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Cinq passionnés du breuvage de Bacchus parlent du vin sous toutes ses facettes.

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Journaliste en vin, c'est un métier

Avec sa permission, je poste sur ce blog la lettre de Christine Ontivero, une amie commune de la plupart des 5, à Christelle Ballestrero, journaliste à France 2, à propos d'un article que cette dernière signe dans Version Femina (voir ci-dessous).

Version-Femina.jpg

L'article incriminé

 

Bonsoir Madame,

C’est toujours délicat de faire remarquer à un journaliste qu’il est mal informé, mais la lecture de votre article ci-joint intitulé “Vin et Santé, la fin du mythe” ne peut pas rester sans réponse de ma part.
Je suis attachée de presse, spécialisée dans le vin depuis 29 ans, et je pense donc bien connaître le sujet ce qui, si vous le permettez, ne semble pas être votre cas.

Vous écrivez :”aujourd’hui, il est difficile de trouver un vin de table au-dessous de 12°. Et les appellations sont de plus en plus nombreuses à proposer des 13, 14, voire 15° comme les vins du Languedoc”. Jusque là tout va à peu près bien. Mais ... vous dérapez dangereusement dans ce qui suit :
“L’explication ? Pour des raisons économiques, on a considérablement raccourci la durée de macération des raisins“ (où avez vous trouvé cette information fausse et archi fausse?) “avec, à la clé, une moins bonne qualité”.
Depuis combien de temps n’avez-vous pas dégusté de vins du Languedoc ? 
 Le pire et le plus grave qui mérite un rectificatif  de votre part  est cette dernière phrase :
“auquel on doit ajouter des produits chimiques et du sucre de betterave (qui
élève le taux d’alcool) pour le stabiliser et lui permettre de se défendre contre les bactéries, entre autres”.
Vous êtes journaliste n’est-ce pas ? Donc, normalement, vous devriez vérifier vos informations ou alors, je n’ai rien compris au métier.
Si vous aviez vérifié, vous auriez pu apprendre que le Languedoc-Roussillon est l’une des rares régions qui n’a pas le droit “d’ajouter du sucre” comme vous dites, ce qui, en langage professionnel, s’appelle la chaptalisation, autorisée dans bien d’autres régions comme Bordeaux, Bourgogne, etc...

Tout le monde a droit à l’erreur mais quand les erreurs sont aussi graves, on ne peut pas laisser passer.

Concernant le cancer, on lit et on entend bien des choses contradictoires. Je peux en tout cas vous apporter mon témoignage personnel.

Il vaut ce qu’il vaut, mais il est authentique.

Mon mari, journaliste spécialisé en vins, a dû être opéré, voici un an et demi d’un double cancer: prostate + vessie. L’intervention s’est déroulée à Montpellier où les hôpitaux sont très réputés pour leur connaissance de
cette maladie. A force de lire et d’entendre tout et n’importe quoi, vu que mon mari boit en moyenne 3 verres de vin par repas, j’ai fini par me persuader que le vin était peut-être l’une des causes de sa maladie. Sans le lui dire, j’ai appelé le chirurgien en lui demandant s’il ne se mettait pas en danger en buvant “autant” de vin. La réponse a été très claire : “Mais madame, ça n’est pas beaucoup”. Le jour où il a quitté l’hôpital, il a lui-même demandé  au professeur responsable du service urologie, un ponte en la matière : “Est-ce que je peux continuer à boire du vin”. Ce dernier lui a répondu “j’y compte bien”. Les chirurgiens qui opèrent des cancers tous les jours seraient-ils irresponsables ?

Ca fait mal de lire des informations aussi fausses concernant le Languedoc, région où il y a quantité de bons vignerons.
Vraiment, ils ne méritent pas ça !

Salutations

Christine Ontivero

Petit commentaire

Ce genre d'articles illustre à merveille un désolant paradoxe: ce sont les journalistes qui en savent le moins sur le vin qui touchent le plus large public, et colportent ainsi le plus de fausses informations.

Sans aller jusqu'à suivre Coluche et son "pinard obligatoire", on souhaiterait qu'un minimum de "connaissances pinard" soit obligatoire pour ceux qui choisissent de parler du vin - après tout,  personne ne les y oblige, et qu'ils n'en dégoûtent pas les autres en lui faisant de mauvais procès...

Hervé Lalau

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C
Ecrire pour le vin est très exaltant... un vrai métier.
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J
<br /> bravo christine pour cette réponse à l'ignorance. Ce papier dans Femina, je l'espère, relève d'avantage de la bêtise que de la mauvaise foi. Je regrette que la pqr d'ici ait contribué, bien malgré<br /> elle, à la diffusion de ce papier.<br /> <br /> <br />
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B
<br /> Bravo!<br /> <br /> <br />
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L
<br /> Aparté pour aparté : tu as lu que j’ai écrit : « ... même quand elles sont avérées ... ». Ton témoignage et l’avis du grand patron sont fort valables en soi, mais ils déforcent l’argumentation dans<br /> un débat général, cher Mike le Forgeron.<br /> Oui, les vendanges se sont bien passées, vu les circonstances (rappel : sécheresse intense sur mon secteur et grêle implacable le 16 juin) : on a fait du blanc, pour la 1ère fois, que je garde sur<br /> ses lies fines, pour voir ; on a des carignans d’anthologie ; une syrah de qualité attend sa malo et fera même l’objet d’une mise séparée (très fier de cela) et ... j’ai muté quelques hectos à<br /> Corneilla même, donc pour élaborer un Rivesaltes grenat, en plus de mon VDN à Maury.<br /> Quant au grenache, il y en a un peu, malgré les intempéries : on fera un petit peu de Cuvée Majou quand même.<br /> J’ai eu la chance d’attendre la fin de la seconde vague de pluies de septembre pour rentrer mes grappes : on a perdu un degré et demi (tant mieux), on a gagné un peu de jus (tant mieux) et on a<br /> surtout rentré du raisin assez froid qui a commencé à fermenter calmement, au milieu de ses serpentins, malgré l’abondance d’azote offert à notre amie la levure.<br /> A propos de levure, Christine maîtrise à merveille à présent la préparation du levain pour la confection de notre pâte à gaufres (de Bruxelles, bien sûr) : au bout de trois jours, tout le sucre a<br /> été métabolisé, la pâte est légère et moussue. Cela nous offre des gaufres croustillantes, aériennes, acides à souhait et ... tout indiquées même pour un diabétique. Slurp !<br /> <br /> <br />
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M
<br /> @Luc : salut l'ami, je comprends ta remarque... Mais tu connais Christine : quand elle est lancée, rien ne l'arrête ! Amusé, je lui avais confié l'anecdote de mon grand pacha. C'était pour moi une<br /> façon de dédramatiser la maladie. Et si tu as lu mon commentaire (parmi les premiers), je sais pertinemment en bon petit voyou que je fus jadis et naguère, que tu seras d'accord pour dire avec moi<br /> : "Ah ça, mon bon Môssieur, c'est ben vrai : on vit dangereusement, n'est-ce pas ?" C'est en pensant à ça que je vais déboucher une bonne bouteille de Montlouis, ce soir. Avec des "fines" bulles,<br /> bien sûr. C'est peut-être plus dangereux pour l'estomac ? Qu'en pensez-vous mon bon médecin défroqué ? Au fait l'accouchement des tes vins s'est bien passé ?<br /> <br /> <br />
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