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  • : Cinq passionnés du breuvage de Bacchus parlent du vin sous toutes ses facettes.
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POURQUOI CE BLOG?

Ce blog est né de l'heureux hasard d'une rencontre, en 2010, au Salon des Vins de Loire d'Angers, autour d'un verre de rosé de Bourgueil - celui de Pierre Jacques Druet. Il y avait là cinq "plumitifs" du vin. Le rosé aidant, l'idée a germé de créer un espace commun.
Parce qu'à cinq, on peut aborder plus de thèmes.
Parce qu'on peut débattre.
Parce qu'on peut partager. Des coups de coeur, des coups de gueule, de l'expérience.
Et qu'est-ce que le vin sinon une boisson de partage?
De ces cinq, certains sont déjà des blogueurs confirmés, d'autres non.
Comme il y a les 5 sens, il y  a maintenant les 5 du Vin.

Les 5 du Vin

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QUI SOMMES-NOUS?

David Cobbold (Eccevino) est le plus français des journalistes anglais du vin, ou vice versa. Il a reçu en 2011 le Wine Blog Trophy pour  son blog, More than Just Wine.

Jim Budd, sujet de sa Gracieuse Majesté, est journaliste pour diverses revues britanniques. Amoureux des vins de Loire, il leur consacre un blog, Jim's Loire, primé en 2009 du Wine Blog Trophy.

Hervé Lalau est un journaliste français écrivant pour diverses revues et sites français, belges, suisses et canadiens. Son blog "Chroniques Vineuses" lui a valu le Wine Blog Trophy en 2010.

Michel Smith, PourLeVin, est un journaliste français établi en Roussillon, travaillant pour diverses revues et guides en France. Il s'intitule lui-même "Journaliste en Vins et autres Plats de Résistance".

Marc Vanhellemont est un journaliste belge travaillant pour divers magazines en Belgique et en France. Incontournable, sauf par la face nord.

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The Famous 5

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Jim Budd's photographs are licensed under a Creative Commons Attribution-Noncommercial-No Derivative Works 2.5 UK: Scotland License.
18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 00:09

Ne me parlez pas des élections. Mon petit pays qui pourrait l’être moins par son esprit manque de bol, je crois qu’il n’est plus là.

La Belgique, c’est un peu comme un vieux couple, ça se dispute, personne ne sait vraiment pourquoi, mais ça barde, puis ça se tasse jusqu’à la prochaine. Il pourrait divorcer, ce ne serait pas les premiers. Mais, y a ce fichu bâtard, ce bruxellois, fruit de leurs amours égrillardes…

Bon assez parlé, passons à des choses plus sérieuses, à la fois terre à terre et subtilement éthérées.

 

Le jardin de Sang 009

 

J’étais invité à un rendez-vous de presse en pleine cambrouse wallonne, pas loin de Huy, mais oui, à la découverte d’un potager. Pas n’importe lequel, celui de Sang Hoon, le chef étoilé de l’Air du Temps à Noville-sur-Mehaigne. Cela ne vous évoque rien, peu me chaut, une leçon de choses ne demande que ressenti.

 

 Le jardin de Sang 008

 

Me voilà arpentant les allées encore boueuses de cet hectare bucolique attentif aux explications de Ben le jardinier qui nous raconte ses courgettes, striées, colorées différemment, allongées. Croquant à l’envi feuilles et fleurs, hémérocalle, sauge, souci, fanes de carotte au goût de terre que j’aime moins, par contre l’agastache me plaît, elle rappelle le goût des chiclettes de quand j’étais môme, l’herbe à bison possède une curieuse saveur entre la fève de Tonka et l’estragon, par contre c’est coriace. Tout n’était pas encore sorti de terre, juste la pointe des pousses ou rien. Avec pas loin de 400 variétés plantées oui semées, il y a de quoi satisfaire le chef du printemps à la fin de l’automne.

 

Le jardin de Sang 041

Ben le jadinier et Sang le cuisinier

 

Mais qu’est-ce qu’il en fait ?

Déjà sur place, Sang nous dresse une ardoise, lui c’est sur une assiette qu’il inscrit notre « pouf » (mot bruxellois pour dire crédit), donc sur une lame de schiste, il dépose légumes travaillés ou natures, pétales délicates, gouttes de sauce, c’est beau et appétissant à la fois. Ça croque, c’est plein d’arômes subtils ou forts, c’est ludique.

 

Le jardin de Sang 022

 

Chez lui, dans son resto, légumes et fleurs sont bien plus théâtralisés. Il y propose les Génèses qui mettent en scène les végétaux selon le mois de production. Suivant ainsi à partir de mai le calendrier par nos importations tous azimuts trop oublié.

J’oubliais, Sang Hoon Degeimbre est adepte de la cuisine moléculaire qu’il travaille avec une maestria peu commune et une générosité qui vous voit partir de chez lui les sens satisfaits et l’estomac rempli.

