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POURQUOI CE BLOG?

Ce blog est né de l'heureux hasard d'une rencontre, en 2010, au Salon des Vins de Loire d'Angers, autour d'un verre de rosé de Bourgueil - celui de Pierre Jacques Druet. Il y avait là cinq "plumitifs" du vin. Le rosé aidant, l'idée a germé de créer un espace commun.
Parce qu'à cinq, on peut aborder plus de thèmes.
Parce qu'on peut débattre.
Parce qu'on peut partager. Des coups de coeur, des coups de gueule, de l'expérience.
Et qu'est-ce que le vin sinon une boisson de partage?
De ces cinq, certains sont déjà des blogueurs confirmés, d'autres non.
Comme il y a les 5 sens, il y  a maintenant les 5 du Vin.

Les 5 du Vin

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QUI SOMMES-NOUS?

David Cobbold (Eccevino) est le plus français des journalistes anglais du vin, ou vice versa. Il a reçu en 2011 le Wine Blog Trophy pour  son blog, More than Just Wine.

Jim Budd, sujet de sa Gracieuse Majesté, est journaliste pour diverses revues britanniques. Amoureux des vins de Loire, il leur consacre un blog, Jim's Loire, primé en 2009 du Wine Blog Trophy.

Hervé Lalau est un journaliste français écrivant pour diverses revues et sites français, belges, suisses et canadiens. Son blog "Chroniques Vineuses" lui a valu le Wine Blog Trophy en 2010.

Michel Smith, PourLeVin, est un journaliste français établi en Roussillon, travaillant pour diverses revues et guides en France. Il s'intitule lui-même "Journaliste en Vins et autres Plats de Résistance".

Marc Vanhellemont est un journaliste belge travaillant pour divers magazines en Belgique et en France. Incontournable, sauf par la face nord.

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The Famous 5

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Sauf mention contraire, les textes et photos sont protégés par le Copyright de chaque auteur, individuellement pour les articles signés, ou collectivement pour les articles coopératifs des 5 du Vin.

Jim Budd's photographs are licensed under a Creative Commons Attribution-Noncommercial-No Derivative Works 2.5 UK: Scotland License.
19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 00:03

Le vent tourne légèrement jusqu’à sentir le souffle d’un nouvel engouement, celui-ci d’un intérêt grandissant pour les cépages anciens.

Mais, il s’agit d’une préoccupation bien occidentale, dans les ex-pays de l’Est, les cépages autochtones valent moins qu’un pet de lapin aux yeux des consommateurs. Ces derniers ne veulent boire que les internationaux qui nous ennuient de plus en plus. Enfin, qui m’ennuient de plus en plus, sauf en VO dans leur territoire d’origine ou dans quelques rares sols lointains.

 

Il faut donc des estrangers bien nés, venus avec des idées «actuelles» pour être séduits par des vignes aux noms imprononçables.

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Estelle Germain et Cyrille Bongiraud  

 

 

 

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À l’exemple, ce couple de Bourguignons qui est allé chercher vignoble et cave dans un endroit improbable. Estelle et Cyrille avaient envie de parcelles chargées de vignes anciennes mais avec peu de sous dans l’escarcelle. Leur regard s’est orienté vers moult destinations, avant de s’arrêter sur ce coin d’Europe orientale. Un petit village serbe qui répond au doux nom de Rogljevo constitué essentiellement de caves. 

Elles témoignent d’un passé viticole qui connu son heure de gloire durant les ravage du phylloxéra. Le vin de Rogljevo alimenta un temps les carences bordelaises par voies fluviales, ferroviaires et maritimes.

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Aujourd’hui il reste à peine 20 ha sur les 400 ha que comptait le village au début du siècle passé. Toutefois, quelques jeunes du pays ont opté pour la vigne, mais pas le Tamjanika blanc ou le rouge Vranac impossibles à vendre dans leur pays, mais pour les Chardonnay, Merlot et autres internationaux.

Photo 148  

 

Estelle et Cyrille ont eux acheté de vielles parcelles abandonnées depuis une poignée d’années avec dessus Vranac et Tamjanika, ou encore un Gamay disparu depuis belle lurette dans le Beaujolais, qui offre de tous petits grains, un jus coloré et un vin des plus fruités, du Pinot, ils en ont aussi, dans la version serbe Burgundac.

Ce dernier entre dans l’assemblage pour moitié avec le Vranac dans la cuvée Istina.

