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  • : Cinq passionnés du breuvage de Bacchus parlent du vin sous toutes ses facettes.
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POURQUOI CE BLOG?

Ce blog est né de l'heureux hasard d'une rencontre, en 2010, au Salon des Vins de Loire d'Angers, autour d'un verre de rosé de Bourgueil - celui de Pierre Jacques Druet. Il y avait là cinq "plumitifs" du vin. Le rosé aidant, l'idée a germé de créer un espace commun.
Parce qu'à cinq, on peut aborder plus de thèmes.
Parce qu'on peut débattre.
Parce qu'on peut partager. Des coups de coeur, des coups de gueule, de l'expérience.
Et qu'est-ce que le vin sinon une boisson de partage?
De ces cinq, certains sont déjà des blogueurs confirmés, d'autres non.
Comme il y a les 5 sens, il y  a maintenant les 5 du Vin.

Les 5 du Vin

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QUI SOMMES-NOUS?

David Cobbold (Eccevino) est le plus français des journalistes anglais du vin, ou vice versa. Il a reçu en 2011 le Wine Blog Trophy pour  son blog, More than Just Wine.

Jim Budd, sujet de sa Gracieuse Majesté, est journaliste pour diverses revues britanniques. Amoureux des vins de Loire, il leur consacre un blog, Jim's Loire, primé en 2009 du Wine Blog Trophy.

Hervé Lalau est un journaliste français écrivant pour diverses revues et sites français, belges, suisses et canadiens. Son blog "Chroniques Vineuses" lui a valu le Wine Blog Trophy en 2010.

Michel Smith, PourLeVin, est un journaliste français établi en Roussillon, travaillant pour diverses revues et guides en France. Il s'intitule lui-même "Journaliste en Vins et autres Plats de Résistance".

Marc Vanhellemont est un journaliste belge travaillant pour divers magazines en Belgique et en France. Incontournable, sauf par la face nord.

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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 00:09

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Bons baisers de la capitale,

Vu l’état de mon lectorat aussi maigre que Charlotte Gainsbourg et pour ne pas ajouter à la peine de nos voisins allemands, je laisse la célèbre formule des poilus en suspension. Pourquoi diable vous faire part de cet insignifiant évènement? Je meuble! Pour les rares curieux, reportez vous sur http://www.berthomeau.com/article-le-12-juillet-les-couleurs-de-ma-vie-et-une-annee-de-plus-au-compteur-53636312.html  c’est pire...

Jacques Berthomeau

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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 00:05

Comme je suis un ramier, l’été est ma saison préférée: fait trop chaud pour travailler. Alors, sans consulter mes colocataires qui sont tous les 4 des bourreaux de boulot dès qu’y s’agit d’aller faire sauter le bouchon, j’ai décidé de chroniquer bref. Genre carte postale: côté face, cliché impérissable de la rade de Brest ou truc salace du style «ta grosse cochonne qui pense à toi» et reste plus qu’à remplir le côté pile à gauche. Ça ne fait pas lerche donc Vérigoud !

Aujourd’hui, au retour de mon ermitage du Luberon, où le matin je vois sous le soleil levant le Ventoux chauve – je pense toujours à ce pauvre Tom Simpson – je vous offre une belle preuve d’anticipation de vignerons, ceux de la cave du Ventoux. C’est beau comme un regret.

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Dans le style pompier,  il est difficile de mieux faire. J’espère que cette petite plaisanterie ne leur a pas coûté trop cher car je ne vois pas, sauf à faire dans la dérision, qui oserait exhiber un tel flacon.

Reste que, comme le Luberon est la terre promise de nos amis allemands et bataves, à ce que leurs footballeurs décrochent le trophée Jules Rimet (tout le monde l’a oublié celui-là) et qu’ils fassent des razzias du dit flacon dans les rayons de la GD pour fêter ça. Vide ça peut toujours servir: jus d’orange pour les Pays Bas, eau de Lourdes pour les boys d’Angela... »

Comme le disait si bien l’astre du Poitou, pas à propos du Ventoux, mais de la capacité de notre beau pays à surmonter les difficultés «La pente est rude, mais la route est droite».

Je vous embrasse.

