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POURQUOI CE BLOG?

Ce blog est né de l'heureux hasard d'une rencontre, en 2010, au Salon des Vins de Loire d'Angers, autour d'un verre de rosé de Bourgueil - celui de Pierre Jacques Druet. Il y avait là cinq "plumitifs" du vin. Le rosé aidant, l'idée a germé de créer un espace commun.
Parce qu'à cinq, on peut aborder plus de thèmes.
Parce qu'on peut débattre.
Parce qu'on peut partager. Des coups de coeur, des coups de gueule, de l'expérience.
Et qu'est-ce que le vin sinon une boisson de partage?
De ces cinq, certains sont déjà des blogueurs confirmés, d'autres non.
Comme il y a les 5 sens, il y  a maintenant les 5 du Vin.

Les 5 du Vin

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QUI SOMMES-NOUS?

David Cobbold (Eccevino) est le plus français des journalistes anglais du vin, ou vice versa. Il a reçu en 2011 le Wine Blog Trophy pour  son blog, More than Just Wine.

Jim Budd, sujet de sa Gracieuse Majesté, est journaliste pour diverses revues britanniques. Amoureux des vins de Loire, il leur consacre un blog, Jim's Loire, primé en 2009 du Wine Blog Trophy.

Hervé Lalau est un journaliste français écrivant pour diverses revues et sites français, belges, suisses et canadiens. Son blog "Chroniques Vineuses" lui a valu le Wine Blog Trophy en 2010.

Michel Smith, PourLeVin, est un journaliste français établi en Roussillon, travaillant pour diverses revues et guides en France. Il s'intitule lui-même "Journaliste en Vins et autres Plats de Résistance".

Marc Vanhellemont est un journaliste belge travaillant pour divers magazines en Belgique et en France. Incontournable, sauf par la face nord.

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The Famous 5

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 00:15

Ces dernières années, dans la sphère vineuse,  il y a deux tendances "lourdes", comme on dit chez les déménageurs. La féminisation - le palais d'une femme vaut bien celui d'un homme - et la montée en puissance des pays consommateurs.

Pas une semaine sans qu'on annonce une nouvelle cuvée à l'attention des femmes, ou la naissance d'un groupe de femmes du vin, qu'elles soient productrices ou commentatrices. Par ailleurs, le marché du vin se fait aujourd'hui à Londres, à New York et à Singapour tout autant qu'à Bordeaux, à Florence, à Porto ou à Jérez.

Une nouvelle illustration de ces deux phénomènes: l'élection à la présidence de la Fédération internationale des Journalistes et Ecrivains du Vin & des Spiritueux (FIJEV) de Jacqueline Jensen.

Jacqueline-Jensen--Presidente-FIJEV.jpg

Jacqueline Jensen

Jacqueline, que je connais bien, est une journaliste danoise. Une dégustatrice très expérimentée, et une bonne copine, en plus!

Alors bravo et tous mes voeux de succès pour la Présidente et notre bonne vieille FIJEV.

Maintenant, je vous laisse, je retourne laver les verres.

Hervé Lalau

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25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 00:49

J'aimerais ajouter mon petit mot aux commentaires de l'ami Jim sur les grands Sauternes, à propos d'un petit domaine qui monte, et qui se trouve aussi être celui d'un copain: Château Closiot.

dyn007_original_600_470_jpeg_2615349_47b66f07ae98cc81d111c0.jpgAu Château Closiot

Je vous recommande notamment son 'Brumes de Closiot", pour une approche plus apéritive, plus légère du Sauternes. Mais ses cuvées plus classiques valent aussi le détour.

Sur mon blog perso, voici deux ans, j'avais consacré un post à ce domaine. Voici le lien: http://hlalau.skynetblogs.be/archive/2008/08/16/chateau-closiot.html

Si vous y allez, annoncez-vous et dites bien que vous venez de ma part. La maison n'appartient pas à un groupe d'assurances, ni à un financier zurichois, c'est peut-être pour ça que l'accueil est un peu plus convivial...