 

Genèses - Restaurant L'Air du Temps

 Géneses de l'Air du Temps

 

 

 

www.airdutemps.be

 

Bye

 

Marc

 

 

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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 17:13

En France, tout ce qui est bas a disparu de la phraséologie officielle. Plus de Basse Alpes; plus de Basses Pyrénées, et la Basse Normandie ne devrait pas survivre à la réunification normande promise par la réforme des collectivités territoriales... Comme si le mot était plus imporatnt que la chose...

Il reste tout de même le Château Bas, en Coteaux d'Aix, et c'est le principal, en tout cas, pour les amoureux du vin.

Si je vous ne parle, c'est que je viens de faire un sort à une bouteille d'un blanc du domaine, la Cuvée Le Temple, dans le millésime 2008.

 Château Bas

Le Temple

 

Un échantillon reçu sur Vinisud, en février.

Je ne sais pas vous, mais moi, pas mal de blancs du Sud me déçoivent, par un côté lourdaud. La faute au soleil, la faute aux cépages, pas toujours très aromatiques (le muscat étant l'exception qui confirme la règle, bien sûr).

Alors quand j'en rencontre de bons, de frais, de plaisants, je ne boude pas mon plaisir. Ce fut le cas avec ce vin.

Bon, ce n'est pas su sauvignon, du viognier ou de la muscadelle, le nez est séduisant, mais pas explosif; plutôt floral, du tilleul, et puis des poires, du pain grillé, aussi. La bouche est franche, très fraîche, j'aime bien la note d'amertume qui relance la finale et donne de la complexité à l'ensemble.

Bref, un beau blanc de table qui me fait un peu penser à quelques uns des jolis vermentinu que j'ai croisés lors de ma visite en Corse...

 

Chateau-Bas-mai-2010-001--23-.jpg

L'ami Marc, qui a visité, m'a passé cette belle photo printanière du Château Bas - merci, Marc

 

 

 

 

 

Hervé Lalau

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 00:09

Je dédie ce sketch, politiquement incorrect, sanitairement passible de la censure, devenu une pièce inoubliable dans l’anthologie de l'humour, à notre nouvelle amie Miss Glou Glou http://www.berthomeau.com/article-lettre-ouverte-au-president-de-l-universite-du-vin-de-suze-la-rousse-a-propos-de-miss-glou-glou-50442183.html   

Il a été créé par Pierre DAC et Francis BLANCHE en Janvier 1957, à l'occasion du 10ème anniversaire du music-hall «Les Trois Baudets». La version la plus fameuse sera enregistrée en 1960 à Lyon au cours de l'émission «Musicorama» d'Europe N°1. Juste avant de passer en scène, Pierre et Francis sortaient d'un gueuleton particulièrement «arrosé», d'où les fous rires et certains trous de mémoire devenus  célèbres. Les deux compères ayant un peu forcé sur le divin nectar avant leur spectacle sont gais, gentiment bourrés, joyeusement déjantés, ce qui donne à leur prestation une saveur inoubliable.

Honnêtement, Miss Glou Glou, c’aurait été un crime contre la bonne humeur qu’ils recrachassent le vin de leur gueuleton dans un vil seau en zinc émaillé. S’il en avait été ainsi ils n’eussent point émaillé leur sketch de traits inoubliables...

La version visuelle est bien moins savoureuse mais elle permet d'apprécier le look des 2 compères lors d'une autre représentation.


 Allez, offrez-vous quelques minutes de bonne humeur (l'audio en priorité) chers lecteurs à la santé de tous les bonnets de nuit qui nous pourrissent la vie...

Jacques Berthomeau

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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 00:09

«Il s’est donc avéré que cette vie «divine» en France bénéficiait toujours d’un attrait magique» écrit Étienne Van Steenberghe. À propos de qui ce magique attrait s’exerçait-t-il ? De vignerons belges, mais c’est bien sûr, et plus précisément  flamands, normal lorsqu’on est doté d’un patronyme qui sonne comme celui du mythique rouleur de ma jeunesse Rik Van Steenbergen. Dans un très bel album, «Vignerons belges en France», aux éditions Lanoo www.lanoo.com Étienne Van Steenberghe constate dans sa préface qu’à l’aube du nouveau millénaire «pas moins de septante-cinq» de ses compatriotes «étaient actifs sur la scène viticole française». Il ajoute que «les années nonante ont en effet constitué le cadre d’une véritable invasion des nouveaux dieux du vin. Ils sont apparus comme des dei ex machina. The Big Belgian Boom in France.» Et d’énumérer les Frère (Cheval Blanc), Bonnie (Malartic-Lagravière), Pauwels (domaine du Théron à Cahors), Onclin (Prieuré-Lichine), Fourcroy (Franc-Mayne), Vranken (champagne éponyme) et «de nombreux autres candidats vignerons disposant de moyens financiers importants ont vu généreusement pleuvoir la manne viticole. Un milliard de plus ou de moins ne représentait qu’une question de détail». L’étendard noir jaune rouge flottait donc principalement sur le vignoble bordelais et «sur le front viticole international, la présence viticole belge est particulièrement bien illustrée par quelques valeurs établies, comme le Pin de Jacques Thienpont qui n’a fait qu’une bouchée du Petrus aux prix prohibitifs». Mais il y a aussi des originaux tel « le prodige » Jean-Marie Guffens "aux créations parfaites". Donc, comme l’écrit très justement Étienne Van Steenberghe «une chose est bien établie dans le panorama du vin français: la présence belge dans le paysage français n’est plus un « fait-divers » mais est devenu un fait bien enraciné.»

