisé très léger, un ravissement général

Ah, j’oubliais, amis lecteurs, ces deux vinx, c’est un peu grâce à vous que nous les avons dégustés (et bus, en l’occurrence). Les propriétaires du Domaine des Bouzons (Côtes du Rhône) sont des aficionados de ce blog, et c’est en lisant un de leurs commentaires que j’ai eu l’envie de connaître leur vin au nom affriolant…

Je leur devais bien ce petit commentaire, non? D'autant que le vin, ça va moins vite à faire qu'à boire et à commenter...

80% grenache, 15% syrah, 5% counoise.

Hervé Lalau

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27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 00:03

Hugo-Sabrages

A traditional way of opening sparkling wine – just as Cav puts the others to the sword!

Yet another stunning victory for Mark Cavendish on the final stage of the 2010 Tour de France as he roared up the Champs de l’Elysée leaving the opposition behind for dust. Cavendish – often known as the Manx Missile as he comes from the Isle of Man – added another five stage victories this year taking his overall tally to 15. Cavendish’s emphatic victories in Bordeaux and Paris were achieved without his customary lead-out man, Mark Renshaw, who was thrown out of the Tour for head-butting another rider while travelling at around 60 km/h heading for the line, so helping Mark to win No. 3. 

This brings him level with the great Belgian sprinter, Freddy Maertens, who incidentally was and presumably still is a considerable amateur of the wines of Bordeaux. Maertens and Cavendish now tie for 12th place in the list of all time stage winners. Eddy Merckx heads this list with 34 victories. Like Cavendish, Maertens achieved his 15 victories in just three editions of the Tour winning a remarkable eight stages in 1976. As Cavendish is just 25 and on current form, assuming that he doesn’t get seriously injured – always an occupational hazard for a sprint cyclist – then it may not be too far fetched to imagine Cavendish doubling his tally to 30 or more in the seasons to come. After all Petacchi, the veteran Italian sprinter who won the Green Jersey this year, is 36 years old.

In a couple of earlier posts during this year’s Tour I rather dodged the issue of matching Mark Cavendish with a suitable wine. Yesterday’s explosive surge up the Champs de l’Elysée has brought clarity. It has to be Cuvée Merret-Bloomsbury from Ridgeview, a leading producer of English sparkling wine. This cuvée is named after Christopher Merret, who may well have been the true inventor of sparkling wine back in the mid-1700s. I’m aware that the méthode ancestrale existed before this time but this is a little different to a wine that has undergone a secondary fermentation in bottle. Also the pressure is higher.

Merret presented a paper in 1662 to The Royal Society about adding sugar and molasses to wines of all sorts to make them sparkling.  This is some 30 years before Dom Pérignon was doing his level best to keep the wines of Champagne still rather than sparkling

So it would appear that the secret of making sparkling wine, which has over the centuries enriched the economy of the Champagne region, actually was a gift from north of La Manche! Admittedly some of the still wines Merret used to transform into sparkling were imported from Champagne. At that time France apparently did not have the technology to produce bottles that were sufficiently strong to withstand the pressure produced by a secondary fermentation in bottle.

After a decidedly flat start to this year's Tour, Mark Cavendish found some sparkling form. He is just one more stage win behind equalling the legendary five times Tour winner, Jacques Anquetil's 16 stage wins.   

Cheers Mark – bien Merreté!

Jim

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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 00:09

Quand il fait chaud mieux se mettre au frais ou aller passer ses vacances dans un petit village verdoyant du Dorset en Angleterre Stonefield avec ses vaches, son pub, sa maison d’écrivains et, bien sûr, Tamara Drewe. C’est un canon ! Une bombe à fragmentations ! Une belle plante aux jambes interminables qui s’échappent d’un minishort en jeans. Voir séquence ci-dessus.

Le film Tamara Drewe est l'adaptation du roman graphique de Posy Simmonds. Avec son nez refait, ses superbes gambettes, son job dans la presse people, ses aspirations à la célébrité et sa facilité à briser les cœurs, Tamara Drewe est l'Amazone londonienne du XXIe siècle. Son retour au village où vécut sa mère est un choc pour la petite communauté qui y prospère en paix. Hommes et femmes, bobos et ruraux, auteur de best-sellers, universitaire frustré, rock star au rancart ou fils du pays, tous sont attirés par Tamara dont la beauté pyromane et les divagations amoureuses éveillent d'obscures passions et va provoquer un enchaînement de circonstances aussi absurdes que poignantes. Ce film est présenté hors compétition lors du 63ème Festival de Cannes.

Tamara Drewe c’est Gemma Artenton qui adore les cascadeurs et vient d’en épouser un en Espagne. « J’ai de grandes sympathies pour le mouvement communiste espagnol underground (sic) » a-t-elle déclarée au Guardian. Le film de Stephen Frears est une comédie douce amère à consommer sans modération.

Pour le reste, du côté liquide, pour vous rafraîchir rien ne vaut un vrai Mojito bien frappé.

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Published by les5duvin - dans Famous 5
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