Bernard, Françoise, en prévision des vendanges (qui ne sont pas une mince affaire, à Sauternes), je vous dis déjà m....

Hervé Lalau

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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 00:07

Dimanche dernier, j’étais à Harzé, un petit village au sud-est de Liège. Il y a là un beau château fait de moellons de pierre calcaire du pays, gris bleuté. Et aussi un concours de fromages wallons. Avant, c’était des fromages belges; mais depuis la régionalisation, comme ils sont aussi cons des deux côtés, pour ce genre de choses, c’est exclusivement wallon. Ajoutons que la majeure production de fromage digne de ce nom est élaborée en Wallonie;  en Flandres, c’est plus compliqué, même si l'on y trouve aussi quelques superbes fromages, on en reparlera.


 images-copie-1

Harzé

 

Donc, à Harzé, au concours de fromages wallons, ils étaient 21, vite torchés, du velours. Bref, un concours bon enfant, avec de très beaux fromages… wallons, dont le moelleux d’Aywaille ou le Saint Servais de la fromagerie des Ardennes. Je n’ai pas de photos, le temps était tellement à la drache que je n’ai pas pris mon appareil.


 Jac'Kriek le fromage 2 003

Le Jac'Kriek de Jacquy Cange a remporté un Harzé d'argent


Le concours n’était qu’une anecdote au sein de ce week-end fromagé, organisé au même endroit depuis une trentaine d’années. La fête du fromage, c’est avant tout un salon avec plein de producteurs qui viennent présenter et vendre leur production. Cette année, l’invité d’honneur n’était autre que le Chaource. J’étais persuadé qu’il n’y avait plus dans cette AOP que des fromages au lait pasteurisé, moche ! Pas du tout, le lait cru a repris son essor et quel bonheur d’en déguster un gros morceau avec une Chimay capsule bleue.


 lait cru (2)

Le Chaource Fermier des Tourelles

 

La fromagerie présente était la ferme des Tourelles, à Mesnil St Georges, un véritable bonheur. Comme quoi rien ne vaut le lait cru, du Chaource, je n’en achetais plus, là je suis ravi et le remettrai sur mon plateau. Il a pas une belle gueule ce fromton ? Certes crayeux en son milieu, mais un gros moellon pareil c’est difficile de l’affiner à cœur, faut du temps et miser sur un très bon fromage, fait avec un lait de première qualité, celui de la ferme des Tourelles peut le faire, mais j’ai pas attendre, j’ai tout becté.


 lait cru (4)

A coeur

 

Demandez du lait cru, les fromages sont meilleurs, ils ont plus de goût, plus de profondeur, ils se gardent plus longtemps et pour moi, ils sont « sanitairement » plus sûrs. Une image forte pour esprit faible, comme disait mon prof de physique, le fromage élaboré au lait pasteurisé est comme HLM vide, les bactéries l’envahissent comme elles veulent, rien ne les empêchent, dans cas bien entendu où il y a une contamination. Le lait cru est empli de bactéries, bonnes pour notre organisme, si une saloperie arrive, elle reste à la porte du building et ne s’y développe pas.

 

Ciao

 

Marc

 

 

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 00:10

En avant première, quelques lignes d'un article à paraître  dans In Vino Veritas, sur la Moselle luxembourgeoise, écrit à quatre mains par votre serviteur et... l'ami Marc. Pour cette mis en bouche, j'ai choisi un des temps forts de notre visite: Abi Duhr (Château Pauqué).

Rejeton d’une grande famille vigneronne., Abi est un grand amateur de vins d’exception (et pas seulement du Luxembourg); il trace son sillon, original, comme un artiste qu’il est. C'est une rencontre rare.  Abi mériterait un grand article à lui tout seul. Cet homme est un paradoxe ambulant, un passionné tranquille, un esthète abordable, un type profond qui ne se prend pas au sérieux. Il joue avec les cépages, les élevages, il expérimente. Il fait les vins qu'il aime, modestement, mais méticuleusement. 

