Cinq passionnés du breuvage de Bacchus parlent du vin sous toutes ses facettes.
Référence BD ou référence cinéma? Qu'on s'appelle Adèle ou pas, qu'on soit jeune ou moins jeune, déguster un blanc sec, le boire, puis entreprendre quelques rouges, c’était la démarche à suivre, ce week-end à Châteauneuf-du-Pape, Où se tenait le premier salon des jeunes, nommé comme il se doit : Les Printemps de Châteauneuf-du-Pape.
J'y étais!
J’y étais, comme la foule attendue, parmi laquelle devait se trouver au moins une Adèle. Je ne l’ai pas vue, trop occupé à modérer les ateliers, puisque j’y étais nommé modérateur en compagnie de Philippe Cambie, œnologue émérite, face ou plutôt en compagnie de la poignée de vignerons qui présentaient leurs nectars aux 40 inscrits. Ateliers réservés aux particuliers et mené comme une présentation professionnelle, le pointu de la technique en moins. Enfin, ça ce serait tout aussi bien pour quelques-uns de nos confrères qui ont le pointu mais pas la technique…
Bref, en 4 séances d’une très grosse heure, terroirs, cépages, aptitude au vieillissement et accords Comté et chocolat ont été brossés. Succès et enthousiasme du public qui, par ses applaudissements, remerciait la bonne pratique.
Avec ou sans Adèle
Les moments remarquables :
Clos du Caillou Les Saffres 2006 terroirs de sables compactés, élégant au fruité rouge, net et éclatant, affiche sa différence avec La Pure Domaine de La Barroche 2006 au terroir également de sable mais mélangé d’un peu d’argile. Cette dernière engendre une structure plus ferme, plus ramassée, à l’élégance plus racée.
Une mise en valeur des 2006, millésime moins encensé que les 2005 et 2007, mais qui je vous l’assure vaut le détour et vieillira bien !
Dans la série cépages, le remarquable Cinsault 2009, élégant, frais, juteux, avec une structure tendue et ferme qui ne laissera baba que les participants. Isabel Ferrando, du Domaine de Saint-Préfert, l’assemble dans l’une de ses cuvées.
Le pôle vieillissement nous a ravi, grâce au 1966 du Clos du Montolivet, délicat, aux fruits tout confits, à la fragrance évanescente de poudre de riz.
Enfin, le Comté de Vemierfontaine, fabriqué en septembre 2008 et affiné par Rivoire et Jacquemain, hé oui, c’est précis ! En accord sucré amer, agrume et chocolat blanc, réglisse et pâte d’amande, finale d’arachide grillée, avec le Château des Fines Roches blanc 2004.
Joli succès de foule au salon
Parallèlement, le salon battait son train, pas moins de 65 domaines présentaient leurs vins, disponibles à l’achat. En deux jours, un peu plus de 2.000 personnes ont franchi les portes de la salle Dufays, moche, mais conviviale.
Fourbu, mais heureux, chacun s’est retiré après un dernier verre, celui de l’amitié.
www.chateauneuf.com
www.lesprintempsdechateauneufdupape.fr
Marc Vanhellemont