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Istina 2008 Francuska Vinarija Rogljevo DOO

Une robe sombre caractéristique de l’autochtone Vranac, un nez qui oscille entre les fruits rouges, les épices et les pantes aromatiques. Une bouche qui remercie l’ajout pour moitié de Pinot Noir, véritable négociateur entre les papilles et le Serbe. Très rustique, il a du caractère ! Du bien trempé, comme on aime, mais il faut néanmoins adoucir ses tanins par quelque jus plus délicats pour apprécier pleinement le tempérament de cet autochtone. Ce sont alors dégringolades d’épices qui relèvent avec maestria les compotées de fruits rouges et noirs, avalanches fruitées qui rebondissent sur le minéral bien affirmé.

 

Après fermentation, les raisins sont pressés doucement et sont mis en barriques bourguignonnes ou en cuves selon les vins. Le vin passe tout l'hiver sans aucune manipulation. On soutire les vins au printemps, après la fin de la fermentation malolactique. L'élevage dure entre 8 et 14 mois. Puis on met en bouteille si possible sans collage ni filtration.

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www.francuskavinarija.com

 

Dasvidania!

 

Marc

 

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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 00:05

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The official HQ of Les 5 du Vin or the astonishing ruins of Baalbek

Last week 11 Lebanese wine producers were in London for the first generic tasting in the UK organised by Wines of Lebanon. It was good to have an opportunity to taste a range of wines and again and meet some of the producers.

It was a vivid reminder of one of the most memorable press trips I have been on for in November 2005 the Circle of Wine Writers ran a four day trip to the Lebanon. There was a sense of optimism both in the country and in the wine industry that November. The Syrians had left after the assassination in the February of Rafik Hariri, the Prime Minister, and although there were still checkpoints most vehicles were waved through.

The centre of Beirut was in the process of rebuilding, although there were still clear signs of damage inflicted during the 15-year civil war, which had finished in 1990.

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Our visit started in spectacular style. On the evening of our arrival we just had time to drop off our bags before we were whisked up into the hills above the city to Mounir’s restaurant (http://www.mounirs.com/main.asp). Here we joined a wedding party – one of Château Musar’s employees was getting married. We were welcomed by Serge and Ronald Hochar, who run Musar. It was great to be part of a magical occasion.

 This set the scene for the marvellous and generous hospitality that we experienced during our trip. During our four days we spent most of our time in the Bekaa Valley and visited nine producers – many of whom were in London last week. We saw a mix of established wineries like Châteaux Keyfraya, Ksara and Musar along with new start-ups such as Doamine Wardy and Heritage.

We left the Lebanon with a strong sense that despite all the problems that the wine industry was moving forward with new wineries being established. Sadly less than a year after our visit in November 2005, the Israelis invaded again in July 2006.

I remember talking to Ronald Hochar at the London Wine Trade Fair in 2007. When I suggested that it must be very difficult following the invasion. Ronald just shrugged, saying we just have to get on with it – we have to survive. 

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Ronald Hochar

At last week’s London tasting I was impressed by a number of the wines. These included:

Château Ka: their ripe and spicy 2006 Les Emirs (Cabernet Sauvignon, Syrah and Grenache) and Château St Thomas (Merlot, Cabernet Sauvignon and Syrah);

Château Ksara: the powerful 2006 Château Ksara Rouge and Cuvée 3eme Millenaire

Château Musar: the sweet and ripe 2003 Hochar Père et Fils (Cabernet, Carignan, Cinsault and Grenache) and the elegantly spicy 2003 Château Musar (Cabernet Sauvignon and Cinsault);

Domaine des Tourelles: 2004 Marquis des Beys (Syrah and Cabernet Sauvignon) – concentration and violets;

Karam Winery: founded in 2004 in the Jezzine area and the only winery in southern Lebanon. I had never tasted their wines before but was impressed, particularly by the spicy 2009 Syrah de Nicolas and the 2007 Corpus Christi (Cabernet Sauvignon, Cabernet Franc, Syrah, Merlot and a small percentage of Graciano) – well balanced, elegantly spicy and long. 

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Habib Karam (Karam Winery)

Despite the boorishness of their neighbours it is good to see that Lebanese wines are once again apparently flourishing.

cedar-mt-moonaa.jpgCedar, snowy mountain and the moon

Jim 

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 00:10

Cela fait plusieurs fois que je vous chante le couplet du « Qui aime bien châtie bien », du moins il me semble. Je ne suis plus le seul si j’en juge par le post lu, il y a quelques semaines, sur le site http://www.eccevino.com. Dans un billet quelque peu désenchanté que je vous invite à lire ICI intitulé "Qui Aime Bien-Châtie Bien", notre ami David Cobbold, co animateur du site avec Sébastien Durand-Viel, fait part de sa déception après la dégustation de deux cuvées de Côtes du Roussillon Villages 2007 du très célèbre domaine du Mas Amiel sis à Maury. Alors, en route pour Maury !

