Voici quelques semaines, Laurent Perrier présentait à la presse internationale son Brut Millésimé 2000. L’occasion également de montrer sa toute nouvelle cuverie de Tours-sur-Marne, où la marque vinifie à présent la totalité de sa production.
L’occasion enfin de mettre un visage sur le nouveau patron du groupe, Stéphane Tsassis (venu de Guerlain), et sur les deux filles de Bernard Nonancourt, qui a donné à la marque ses lettres noblesse; j’ai nommé Alexandra et Stéphanie.
Mais revenons au millésime 2000. Le chef de Cave, Michel Fauconnet, nous explique que Laurent Perrier n’est pas «un grand millésimeur» (moins d’une année sur deux ces 50 dernières années) Ce qui n’en donne que plus de valeur aux millésimes que sort la Maison. Les autres millésimés récents chez «LP» sont 88, 93, 97 et 99.
Voici comment se présentait cette année 2000: un mois de juillet pluvieux, assez comparable à 1999, mais avec à l’arrivée, un degré de plus. Des chardonnays très fins, des pinots noirs puissants et charpentés - c’est ce qui a emporté la décision de millésimer.
LP 2000 (Photo H. Lalau)
Et dans le verre ? Or soutenu, effervescence fine, fleurs blanches et miel d’acacia (discret); agrumes et fruits confits arrivent en rangs serrés à l’agitation, mêlés de pain d’épice. L’acidité est bien présente, le premier contact, est un peu acerbe, mais le liquide réchauffant, la bouche s’équilibre, on perçoit même un peu de gras. Bonne minéralité en finale.
A noter que le magnum lui sied encore mieux ; servi à bonne température (pas trop frais), il présente une richesse insoupçonnée lors de la dégustation de la bouteille de 75cl.