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Cinq passionnés du breuvage de Bacchus parlent du vin sous toutes ses facettes.

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Carignan Story Episode n°2

De temps en temps sur ce blog, une facette du carignan, un cépage sudiste jadis honni mais dont on retrouve peu à peu tout le potentiel grâce à des vignerons audacieux… Je l’aime ce Carignan. Dans nos garrigues, il fait des merveilles.
Premier Verre de 2009, le Carignan est beau à voir.
Le premier verre de Carignan 2009 est beau à voir

Carignan, what else ?
« Dis Michel, je t’en prie, fais nous goûter ton vin ».
J’en ai marre de ces suppliques. Bon d’accord, soyons sport, puisque vous insistez… Pendant Vinisud, j’aurai une bouteille dans ma besace.
Si vous me reconnaissez avec mon feutre, et si vous me hélez, je pourrais bien m’arrêter. Si je suis de bon poil ce jour-là et si vous me le demandez gentiment (j’exige une bise pour les filles) avec un beau sourire, il se peut que je daigne sortir la bouteille pour vous la montrer. Je pourrais même aller plus loin. À condition de ne pas trop critiquer le vin, je pourrais peut-être vous en servir une lichette.
Vous allez dire que je suis pingre. La réalité est autre : c’est que je ne dispose que de peu d’échantillons. Mes partenaires et moi n’avons droit qu’à 12 bouteilles gratuites et pas plus de 12 autres payantes. « Pourtant c’est notre vin ! », s’exclamait un de mes amis et associé qui voulait un peu plus. Ce à quoi je rétorquais : « Ouais, mais en tant que gérant, je me dois de vous demander de réfléchir. Nous devons payer l’entretien des vignes, acheter les engrais, régler les arrachages de plants américains, prévoir de remplacer les manquants, arracher telle parcelle… » Avec de tels arguments, je n’ai pas eu de mal à convaincre Christophe (mon frère cinéaste), Laurent (un de ses amis producteur dans le cinoche), Jean-Claude (son vieux pote), Louis (mon ami juriste et catalaniste) et Emmanuel (mon pote vigneron).
Résultat, le vin que j’ai dans ma besace est le mien, comme celui de mes copains associés. C’est mon bébé autant que le leur. NOTRE vin devrais-je dire. Et j’en suis fier. Soyons honnêtes, c’est un peu le vin d’Emmanuel lequel, en bon Cazes qu’il est, a supervisé la macération carbonique un peu spéciale qui nous a donné ce vrai p’tit bijou carignanesque, vif, frais, vaillant et tout et tout. Au risque de déplaire, la macération carbo sied parfaitement à ce cépage. Récolté tôt, début septembre 2009, mis en bouteilles début janvier 2010, nous l’avons volontairement baptisé d’un nom court. C’est un vin simple, sans prétention, il me fait penser au meilleur des Beaujolais : du fruit en pagaille, de la fraîcheur, de l’allégresse.

Étiquette2009
Nos Carignans de Tresserre, Pyrénées-Orientales, plantés en 1968, étaient à l’abandon depuis deux ans, et on ne pouvait guère faire mieux. À peu près 600 bouteilles ! Notre Puch coûte 8,50 € et il n’y en a déjà plus à vendre. Même un vigneron de Porquerolles nous en a acheté pour le restau de sa fille. Alors voilà, je me sens des affinités avec l’autre bellâtre dans la pub Nescafé. J’ai envie de vous lancer : « A Carignan, What else ? ». Sauf que je n’ai pas sa gueule. Quoi ma gueule ?
PS Comme il s’agit d’une pub, ce vin doit être bu sans modération et il est autorisé aux femmes enceintes… Ceux qui l’ont goûté ont le droit – et le devoir – de le critiquer.
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R
<br /> Et où est ce qu'on pourrait le tâter ce carignan de 68? je suis prêt, en échange, à faire tâter le mien !<br /> Adiù<br /> Reggio<br /> <br /> <br />
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J
<br /> Santé, Michel! Lisbonne est gris nous avons besoin d'un rayon de soleil en verre.<br /> <br /> <br />
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