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Les Decelle dans leur jardin du Mas Amiel à Maury

Non, ce n’est pas parce que David est rugbyman – Britannique de surcroît – qu’il a la dent dure. Comme il le reconnaît lui-même, il n’aime pas tirer à vue fut-ce sur des ambulances. Et il évite les conclusions hâtives si fréquentes dans le Landerneau du pinard. Au contraire, c’est un homme cultivé et courtois, qui certes par moments n’a pas sa langue dans sa poche, mais qui connaît et respecte le travail vigneron. Il se trouve que, sans même s’être consultés puisque c’est Hervé Lalau qui, en bon camarade, m’a proposé de lire ce qu’écrivait David sur son blog, je suis assez d’accord avec ce dernier.

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David Cobbold

J’aime, et je suis le plus possible les pérégrinations de ce domaine qui compte probablement parmi les plus beaux du sud de la France. Je suis admiratif devant les moyens déployés avec force conviction par Olivier Decelle, le propriétaire, lequel aurait pu – et il en a les moyens – s’offrir quelques danseuses viticoles au Chili ou ailleurs (il en possède déjà trois dans le Bordelais d’où il tire d’excellents vins d’ailleurs) tout en passant le reste de sa vie avec sa charmante épouse les doigts de pieds en éventail sur une île aux Seychelles (aucun rapport avec Mamie Zinzin), mais ce n’est pas le style du bonhomme.

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Le fameux parc à dame-jeannes 

Tout a commencé en 1999 lorsque Olivier Decelle rachète ce mas prestigieux (226 ha dont environ 150 ha de schistes noirs plantés de vignes) installé depuis des lustres aux pieds des ruines de Quéribus. Le gars ne lésine sur rien pour redresser le domaine et le rehausser au plus haut niveau. Il entreprend des travaux d’hercule, aménage une cave, embauche un jeune régisseur à qui il fait entière confiance, se lance dans la biodynamie pour déchanter peu de temps après, s’engage dans des replantations décevantes, fait venir Lydia et Claude Bourguignon - que j’appelle sans flagornerie les « Géo Trouvetout des terroirs » -, redessine avec eux un énième programme de replantation. Et toujours pas d’engrais, en dehors d’un compost maison, pas de désherbants ou d’insecticides chimiques. Les vins s’annoncent aux mieux de leur forme, ils sont modernes, élégants, équilibrés, respirent la noblesse des vieilles vignes pour la plupart grenaches et carignans noirs. Bref, tout s’annonce pour le mieux.

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Olivier Decelle, fier de ses nouvelles vignes...

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Nouvelles plantations en début d'été 2010

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Sauf que, hormis le blanc « Altaïr » 2008 (grenache gris pour l’essentiel avec un peu de macabeo), subtil et floral au nez, dense et solide comme un roc, capable même de vieillir dans une bonne cave, depuis deux ou trois ans je reste sur ma faim. Avant d’aller plus loin, je ne dirai aucun mal, bien au contraire, des vins doux dits naturels, du millésime 2008 en particulier, le plus récemment goûté, que ce soit en blanc ou en rouge : superbe « Vintage » élevé 12 mois en cuves béton et tiré à 150.000 exemplaires (15,50 €, à ce tarif, ne surtout pas s’en priver !) et très tannique « Vintage Charles Dupuy » (20% de barriques neuves, le reste en cuves inox pour 18 mois) qui semble bâti pour une très longue vie (32 €). Le «  Millésime 1975 » (50 €, un cadeau !), joli rancio de la vieille école, est toujours d’une grande classe, tandis que le « Vintage Privilège L.09 », issu de grappes de grenache noir passerillées à même le schiste, vin exempt de mûtage riche de 192 g/l de sucres résiduels, est un petit régal (20 €).

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Mais, tout comme l’ami David, je déchante – et ce n’est pas la première fois – en goûtant les rouges « classiques » que je trouvais fort à mon goût il y a seulement 5 ou 6 ans. « Notre Terre » (70.000 bouteilles), jadis mon favori, me déçoit et ne m’envoie plus au ciel. Je ressens beaucoup d’amertume en le goûtant et les 2007 comme les 2008, élevés pour moitié en cuves bois tronconiques, pourtant gardés et regoûtés sur une semaine, pratique courante chez moi lorsque j’ai un doute, ne m’ont pas emballé du tout. « Carrérades » 2007 non plus (25.000 bouteilles) élevé à la fois en foudre et en barriques, que j’ai trouvé dur et sans personnalité, alors que le 2008, avec plus de barriques, m’est apparu plus complexe, plus intéressant, mais également dur et boisé. J'ai l'impression que le grenache noir d'ordinaire fin et gras, ici associé à la syrah et au carignan, a perdu de sa chair, de sa verve et de son fruit. Qu’adviendra-t-il de ces vins d’ici 5 ans. Je ne demande qu’à voir en espérant m'être lourdement trompé. Cela m’est arrivé plus d’une fois dans ma longue carrière de mec qui se prend pour un grand dégustateur… C’est ce que je souhaite en tout cas !