De toute cette belle brochette, dans ma vie, j’en ai croisé quelques-uns mais c’est avec l’un d’eux, Jean-Marie Guffens, «le prodige», que grâce à l’ami Jean-Louis Piton, par une belle soirée aptésienne, juste après la publication de mon rapport, j’ai pu discuter un très long moment autour d’un verre (réemplissable comme il se doit). C’était décapant car l’homme, comme le note Étienne Van Steenberghe a «son style bien à lui, parsemé d’humour, de sérieux, d’ironie et de sarcasme». Comme le Piton du Lubéron n’est pas lui non plus dépourvu de répondant, ce fut chaud. Moi ça m’allait bien car JM Guffens avait tout compris de ce que j’essayais de dire à la France viticole. J’en garde un excellent souvenir. D’ailleurs, dans mes projets de chroniques futures, un «duel» Guffens-Piton est programmé. Reste à coincer ces deux grands voyageurs pour les faire causer.


Sans reprendre toute la notice (page 45 à 49) de l’ouvrage, je me permets de vous proposer quelques extraits de ce qu’écrit Étienne Van Steenberghe sur Jean-Marie Guffens pour vous mettre « le vin » à la bouche. Pour plus de précisions sur les affaires de JM Guffens voir www.verget-sa.com/

«C’est dans une 2CV bancale que Mainke Heynen, Jean-Marie-Guffens et Martha, le berger malinois, ont pris la route de France en ce 5 septembre 1976. Ils comptaient y vivre d’amour, de fromage et de vin. Deux enfants amoureux à la recherche d’un avenir en rose […] Ils ont trouvé une petite maisonnette dans le village voisin de Vergisson, une bourgade viticole dominée par deux géants de pierre, La Roche de Solutré et La Roche Vergisson. Des raisins Chardonnay poussent aujourd’hui tranquillement autour du nid d’amour au lieu-dit «En France».

«Une rencontre avec JM Guffens, le Flamand relativiste de Bourgogne, est toujours un évènement. Il n’est jamais à court de l’une ou l’autre affirmation téméraire. Son sourire enjoué et ses yeux pétillants cachent toutefois un sens de la perfection quasi maniaque. Pour lui, la viticulture est une passion. Il maîtrise parfaitement tous les paramètres de la viticulture et n’hésite pas à prendre des risques calculés. Un seul objectif occupe son esprit : produire des vins passionnants et harmonieux.»

«JM Guffens est un homme de défis. Il cerne très rapidement une situation et fait ensuite reculer ses limites sans le moindre problème. C’est dans ce contexte qu’a vu le jour son entreprise commerciale Verget à Soligny. Les maisons commerciales fournissaient trop peu d’efforts pour acquérir de bonnes matières de base. C’est convaincu de l’assertion «  le meilleur vin est fait à partir des meilleurs raisins » qu’il est allé à la rencontre des vignobles de la région de Bourgogne. Il a pu les convaincre – autrement dit, le prix était suffisamment élevé – de fournir des raisins de bonne qualité. Il a été l’un des pionniers dans ce domaine… »

« Son nouveau défi s’appelle le Château des Tourettes dans le Luberon (…) Les règles de l’AOC ne lui permettent pas la plantation de cépages modernes et ces vins sont donc vendus sous le label vin de pays. Le Château des Tourettes abrite donc des cépages liés à la région tels que marsanne, roussane, grenache et syrah. En tant qu’enfant de la Bourgogne, JM Guffens a toutefois fait planter des pieds de vigne de Chardonnay car il reste un amoureux inconditionnel de cette variété. Il connaît à fond les qualités de ce cépage. »

Voilà très chers lecteurs, le hasard des rencontres, des voisinages Aptésiens et de ce que la compagnie assidue du vin, de ceux qui le font, permet de nouer comme liens amicaux après des débats passionnés et arrosés puisque, comme chacun sait : la vérité est fond ses verres.

