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POURQUOI CE BLOG?

Ce blog est né de l'heureux hasard d'une rencontre, en 2010, au Salon des Vins de Loire d'Angers, autour d'un verre de rosé de Bourgueil - celui de Pierre Jacques Druet. Il y avait là cinq "plumitifs" du vin. Le rosé aidant, l'idée a germé de créer un espace commun.
Parce qu'à cinq, on peut aborder plus de thèmes.
Parce qu'on peut débattre.
Parce qu'on peut partager. Des coups de coeur, des coups de gueule, de l'expérience.
Et qu'est-ce que le vin sinon une boisson de partage?
De ces cinq, certains sont déjà des blogueurs confirmés, d'autres non.
Comme il y a les 5 sens, il y  a maintenant les 5 du Vin.

Les 5 du Vin

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QUI SOMMES-NOUS?

David Cobbold (Eccevino) est le plus français des journalistes anglais du vin, ou vice versa. Il a reçu en 2011 le Wine Blog Trophy pour  son blog, More than Just Wine.

Jim Budd, sujet de sa Gracieuse Majesté, est journaliste pour diverses revues britanniques. Amoureux des vins de Loire, il leur consacre un blog, Jim's Loire, primé en 2009 du Wine Blog Trophy.

Hervé Lalau est un journaliste français écrivant pour diverses revues et sites français, belges, suisses et canadiens. Son blog "Chroniques Vineuses" lui a valu le Wine Blog Trophy en 2010.

Michel Smith, PourLeVin, est un journaliste français établi en Roussillon, travaillant pour diverses revues et guides en France. Il s'intitule lui-même "Journaliste en Vins et autres Plats de Résistance".

Marc Vanhellemont est un journaliste belge travaillant pour divers magazines en Belgique et en France. Incontournable, sauf par la face nord.

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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 21:56

Ce devait être un des fers de lance de l'exportation des vins français dans le monde; l'entreprise commercialisait sous sa marque, Chamarré, la production de grandes coopératives des 4 coins de l'Hexagone:Saint-Cyr Participation, Producta, Val d'Orbieu, Viticoop Beaujolais, Cave de Jurançon, Distillerie des Moisans, Vignerons de l'Ile de Beauté, Cellier des Dauphins,Vignerons de la Ténarèze, Cave de Rasteau et Cave de Beblenheim. Mais derrière la marque au papillon se cachait un gros déficit: 7 millions d'euros de déficit à la fin 2008, dont plus de 3 millions pour le seul exercice 2008 (les chiffres 2009 n'ont pas encore été publiés).

Aussi, malgré une subvention de 2,2 millions d'euros de l'Union européenne, et une augmentation de capital de 150.000 euros en janvier 2009, Chamarré vient-il d'être mis en redressement judiciaire.

Ce qu'on ne comprend pas bien, c'est comment ce qui n'était que le bras commercial commun de coopératives, et qui achetait donc au prix qu'on voulait bien lui consentir, a pu ainsi accumuler de telles pertes.

Quoi qu'il en soit, sur son site (www.chamarre.com), Chamarré se vante toujours de sa solidité et de sa crédibilité...

Une mise à jour serait la bienvenue, ne serait que pour les pauvres journaleux dont je suis, et à qui on reproche si souvent d'être mal informés.

 

Hervé Lalau

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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 00:12

Dans la digne lignée « hervétiste », sans être toutefois moléculaire, voici un titre qui joue son atout. Les 52 cépages valaisans ne le démentiront pas.

 

De Swiss en suisse


Aéroporté jusqu’à Zurich pour emprunter la nouvelle ligne de chemin de fer qui traverse la montagne entre Spiez et Visp, un petit tunnel de 39 Km, me voilà bien vite en Haut Valais. Le but de cette première étape, le musée du vin de Salquenen, vieille bâtisse du 16es dans laquelle chaque salle raconte l’histoire des vins du Valais. Didactique et bien aménagé, il plaît par le choix des objets, la progression chronologique et la sobriété du lieu.


www.museevalaisanduvin.ch

 

 musee-de-la-vigne-et-du-vin.jpg

Musée de la vigne et du vin à Salquenen


 

Point de départ


Le musée est aussi une excellente entrée en matière pour la balade le long du vignoble escarpé, chemin viticole qui vous propulse jusqu’à Sierre...


chemin vigneron entre Salquenen et Sierre

 