Michel Smith

 

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 00:01

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C’était avant les vendanges, cet été. Au large de Carcassonne, en vue de la Montagne Noire. Route de Mazamet, je traversais le Cabardès aux abords du village d’Aragon. Paysages pierreux, bosquets de chênes verts, pinèdes, garrigues, vignes et oliviers. « Domaine de Cabrol » informe la pancarte. Je tourne à gauche et débouche en peu de temps sur une cour de ferme animée. Il y a du monde, quelques stands dressés, une odeur de grillades et une ambiance bon enfant. Cela ressemble à une de ces multiples fêtes qui se déroulent à la belle saison autour du vin, dans le vignoble. Un vigneron, mais ce peut être aussi une coopérative, rassemble d’autres vignerons qui font venir leurs amis et clients, lesquels contactent d’autres personnes intéressées par le vin, et le tour est joué, pourvu qu’il fasse beau et que les mails circulent d’un ordinateur à l’autre, sans oublier Facebook qui joue son rôle de lien social. En période de crise, mieux vaut s’organiser et avoir des idées et des initiatives pour vendre le vin.

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Les vignes de Cabrol, le parking et le chien de Claude, "Pumba"

Ainsi donc, j’arrive et je retrouve une bande de vignerons d’autres appellations qui ne me sont pas inconnus. L’ambiance est à la dégustation, l’humeur aux retrouvailles. On jase, on blague, on boit et on crache aussi, parfois. Honneur à notre hôte, le grand (de taille) Claude Carayrol. Un blanc 2008 remarquable (grenache blanc et viognier), un « Vent d’Ouest » 2005 dense, serré, bien dans ses tannins (cabernet sauvignon surtout), un « Vent d’Est » 2007 tout aussi beau, mais en plus spectaculaire (grenache et syrah, avec un peu de cabernet), plus long en bouche. À chaque dégustation, c’est mon vin préféré du domaine. On a déjà deux superbes représentants du Cabardès, capables de tenir encore, à des prix sages : 10 et 13 €. Un peu plus onéreux (18 €), « La Dérive » est une cuvée élevée en cuve qui associe à égalité le cabernet et la syrah, un assemblage qui, de la Provence au Languedoc, donne en général de belles cuvées. Ce 2003 est large et tannique, marqué par un joli fruit probablement dû si je ne m’abuse à la macération carbonique sur la syrah. Même le vin de table, vendu en « bib » à 10 €  les 5 litres, est digne d’intérêt et je me demande si ce n’est pas dans celui-là que Claude met tous les cépages exclus de l’appellation, dont de très vieux aramons.

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Claude Carayrol, mon hôte, l'initiateur de cette petite fête, devant sa cave du Domaine de Cabrol

Ce qui est intéressant dans ce type d’événement, c’est que l’on rencontre d’autres vignerons venus des appellations voisines avec des vins bien différents. Je commence par goûter les bulles du Domaine J. Laurens à Limoux : la blanquette brut « Le Moulin » (7 €) me plaît bien, mais j’en pince aussi pour le Crémant de Limoux 2008 « Clos des Demoiselles » à 60 % chardonnay, 30 % chenin et 10 % pinot noir.

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Jacques Laurens, représentant de Limoux et Gabriel Escande du Minervois

La voisine me fait goûter de bons Corbières du Domaine Sainte-Marie de Crozes, dont un blanc de pure roussanne, gras et joliment fruité en finale, ainsi qu’un rouge « Les mains sur les hanches » 2009, simple, vif et très agréable. Mais à côté, il y a les Minervois de Borie de Maurel. Je commence par un blanc 2009 « La Belle Aude », très belle marsanne rehaussée de muscat : structure citronnée, grande fraîcheur, belle longueur. Gabriel, le fils de Michel et Sylvie Escande, fait goûter les 2008 sans façon, presque à la régalade, tant la demande est forte. La cuvée « Maxime », reste sur la réserve, la cuvée « Sylla », la plus connue, dédiée à la syrah (24 €) est toujours aussi ample et majestueuse.