Je vous assure, et vous ne serez pas difficiles à persuader, que Jean-Marie Guffens et Jean-Louis Piton sont d’un commerce bien plus agréable que le sieur Patrick Elineau, DG de l’ANPAA (j’en parle en connaissance de cause car, par des hasards familiaux, nos vies se sont croisées il y a fort longtemps chroniquedu 6 juillet 2006 Des mots plutôt que des maux http://www.berthomeau.com/article-3202480.html  lettre au directeur de l'ANPAA.

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 01:27

Carignan, cet ancien nouveau cépage... Faut pas laisser les potes tout seul à se dépatouiller avec leur argumentation hebdomadaire sans de temps en temps donner un coup de main. Le Carignan, j’écris toujours le nom des cépages avec une majuscule, c’est totalement contraire à la typographie, mais sincèrement j’en ai rien à battre, encore moins dans un blog… Donc le Carignan compte parmi les cépages des plus intéressants, z’avez dû vous en apercevoir depuis quelques semaines.

Voici celui de Luc le toubib, qui depuis bientôt six années passe sa vie à tailler, ébourgeonner, rouler en tracteur (ça c’est fun, pas longtemps), vendanger, vinifier, angoisser, jouir (du résultat bien entendu !), porter des cartons… dites docteur, comment va votre dos ?

rouler-en-tracteur.jpgAh, rouler en tracteur...

Mais quand la passion vous prend, un peu de blabla avant l’objet du sujet, il est très important de bien cadrer les situations !

L’investissement autant en temps que pécuniaire ne compte guère. Quoique les comptes ça compte, on ne vit, ni ne crée, sans un viatique minimal, d’ailleurs Luc le dit: «j’habite à l’étage et la culture des vignes, la vinification, la distribution, la comptabilité, le nettoyage ... reposent essentiellement sur mon dos de quinquagénaire passionné, réalisant ainsi mon rêve de toujours…».
Ses proches garde toutefois grande importance à ses yeux et grande place dans son cœur. La Loute en témoigne.

mes-vieux-Carignan-de1922.JPG

Les vieux Carignans de Luc


Voilà on y arrive à ce Carignan !

La Loute de Coume Majou 2007  Vin de Pays des Côtes Catalanes


Une petite robe grenat carminé. Le nez certes mutin, mais guère expressif, c’est qu’elle est farouche la Loute et ne se laisse pas respirer au premier nez. Il faut insister pour qu’elle vous mette sous les narines son doux parfum de fruits rouges et d’agrumes. Sa bouche n’est pas gourmande, cela nous aurait déçus. Mais, elle s’ouvre d’un coup. Surprise ! Et nous balance en pleine figure des violettes, du zan et des cerises confites. Les tanins se serrent comme sa robe autour d’une maille stricte aux grains fins, le minéral s’y tresse entre les torsades fruitées.
Un conseil, pour en jouir en toute impunité, jetez-la dans une carafe. 

Une seule parcelle


Plantée de Carignan vieux de 87 ans. Ils regardent du sommet de la Coume Majou les schistes noirs et grossiers, chaud de soleil, sec comme l’herbe qui ne pousse plus. Leur profond enracinement leurs permet de résister aux conditions extrêmes de cette combe infernale. Les rendements n’y nourrissent pas son homme, 15 hl/ha au mieux.
«C’est une mini cuvée, mais ce Carignan m’a séduit autant qu’à mon œnologue, les tanins sont splendides, j’ai essayé de lui faire donner tout ce qu’il pouvait».

jouir-du-resultat.JPG

Et jouir du résultat...


Les raisins concentrés se foulent et se pigent aux pieds durant 5 jours. La vendange macère ensuite pendant 25 jours, le temps de terminer la FA. La FML ne s’est produite qu’en novembre. Le vin s’est gardé sous atmosphère de CO2 et s’est nourri de ses lies fines. Le mois de mai assista à la mise sans collage ni filtration.
Quant à l’étiquette, Luc nous confie : «L’étiquette est repiquée d’un fusain réalisé à la Place du Tertre en novembre  2004, et « Loute » est le surnom du modèle. Sa couleur préférée est le bleu.».

L-etiquette-de-la-Loute-change-de-couleur-a-chaque-mille.jpgLa Loute

Un bel exemple de Carignan, j’y passe cette fin de semaine à la Coume Majou, j’y dégusterai le dernier millésime et vous dirai quoi, comme on dit chez nous

Bye!

Contact: charlier.luc@wanadoo.fr


Marc Vanhellemont


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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 01:59

Je n'ai jamais autant parlé de Bordeaux que ces derniers temps.

Mais j'ai une bonne raison: je rentre d'une dégustation des vins de la Baronne Guichard. N'allez pas imaginer une vieille rombière. Sous ce nom se cachent en fait deux jeunes gens, Aline et Paul Goldschmidt - Aline étant l'héritière des domaines viticoles d'Olivier Guichard. Oui, l'ancien ministre du Général.

A savoir: trois vignobles à Saint Emilion (Château Le Prieuré), Pomerol (La Vray Croix de Gay) et Lalande (Château Siaurac).