...pour vous voir attablé au bar de l’œnothèque prodigieuse du Château de Villa. On peut y déguster les vins d'environ les ¾ des encaveurs valaisans, comprenez "vignerons". Occasion de déguster la douce Amigne, la fruitée Petite Arvine, la droite Humagne Blanche ou encore l’épicé Cornalin ou la plus rustique Humagne Rouge qui, génétiquement, n’a rien à voir avec la blanche.

l'oenothèque

L'oenothèque

 

Puis, y a qu’à se lever, parcourir 10 mètres et s’asseoir côté restaurant qui sert la «quintuple raclette», soit 5 raclettes valaisannes d’origines différentes, ça c’est le pied, pas de jeu de mots, merci. Occurrence pour compléter encore son savoir ampélographe de quelques cépages supplémentaires, Fendant le Chasselas local, le Johannisberg ou le Sylvaner régional, l’Ermitage ou la Marsanne orientale, et encore bien d’autres… Syrah, Pinot Noir, Rèze, … on est loin du compte !


Le Château de Villa, l'oenothèque est sous la tour

 

 

www.chateaudevilla.ch

 

Bizarreries et autres traditions 


Dans les vallées perpendiculaires qui dominent Sierre et plus loin Sion, de vieux agissements rythment la société villageoise. Du côté de Grimentz, dans le Val d’Anniviers, gisent au fond d’une cave quelques petits foudres.

 

De l’extérieur, rien de particulier, il est juste indiqué, "Maison de la Bourgeoisie", lieu de réunion des Bourgeois, ce qui en Suisse, désigne l’appartenance à un lieu, du moins en bref, car c’est bien plus compliqué et trop long à expliquer. Il est plus amusant de parler de ce qu’il y a dans les tonneaux de la cave du fond. C’est là que mûrit depuis plus d’un siècle le Vin du Glacier. Sorte de solera statique dont on tire chaque année quelques litres par le bas et qu’on complète par le haut avec l’un des autres tonneaux, lui-même… ce n’est pas clair, mais il faudrait 10 pages pour être plus précis. Cépages Rèze à l’origine et Ermitage en plus depuis quelques années. Le goût rappelle le Vin Jaune, avec la note légèrement résinée due aux contenants faits de mélèze.

 Valais juin 2010 300


Une expérience gustative originale bien amenée par Jean Vouardoux qui vous fait visiter le village, vous explique la Bourgeoisie,


j'écoute Jean avec attention

puis enfin consent après un long moment à vous faire découvrir ce breuvage particulier.

 

Ça vaut le coup, si vous passé par là : visite à 17.00.


www.grimentz-stjean.ch


dégustation du Vin du Glacier, une expérience!

 

 

Reines d'un jour

 

L’autre truc, moins confiné, certes plus populaire, c’est le combat des Reines. Il ne s’agit pas d’un Chasse-Cœur valaisan ou d’un whist suisse, mais d’une joute bovine. Une race de vache particulière au Val d’Hérens et au nom éponyme, à la robe sombre, au corps robuste, livre bataille à chaque printemps pour déterminer qui sera pour la saison la Reine du troupeau. Les Valaisans en ont fait un sport ou spectacle local. Chaque éleveur professionnel ou amateur amène ses vaches dans une grande prairie, lâche au signal ses bêtes et voilà les cornes qui s’entrechoquent, les fronts qui se repoussent, chaque participante plus rusée que l’autre, jusqu’à l’acclamation de la championne. Le tout sans heurt majeur, ni blessure !


une future reine

une future reine

www.raceherens.ch

 

Après autant d’émotions, il est temps de retourner en vallée manger un morceau dans une guérite sur le chemin d’un bisse, je sais c’est du suisse. En français plus courant: un cabanon viticole aménagé en petit restaurant entre les vignes, auquel on accède grâce au chemin qui suit le petit canal d’irrigation qui amène l’eau depuis le glacier, c’est moins vite dit.


La Gérite Brûlefer sur le bisse de Clavau au-dessus de Si

La Guérite Brûlefer sur le bisse de Clavau

 

Le Valais est un endroit sec jouissant d’un ensoleillement exceptionnel, pas compliqué, il y fait presque toujours beau, à 80% du temps, c’est garanti ! Comme il fait chaud, accompagnons notre repas d’un Pinot Blanc ou Gris ou Noir, d’un Payen ou Heida (c’est du Savagnin) ou d’un Muscat, il est plutôt sec en Valais, on a le choix. Et cela complète le tour des principaux cépages plantés dans cette région plus connue pour ses stations de ski que pour ses vins. Goûtez-y...