Jacques

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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 00:09

Croyez-moi, faut avoir de la moelle pour perdurer sur ce coin perdu de la Toile, surtout lorsque comme moi, «on se la coule douce pendant une semaine de vacances». Les plumitifs appointés vivent dans l’illusion qu’ils sont lus, moi ici, je sais, mon orgueil eut-il à en rabattre, que je carbure pour une maigre poignée de lecteurs. Mais dans la vie, il ne faut jamais lâcher, surtout lorsque la succursale est une société en bien collectif partagée avec des gars qui, eux, savent ce que c’est qu’une lichette et qui dissertent d’une plume alerte sur des flacons qu’autrefois nos grands-pères disaient qu’ils venaient de derrière les fagots.

Je rentre de Cucuron. Un tel patronyme ne s’invente pas, même par les admirateurs de Monica Bellucci qui, après un repas bien arrosé, n’oseraient pas s’aventurer sur une telle envolée. Au-delà de Lourmarin, qu’est le Saint-Trop du Luberon, Cucuron, c’est un beau petit village avec une superbe église pleine de statues admirables. Dans la rue de l’église : une foire aux livres, rien qu’un déballage de fond de tiroir. Mais, ceux qui me connaissent – pas nombreux ici – savent que je suis fouineur. Alors j’ai fouiné et j’ai trouvé une superbe chemise teinte en bleu de Lectoure. J’en parlerai un de ces jours ailleurs à mon siège social www.berthomeau.com .

Bref, le soleil pétait. Les champs de lavandin osaient le bleu lavande. Les cigales cancanaient. Route vers Bonnieux pour encore chiner. Je passe devant l’affreuse bâtisse du domaine de la Cavale; et dire que le propriétaire, Paul Dubrulle, le co-fondateur du groupe ACCOR, préside le CN de l’oenotourisme. Quand le geste se veut en rupture avec le lieu, encore faut-il qu’il fut audacieux. Ici le minable se conjugue avec la prétention, c’est vraiment affligeant. Lalau-8102.JPG

 

A Bonnieux, en dehors de la «Géographie de la Loire-Inférieure», d’Adolphe Jouanne chez Hachette, vendu à un prix de Parisien sis à Gordes – l’annexe de la rive gauche – rien qui ne m’intéresse alors je fuis vers une terrasse ombragée pour lire et ne plus subir le verbe de la population exécrable de ces prétendus «brocanteurs» qui ne sont que des arnaqueurs râleurs. Rien ne pourra entamer ma bonne humeur car je sais qu’à déjeuner, je vais aller m’asseoir sous les charmilles du «Fournil».

Là, le patron, les garçons, sont aimables sans être obséquieux, le manger est admirable et le vin à la hauteur. Je vous fais grâce du menu mais vous narre l’élément liquide de ce repas. En apéritif, un simple Muscat frizzante de la maison Bardouin de Forcalquier, celle du pastis bien sûr. Ensuite, un vin de pays de la Méditerranée de mes amis du château La Canorgue (La bouteille bleue du Château la Canorgue: une liaison très ancienne http://www.berthomeau.com/article-33631261.html  ). Une petite merveille pleine de fruit et de fraîcheur qui est faite pour le ravissement. Franchement, je ne veux pas être lourd mais je préfère le farniente de Bonnieux bercé par les douceurs d’une cuisine pleine d’invention et la simplicité d’un vin d’ici, à tous les symposiums savants.Lalau-8106.JPGAu Fournil, le garçon s’est enquis de reboucher ma bouteille pas encore vide avant de la glisser dans un petit pochon discret. Du bonheur simple, quoi, et j’invite mes compagnons de lotissement à venir faire une petite tournée dans ce pays des dieux dont les vins méritent mieux que de la bienveillance.

Jacques Berthomeau

 

 

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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 10:51

Michel tu me fais rougir, merci toutefois d’avoir si bien choisit mon meilleur profil, tout sourire, bien entouré.  Mais que fais-tu de mon humilité ?

Les Baux en Provence 037

 mon humilité, c'est pas son souci

 

Michel est à chaque rencontre armé de son numérique in the pocket. Il le sort aussi vite que Lucky Luc et vous tire le portrait plus vite que son ombre.

Les Baux en Provence 022

 

Il fait trois pas, le ressort, retire, fait semblant de rien, parle avec des gens l’œil en éveil, prêt, toujours prêt à vous retirer encore le portrait.