Tant mieux si  certains les aiment aussi, tant pis pour les autres. Nul n'est prophète en son petit duché. Ce sont ses vins, sa patte. Bref, Abi est un grand vigneron.

Voici quatre de ses vins pour vous faire saliver... Les commentaires sont de Marc, sauf le dernier.

Abi.jpgAbi Duhr

-Riesling Paradaes 2008
Doré clair, un nez de citron confit avec de la confiture de rhubarbe. Bouche droite, avec une finale saline. Et l’amertume caractéristique de la pomme grenade qui apporte sa note particulière.
Abi Duhr : «Le millésime 2008 n’était pas facile, il ne fallait pas récolter trop tôt, j’ai vendangé les derniers Riesling quand les vignes n’avaient plus de feuilles. C’est-à-dire quand les raisins commençaient à flétrir. C’est le moment où ils sont les plus aromatiques.»

-Bromelt 2007
Elbling issu de vieilles vignes, plantées en 1942. Un joli minéral qui structure le vin et qui laisse échapper les parfums floraux, sorte de volatilité éthérée et délicate.
Vinifié en bois, fermenté pendant 7 mois et élevé pareil. Un vin qui dément la mauvaise réputation de ce cépage jadis réservé aux «Sekts» du Zollverein et souvent produit avec des rendements démesurés.

Les levures sont-elles indigènes ou non? Abi: «Comme je suis paresseux, je préfère laisser le vin se débrouiller tout seul, cela porte parfois sur les nerfs quand il se passe quelque chose il faut parfois agir, parfois pas, le vin en fermentation change d’humeur comme nous, comme moi.»

-Fossiles 2007
Doré intense, de la confiture de groseille, de la pâte d’amande, de l’iode. En bouche, une structure soft qui s’étale sur la langue et développe des arômes de fleur sèche et de poivre blanc. Le soubassement minéral tend d’une façon extrême le vin.
Dominante de Pinot blanc, Auxerrois et Chardonnay.

-Chardonnay 2007
Au premier nez, un peu de bois, du grillé; à l’aération, c’est une toute autre histoire, on part vers les fleurs, la pierre à feu, un soupçon de melon; pas mal de gras en bouche, une bonne longueur, beaucoup de classe.
Les raisins ont été récoltés tard pour privilégier l'aromatique. Abi: "Sinon, ils gardent un goût de végétal". Sélection clonale.

Hervé Lalau

Contact: Château Pauqué, Abi Duhr
73, route de Trèves, L-6793 Grevenmacher
Tél: 00352-021-1960-37

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23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 00:05

Invité chez Reine Sammut à Lourmarin, en Luberon, quelques bulles me furent servies. Apéritif classique d’Étoilé auquel on ne prête guère attention. Pourtant, à quelques centimètres du nez, voilà qu’il nous interpelle par son vineux, sa fraîcheur, sa netteté. La bouche confirme, pleine de sève et de fougue, elle coupe court à la conversation. C’est d’elle qu’on parle maintenant et c’est Guy Sammut, le mari de Reine, qu’on interroge sur le pourquoi de cette bulle non-conformiste. Sa réponse simple nous agrée : «Les grandes Maisons, c’est bien, il faut en avoir à la carte. Mais les Champagnes des petits propriétaires ont de l’originalité,  du caractère et une présence, qui plaît vraiment à l’amateur de bulles.» (La Fenière www.reinesammut.com )

guy

Photo Jacques Perrin (Cavesa)


Voici donc quel était l'objet de notre bonne fortune:

 

Brut Nature Pinot Noir Zéro Dosage Andrée et Michel Drappier

La robe blanc vert à reflets mordorés présente une multitude de bulles très fines aux nuances nacrées s’égrainent en chapelets continus.

Le nez offre un bouquet délicat de fleurs déjà sèches qui donne une impression évanescente. Le grillé qui suit amplifie cette ambiance désuète. Elle ne dure qu’un moment, elle nous dit de prendre notre temps pour mieux apprécier la fanfare de fruits qui déboulent avec force et puissance.