 

Bye!

 

Marc  Vanhellemont

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 00:01

A-t-on le droit de déconner sur nos blogs ? Peut-on rire, se moquer, ironiser ? A-t-on le droit d’être inconvenant, irrévérencieux, de friser l’impolitesse ? Pourquoi diable poser une telle question ? Sans m’ériger en donneur de leçons, je souhaite, pour ceux qui ne suivent pas régulièrement les blogs vineux, soumettre quelques observations. Donc, pour une fois pas d'images.

Comme d’autres internautes, j’ai été témoin ces derniers jours – et ce n’était pas la première fois – d’une espèce de joute écrite mais néanmoins torride entre Jacques Berthomeau, notre cher et bien aimé président à vie de l’Amicale des Bons Vivants et notre précieux vigneron chéri du Roussillon, Hervé Bizeul. Quelque chose de typiquement français penseront certains. Quelque chose de revigorant penseront d’autres. Quelque chose de sain à mes yeux. Tous les deux tiennent des blogs que je peux qualifier d’essentiels puisqu’ils furent les premiers que je me suis mis à lire, avec un peu de retard, j’en conviens. Si vous êtes un tant soit peu curieux allez voir les deux blogs (voir nos liens favoris), mais mieux, suivez ces liens ici et  entrez dans le vif du sujet et lisez bien les commentaires de chacun.

Au début, je pensais que JB, comme d’hab, y allait sans œillères, bref qu’il disait à sa manière ce qu’il pensait d’une vague manifestation à laquelle il ne s’était pas rendu simplement parce qu’il avait mieux à faire ce jour-là. Un blog est un journal, si je ne m’abuse, dans lequel on raconte volontiers ce qui vous passe par la tête. Parfois c’est bien dit, bien senti et on applaudi à tout rompre. On excuse même les fautes d’orthographes que d’autres ne pardonnent pas. On cède à un soupçon de provoc. On se dit que le Vendéen a raison de dégainer puisque la blogosphère est un espace de libre expression où l’humour se manie de différentes façons. J’ai moi-même essuyé la fougue du verbe de JB lorsque, par erreur, je le reconnais, je lui ai affublé l’infamant nom de « chouan ». J’avais eu l’outrecuidance d’oublier mon histoire de France et j’ignorais que le qualificatif de « ventre à choux » lui aurait fait plus plaisir. Passons.

JB est un mec un peu spécial, mais côté histoire, la petite comme la grande, mieux vaut ne pas se frotter à lui. D’ailleurs, mieux vaut ne pas se frotter à lui du tout car il pique et il aime piquer. C’est peut-être pour cela qu'il est venu nous rejoindre sur ce blog assez unique, somme toute. Ouais, je crois qu'il aime bien gueuler un bon coup mais qu'il ne renonce jamais à une certaine forme d'humour. Hervé Bizeul, quant à lui, est un genre de touche à tout , un mec extrêmement intelligent qui manie la plume avec dextérité, qui sait émouvoir aussi, qui sait aussi captiver, qui sait intéresser. Il a été sommelier, journaliste, aubergiste, voyageur, que sais-je encore avant de finir en self made vigneron aux fins fonds du Roussillon où il a construit en moins de 10 ans un domaine qui fait aujourd’hui référence. Aidé de son épouse, le gars bosse comme un dingue et il va même jusqu’à faire son huile d’olive, à grande échelle. Comme JB, HB est fier de son œuvre et, même si parfois il donne l’impression d’une sorte de modestie de bon aloi, Hervé, qui est un ami comme Jacques est aussi mon ami, se laisse aller à dire ce qu’il pense et comme en plus il pense souvent qu’il a souvent raison…

Hervé, qui avait accepté une invitation que Jacques avait refusé a naturellement fustigé Jacques qui lui même fustigeait la manifestation (un énième symposium autour du grenache) que bon nombre de personnalités, journalistes et critiques en particulier, tous j’imagine gentiment invités et logés comme il se doit, avaient accepté d’honorer de leur chère présence. Mon Jacques a commencé à ironiser sur ce genre de manifestations grandioses et fort coûteuses, quand mon Hervé est monté sur son cheval blanc pour justifier ce qu’il considérait comme juste. Entre temps, les deux protagonistes, s’étaient chamaillés pour des histoires de prix du vin, si je me souviens bien, dans les hypers.