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Raymond Julien, personnage du Minervois

Un autre vigneron du Minervois était présent, Raymond Julien, un gars formidable dont je vous reparlerai pour son carignan. Pour l’instant, je m’autorise à vous dire que son 2009 « Le Rouge de l’Azolle », avec 50 % de cinsault, le reste avec toutes sortes de cépages, est long et soyeux en bouche, avec de très belles notes de fruit. Il ne coûte que 5 € ! Que du bonheur.

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Les vacanciers britanniques sont de loin les plus assoiffés !

J’ai horreur de donner des leçons aux vignerons, mais je les incite à monter des petites opérations de ce genre plus souvent. C’est festif, convivial, parfois gourmand avec la présence d’un ostréiculteur de la région ou d’un restaurateur de campagne. Bref, il y a là de quoi convertir bien des gens au vin !

Michel Smith

 

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 08:33

Après ses chemises de dégustation, qui ont enchanté la planète vin, Jim Budd entame une série sur les chapeaux de vendanges. La mode est décidément partout...Hatpickings.jpg

Domaine de la Butte, Bourgueil

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Domaine Luneau-Papin, Muscadet de Sèvre-et-Maine

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Pascal Potaire, vallée du Cher


Jim

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 00:07

Beaucoup de Brunello dégustés en Belgique, que ce soit au sein du jury de dégustation e notre cher IVV ou dans des salons, se sont révélés « plus secs que ça tu meurs » !

Mais on se dit que sur place, on va trouver l’exception qui nuance la règle. J’y suis allé et y ai trouvé plus d’une exception. Autant en Rosso di Montalcino, plus sur le fruit puisque moins longtemps élevé ou alors en cuve, que de Brunello. Je peux vous garantir qu’un Sangiovese brunellien pas desséché par le bois, qui offre fruit et complexité épicé, ça vaut le coup.

Parmi les Tiezzi, les San Carlo, les Cupano, … pas connus, c’est plus fun que de parler des vedettes qui souvent ne sont pas à la hauteur de leur réputation, voici un premier jet toscan sur la Fattoria La Gerla


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Montalcino, c’est où, c’est quoi?


Situé à 40 km au sud-ouest de Sienne, Montalcino se perche sur une haute colline de 564 mètres. Le gros village domine toute l’appellation. Il tire son nom de  Monte Lecci, la montagne aux chênes verts. Proche de la mer, son climat combine influences maritimes et variations continentales. Le vignoble culmine à 500 mètres ou colore les pentes généralement douces jusqu’à 150 mètres. Les expositions explorent les quatre points cardinaux. Le vignoble occupe un territoire de 3100 ha. Le cépage roi et seul autorisé pour le Brunello, ainsi que pour le Rosso, est le Sangiovese. Rosso pour le rouge friand, moins structuré, à boire plus rapidement. Brunello, nom local du cépage Sangiovese, propose des vins de garde, souvent austères les premières années.


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Trio

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Rosso di Montalcino 2008 Fattoria La Gerla

D’une agréable couleur rubis tirant sur le vermillon, il sent la cerise écrasée, relevée d’épices où l’on remarque la cannelle, le poivre et la réglisse, quelques notes grillées et une fragrance de toffee. La bouche offre une souplesse de tanins qui laisse le fruité savoureux. Le vin glisse sans accroche sur les papilles et les comblent de joie. Allégresse de baies qui semblent sucrées, les fraises s’allient aux griottes, les groseilles aux grenades, le tout sur un mode velouté et frais.

 

Les vignes dont est tiré ce vin sont les mêmes que pour le Brunello, mais lors de la cueillette manuelle, une sélection se fait, les plus belles offrent leur jus au prestigieux breuvage, les autres nous comblent plus vite de leur fruité.

Le vin s’élève 6 mois en barriques et s’affine encore 6 mois en bouteilles.

 

À Montalcino, on le consomme avec les charcuteries, ou avec les pâtes à la viande, les spaghetti par exemple avec une légère sauce tomate, un rien de Parmesan, quelques petites boulettes d’un mélange porc et veau bien assaisonné.

 

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Brunello di Montalcino 2005 Fattoria La Gerla

Grenat de ton intermédiaire, il faut l’aérer pour qu’il libère quelques notes d’eucalyptus et de menthol, des parfums de gelées de mûre, de cassis et de cerise, teintées d’amande et de noisette. La bouche est certes austère, le millésime veut ça, mais elle s’en libère assez vite et offre en friandise du chocolat noir parsemé d’éclats d’orange confite, viennent ensuite, les fruits rouges et noirs adoucis de caramel légèrement salé.