La bouche pleine de sève emporte les fruits sentis dans un bouillonnement des plus vivants, soupe de secs et de charnus où se mêlent noix et cerise, raisin et pêche, amande et groseille blanche qui coule sur un biscuit de seigle légèrement beurré et repose sur une assise minérale à la résonnance cristalline. Une gelée de coing apporte quelques rondeurs à la structure stricte. Bien sec, il désaltère et met en appétit.

 Brut nature 003

Brut nature, qu'on vous dit...

 

Tout est écrit sur l’étiquette, Zéro dosage parce sans dosage, sans ajout de liqueur d’expédition lors du dégorgement. La majorité des champagnes contiennent entre 8 et 14 g de sucre, les styles « Brut Nature » comme celui des Drappier n’en ajoutent pas ou pas plus de 2 ou 4 grammes/litre selon les producteurs.

Pinot Noir pour 100% de ce cépage rouge à jus blanc qui pressé et égoutté directement ne colore pas le moût. Nature peut l’associer aux vins à très faibles contenance de SO2.

Quand on met tous ces paramètres ensemble, cela donne une bouche sans aucune complaisance; elle est stricte, aromatique, dense et droite, sans fioriture, ni arrondi.

Pour arriver à ce résultat, il faut une matière première saine et mûre !

Les pinots noirs sont issus de vieilles vignes plantées plein sud dans un coteau calcaire du Kimméridgien. Le Brut Nature mature durant 3 ans sur lattes.

 Drappier - Cave 200 000 bouteilles

D'autres flacons vous attendent...

 

Pour l’accord, il se sert à l’apéritif accompagné de tapas variés, il est puissant, on peut y aller… Il accompagne les repas, tout un menu pourquoi pas avec toutefois des unions plus heureuses avec les coquillages, les poissons, les viandes blanches, les champignons, les fromages. 

 

www.champagne-drappier.com

 

Tot ziens!

 

Marc

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22 juillet 2010 4 22 /07 /juillet /2010 00:04

Ces dernières années, je l’ai côtoyé de loin, par intermittence. Rien d’une relation suivie, juste à chaque fois quelques mots échangés sur l’écriture, un sourire complice, un salut discret. Le temps de remarquer la beauté de son esprit qui se reflétait jusque dans son visage, ainsi que l’allure de son corps, son élégance, son souci de l’autre et ce calme qui le caractérisait. Pas question de le déranger dans ses pensées, de l’importuner avec mes histoires sans importances. Nous côtoyions dans ce même village-hôtel noyé dans la végétation tropicale de notre chère Casamance, la même insouciance, le même besoin de paix intérieure, le même face à face. Parfois, Bernard était rejoint pas son ex-épouse, par sa fille ou par son fils. Des enfants aussi beaux, d’une grande discrétion et d’une grande amabilité.

 es_Bernard_Giraudeau_Photo_1_par_Mordzinski_.jpg

Nous étions complices en quelque sorte. Bien plus sérieusement que moi, comme si tu t’imprégnais chaque jour dans une vie monacale ponctuée de réveils en fanfare assurés par un bataillon d’oiseaux criards et chamailleurs, tu te repliais dans ta case pour écrire, travailler, te reposer je suppose, te soigner aussi. Ce n’était pas un caprice de star, plutôt un louable besoin de mieux communiquer avec tes pensées. Moi qui tentais péniblement d’achever un ouvrage de moindre importance intellectuelle, ta discipline m’interpellait au point de me forcer à respecter un semblant d’organisation entre la lecture dans mon hamac de plage, le partage d’un apéro et une partie de golf.

Je vais aller cet hiver à nouveau dans cette Paillote du bout du monde et je sais que nous tous nous aurons une forte pensée pour toi. Mais en attendant, puisque, à l’instar de mes amis africains, je considère la mort comme un grand et réjouissant voyage dans l’inconnu, j’ai pensé t’offrir ces quelques verres bus à ton souvenir depuis le jour de ton ultime départ. Il me semble que tu apprécierais le pouvoir d’imagination qu’ils suscitent.