La dispute n'a aucune importance. Mieux, elle permet d'exposer et d'exploser. Mes deux amis vont se réconcilier, c’est sûr, mais ce qui m’a gêné là-dedans c’est l’aspect volontiers sérieux et mélodramatique qui a animé les réflexions des différents intervenants dans les commentaires. Pour un buzz, ce fut un vrai buzz, mais avec tant et tant de grandiloquence pour quelque chose après tout d’assez futile, en somme. Moi même, j’ai tenté d’intervenir en jouant de mon humour qui hélas n’est pas assez reconnu et franchement mauvais. Cette histoire me paraissait drôle comme l’avait été la précédente passe d’armes entre les deux oiseaux, sauf que j’avais l’impression d’être le seul à vouloir déconner, à chercher la dédramatisation à tout prix, y compris par la franche déconnade. Moquer des gens qui se prennent au sérieux, cela m'a toujours amusé. Désolé messieurs les bien-pensants, mais je suis comme ça. 

J’en reviens à ma question du début. Peut-on, doit-on déconner sur la blogosphère du vin ? Si je taquine l'un de mes congénères ce n'est pas par méchanceté gratuite. C'est juste pour déconner un peu, pour dégeler l'atmosphère. Un symposium ? Et alors ? Ce n'est pas parce que les huiles et les experts ont l'impression de jouer un spectacle grandiose que l'on doit se pincer les fesses. Réfléchir au grenache, c'est un peu comme réfléchir à la mondialisation. On ne s'en sort pas. Il faudrait des heures et des heures de discours pour entrevoir une quelconque vérité sur un cépage latino aux qualités reconnues depuis des lustres. Je ne me prends pas pour un aiguillon. Et ce n’est pas pour déclencher les foudres des intervenants bien pensants qui fustigent mon humour (celui de Jacques au départ, l’humour d’un mec un peu ronchon), qui défendent leur pré carré, qui se barricadent derrière leurs habits d’experts, qui se drapent dans leur suffisance que j'écris ces lignes. Bien sûr que Steven Spurrier est un mec de grande valeur, évidemment que Michel Bettane a un rôle à jouer dans le monde du vin, sûr Tim Atkin est un francophile dont l’érudition dépasse la mienne, c'est l'évidence que Marie-Louise Banyols est une sommelière émérite doublée d’une grande expertise dans l’achat des vins pour le groupe Lavinia, bien sûr que René Barbier, Vincent Avril, Hervé Bizeul, Michel Chapoutier, Vincent Delubac, Randall Graham, Marcel Richaud et les autres sont d’émérites vignerons. Là n’est pas le problème.

Le problème est que l'on oublie que le vin - celui du grenache en particulier - est quelque chose de léger, que la plupart de nos cépages sudistes donnent des vins joyeux, et que l’on a le droit de penser combien on doit s’emmerder à écouter des heures durant les doctes discours de ces prestigieux intervenants sous une tente gorgée de soleil. Le vin n’est pas une affaire aussi sérieuse qu’on le dit. Le vin est fait pour être bu, ri et pissé. Finalement, moi non plus je ne regrette pas d’être resté à Perpignan. Qu’aurais-je appris de plus sur ce grand seigneur qu’est le grenache ? Pardon si je vous ai offensé, mais j'aimerais bien que l'on rigole un peu plus. C'est la fin de ce papier qui n'a ni queue ni tête. Merci de m'avoir lu.

Michel Smith 

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 00:04

Mon séjour d'une semaine au Québec s'achève, par une visite au domaine de l'Orpailleur, pionnier du vin dans la Belle Province. Pionnier, mais aussi référence qualitative. Car si l'on compte aujourd'hui plus de 80 domaines au Québec, certains ne dépassent pas le niveau de l'amateurisme, et d'autres recourent à de sales tambouilles en important des moûts; les deux sont dommageables à l'image d'un jeune vignoble qui a déjà assez de conditions défavorables avec le climat local.

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Au lac de Memphrémagog

 

Mais bref, si je suis venu ici, c'est pour le concours des Sélections Mondiales de Québec dont les résultats viennent d'être rendus publics.

Aucune Grande Médaille d'Or pour les vins français, dans cette province pourtant francophile. Les quatre trophées ont été raflés par l'Argentine, l'Uruguay, l'Espagne et le Liban (un fabuleux Château Ksara, cuvée le Prieuré).
La faute aux dégustateurs? Pas vraiment: les vins français étaient sous-représentés au concours; comme si la France avait les yeux ailleurs. Faut-il évoquer le mirage asiatique? Ou un aveuglement? Les Français devraient pourtant d'intéresser de près à un marché, certes encadré par la fameuse SAQ (dont les nouveaux magasins Signature feraient pâlir d'envie nos cavistes), mais particulièrement dynamique: entre 5 et 8% de croissance des ventes chaque année.
Les Argentins, eux, l'ont compris...