Les Baux en Provence 035

Comme j’en ai un plus gros, je parle d’appareil cela s’entend, je suis moins discret et doit attendre que Michel s’occupe du sien pour en stoemelinkx (= en douce en bruxellois) le daguerréotyper.

 

Là, nous étions aux Baux, il faisait beau, pour un concours nous étions invités, je vous en ai déjà parlé. Pas néanmoins des rencontres et balades dans ce décor superbe, écrin de calcaire qui réussit particulièrement au teint de Michel.

Les Baux en Provence 108

 

De face ou de dos, j’aime beaucoup photographier de dos, je ne me suis pas encore fait analyser, je ne sais donc pas pourquoi.

Bref quand Michel monte l’escalier du Château Dalmeran, quelle allure !

Les Baux en Provence 080-copie-1

 

Quand il marche nonchalamment le long du canal avec Éloi, quelle prestance !

Les Baux en Provence 062

 

Même quand il sort de prison, quelle leçon !

Les Baux en Provence 105

 

Merci Michel, j’espère que vous ne serez pas jalouses…

 

Bye

 

Marc

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 00:02

180650_bigportrait.jpgLe vin, par rapport à d’autres produits de bouche, pour atteindre sa plénitude, sa maturité, doit être élevé. Les fromages, eux sont affinés. Lorsqu’ils sont mal élevés, les vins nous les trouvons grossiers, mal équarris, vulgaires, même si leurs éleveurs les ont fardés, vêtus de fripes de luxe... Ils se la pètent, roulent des mécaniques, étalent leur suffisance, ils font genre sans tromper les gars et les filles qui se lèvent de bonne heure.

Bref, quand un gamin mal élevé, introverti, se lâche dans un vestiaire avec la violence du langage de la rue, ça fait la Une du JO du sport français: l’Équipe. Drame national révélateur d’un système où les soi-disant responsables d’une Fédération Sportive ont failli à leur mission d’exemplarité. C’est la faillite d’un système où le buiseness a depuis fort longtemps pris le pas sur l’esprit du jeu. Le respect, ce mot si galvaudé par des sauvageons comme par des adultes bien sous tous les rapports, se perd. Mais pour être respecté il faut être respectable au sens le plus noble du terme.

Dans ma vie, j’ai pratiqué le basket. En universitaire dans des compétitions de haut niveau. Le vestiaire est un lieu de catharsis. Les mots volent bas parfois. Ceux de Nicolas Anelka sont dans l’air des temps. Sortis du huis-clos, étalés à la Une d’un Journal, ils sont comme le scandent à l’envi nos dirigeants de tout poils : «inacceptables». Je ne les minimise pas, je ne les relativise pas, mais de grâce arrêtons de nous voiler la face, de prendre des pauses hypocrites, ils sont le révélateur de notre individualisme forcené. Tout pour ma pomme rien pour les autres.

J’ai commis samedi sur mon blog, avant le déclenchement de l’affaire d’Etat, une chronique sur ce thème http://www.berthomeau.com/article-nous-ne-sabrerons-pas-le-champagne-le-football-sans-vedettes-de-jose-arribas-contre-le-football-des-lopettes-de-raymond-domenech-52540332.html  . Pour étayer mes dires, je mettais en avant un grand joueur de football : Max Bossis. Je ne résiste pas au plaisir de vous proposer l’extrait d’une chronique vieille de 5 années (2005) car ça présente 2 avantages: j’y parle de Champagne et de ma bonne vieille Vendée.

 

«Max Bossis a été mon élève au lycée agricole de la Roche sur Yon. C'était un grand joueur, intelligent, infatigable, courtois, discret, un exemple... Fils de paysans de St André Treize Voies, une grande famille qui aurait pu former une équipe capable de jouer au plus haut niveau, il est pour moi le bon exemple de ce qu'était l'ascenseur social du sport avant la période fric... Et le vin dans tout ça, me direz-vous ?