Le vin s’élève durant 4 ans dont 3 années en foudre de 50 à 100 hl.

Une pièce de viande rouge convient particulièrement bien, l’hémoglobine adoucit les tanins et permet au fruit un coming out des plus réussi. Sur place, le bœuf florentin apparaît comme une merveille de tendreté et de goût. Difficile à trouver chez nous, il se remplace par l’Angus, le Charolais ou la Limousine. Si vous passez à Montalcino, j’ai une adresse pour vous, un boucher extra maceleria artigiana Daniele e Dimitri di Sonia via Matteotti, 10 dimitri83@hotmail.it c’est dans la rue « principale » qui traverse la ville par le centre.

 

Vigna gli angeli 2004Le must!


Vigna gli Angeli Brunello di Montalcino riserva 2004 Fatoria La Gerla

Grenat sombre profond, le nez légèrement torréfié, il respire le sous-bois, les champignons, les aiguilles de pins, le cuir mouillé, puis, les fruits se réveillent et viennent en pagaille parfumer l’atmosphère ensoleillée d’une clairière, tout se déroule d’abord au ralenti, puis s’intensifie. Les tanins apparaissent moelleux en bouche, ils ont perdu cette austérité particulière aux Brunello. Au contraire, ils donnent de l’ampleur au bouquet floral,  rendent plus dense le fruité, arrondissent les épices. Le riserva sélectionne ses grappes, il choisit les plus concentrées, les plus mûres. La texture s’en retrouve plus volumineuse, plus gourmande, impression encore amplifiée par cette douceur (non sucrée !) due à la maturité des raisins et à l’élevage plus affiné.

Comme le gibier est de saison, profitons-en, même les viandes fortes comme le lièvre se pâment devant autant de raffinement.

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La Gerla

Le domaine a été fondé en 1976 par Sergio Rossi, il s’étend sur 11,5 ha et dans deux parties différentes de l’appellation, l’une au nord-est et l’autre au sud-est.

 

www.lagerlamontalcino.com

 

Grazie Michèle per la organizazzione del viaggio

 

Ciao

 

Marc

 

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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 00:03

CPmissingviness
'Joyau du Sancerrois'

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We have now reached Sancerre in our three-week journey along the Loire to see how the 2010 vintage is shaping up. On Sunday we took a stroll along a track by the Clos de la Poussie.

The Clos is a spectacular natural amphitheatre that dominates the village of Bué. Along with other sites such as Les Monts Damnés, la Grande Côte, Les Romains and La Belle Dame this is one of the most famous vineyards of Sancerre and probably the most impressive. It is now part of Domaine de Ladoucette owned by Le Baron Patrick de Ladoucette.


CPmissingvinesaas 
Western end of Le Clos de la Poussie; 'vignoble mythique'... ou presque !

 
Il faut laisser la parole au site internet de Domaine de Ladoucette:


CPjoyaubs 

"La Poussie, joyau du Sancerrois, vin de Sancerre voluptueux et parfumé. Parmi tous les crus qui assurent la séculaire renommée des vignobles qui dominent la Loire royale, la réputation de La Poussie a gardé toute son intégrité originelle".

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Erosion and exposed roots: 'son intégrité originelle'  


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Drainage channel in risk of being eroded


‘Quelques années plus tard, le Clos de la Poussie, vignoble mythique de Sancerre se trouvant à vendre, le Baron Patrick de Ladoucette en fit l’acquisition. Cet amphithéâtre naturel exposé plein sud permet de réaliser une cuvée particulière, le Haut de la Poussie.’


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  ClosdelaPs
 

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Recently planted with already signs of erosion

         CPenherbes
A solution?: much less erosion in this small grassed over section of La Poussie


Jim  

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 00:06

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Noble rot developing on Chenin Blanc@Bellerive, Quarts de Chaume (26.9.10)

 This is the third consecutive year I have spent three weeks or more in the Loire during harvest.  You would think that three weeks would be plenty of time to see much of the valley between Nantes and Sancerre. Each year, however, is a race against time. So far this year we have made various visits in Touraine, the Pays Nantais and now in Anjou.  

By now the Muscadet producers will mostly have finished. Of the eight we visited last week, seven were very happy with the quality of 2010, although there is more rot than last year when the grapes were perfectly. Serious producers will be cutting out the rot in the vineyards. One producers on the western side of the Lac de Grandlieu as he had been hit by heavy rain on the 7th September, which had provoked rot.

We had wonderful fine weather until last Thursday with clear blue skies and temperatures in the high 20s.  There was widespread rain Thursday evening into early Friday morning. Amounts in Anjou varied between 12mm and 20mm, while in Eastern Touraine there was up to 40mm.