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8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 00:00

ManwithHerrings.jpg

Man with herring

Last Thursday and Friday we were in Sancerre to taste a range of whites and reds from some of the Central Vineyard appellations. On the Thursday evening we were invited to a Franco-Dutch celebration at La Maison des Sancerres.

Sancerre is twinned with Markelo and there has long been a strong bond between the two towns. Some of the Dutch present at Thursday evening’s celebration made their first visit to Sancerre 50 years ago.

We were very lucky with the weather as it was the first really warm evening of the year and we were able to stand on the terrace of the Maison des Sancerre and look across the old quarter of Sancerre towards Amigny, Chavignol and Verdigny. A wonderful way to enjoy some glasses of Sancerre in the three colours and to eat food prepared by a Dutch chef who had come down specially for this evening. One of the highlights was to see people eating the raw herring.

 

Manwithherringas

Man with part of a herring...

This soirée was part of the first edition Nunspeet to Sancerre vintage car rally. The idea being that around 20 vintage cars would drive down from Nunspeet in northern Holland, just short of 90 kms east of Amsterdam. Fill up their cars with Sancerre and return to Nunspeet some 730 kms. A total trip of 1460 kms excluding excursions around the vineyards of Sancerre.

Naturally there were a number of Sancerre vignerons present including Denis Vacheron, Philippe Raimbault and Lynne Ball, Roger Reverdy-Cadet, Laurent Champault, Matilde Natter, Pascal Reverdy and Jean-Christophe Bourgeois.

It was noticeable that several of them stressed how cohesive the vignerons of Sancerre are and how well they work together. Jean-Christophe cited how close together the houses etc. are in Sancerre and villages like Chavignol etc. Being on top of each obliged them to cooperate.

I have long noticed the difference between Sancerre and Pouilly-sur-Loire across the river. As well as the proximity factor I think this is also due to the way that the town of Sancerre is virtually encircled by vineyards and that many of villages look towards La butte de Sancerre. In contrast ‘AC Pouilly’ has no real centre – Pouilly-sur-Loire is largely a town of ghosts from its heyday when the Route Nationale 7 (Route Bleue) passed through the town.

 

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Dutch accordion player

Sancerre has also been lucky with its leaders – Alphonse Mellot Snr (18th generation), Jean-Max Roger, Vincent Pinard, Denis Vacheron, Jean-Marie Bourgeois and others who have promoted both the appellation but also new and up and coming producers. Sadly ‘AC Pouilly’ doesn’t really have a similar leader or set of leaders. Patrick de Ladoucette is head of group of companies and I believe spends a lot of his time away from Pouilly. The late Didier Dagueneau could have been a leader for the appellation but was often happier berating his fellow vignerons.

I’m convinced that it is this cohesion of Sancerre that has made it a generally more consistent than neighbouring Pouilly.

  Jim Budd

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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 00:08

Les revues papier glacé de gastronomie nous placent sous perfusion sur l'art et la manière d'accorder les mets et les vins. Fort bien et pourquoi pas, mais comme vous vous en doutez, vu mon caractère de cochon, j'adore les conseils ! Moi qui n'ai jamais confié le soin à quiconque de choisir mes chemises, de les repasser et de les accorder avec mes vestes, ça me met en joie. Ceci étant écrit, comme je suis sur une position ultra-minoritaire, et que je dois tenir compte des désidératas des clients, ce matin je mets un mouchoir sur mon élitisme hautain et je vais dans le sens du vent en commettant une chronique: que boire avec une platée de choux ?

Car, entre autres appellations désobligeantes subies dans ma jeunesse de vendéen du bas-bocage : péquenot, bouseux, plouc... la moins infâmante, la plus admissible était bien «ventre à choux» même si je j’exécrais la soupe de choux (le bouillon) qui, visuellement, s'apparentait pour moi à un jus proche de celui de la mare aux canards, et qui sur le plan gustatif, tenait du lavement ou de la décoction du style de celle que préconisaient les nombreux rebouteux du coin. Je faisais de la résistance. Je frisais le nez. Je tentais de me dérober au supplice mais dans ma bonne Vendée fallait obéir. Ma mémé Marie, sainte femme, égreneuse de rosaire, dont j’étais le chouchou, me servait une petite ration d’eau verte et fermait les yeux sur le fond de mon assiette.

