Cinq passionnés du breuvage de Bacchus parlent du vin sous toutes ses facettes.
"Il nous manquera, mais pas tant que ça". Telle est en substance, la communication de Marvin Shanken à l'annonce du départ du Wine Spectator de James Suckling, co-fondateur du titre.
Bon, Suckling ne faisait pas l'unanimité - mon copain Franco Ziliani contestait ses choix en matière de vins italiens, et pas qu'un peu. Et l'ami Michel Smith ne l'aimait pas d'avantage. Sans doute son petit côté bling-bling, pour ne pas dire et cireur de bottes. Je parle de Suckling, pas de Michel! Mais de là à ce que son "ami" Marvin le remercie aussi mollement pour 30 ans de services... Oui, un ami de trente ans, ça ne vous rappelle rien?
Journalistes vineux, ou journalistes tout court, abandonnez toute illusion! Les cimetières sont remplis de gens irremplaçables. Pour vos patrons, quelle que soit votre notoriété, et quel que soit ce que vous avez apporté à vos medias, vous êtes interchangables - même s'il leur faut parfois des années pour s'en apercevoir.
Et je sais de quoi je parle, j'ai déjà été viré deux fois.
Hervé Lalau
PS: Marvin Shanken, c'est un joli nom, je trouve, pour un éditeur. Plutôt shic, non?