J'y viens. Le Journal du Dimanche de ce week-end titrait en page économie «Darmon: ballon, pognon... Lanson?» Pour les non-initiés, Jean-Claude Darmon a été le grand argentier du foot français avec les panneaux publicitaires sur les stades et voilà que ce cher homme, allié dit-on à Robert Louis-Dreyfus (un héritier), propriétaire de l'OM, et à Roman Abramovitch (un milliardaire russe de fraîche date) propriétaire de Chelsea, il serait sur les rangs pour reprendre Lanson...

Sur le fond de l'affaire je n'ai rien à dire mais sur «l'argent facile» du football, je ne peux m'empêcher d'écrire : mais où est passé le Stade de Reims d'antan avec ses Kopa... sinsky, Piantoni, le FC Nantes et ses Bossis, Suaudeau et Budzinsky fidèles à leur club...? Je vieillis, sans doute, mais la qualité des dirigeants, des élites, leur hauteur de vue, leur exemplarité, font cruellement défaut dans notre société déboussolée...»

Comme c'est drôle : Chelsea, Anelka, le pognon...

Signé Furax, pardon Jacques Berthomeau

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 00:08

Bien évidemment, ceux qui m’adorent dans les hautes sphères dégustatrices, le nez plongé dans les mercuriales folles des GCC, vont me traiter de vil provocateur. Ne leur en déplaisent, mes récents séjours dans les allées des casseurs de prix (lire «Journal du Hard: LIDL frappe fort, un remake où la Cytelle remplace la Sylvia Kristel» http://www.berthomeau.com/article-journal-du-hard-lidl-frappe-fort-un-remake-ou-la-cytelle-remplace-sylvia-kristel-50761031.html   et «Sous la jupe du Sauvignon blanc d’ED se cachent de drôles de dames» http://www.berthomeau.com/article-journal-du-hard-2-sous-la-jupe-du-sauvignon-blanc-d-ed-se-cache-de-droles-de-dames-51068862.html ) les renvoient dans leurs 18 mètres. Pauvre Green, gardien d’un jardin anglais qui, samedi, a fait bien plus de tort à l’Angleterre que ma modeste chronique du samedi précédent  («Vont-ils canoniser en anglais le Grenache à Avignon le dimanche 7 juin?» http://www.berthomeau.com/article-vont-ils-canoniser-en-anglais-le-grenache-a-avignon-le-dimanche-7-juin-51582338.html  ).

 

Oui, en ces lieux mal famés, le jaja de nos grands-pères, le litron étoilé à 2 balles, le Kiravi est supplanté par une cotriade d’AOC (80% du rayon) aux noms glorieux : Bordeaux, Côtes du Rhône... proposés à vils prix: les ¾ à moins de 2 €. Bien sûr certains m’objecteront que 2 €, ce n’est pas rien et qu'il faut bien que les gens qui gagnent 3 fois rien ou presque rien puissent accéder au vin quotidien. C’est un peu court comme objection et surtout, le vin pas cher, quand on prend son prix en marche arrière, ne laisse absolument rien dans la poche des vignerons. De plus ces prix de bataille, n’ont pas freiné la baisse de la consommation.

Alors, me direz-vous, pourquoi les Grands épiciers et les Hardeurs harcellent-ils les prix du vin? La faute au contrôle des prix et au Kiravi ! Là, je sens que mes amis vont me délivrer un bon de sortie pour que j’entre à Ste Anne.

Qui se souvient du contrôle des prix terrassé par Delors et Balladur réunis ? Pas grand monde, dans notre beau pays !

Et pourtant le fameux indice des prix, dit des 250 articles, a régné sur le panier de la ménagère pendant des décennies. Et dans ce panier-type y’avait la boisson nationale, la fameuse boisson totem de Roland Barthes : le litron étoilé du gros rouge qui tache, notre Kiravi qui a fini sa vie en mélange de vins d’Italie. Alors, nos grands argentiers surveillaient, tel du lait sur le feu, le prix de ce carburant de la classe ouvrière. Pas touche, sinon on allait désespérer Billancourt. Y z’en avaient alors rien à branler des hygiénistes. L’accès facile au 10°5 restait une priorité nationale ce qui faisait que son prix resta bloqué au rouge pendant des décennies.

Sans vouloir brocarder nos amis de Bordeaux, au seuil des années 80, lorsque les socialo-communistes déferlèrent sur le pays, le pépère amateur de vin de consommation courante s’est dit qu’après tout, une lichette de nectar de Gironde ça faisait mieux sur la table de son pavillon d’Ivry que le Kiravi. Tous le monde était ravi, y compris les gars de l’INAO qui voyaient croître leur domaine en des terroirs gras et riches.