 paquet51.jpg

Aussi bizarre que ça puisse vous paraître, si je détestais la soupe de choux, j’adorais les feuilles de choux embeurrés. Nos choux, c'étaient des choux à vaches, des choux fourragers hauts sur tige, ceux que nous allions couper avec le pépé Louis pour nourrir les bestiaux. Ce que nous mangions nous, c’étaient les petites feuilles du cœur, vert tendre et croquantes. Cette proximité avec nos ruminantes indolentes aux yeux aussi tendres que nos cœurs de choux: nos opulentes Normandes laitières, plus que nos Parthenaises laboureuses toutes efflanquées, nous assimilait à des quasi-sauvages tout juste bons à défier la République pour le compte du maître et du curé.

 

Aujourd’hui, j'adore toujours les choux, mais le problème c'est que sur nos étals parigots, c'est une denrée rare. Au marché, il est facile de trouver toute sorte de choux, pommés, fleurs ou italien, mais le mien est plus rare que le caviar. Lorsque j'en trouve, je fais une razzia de petites bottes de feuilles de choux tenues par un élastique. Tout l'art de la cuisson des choux est dans le blanchiment. Faut être patient ou patiente, se colleter un grand faitout et passer les feuilles dans au moins 3 ou 4 rincées d'eau bouillante. Après faut embeurrer le choux. Ce n’est pas aussi simple que ça paraît. En effet, tout d'abord il faut un vrai bon beurre salé. Dès que les feuilles de choux sont égouttées, comme pour les pâtes, il faut jeter les sur la noix de beurre qui est alors saisie et qui exhale ses aromes et sa pointe de sel.

Pour le boire c’est une autre histoire mais je voterais bien pour un petit vin de rien du tout, simplet, tout le contraire des vins hauts du collet comme ceux de nos amis qui couchent leurs commentaires et leurs notes sur papier glacé. Pour tout vous avouer un vin qui me rappellerait la piquette de mon pépé Louis, bien «appointuché» (du verbe appointir : rendre pointu), mais qui bénéficierait du génie de nos jeunes inventeurs de vin. Donc un vin avec de l’acidulé, de la jeunesse, de la fraîcheur et même une petite touche de pétulance. Bref, avec ce cahier des charges, est-il possible aux grands maîtres de la dégustance de satisfaire mes exigences? Telle est ma question du jour: comme un lundi quoi !

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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 12:00

Non, il ne s’agit pas du passage du Tour de France, lequel je crois bien, ne s’est pas encore aventuré dans ces paysages sauvages de la vallée de l’Agly où chaque montagne annonce l’amorce d’une mystérieuse vallée. Bastion ultime avant l’Aragon, au moyen âge la tour du château aujourd’hui ruiné permettait de surveiller la frontière. Entre Corbières et Fenouillèdes, c’est dans ce village éminemment vigneron posé sur un méandre de l’Agly que s’est installé Jean-Louis Tribouley. Il suffit de survoler les alentours par satellite interposé pour s’apercevoir que les vignes sont encore, malgré les arrachages, présentes presque partout autour du village. Elles l’étaient encore plus si l’on en juge par les traces de sentiers et de délimitations qui criblent la colline au nord du village, entre l’Agly et la D.79. Je vous invite à aller voir cela sur le site  Histoire du Roussillon  un lieu fort bien documenté. Moi, ça me fascine...

Dans ce décor de western médiéval, sec au possible, prenez une vigne orientée plein sud sur une terre de gneiss plantée de vieux pieds de Carignan. Une chose est sûre : vos rendements n’auront rien à voir avec ceux du Médoc. Venu du Nord avec ses 40 ans, beaucoup de volonté et un peu de sous, Jean-Louis Tribouley, installé depuis 2002 après une bac pro à Beaune et une année chez Gérard Gauby, s’est vite fait connaître à mes papilles pour sa cuvée « Les Copines ». Il s’agit d’un Côtes-du-Roussillon du genre jouissif où le carignan est déjà présent à 80 %, associé au grenache. Au passage, signalons que ce vigneron fait partie de mon Top 50 des meilleurs vins bio du Languedoc et du Roussillon qu'un jour je publierai sur mon tout nouveau blog PourleVin.