Bernard, je te dédie ce magistral vin de Châteauneuf-du-Pape, Clos des Papes 2007 bu un peu à la va-vite récemment pour être à l’heure aux Chorégies d’Orange. Il a la finesse de ta discrétion, la politesse de tes rencontres vers l’autre et en cela il te ressemble.

Smith-4907.JPG

Bernard, j’aimerais t’offrir une lampée de cette « Œillade », vigne oubliée du Languedoc, millésimée 2001 et encore toute vibrante de vigueur des années plus tard, tendue tel un fauve, mais laissant apparaître la même grâce féline qui te caractérisait. Regard tendre d’un pays proche des Cévennes vers un homme qui a vécu sa vie et sa mort avec noblesse, proche des gens simples, des gens de la terre.

 Smith-4903-copie-1.JPG

Bernard, par je ne sais quelle magie dont je crois être le seul maître, je t’adresse dans l’au-delà ce flacon d’Emilio Lustau, East India Solera, Jerez ambré qui te rappellera tes épopées maritimes, celui-là même que les Anglais faisaient naviguer au long cours jusqu’en Inde pour un élevage à la dure, tel que tu l’as connu toi-même sur la Jeanne. Tu sauras le boire religieusement et qui sait, tu découvriras comme moi ce goût qui pourrait bien être celui de la sueur du vin…

pt1020.jpg

Bernard, cher Bernard, je te livre encore par la pensée le jus fermenté de ces jeunes pinots noirs frais et guillerets qu’enfante la douce Catherine Roque en son repaire de Clovallon, aux portes de Bédarieux d’où les vignes contemplent la mystérieuse masse minérale du Caroux. Ils sont les témoins d’une vie d’amour.

Pinot-Clovallon-1-.jpg

Voilà. Et bon vent ! 

Michel Smith

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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 07:58

Quelques lignes pour vous parler d'un Crémant un peu méconnu, celui du Jura; alibi: c'est le vin que j'ai bu à l'anniversaire de mon beau-père, dimanche dernier...

Cabelier, c'est une sous marque de la Compagnie des Grands Vins du Jura, alias GVF – l’usine à vins, quoi. Mais même à l’usine, il y a des gens qui bossent bien. Marcel, par exemple (surtout que son existence est toute marketing).
Quoi qu'il en soit, cette cuvée confirme que le Jura est une des meilleures régions de Crémant de France. Son assemblage est très champenois (ou bourguignon): chardonnay 80% pinot noir 20%). Ce qui me plaît, dans ce vin, c'est son équilibre. Il repose sur une belle fraîcheur acide, le dosage est parfait, la bouche se caractérise par un petit côté toasté, mais très léger, et sous jacent, on trouve une superbe minéralité. Belle longueur.
Le tout, pour un prix tout doux. Bravo, Marcel!  Seul un vrai vigneron pourrait faire mieux…


cabelier1.gif
Mestdagh-Champion, 8,69 euros

 

Hervé Lalau

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2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 00:07

 

Fruité ou boisé ? Telle est la question !


Si la tendance est à la diminution des goûts des élevages en chêne neuf et moins neuf, une proportion non négligeable des consommateurs (et des pros aussi) s’y réfère encore. Alors le truc, pour harmoniser les choses à table ou ailleurs… le verrier ARC International nous sort un atout majeur : les Arum’Up oaky et fruity collection Chef & Sommelier … c’est un peu compliqué, mais dans la vie, rien n’est simple.

 Arom Up Fruity 35cl

L’influence du contenant est importante, boire un vin sublime dans un verre à moutarde gâche complètement le goût, le détruit carrément si le verre est teinté en bleu turquoise p.ex., j’en ai fait l’expérience, mauvaise expérience !

Donc, la forme et la grandeur du verre influencent la perception qu’on a du vin. Alors pourquoi ne pas imaginer un modèle et un calibre dédiés à qui aime le fruit, puis d’autres mensurations pour les aficionados des fragrances boisées.