Dans le même temps, les épiciers modernes, les gars qui ne pensent que mètre-linéaire et part de marché, ont déferlé sur nos territoires, enrichissant d’abord ceux qui leurs octroyaient  généreusement de grands arpents de m2 grâce à la loi Royer. La boucle était bouclée. Le massacre des prix pouvait commencer pour leur donner des allures de prix de marchands de chaussures: pensez-donc, 0,99 d’euros, c’est beau comme la fin des haricots.

Cependant, avant d’en terminer avec cette chronique, permettez-moi de réhabiliter le Kiravi qui fut une marque de vin du peuple. Le site internet de la SVF en assume courageusement l'héritage «si les vins Kiravi ou Margnat, les plus grands de l'époque, appartiennent au passé...». C’est une marque brocardée, il suffit pour s'en persuader d'aller sur Google pour y récolter un florilège impressionnant. Même les jeunes bloggeurs s'y réfèrent pour vanner, chambrer lorsqu'ils tchatent. Sur un site consacré aux expressions populaires, un internaute, pour illustrer l'une d'elles bien connue «donner de la confiture à un cochon», écrit : «inutile d'offrir une bouteille de Pommard 59 a celui qui n'apprécie pas le vin, un bon litron de Kiravi ou de Préfontaines suffira».

Bref, dans l'imaginaire du grand public, ce vin, qui à sa grande époque était un assemblage de vins d'Oranie et du Languedoc, un produit naturel, non chaptalisé, en clair un vin de table, est synonyme de bidouille, de vacherie à l'état pur. N'en déplaise aux pourfendeurs du vin de table, et sans nier bien sûr qu'à la fin de leurs vies, Kiravi et d'autres marques, sous l'effet du coupage économique, de la bataille sur les prix, soient devenues des réceptacles de produits inadaptés, mal faits et souvent de piètre qualité, ils réécrivent l'histoire. Ce vin là fait parti de notre histoire, il est le marqueur d'une époque, et le réduire à une vile boisson, c'est céder à la tendance du temps qui est de tout expliquer à l'aune de nos certitudes du moment. Dans notre inconscient collectif, comme l'écrit Carmen Bertrand (1) «En France, au XIX ème siècle, l'ivrognerie fut surtout le vice des classes populaires et dangereuses (...) Mais l'alcoolisme des bourgeois, celui que l'on nomme "mondain", et qui ne diffère guère du populaire quant aux effets physiologiques, a du mal à être repéré, tant l'image du prolétaire soûl est prégnante. »

Pour les hygiénistes, ceux d'hier à juste raison, ceux d'aujourd'hui par facilité souvent, même si bien sûr le vin en tant que boisson alcoolisée peut être vecteur d'alcoolisme, le vin est encore diabolisé. Nous ne sommes plus au XIXe, les Gervaise de Zola et les Thénardier ont disparu, le XX ème siècle a marqué dans les années 60-70 la grande rupture de la consommation massive du vin. Pour autant l'alcoolisme n'a pas disparu, il s'est transformé, adapté aux nouveaux malheurs du temps : solitude, stress, exclusion, peur de l'avenir, misère aussi... Il n'en reste pas moins vrai que «boire ensemble est un acte de réciprocité et de communion. Que ce soient les dieux, ou les hôtes, la boisson réunit, l'espace d'une libation ou d'un banquet. On offre à l'autre ce qui est une partie de soi, son vin, sa goutte, ses paroles. Tout un système de règles et de gestes encadrent ce partage collectif.» (2)

Que le Kiravi repose en paix et que nos grands casseurs de prix prient sur ses mannes afin de redonner des couleurs aux prix de nos petits vins, pour qu'au u fond de nos campagnes, des filles et des gars puissent continuer de vivre au pays.