 Carignan08Tribouley-JPG

Mais depuis le millésime 2007, le gars produit dans la discrétion une cuvée découverte, il y a peu, au hasard de la lecture d’une carte de restaurant, Le Garianne, à Perpignan, lieu déjà vanté dans ce blog. Comme quoi, on a beau habiter le département des PO et faire croire que l’on sait tout… Bref, « Elepolypossum » est le nom de la cuvée et seul Jean-Louis est capable de vous expliquer sa signification. Il s’imprime sur une étiquette colorée plutôt dans les bleus signant cette cuvée vinifiée le plus simplement du monde (levures indigènes, cuvaison courte) et ne dépassant guère les 2000 exemplaires. 

Tribouley-JPG

Bu frais, ce qui s’impose encore plus avec l’été qui frappe à la porte, le vin vous saute au gosier. Toujours cette merveilleuse acidité du cépage qui se met en avant pour vous réjouir le palais. Mais cela se passe avec finesse, dans un joli cadre de petits fruits sauvages, non sans justesse, pureté et tendresse au point que l’on en oublierait même que ce vin affiche 14°. Inutile de dire que l’on écluse la bouteille en moins de deux, sur une belle côte de porc, par exemple, mais mieux encore, sur une darne de bonite grillée tel un pavé de bœuf. La bouteille de ce Vin de Pays des Côtes Catalanes (un de plus !) 2008 est vendue 13 € départ cave.

Michel Smith


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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 00:09

Fait chaud mais je ne lâcherai pas le morceau mon petit Pol Hochon a raison et vous avez tort de le prendre pour un avorton...

Aussi bizarre que cela puisse paraître les pépiements de la Clairette, tels des activateurs de croissance, boostaient le petit Hochon dans l'entreprise de rangement de son petit intérieur très caverne d'Ali Baba. Ils l'isolaient du monde, lui donnaient le sentiment qu'il était seul au monde. Son baiser furtif, agrémenté de son parfum floral, agissait tel un révélateur. Il murmurait « comment n'y ai-je pas pensé plus tôt ! » Intriguée, la petite reprenait «  à quoi t'as pas pensé plus tôt ? A moi... » Du tac au tac il répondait « si c'est à quoi, ce ne peut-être à toi... » Elle croisait les bras. Ses seins pigeonnaient. « Tu m'embrouilles... » En se balançant sur son fauteuil il matait le spectacle « mais non jeune bécasse je me contente de reprendre ton français approximatif... » Courroucée la petite Fougère s'ébrouait  « Tes yeux, eux, ne sont pas approximatifs prédator... » Il l'attrapait par la taille «  la prédation c'est la vie... »

 

Lorsqu'ils s'installèrent à la terrasse du Sélect, les yeux dans le flou et l'âme légère, après avoir uni le mot et la chose, le temps de l'explication était venue. Pol, sérieux de chez sérieux, fit part à Clairette de son illumination. La découverte du  maillon faible du système : les jeunes louveteaux aux ratiches aigües n'attendaient que lui pour se faire les vieilles barbes. A grands traits il traçait leurs portraits et comme il évoquait les tablettes de chocolat moulées sous un tee-shirt blanc, le regard bleu électrique, le collier d'or jaune, la gourmette du même métal et le jeans moule bite de Laurent Dieulefit que la petite Fougère sortait une arme fatale. Elle gloussait « Celui-là je me le fais ! » Pol protestait. Elle s’en fichait  lui intimait l'ordre d’appeler ce bellâtre. Le petit Hochon surpris répliquait « Pour lui dire quoi ? » La réponse claquait «  De venir me voir ! » Pol se rengorgeait « C'est quoi ce plan foireux ? » Avec une petite moue boudeuse accrochée à sa jolie bouche pulpeuse elle lui répondait « c'est ma contribution perso au sacre de mon seigneur et maître Pol Hochon. Tu ne croyais pas tout de même mon beau  que j'allais laisser ta Lucienne faire tout le taf... »  

 

Le Laurent Dieulefit eut droit au grand jeu. L'entrée de la petite Fougère au bar du Fouquet's draina les regards concupiscents et les autres. Elle avait osée le costume marin ultra short et plus si affinités, à couper le souffle. D'ailleurs le Laurent manquait d'air lorsqu'elle lui tendait la main en minaudant «  J’peux m'asseoir à côté de toi... » Ce qu'elle faisait avant même que le bellâtre puisse prononcer son premier mot. Pol tentait une plaisanterie pour l'aider à retrouver de l'oxygène « Alors moussaillon le Pacha t'a donné la permission de minuit ? » qui s'écrasait aussi salement qu’une mouche à bœuf sur un porte-avion, sans le moindre bruit. Clairette occupait l'espace, en chair et en paroles. Voletait. Brassait un air considérable. Elle était liane, se faisait aguicheuse puis boudeuse, voluptueuse puis mystérieuse. Laurent tétanisé se raccrochait à la contemplation des cuisses lisses et pain d'épices de la belle. Il faisait eau de toutes parts, s’épandait. Le petit Hochon admirait en connaisseur le tableau d’un assaut qui ne pouvait que déboucher que sur une capitulation sans condition.