Enfin, quand je dis héritière, il ne faut pas le prendre trop au pied de la lettre, car du temps de l'illustre parent, qui avait d'autres préoccupations, une bonne partie de la production allait grossir le flot du négoce bordelais.

Mais le jeune couple a crânement joué sa chance, investi, remodelé les vignes, replanté, et réorganisé ses circuits de vente. Ce qui nous vaut le plaisir de les rencontrer de temps à autre à Paris ou à Bruxelles.

Si je vous en parle, c'est non seulement parce qu'ils sont bien sympathiques - authentiques, serait le mot juste - mais aussi parce que je n'ai pas eu l'occasion de descendre à Bordeaux pour les Primeurs. Et leurs trois 2009 sont donc les premiers exemplaires de Bordeaux de ce millésime qu'il m'a été donné de goûter à ce jour.

Résultat de la joyeuse autopsie (réalisée au Seagrill, restaurant étoilé de Bruxelles, il y a donc pire endroit pour exercer ses talents de légiste): pas mal du tout. Fruités, gourmands, friands, les vins ont tout de même assez de matière et de complexité sousjacente pour présager une bonne garde. Mais Dieu qu'ils sont déjà plaisants aujourd'hui... Seigneur, donnez-nous la patience, qui est une grande vertu.

Ah oui, j'oubliais. Il paraît qu'on veut obliger les Goldschmidt à construire un chai à Pomerol s'ils veulent garder l'appellation pour leur Vray Croix de Gay.


CHT-VRAY-CROIX-DE-GAY-2008.jpg

Le Pomerol de la Baronne - sans chai, mais pas sans charme...


C'est la politique du syndicat local, qui veut y voir un gage de qualité. Il y a un recours devant le Conseil d'Etat, mais on ne sait pas encore ce que cela donnera.

Moi, je n'ai aucune compétence juridique particulière, aucune attache à Pomerol, aucun a priori. Mais je constate que d'autres Pomerol avec chai sur Pomerol sont... moins bons que celui des Goldschmidt.

Je ne peux pas généraliser à partir d'un seul exemple, mais à qui profite, non pas le crime, mais la nouvelle réglementation?

Pas au consommateur, à l'évidence, puisque la qualité n'en sort pas forcément grandie. 

Ni à son portemonnaie. Car qui dit construction de chais dit investissement, qui devra bien se répercuter dans le prix du vin.

Pas à l'environnement non plus, puisqu'on devra bétonner encore un peu pour loger les nouveaux chais.

Quoi qu'il en soit, cette sorte de guerre de religion entre gens "installés" et SDF de la vinif me semble assez mal venue.

D'ailleurs, je ne suis pas le seul à le penser. Voyez ici ce qu'en dit un certain JB.

Hervé Lalau

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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 12:24

Dans le droit fil de certains posts de notre ami Jim, je vous engage à regarder cette petite video de Claude Bourguignon; où l'on apprend, entre autres choses, que les agriculteurs sont des pathologistes qui s'ignorent, que les vérités agricoles qui dérangent passent souvent à la trappe, que la taille du blé est réduite artificiellement,  ou encore que les Pays-Bas ont perdu en biodiversité ce qu'ils ont gagné en productivité...

Brr, tout ça n'est pas très joyeux (surtout émanant d'un ancien de l'INRA), mais un homme averti en vaut deux...

http://www.koreus.com/video/alerte-babylone

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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 01:07
Les Cinq du Vin accueillent aujourd'hui Christine Ontivero, Attachée de Presse au légendaire franc-parler. Voici qu'elle le met au service de la cause des vins bio, injustement et globalement accusés lors de la dernière émission de Guillaume Durand. Christine n'a fait ni une ni deux, elle a adressé une lettre à l'animateur, que nous publions ici.
Christine, si tu n'existais pas, il faudrait t'inventer.

Hervé Lalau

Bonjour,

J’ai regardé, hier soir, votre émission consacrée au réchauffement climatique dont le principal invité était Claude Allègre. Emission passionnante en ce sens où Claude Allègre mérite d’être entendu et écouté ce qui n’était pas toujours le cas des autres invités, ses contradicteurs. On peut regretter que, dans ce genre d’émission, les gens ne débattent pas vraiment et ne laissent pas s’exprimer ceux qui ont des choses à dire mais… c'est malheureusement souvent le cas. Ce qui me conduit à vous écrire, ce sont les propos que j’ai entendus dans votre bouche « les vins bios sont dégueulasses ».

Vous les avez tenus avec une telle conviction que je me dois de vous demander: « savez-vous vraiment ce que sont les vins bio?». Je crains fort que non. En effet, je pense que, comme d’autres peu ou mal informés sur le sujet, vous faites l’amalgame entre les vins issus de l’agriculture biologique qui peuvent désormais apposer le logo AB sur leur bouteille et les vins sans soufre qui restent une production marginale mais que quelques propriétaires de bars à vins «extrémistes» veulent à tout prix imposer à leurs clients comme étant la panacée, en parlant de vins naturels.