 Surprisingly even in Touraine the heavy rain doesn’t seem to have caused too much damage as it was cool afterwards and the ground was hard, so picking machines were soon able to start working again.

 The weather is now more autumnal – there were thin, misty rain showers this afternoon in Anjou.

Producers here are busy picking the early varieties – Chardonnay, Sauvignon Blanc , Gamay and Grolleau. The Chenin Blanc seems to be developing quickly, while the Cabernet Franc and Cabernet Sauvignon is gently ripening and so far looks good – resisting for the moment the downturn in the weather. 

 Still a long way to go, however. Off to Sancerre and Pouilly at the end of the week.

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 The necessity of cryoextraction

 A visit to the Quarts de Chaume yesterday afternoon provided a simple explanation why some Quarts producers have demanded the right to use cryoextraction.

Two photos speak more than words:

 BauQdeCRendes.jpgUp to eighteen bunches per vine (admittedly vine large)

BaurendQdeCs.jpgCould you ever make naturally sweet, high quality from such grapes?

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07.40 Newsflash

Very good news!  

 At their meeting last night the Syndicat des Quarts de Chaume voted decisively against the use of cryoextraction (also called cryosélection). Domaine Baumard, who have been allowed to use this technique until now; will be given time to adapt to the ban.

I should make it clear that the bunches of very green grapes pictured above belong to one producer and are by no means typical of the fruit in the rest of the appellation. 


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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 00:04

Où ça?

Ben, à Saint-Mont, invité à une conférence-dégustation-visite des cépages anciens que la Cave des Producteurs s’efforce de préserver et multiplier.

Il y avait là quelques pointures ampélographiques qui nous ont initiés aux cépages pré-phylloxériques.


Plaimont cépages oubliés

 

À quoi ça sert tout ça ? «A rien, bien sûr», dirait ta tante, celle qui se prend pour ton oncle depuis qu’elle a de la moustache.

Rien ne sert à rien, puisque tout est voué aux orties. Mais moi, ça m’intéresse, j’ai une rubrique cépages oubliés, alors croyez ce que vous voulez, je ne me suis pas endormi !


 Plaimont cépages oubliés (15)

 

Après une mise en oreille bienvenue, suivi d’un bilan ampélographique, assez long et presque passionnant, nous passons aux travaux pratiques, soit la dégustation de ces Miousap, Cruchen, Arrat et Cie ou encore Pédebernade ou Dubosc suivi d’un chiffre, ça c’est quand le scientifique sait ce que c’est, il met le nom du proprio de la vigne et ajoute 2, N°33, etc… donc les travaux pratiques, dégustation assise de ce que la chorale des scientifiques bien branchée avec celle des producteurs avait estimé les plus intéressants. Bannissez ce terme qui rime souvent avec pas terrible!


Si la dégustation assise apporta deux ou trois petites surprises agréables, comme:


 Plaimont cépages oubliés Pinenc

Cépage Pinenc – N° 33-43 - Conservatoire Saint Mont

Rubis violacé à disque rose. Nez de chocolat noir, d’aiguilles de pin ou plus précisément de térébenthine avec des notes fumées. Tanins gaufrés, acidité moyenne, l’amertume agréable de la réglisse, vin qui développe tout son spectre aromatique  autour des amertumes, le cacao en tête, structure à la fois moelleuse et rustique.

 

Ainsi que:

 

Cépage Pinenc «Pédebernade» - N°33 Conservatoire Saint Mont

Rubis violacé

Léger fumé au nez, notes de sureau, de cassis, de pimentón, un rien foxé

Tanins rustiques.

 

Ce cépage, nous l'avons vu le lendemain in situ, au conservatoire des cépages made by Saint Mont, après avoir rendu visite à Monsieur Pédebernarde en personne. Car il existe vraiment, les scientifiques, ça n’invente rien !!


 Plaimont cépages oubliés (Mosieur Pédebernarde

Monsieur Pédebernade en pleine forme dans ses vignes bicentenaires

 

Cette  visite nous a permis de goûter les raisins, y en a qui décoiffent déjà en grain, alors en bouteille, bon sang…

 Plaimont cépages oubliés (21)

 

La dégustation était libre, c à d debout, à se bousculer gentiment pour avoir trois gorgées d’un inconnu - pas le voisin, le vin sur le buffet. Quelques jolies découvertes parmi les quelques cépages prétendus plus acides et plus rustiques (je ne l'ai pas vraiment constaté, ça doit être au niveau des analyses…). A savoir:


Cépage « Claverie »

Robe très pâle. Le nez respire le jasmin et le chèvrefeuille. La bouche décoiffe par son acidité vive.