(1) et (2) Désirs d'Ivresse revue Autrement n°191 février 2000

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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 00:08

Les revues papier glacé de gastronomie nous placent sous perfusion sur l'art et la manière d'accorder les mets et les vins. Fort bien et pourquoi pas, mais comme vous vous en doutez, vu mon caractère de cochon, j'adore les conseils ! Moi qui n'ai jamais confié le soin à quiconque de choisir mes chemises, de les repasser et de les accorder avec mes vestes, ça me met en joie. Ceci étant écrit, comme je suis sur une position ultra-minoritaire, et que je dois tenir compte des désidératas des clients, ce matin je mets un mouchoir sur mon élitisme hautain et je vais dans le sens du vent en commettant une chronique: que boire avec une platée de choux ?

Car, entre autres appellations désobligeantes subies dans ma jeunesse de vendéen du bas-bocage : péquenot, bouseux, plouc... la moins infâmante, la plus admissible était bien «ventre à choux» même si je j’exécrais la soupe de choux (le bouillon) qui, visuellement, s'apparentait pour moi à un jus proche de celui de la mare aux canards, et qui sur le plan gustatif, tenait du lavement ou de la décoction du style de celle que préconisaient les nombreux rebouteux du coin. Je faisais de la résistance. Je frisais le nez. Je tentais de me dérober au supplice mais dans ma bonne Vendée fallait obéir. Ma mémé Marie, sainte femme, égreneuse de rosaire, dont j’étais le chouchou, me servait une petite ration d’eau verte et fermait les yeux sur le fond de mon assiette.

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Aussi bizarre que ça puisse vous paraître, si je détestais la soupe de choux, j’adorais les feuilles de choux embeurrés. Nos choux, c'étaient des choux à vaches, des choux fourragers hauts sur tige, ceux que nous allions couper avec le pépé Louis pour nourrir les bestiaux. Ce que nous mangions nous, c’étaient les petites feuilles du cœur, vert tendre et croquantes. Cette proximité avec nos ruminantes indolentes aux yeux aussi tendres que nos cœurs de choux: nos opulentes Normandes laitières, plus que nos Parthenaises laboureuses toutes efflanquées, nous assimilait à des quasi-sauvages tout juste bons à défier la République pour le compte du maître et du curé.

 

Aujourd’hui, j'adore toujours les choux, mais le problème c'est que sur nos étals parigots, c'est une denrée rare. Au marché, il est facile de trouver toute sorte de choux, pommés, fleurs ou italien, mais le mien est plus rare que le caviar. Lorsque j'en trouve, je fais une razzia de petites bottes de feuilles de choux tenues par un élastique. Tout l'art de la cuisson des choux est dans le blanchiment. Faut être patient ou patiente, se colleter un grand faitout et passer les feuilles dans au moins 3 ou 4 rincées d'eau bouillante. Après faut embeurrer le choux. Ce n’est pas aussi simple que ça paraît. En effet, tout d'abord il faut un vrai bon beurre salé. Dès que les feuilles de choux sont égouttées, comme pour les pâtes, il faut jeter les sur la noix de beurre qui est alors saisie et qui exhale ses aromes et sa pointe de sel.

Pour le boire c’est une autre histoire mais je voterais bien pour un petit vin de rien du tout, simplet, tout le contraire des vins hauts du collet comme ceux de nos amis qui couchent leurs commentaires et leurs notes sur papier glacé. Pour tout vous avouer un vin qui me rappellerait la piquette de mon pépé Louis, bien «appointuché» (du verbe appointir : rendre pointu), mais qui bénéficierait du génie de nos jeunes inventeurs de vin. Donc un vin avec de l’acidulé, de la jeunesse, de la fraîcheur et même une petite touche de pétulance. Bref, avec ce cahier des charges, est-il possible aux grands maîtres de la dégustance de satisfaire mes exigences? Telle est ma question du jour: comme un lundi quoi !

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 00:09

Etiquettes-pour-blog-008.jpgPar bonheur, Hervé a volé à mon secours face à Michel et à tous ceux qui nous accrochent l'appellation non contrôlée de Chouans. Mon sang ne fait qu'un tour quand quiconque me l'applique; pour preuve cette chronique datant de février 2008. Elle est toujours d'actualité. Bonne lecture !

Ce matin direction: Angers, respirer un peu d'air du pays, aux confins de la Vendée militaire. Dans mes jeunes années, lorsqu'on me traitait de «ventre à choux», eu égard à mes origines vendéennes, j'assumais cette appellation avec le sourire, car elle correspondait à une réalité. En revanche, je montais, et je monte toujours, sur mes grands chevaux, lorsque certains, bien intentionnés ou ironiques, me traitaient, ou me traitent encore, de « chouan».