Savez-vous que la plupart des plus grands vignerons français et étrangers produisent leurs vins avec des raisins issus de l’agriculture biologique? Des noms? Cazes à Rivesaltes, Domaine Zind-Humbrecht en Alsace, Alphonse Mellot à Sancerre, Domaine Huet à Vouvray, Domaine des Roches Neuves à Saumur, Chapoutier dans la Vallée du Rhône, Anne Claude Leflaive à Puligny Montrachet, François Chidaine à Montlouis sur Loire, Château Fonroque à St Emilion, Domaine St André de Figuière à La Londe les Maures, Pontet Canet à Pauillac, Domaine Singla dans le Roussillon dont les vins viennent de rentrer à l’Elysée… Je pourrais vous en citer ainsi des centaines. Avez-vous goûté leurs vins? Sont-ils dégueulasses? Savez-vous que ces grands vignerons sont parmi les plus recherchés aussi bien des grands acheteurs étrangers, que des grands sommeliers, que des grands critiques du vin?

Je pense, sincèrement, que vous confondez ces vins dits «bio» - alors que le vin bio n’existe pas puisqu’il n’y a pas vinification bio, du moins pour l’instant - avec ces vins sans soufre qui, effectivement, le plus souvent, présentent des déviances gustatives parce que le soufre est un élément qui permet de protéger le vin de l’oxydation et donc de le faire voyager.
Personnellement, je n’ai rien contre les vins sans soufre mais il faudrait que ceux qui en produisent indiquent sur leur étiquette que ce sont des vins à boire rapidement car, sans soufre, ils ne peuvent pas se garder. Un peu comme l’on indique une date de péremption sur les produits frais. Malheureusement, la plupart du temps, ils ne sont pas buvables et sentent la fiente de volatiles.

J’ose espérer que, à la lecture de ce qui précède, vous vous rendrez compte de votre erreur. L’erreur est humaine. Vous n’êtes pas un spécialiste du vin. Vous avez le droit de vous tromper. En revanche, je pense que vous n’avez pas le droit d’affirmer que «les vins bios sont dégueulasses» comme vous l’avez fait hier soir. Imaginez si les téléspectateurs, demain, se mettaient à affirmer que tous les journalistes de France 2 sont incompétents. Vous apprécieriez?

Je respecte le métier de journaliste, la libre expression, la pluralité des idées car je suis attachée de presse et, dans mon travail au quotidien, j’utilise beaucoup d’énergie pour faire comprendre à mes clients que tous les journalistes ne sont pas à mettre dans le même panier, qu’il y en a beaucoup qui font leur métier avec sérieux, avec passion, avec justesse, avec honnêteté. Il me semble que vous êtes de ceux-là et que vous avez « pêché », si je puis m’exprimer ainsi, par manque d’information sur le sujet. Vu les fausses informations ou idées reçues qui circulent le bio, j’imagine que ce doit être le même cas pour bien d’autres sujets et que en conséquence, si je me fie à ce que j’entends à la télé, je n’ai pas la garantie d’être bien informée.

Puissiez-vous réparer votre erreur soit en vous excusant envers les vignerons qui produisent des vins issus de l’agriculture biologique, soit, pourquoi pas, en organisant une émission sur cette thématique qui passionne de plus en plus les consommateurs? Il faut se garder d’opposer une pratique à une autre. Il y a du bon et du mauvais dans le conventionnel, comme il y a du bon et du mauvais dans le bio. Ce serait rétablir la vérité que de le dire. Je pense aussi que vous êtes un épicurien et que les noms des vignerons que je vous ai cités au début de mon courrier ne vous sont pas étrangers. Ils comptent parmi les plus grands. La plupart des vins issus de l’agriculture biologique sont plus purs, davantage empreints de l’empreinte du terroir. Et ils se gardent tout aussi longtemps que les vins issus de l’agriculture conventionnelle, contrairement à ce que j’ai entendu dire sur une autre chaîne par un journaliste, pourtant de l’univers gastronomique, qui avait clamé cela avec autant de pouvoir de persuasion que vous hier soir.

Le problème est que ces allégations livrées comme ça à l’emporte pièce causent du tort aux vignerons qui ont compris que bétonner la terre avec des désherbants et traiter avec des produits chimiques étaient des pratiques préjudiciables pour la nature, pour leur santé et pour celle des consommateurs. Tout vigneron qui se respecte, fait son vin à la vigne. En cave, il intervient peu. Il se contente d’accompagner le vin qui fermente avec les levures contenues naturellement dans la peau du raisin par des gestes simples, avec bon sens. Grâce à l’agriculture biologique, Il n’a plus besoin d’utiliser les levures industrielles qui ont tendance à uniformiser le goût des vins en «réparant» le mauvais travail fait à la vigne. Je ne doute pas que vous comprendrez le bien fondé de ma démarche et que, parce que vous aimez la vérité, que vous exercez votre métier sûrement avec passion, vous aurez à cœur de reconnaître votre erreur.