 Arom Up Oaky 41cl

Gadget ? Certes ! Mais n’aime-t-on pas s’amuser ?

Et si ça fonctionne,

c’est sympa quand on a qu’une bouteille, ça arrive mon pauv’ monsieur, ces deux verres peuvent faire plaisir à des invités des deux tendances, hé hé

 

Démonstration :

Commençons par un vin blanc annoncé vinifié et élevé pendant 11 mois en demi-muids. L’Inattendu 2007 Minervois Clos des Gravillas ne s’attendait pas à être versé dans le fruity et l’oaky. Un peu perplexe, comme moi, il exhale timidement un petit bouquet de fleur et de fruit blanc dans le premier verre. Voilà une constatation peu révélatrice, en principe, les blancs jeunes s’avèrent fruité. Le plus surprenant, c’est quand le nez se porte au second verre, le bois ne fait aucun mystère et porte son grillé toasté aux narines. Côté bouche itou, fruit chez l’un, boisé chez l’autre. Bien entendu avec un soupçon de l’un dans l’autre à chaque fois.

 blanc

Et les rouges ?

Château de Sabazan 2007 un Côtes de Saint-Mont fruité boisé plutôt sympa voit diminuer fraise et cerise au profit du toast et du grillé dans l’oaky, alors que juste avant le fruity apportait une ampleur fruitée et un rab d’élégance.

De plus, pour les deux couleurs, l’oaky précise le minéral du vin.

 photos catalogue Bleuze 146

Mais comment qu’on explique ça ?!!


La forme particulière des deux verres en est la cause. L’oaky est plus large en-dessous, ce qui fait servir le vin jusqu’au ¼ du volume, la chambre de respiration s’en voit agrandie, ainsi que la surface d’oxygénation.

Le fruity plus étroit se remplit jusqu’à moitié, la chambre de respiration diminue, ainsi que la surface d’oxygénation. Les arômes plus volatils des fruits se retrouvent plus concentrés et mieux diriger vers le dégustateur.

 Arom Up vin agite

 

¿¡ Instant pub !¿


Le Kwarx®, vous connaissez ?

Ces verres sont en Kwarx®  une alternative intelligente au cristal et signée ARC International. Sans plomb, il s’avère moins polluant à la fabrication et  recyclable à 100%.

Les atouts ne s’arrêtent pas en si bon chemin :

Le Kwarx® est parfaitement neutre sur l’échelle de la colorimétrie, ce qui permet de restituer au mieux la gamme chromatique des vins. Nuance, éclat et intensité de la robe d’un vin s’expriment ainsi fidèlement.

 

Pour les maladroits et y en a beaucoup...


Le Kwarx® possède une excellente résistance mécanique, due à sa structure et sa composition. Mais aussi grâce au procédé de fabrication comme la fusion intime et invisible entre la jambe et la paraison du verre qui garantit une surface parfaitement lisse sans aucune zone de faiblesse.

 

 

Combien qu’ça coûte ?


Pas plus de 8€ le verre, c’est raisonnable, et puis y sont pas moches

 

Bye

 

Marc

 

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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 00:01

En dehors de quelques bricoles inintéressantes qui ressemblent à de vulgaires brochures, trois ouvrages me sont restés sur les bras depuis la fin de l’hiver faute de chronique appropriée. Eu égard aux auteurs qui m’ont adressé ces 5 ou 6 kilos de livres, je me devais d’en faire profiter mes trop rares lecteurs.

 

Chefs étoilés et Grands Crus Classés même combat ! Noblesse oblige, le premier, le plus lourd, est édité par les éditions de La Martinière et il a déjà quelques mois de vie. On peut dire de lui qu’il est intemporel en ce sens qu’il pourra trôner en bonne place sur la table du salon pendant une ou deux décennies sans risque d’être passé. Effectivement, avec ses 372 pages grand format (24,5 x 31 cm) et ses présentateurs de choc - Jacques Dupont pour la préface, Jancis Robinson et Nicholas Lander pour l’introduction -, Grands Crus Classés et Grands chefs étoilés (tiens, pas de majuscules ?) fait figure d’évènement.