 

à suivre

 

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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 17:59

Hep Marc ! Moi aussi j'y étais. Sur un superbe voilier, de surcroît, appartenant à un charmant couple de Hyères, André et Cathy.

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La preuve, nous régations sous les couleurs du Domaine Saint-André-de-Figuière...

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J'étais responsable du rosé. Et une fois sur terre, à Porquerolles, j'ai retrouvé mon ami alsacien, Richard Auther, en compagnie de sa fille chérie. Ici dans la cave de La Courtade.

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Y sont pas mignons ces deux là ?

Michel Smith

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 00:21

En périple en Côtes de Provence, me voilà au pied de la Sainte Victoire, certes aujourd’hui bien plus connue pour les nombreuses huiles de Cézanne que pour sa mention sur les flacons.

 

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Quelle mention ?

La poche provençale de la Sainte Victoire coincée entre les Coteaux d’Aix et les Coteaux Varois fût la première à revendiquer son terroir particulier. Il lui a fallu pas moins d’une douzaine d’années avant d’accéder à la précision territoriale. C’est 2005 qui l’a vu enfin triompher des embûches institutionnelles.


Côtes de Provence sous région mai 2010 085

 

Depuis, l’enclave de Fréjus et la côtière La Londe ont suivi le même chemin et se sont vu reconnaître les mêmes droits il y a 2 ans; Pierrefeu devrait bientôt suivre le mouvement.

 

Et dans la bouteille ? C’est ce qui nous intéresse au premier chef !


Côtes de Provence sous région mai 2010 065

 

Après avoir dégusté une bonne série de chacun des  «crus», on peut affirmer qu’un air de famille apparaît au sein de chaque entité et que ces traits particuliers différencient les familles. Pour qui croyait que tout se ressemblait…

 

 Côtes de Provence sous région mai 2010 155

 

La  Sainte Victoire offre des vins en général plus frais, plus structurés, aux arômes bien fruités tant pour les rosés que les rouges (aucun blanc n’a pour l’instant droit à la dénomination particulière…) avec un côté terrien qui les prédisposent à la garde. L’altitude et le Mistral qui s’engouffre entre la montagne et son jumeau des Monts Auréliens y sont pour beaucoup, ajoutons-y un sol d’argile rouge sur tout le périmètre intérieur et des colluvions calcaires sur les piémonts pour parachever l’impression minérale bien perceptible.

 Côtes de Provence sous région mai 2010 068

 

La Londe-les-Maures descend des coteaux schisteux qui regardent la mer et augmente la complexité de son sol par quelques sables. De plus, l’influence marine semble évidente. En résulte des vins d’une texture tout en rondeurs, des rosés floraux à l’élégance cristalline, sans manquer toutefois d’ampleur, ni de largeur ; des rouges arrondis de fruits, malheureusement pour l’instant souvent trop boisés.

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En parallèle, Fréjus et son sol volcanique qui chevauche l’Estérel offre par ses entrées maritimes des structures certes droites, mais nanties d’un toucher des plus délicats, aérien, ceci pour les rosés. Quant aux rouges, ils affichent presque tous un caractère fumé avec des notes de pierre à fusil, de myrte et d’olive noire.

 

Pierrefeu et son cirque argileux offre des vins plus rugueux au relief bien perceptible même pour les rosés. Tendus, structurés, ils apparaissent terriens à la puissance ferme et dense. Pareil pour les rouges qui malgré la douceur de leur fruité présentent un caractère affirmé.

 Côtes de Provence sous région mai 2010 197

 

 

Tout ce petit monde se retrouve autour d’un évènement maritime, la Vigneron’s Cup qui envoie ses voiliers faire le tour de l’île de Porquerolles, suivie de festivités vespérales où les vins des quatre entités sont dégustés, bus et ... Une façon de souder les familles autour d’un projet commun, la reconnaissance de leurs particularités et de leurs qualités.


Côtes de Provence sous région mai 2010 319

 

Bye

 

Marc Vanhellemont

 

 

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