Sincères salutations

Christine Ontivéro
ontivero@wanadoo.fr


PS:  le 8 novembre, j’organise, au Pavillon Dauphine à Paris, une dégustation pour 35 vignerons qui cultivent leurs vignes en agriculture biologique ou biodynamique. Prenez le temps de leur rendre visite et de goûteur leurs vins. Je suis certaine qu’ainsi, plus jamais vous ne vous hasarderez à dire que les vins bio sont dégueulasses
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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 12:27
Voila qui devrait faire plaisir à notre ami Michel Smith: un Carignan Club vient d'être fondé au Chili, c'est notre confrère Eduardo Brethauer qui nous l'apprend. Voici le faire-part de naissance, où la fierté se mêle de pas mal de tristesse à l'évocation des ravages du tremblement de terre. Mais les Chiliens sont des gens résistants, durs à la peine, et pensent déjà à l'avenir...

The almighty strength of rainfed areas

The Carignan Club was officially established at Maule-based Viña Tabontinaja on last February 25, 2010. This club consists of a group of vintners who have joined not only efforts but also their manly and valiant wines to promote Chile’s rainfed winemaking all over the world. Needless to say that this heritage-loaded endeavor is also filled with sacrifice and perseverance, will and common interests.

 Two days later, an earthquake ravaged our country, devastating mostly the south and causing serious structural damages among wineries, including Viña Tabontinaja, the very same winery that hosted the establishment of our Club and entertained us with spit-roasted lamb and some of Chile’s best bottlings (Carignan among them). Our host winery is now devoting its best efforts to helping its workers, who lost their ancient adobe houses. Who lost it all.

More than 300 people lost their lives in the earthquake and the subsequent tsunami. 75% of those casualties occurred in the Maule valleys and coastal areas. Regrettably, most of them died in the tsunami that the navy authorities failed to alert. As a result, hundreds of thousands of families in the south of Chile are in desperate need of food, water and a roof.
René Merino, Chairman of Wines of Chile, confirmed that the wine sector lost as many as 125 million liters or roughly USD 250 million. However, given the plentiful 2009 harvest, the volume of wine lost accounts for 12.5% of that yearly production.

In other words, the situation for Chile’s wine industry is not that hopeless. Those who are most severely affected and living an actual tragedy are small and medium size vintners from the central and southern regions in Chile.
The Carignan Club member wineries agreed that the wines they will produce and promote must consist of a minimum of 65% Carignan while the remainder 35% is free of choice, as long as grapes originate in head-trained, rainfed, old Maule vines (older than 30 years).
The rainfed requirement -which was the matter of a long debate during our last meeting- is particularly relevant today, for the Maule region alone is home to close to 9 thousand hectares of the rustic País grape variety that coexist with the noble Bordeaux varieties.

This unanimously adopted decision will undoubtedly foster a grafting policy that will directly favor the thousands of families that today –and even before the earthquake- cannot make a living out of their grapes. An interesting fact: last year, País grapes were sold for less than 10 cents a kilo, i.e., less than a kilo of charcoal and even worse, below their production costs.

I am convinced we will get back on our feet and overcome this tragedy with renewed strength. I am certain our industry will grow closer together and common interests will prevail. Chilean wine and Chilean people are heirs to rainfed areas and uncompromising efforts. A lineage whose history speaks of constant perseverance and endeavor. Both our country and our viticulture were ravaged by a natural disaster but I have no doubt that, as an association, we will not rest until we will see our dear Maule region rebuilt.

Until we will taste again those sweet, generous grapes that will continue to give the world pleasure and hope.


Plus d'info: Eduardo Brethauer, eduardo.brethauer@vitismagazine.cl
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Published by les5duvin - dans Le coup de coeur
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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 00:21
Sacrilège ! Là, c’est clair, dans cette affaire il en va de l’honneur national. Inimaginable ! Incroyable ! Insupportable ! Comment a-t-on pu attenter à la dignité de ce sanctuaire ? Qui a osé perpétrer une telle ignominie à la Romanée Conti ? Des seconds couteaux je vous rassure, des coucous ingénieux, des profiteurs de notoriété.

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Si je lève le lièvre ce matin c’est que ces deux là n’en sont pas à leur premier mauvais coup. Pour ne rien vous cacher ce sont mêmes des stakhanovistes d’une forme de série noire vineuse qui, tel une pandémie grippale, une forme nouvelle du phylloxéra, ravagent les uns après les autres tous nos grands vignobles. Je ne vais pas vous infliger la litanie de tous leurs méfaits, plus d’une quinzaine, mais à titre illustratif, pour vous faire toucher du doigt la vigueur de ces tontons flingueurs : Vengeances Tardives en Alsace, Cauchemar dans la Côtes de Nuits, Coup de Tonnerre dans les Corbières, Le Dernier Coup de Jarnac.