Confondre le soulèvement de la Vendée militaire et la Chouannerie est une erreur historique grave, entretenue par le Vicomte et son barnum du Puy du Fou. Si les deux mouvements ont pour origine des causes identiques: religieuses et refus de la conscription, l'insurrection vendéenne

 (1) fut déclenchée par les paysans et le petit peuple;

(2) ses premiers chefs sont issus du peuple: Cathelineau est colporteur, Stofflet est voiturier, les nobles et le clergé prirent le train en marche;

(3)  la chouannerie bretonne et bas-normande fut, elle, un mouvement de petits nobles miséreux: «dans aucun pays la noblesse ne pullule comme en Bretagne. A la Réformation de 1668, on y compte seize à dix-sept mille individus nobles, sans parler de deux mille deux cents familles usurpatrices, contre lesquelles il y eut arrêt. Chez les familles, peu de grandes fortunes de trente à quarante mille livres de rente. Nombreux sont les nobles qui mendient des pensions pour subsister, pensions rares. La plupart vivent comme les paysans, habillés comme eux, souvent aigris comme eux.Etiquettes-pour-blog-006.jpgEtiquettes-pour-blog-007.jpg»

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 (4) Il s'agit de la «Vendée militaire» c'est-à-dire l'agglomération politique et religieuse qui prit les armes en mars 1793 qui embrasse une grande partie de la Loire-Inférieure, du Maine-et-Loire, des Deux-Sèvres et de la Vendée. Elle est bornée : au nord, par la Loire, avec, en amont, Brissac, en aval, Paimboeuf ; à l'ouest, par la mer ; au sud, par Luçon, Fontenay-le-Comte, Niort ; à l'est, par Parthenay, Thouars, Vihiers.»
(5) «Dès le 2 mars 93, les citoyens Achard et Giraud, commissaires du département de la Vendée, chargés d'organiser la garde nationale dans les cantons de Beaulieu, La Mothe-Achard et Landevieille, ont été débordés ; ils ont appelé au secours : «  La chose publique est en danger » disaient-ils. Tandis que la générale battait dans la commune de la Mothe-Achard, le tocsin retentissait aux cloches des paroisses voisines. Les gars de cette partie intermédiaire, confins du Bocage couvert et de la région maritime dénudée, accoururent, disposés au combat. Heureusement, le district pu expédier à temps de 50 hommes de la garde nationale. Les paysans surent éviter le choc ; ils se contentèrent de conspuer les bourgeois et se retirèrent.»
(6) «Le chevalier Sapinaud de La Verrie, homme calme, aux traits réguliers, aux cheveux déjà blanchis, âgé de cinquante-cinq ans, subit l'assaut, dès le 10 mars. Il veut empêcher les paysans des environs de Mortagne de sonner le tocsin. Imbu d'idées philosophiques, il avait avec un enthousiasme marqué salué l'aube des temps nouveaux ; il n'avait pas dédaigné de prendre part à la gestion des affaires de son pays. Vingt fois les paysans le menacent de mort. Trois jours il résiste ; enfin il quitte son foyer, incertain du résultat. A la Gaubretière, son cousin Sapinaud de la Rairie, ex-lieutenant au régiment de Foix, est emporté par la même vague.»

Je ne vais pas vous refaire l'histoire des Guerres de Vendée mais vous citer encore des textes qui apportent de l'eau à mon moulin:

«A l'heure où la Vendée se souleva, du même coup, sur l'autre rive de la Loire, quatorze départements furent en feu. Il est essentiel de marquer cette simultanéité pour bien saisir l'immense péril que courut la Convention. Alors que, menacée par l'étranger, elle appelait aux frontières et décrétait une levée de trois cent mille hommes, l'Ouest breton et normand - en même temps que la Vendée - répondait par une levée redoutable, mais contre elle. Et cela parce que, longuement préparé à la résistance par le froissement de ses convictions intimes, il venait de rencontrer, dans la résurrection de la milice abhorrée, la pierre dure ou le contact électrique qui produit l'étincelle.»

