Cinq passionnés du breuvage de Bacchus parlent du vin sous toutes ses facettes.
Sympa comme les vins de la Vallée du Rhône en général - une provenance avec laquelle on a rarement des prises de tête ou d’autre chose. Des Côtes du Rhône génériques aux Crus, chacun, voire tout le monde, peut y trouver flacon qui lui sied.
Pour encourager cet aspect convivial du vin, l’interprofession lance une campagne de communication en notre beau et pas si plat pays.
Nos abribus vont fleurir, non seulement de rouge rhodanien, l’habituelle couleur communicative de la vallée, mais aussi de noir et blanc, tons d’antan qui "réassurent", comme ils disent du côté d’Avignon; qui réassurent les vieux, c'est à dire nous, les Tontons (c’est comme ça qu’on appelle les 5 du Vin sur le blog du Grand Jury, merci M. Mauss). Des tons qui inspirent aussi confiance à la génération suivante, ces petits cons de 25/35 ans.
Si j’en parle, c’est pour critiquer bien entendu, mais la critique, c'est comme les régimes, elle n’est pas systématiquement à la baisse, elle peut être positive, comme la cure grossissante.
Commençons par la fin…
J’aime bien ces deux types qui s’embrassent presque, sous un arbre de la forêt de Soignes (c’est le bois bruxellois, l’équivalent du Bois de Boulogne, mais sans les Brésiliennes lippues).
Voilà donc deux vieux potes qui se sont pas vus depuis vingt ans !
Depuis que l’un est parti avec la femme de l’autre, pour être précis.
Ce sont des trucs qui arrivent et qui fâchent.
Mais un verre de Côtes du Rhône les réunit à nouveau, ça c’est beau !
N’essayez toutefois pas avant vingt années bien sonnées, c’est un minimum pour éviter de se faire étriper.
Flash back. Ce deuxième visuel nous raconte le début de l'histoire, une tranche de vie. Les deux potes qui trinquent.
Naguère, ils ont rencontré la même meuf, ils se sont tous les deux amourachés d’elle; un seul l’a emporté, c’est classique, en ces temps préhistoriques… Il l’a emportée sur son dos… c'est çui qu'est assis sur la balustrade.
C’est comme ça que ça fonctionne, l’autre était sans doute trop confiant, pas de chance.
Continuons avec une troisième tranche de vie.
Le mec qui a piqué la Dulcinée de l’autre (Dulcinée pour montrer qu’il était vraiment accroché, c’est comme ça un mec, des fois ça s’accroche, puis ça comprend pas la suite des évènements) invite leur ex-pote qui se morfond. Mais pas tout seul, non, c'est une petite soirée en galante compagnie, look at the two super nanas !! Là, c’est du grand art, parce qu’en regardant bien, on ne sait pas qui est le plus piégé, le blondinet avec son sourire niais ou les deux jouvencelles qui, visiblement, n’en ont rien à battre du copain. Seul le couple le sait et ça les fait se marrer, y z’auraient tort de se gêner.
C’est moche, c’est la vie.
Terminons sur une note plus gaie, rien n’est jamais perdu.
Après vingt ans, les deux anciens amis se retrouvent, boivent un Côtes du Rhône bien rouge, la main sur l’épaule, le rire aux lèvres; la vie semble belle, loin des conflits amoureux.
C'est une fin ou c'est une suite?
Plan "Fin": on n'a jamais retrouvé le brun à la houppette rigolarde qui, entretemps, s’était pas mal dégarni. L’éconduit avait une relation bien cachée depuis plusieurs années avec qui vous devinez…
Plan "Suite" : les deux anciens potes sont vraiment redevenus amis, et là, ça c’est très fort en art communicatif, les photos suivantes sont un peu plus colorées, parce qu’on est sorti des drames de la vie quotidienne; elles montrent ces deux garçons avancer en âge avec toujours la même pêche, le même entrain, la même envie de croquer la vie, bref, en forme quoi !
Et vous savez pourquoi ? Parce que tous les jours de la semaine, ensemble ou chacun de leur côté, ils boivent avec modération une fraction raisonnable d’un flacon de Côtes du Rhône ; et puis le samedi, trois verres de Côtes du Rhône Village sans nom de commune; idem le dimanche, mais avec nom de commune.
Les Crus, eux, sont réservés aux anniversaires et aux fêtes.
Là, à vue de nez, ils ont dans les soixante ans, ça veut dire qu’on va encore se les coltiner pendant trente cinq ans au moins …
Bye
Marc