 

Pourtant, il me semble que l’on n’en a guère parlé. Peut-être parce qu’il se regarde plus qu’il ne se lit? Non, sans emphase il est vrai, l’auteur (voir plus loin) nous conte l’essentiel de chaque cru avec l’éternel dédouanement qui consiste, pour un propriétaire richissime, à écrire naïvement que «c’est une histoire d’amour plus qu’un investissement» qui a conduit les frères Bouygues à Montrose; il présente de manière fort classieuse 87 GCC du Médoc (dont un éternel absent, Léoville Las Cases), de Graves, enfin de Pessac), Barsac et Sauternes inclus, ainsi que 87 recettes élaborées spécialement par autant de chefs internationaux, Australie, Chine, Finlande, Corée, Russie et Brésil compris (bien d’autres), et la collaboration de 8 Meilleurs Sommeliers, dont mon préféré, Olivier Poussier, qui attribuent un vin pour chaque recette; bref, ce livre fait figure de monument. La qualité de la reliure, du papier, du texte de Sophie Brissaud (voir son blog ici), des 522 photographies de Cyril Le Tourneur d’Ison et d’Iris L.Sullivan, font que ce beau livre visiblement édité avec la complicité du Conseil des Grands Crus Classés en 1855, atteint un prix de vente de 65 € qui ne le met pas à la portée de toutes les bourses. Mais puisque les crus classés sont considérés comme des œuvres d’art...

GrandsCrus

On entre dans ce beau livre en feuilletant les pages avec recueillement, un long voyage dans un univers feutré, sacralisé. Bien sûr, l’auteur n’a pas rencontré tous les propriétaires. C’est flagrant surtout dans les premiers de la classe, hormis peut-être Corinne Metzenopoulos et c’est un peu dommage. C’eut été intéressant, à mon humble avis, de mettre les personnages en avant plutôt que de faire dans le genre brochure de luxe. Heureusement, la gastronomie vient jouer les troubles fêtes avec des surprises à peine croyables, comme l’étonnant mariage qui laisse dubitatif proposé par le sommelier Franck Thomas entre le plat minimaliste «Poires, haricot et lard» du chef Allemand Nils Henkel et un Brane-Cantenac, ou ce kebab d’agneau hyper épicé du chef Indien Manjit Singh Gill marié au Croizet-Bages par le truchement de l’Américaine Virginia Philip. Je ne demande qu’à goûter… Il est vrai que l’on est moins surpris par l’union classique Château Latour sur agneau de Pauillac. En revanche, on a vraiment envie d’essayer le Lamothe 2005 (Sauternes) sur le rognon de veau aux oursins et aux morilles de l’italien Carlo Cracco conseillé par Markus Del Monego. Et je me laisse séduire d’avance face au au Château Batailley choisi par Éric Beaumard pour se mesurer au colvert bleu et pommes de terre vitelottes du Basque Juan Mari Arzak à San Sebastian.

On apprend beaucoup des derniers changements de propriétaires, à Camensac comme à Pichon Comtesse, sur les révolutions de chais à Cos d’Estournel, ou de la douceur des chevaux de trait bretons à Pontet-Canet, ou encore sur le petit poucet de Margaux, Château Pouget ou le plus étendu des classés, Château Lagrange.

Bref, même le plus méchant des mauvais esprits est obligé d’admettre que l’ouvrage a du bon et qu’on en a pour son argent. Quant au journaliste que je suis, il ne peut s’empêcher de rêver qu’un jour on le désignera pour aller visiter ces grands crus tous frais payés, avec l’occasion de goûter au passage à la cuisine de Thierry Marx ou de Michel Portos ! Quel pied ce doit être ! Mais quelle somme de travail aussi… Néanmoins, je tiens publiquement à m’inscrire pour le même travail du côté de Libourne.