Cépage « Morenoa »

Robe très sombre. Nez de tabac, de fumée. Joli fruité en bouche, groseille, cerise, framboise avec des tanins accrocheurs qui renforcent le croquant des baies.



 Plaimont cépages oubliés Arat

Cépage «Arrat»

Rubis noir, le nez acidulé et végétal, pas très expressif.  En bouche, il a plus le goût de la peau de griotte que de sa chair. Puis viennent les épices, un rien de cannelle et du cumin, puis enfin la chair plutôt que la peau de la griotte


 Plaimont cépages oubliés Mansenc noir

Cépage «Manseng Noir»

Le top ! Couleur rubis de nuit, nez chocolaté fourré de ganache à la groseille, framboise et fraise noire. Des épices, piment, Cayenne, un rien de sauge. Une jolie acidité en bouche, bien présente, mais donnant beaucoup de sapidité. Les tanins bien fins, serrés qui affermissent la structure, certes relativement austère, mais le jus qui en coule nous prémunit contre sa rudesse, un costaud qui a du cœur. Et puis, il y a la longueur, bien fruitée, elle dure encore….

Ce cépage (mon préféré, vous l'avez compris) est paraît-il un très proche cousin du Tannat. En goûtant son raisin et celui du Tannat, on ne peut nier qu’ils sont proches.

 

Après ce petit tour préphylloxérique (notons que tous ces cépages sont francs de pied)  espérons que l’engouement pour ces inconnus grandira et nous préservera contre une surproduction d’internationaux galvaudés. 

 

Quant aux Producteurs de Plaimont, merci à eux. N'oublions pas qu’ils ne recherchent pas le futur nouveau cépage international, mais seulement à renforcer la précision de leurs assemblages, et par conséquent, la pertinence de leur terroir.

 

Bye

 

Marc

 

 

 

 

 

 

 

 

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 00:00

QdeSCons The terroir of the ‘future’ Quarts de Shame?    


Later this month the Syndicat des Quarts de Chaume will meet to decide whether to allow cryoextraction to concentrate musts destined for Quarts de Chaume. I gather that two of the producers have asked the Syndicat to permit its use. 

A quite extraordinary turn of events I think as there have already been two successful court cases to defend the high reputation of Quarts de Chaume against the apparently overweening ambitions of the Chaume producers.

Quarts de Chaume is one of the three crus of Anjou along with Bonnezeaux and Savennières – so far the top classification in the hierarchy of Anjou wines. Currently it is proposed that Quarts de Chaume should become a grand cru and Chaume a premier cru.

Provided the vineyards in the Layon are properly managed and yields kept down – the décret only permits 25 hl/ha anyway – then it is possible to make at least reasonable quality in the Layon every year even in very difficult years. This is especially true in the Quarts de Chaume with its natural advantages of steep slopes close to the River Layon. There ought to be no need to use artificial devices here. Cryoextration involves removing excess water through freezing thus concentrating the must.  

The two legal actions were brought to defend the high reputation of the Quarts de Chaume and to ensure that the consumer was not confused between Quarts de Chaume and Chaume Premier Cru. Yet should the Syndicat agree to the use of cryoextraction they will do real and lasting damage to their reputation, Also, unless producers who do use cryoextraction clearly state this on the label, the consumer will surely be deceived as they will very reasonably assume that a Quarts de Chaume fully reflects its site and is produced in as natural a way as possible rather than being a product of artifice.

The use of cryoextraction allows to producers to cut corners to pick at lower levels of ripeness and sugar and to benefit from higher yields as the greater the concentration in a grape the smaller the amount of juice. A further problem with cryoextration is that it concentrates not only the good, but equally the bad.

I trust that the Syndicat will reject decisively the use cryoextraction in the Quarts de Chaume. It has no place here. After all if a must needs to be concentrated by cryoextration it does not merit the Quarts de Chaume appellation.  

Jim

 

Juste un tout petit résumé en français pour les moins familiers de la langue de Shakespeare et de Lady Gaga: certains vignerons de Quarts de Chaume demandent de légaliser la cryoextraction - ce sera à l'ODG d'en décider. La cohérence de ce projet avec le prestige d'une AOC qui est parvenue à interdire  en justice l'usage de la mention Chaume Premier Cru ne nous apparaît guère.

Et j'ajouterai: il est facile de se plaindre du gouvernement ou de l'administration, soit pour leur interventionnisme, soit pour leur non-inverventionnisme. Mais là, ce sont les vignerons qui décident de leur avenir.

Hervé

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