Quand la fiction dépasse la réalité, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Comme vous l’avez, je l’espère, compris tous ces pétards mouillés sont l’œuvre de deux acolytes: Jean-Pierre Alaux et Noël Balen. Sans être trop mauvaise langue, je dois vous avouer qu’étant amateur de vrais polars, je trouve que l’imagination de nos écrivains à 4 mains s’épuise dès la déclinaison de leurs titres évocateurs. C’est l’exploitation d’un bon filon, comme certains peintres qui refont le même style de tableau et qui finissent par occuper les murs des salles d’attente des cabinets dentaires. Tant mieux pour eux puisqu’ils vendent leurs bouquins comme Monsieur Besnier vend des camemberts Président.

La collection chez Fayard est baptisée Le Sang de la Vigne, alors les assassins assassinent là où exerce un hybride de Michel Rolland et de Robert Parker : un certain Benjamin Cooker, œnologue anglais de souche, basé à Bordeaux aux allées de Tourny, amateur de Puros (normal, Alaux et Balen bossent pour l’Amateur de Cigares, ce qui leur permet de nous refiler des fiches techniques à bon compte). Cooker, qui bien évidemment se chausse, non chez André, mais chez Loeb, exerce son art pour des propriétaires aux mains blanches qui paient l’ISF.

Si vous aimez les tartines de «je sais tout sur le terroir, sur les propriétaires, sur les petits rien qui font savoir qu’on en est, qu’on dîne chez la baronne ou le baron ou le dernier qui vient de placer son pognon dans le vignoble, qu’on ragote dans les salons très prout-prout ma chère...» vous serez ravis et ça vous permettra de briller dans les dîners en ville. Ils l’étalent tellement leur culture du vin que par moment on en oublie le ou la trucidée pour se dire tient ce n’est pas con j’irais bien comme Cooker dîner au château de Gilly pour me taper des gorgeons du Clos de la Perrière. 

Morceaux choisis : «Pourtant, quand il avait passé avec succès son diplôme d’œnologue à la Faculté de Bordeaux, il avait bien appris du professeur Ducheyron que ces arômes de noix, caractéristiques de certaines Eaux-de-vie ou de vieux vouvray, résultaient de la présence d’acétaldéhyde. Dans les armagnacs, la persistance de cette odeur était liée à la combinaison du stolon avec les cétones...».

«Le temps pressait. Outre un effet de botrytisation imminent, on n’était pas à l’abri d’une attaque d’alternaria, de penicillium ou de rhizopus, ces champignons de malheur qui pourrissent en deux jours le raisin.»

«Chez Cooker, elle se défiait moins de son savoir que de sa perspicacité à trouver la parade contre le mildiou, l’oïdium, le black-rot ou la pourriture du collet, ces maladies cryptogamiques ou bactériennes, ennemies jurés des vignerons bourguignons. Si la bouillie bordelaise, là comme ailleurs, avait fait ses preuves, force était de constater que Cooker n’avait pas son pareil dans l’art des assemblages et, plus encore, dans la capacité à extraire la quintessence d’un chardonnay, d’un aligoté, d’un gamay, d’un sauvignon ou d’un pinot noir, cépage roi de Bourgogne qui n’exprimait jamais mieux ses vertus que par une rigoureuse maîtrise des rendements.»


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C’est t’y pas beau ça! Mais à propos pourquoi diable en suis-je venu sur le terrain des justiciers? Tout bêtement parce que notre Cooker, non content d’exercer ses talents œnologiques se substitue, tel un Hercule Poirot moderne, à notre pauvre police française pour confondre les criminels. J’ai donc commis cette chronique pour de rire, plutôt que de se prendre la tête. Je signale à Jim Budd que Benjamin Cooker n’est pas membre de l’Union Nationale des Œnologues de France; donc il peut tout se permettre. Bref, à chacun son job, je préfère les flics vérolés du LAPD de James Ellroy à ce snob de Cooker. Reste qu’il faut que je trouve une chute à cette chronique pour ne pas me faire coincer par la patrouille des journalistes d’investigation.

Mon seul recours : Pierre Desproges. Citant l’ouvrage «Soignez-vous par le Vin» du Docteur E.A Maury (un nom prédestiné) dans l’émission culte de Michel Polac «Les Vignes du Seigneur», celui-ci indique que pour soigner la neurasthénie, le seul remède est la Blanquette de Limoux : 2 verres au petit déjeuner, 2 verres au déjeuner, 6 au dîner. Voilà une «positive attitude» chers collègues ! Du Mauzac plutôt que du Prozac ça c’est de la bonne vieille réclame!

Jacques Berthomeau



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