100Bouteilles

L’autre ouvrage est l’œuvre d’un collectionneur, curieux comme il se doit, visiblement amateur d’histoires et, c’est heureux, buveur de vin. Michel-Jack Chasseuil  a le mérite de s’être constitué une « cave enchantée » comme le dit en préface Michael Broadbent (faute honteuse sur le prénom, l’éditeur écrit Michaël…), le plus estimé des « wine critics ». «Ma collection se compose de 35.000 bouteilles» atteste l’auteur qui y ajoute un millier de magnums et d’impériales « produits par les vignerons les plus prestigieux du monde », soit 250 producteurs dont il liste les vins un par un, de l’Afrique du Sud à l’Ukraine, en fin d’ouvrage. Ici, on présente des bouteilles, il n’y a donc pas «que» du vin. Chaque bouteille, rhum Lameth 1886, Calvados Huet 1865, Marie Brizard 1912 ou Cognac 1789, par exemple, est présentée sur une double page photographiée en pleine page par Jacques Caillaut, un habitué du vignoble, la page de droite étant consacrée aux anecdotes historiques et aux souvenirs qu’évoque à l’auteur chacun des flacons sélectionnés. Car l’essentiel de l’ouvrage repose sur le choix visiblement cornélien et forcément arbitraire d’un connaisseur dans le vrai sens du terme.

L’auteur y distille avec bonheur quantité d’historiettes. Il raconte entre autres sa rencontre avec le "Porto" rouge 1891 de Crimée (Massandra),  de cépage mourvèdre, indiquant le plus souvent possibles les meilleurs millésimes produits. Il raconte au passage les savoureux échanges qu’il a pu faire avec d’autres collectionneurs, comme cette acquisition d'une bouteille de Commandaria de Chypre 1845, le vin de marque le plus ancien au monde qu’il présente dans le livre. On notera que la plupart des millésimes bordelais présentés dans le livre sont 1945 ou 1947, les plus cotés. Mais il y a parfois deux millésimes, comme 1921 et 1959 pour Ausone, ou le Latour à Pomerol 1929 et 1961. Les premières pages où l’auteur se raconte sont passionnantes à lire, même s’il l’idée de garder des bouteilles sans les boire en irrite plus d’un. Mais, comme le dit Michel Bettane, le principal mérité de Michel Jack Chasseuil, est d’avoir créé avec autant de persévérance que de passiondans sa campagne des Deux-Sèvres, le plus beau conservatoire dédié aux vins et aus alcools. Amarone Quintarelli 1990, Alsace 1989 Ostertag, Montrachet Ramonet 1979, Mouline 1976 Guigal, Tokay 1901 Otto de Habsbourg, Pétrus 1914, Maury Mas Amiel 1924, il manque juste un sommaire pour s’y retrouver.

Livre ThierryMorvan

Et si vous avez encore soif de connaissances après la lecture de ces deux ouvrages mastodontes, il vous reste à découvrir le livre plus modeste en poids comme en prix (14,90 €) de Thierry Morvan, un collègue journaliste comme moi bon pilier de bar, livre sobrement intitulé «Le Vin» et sous titré « le connaître, le choisir, l’apprécier ». C’est simple, dedans, on y trouve l’essentiel pour comprendre, analyser, décortiquer, revenir aux bases et acheter son vin. Éminemment pratique, il s’utilise comme un vrai guide. 

Michel Smith

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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 10:00

 

Je connais bien François Moutard. Un vrai Champenois avec l'accent presque Bourguignon - il est de l'Aube, pas si loin de Chablis - et il a toujours aimé sortir des sentiers battus avec de nouvelles cuvées comme celle qui met en scène l'Arbanne un cépage oublié de Champagne. Son dernier truc, c'est cette mini bouteille pour les petites soifs. Blanc ou rosé, c'est 20 cl de bonheur 100% pinot noir de la Côte des Bars. En direct du domaine, chaque flacon est en dessous de 7 € départ cave. Avant les grosses chaleurs, visitez son site www.champagne-moutard.fr 

Michel Smith

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