«Les victoires vendéennes de mars furent de magnifiques prémices : la Vendée vola de victoire en victoire et ses armées stimulées grossirent comme une avalanche. La Chouannerie se traînera, anémique et désordonnée. Elle n'aura rien de la cohésion de sa voisine. Son territoire, politiquement parlant, ressemblera à un damier : ici, une paroisse républicaine ; là, une paroisse rebelle ; plus loin, une paroisse hostile, mais soumise...
Au lendemain de cette initiative rompue, la Chouannerie semble condamnée ; ses bandes diminuées errent pleines d'incertitudes et de découragement. Un évènement va les renforcer : le passage de la Loire par les Vendéens.»


«Cependant, l'une et l'autre, la Vendée et la Chouannerie, garderont toujours, malgré cette union, leur tempérament propre. On peut se poser la question : si, plus dense, plus compact, le soulèvement de la rive droite avait pu s'épargner les défaites du début, si, pareil à celui de la rive gauche, il avait marché de victoires en victoires, quelle influence auraient eue ces triomphes sur la mentalité des combattants? Les Chouans, alors groupés par grandes armées, auraient-ils modifié totalement leurs méthodes; se seraient-ils clarifiés, purifiés? La Chouannerie, en un mot, serait-elle devenue, moralement et militairement parlant, une autre Vendée?»

Etiquettes-pour-blog-010.jpgCharrette fut plus Chouan que Vendéen...

L'ensemble des citations sont extraites du livre d'Emile Gabory «Les guerres de Vendée», publié dans la collection Bouquins chez Robert Laffont.

Jacques Berthomeau

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 00:05

1371990-1813105.jpg«Je viens d’une région où les hommes claquent la langue d’un air approbateur en avalant une sorte de vitriol vert et acide. Or personne ne peut prétendre honnêtement que le Gros Plant est un bon vin. Je viens d’un pays où les fidèles allaient chercher des chaises dans les cafés pour s’installer au fond de la nef, le dimanche à la grand-messe, où toutes les places  étaient prises.  Je viens d’une famille de buveurs d’eau. Même si j’ai découvert bien plus tard une carte de la croix d’or où mon père s’engageait à ne plus boire d’alcool. Il n’eut pas longtemps à tenir parole. Il est mort.»

Jean Rouaud est né en Loire-Inférieure quatre années après moi. C’est donc un voisin du Nord qui, comme moi, a fait ses études secondaires dans une boîte catho et a fréquenté le campus de la Jonelière après mai 68 dans une Fac de Lettres que j’ai connu comme un haut lieu du graffiti et de la fornication. Ensuite, petits boulots, pompiste, vendeur d’encyclopédies médicales, puis en 1978 il travaille à Presse-Océan l’ex-Résistance de l’Ouest. Il part ensuite à Paris où il bosse dans une librairie puis comme kiosquier. En 1988, il rencontre Jérôme Lindon des Éditions de Minuit et son premier roman Les Champs d'honneur publié en 1990 aux Éditions de Minuit obtient le prix Goncourt.

Son jugement sur le Gros Plant de sa jeunesse peut paraître dur mais il reflète pourtant la réalité des chopines et des fillettes que «l’on baisait»* dans les cafés après la foire ou la messe en tapant le carton d’une belotte ou d’une aluette (lire: Un vrai jeu de bandits http://www.berthomeau.com/article-5185569.html . C’est donc sur ce terreau que La Croix d’or prospérait et que nos amis prohibitionnistes, avec l’appui des femmes recrutaient leurs troupes (cf. chronique http://www.berthomeau.com/article-534935.html  )

* «baiser une fillette» étant l’expression consacrée dans ma Vendée confite de bondieuseries.

Tout ça c’est du passé, et le Gros Plant dont le terroir s’étend sur l’ensemble du vignoble nantais d’Ancenis à Pornic, sur 92 communes et 1400 ha, a fait, comme aiment à le déclarer les présidents face au sous-préfet, « beaucoup de progrès. Son cépage, la folle blanche, s’est raciné au 16ième siècle et c’est l’allure épaisse de son cep qui est à l’origine du nom de l’appellation Gros Plant.

Comme ici je travaille dans une coopérative, même si je suis en cave particulière sur www.berthomeau.com, je sollicite mes collègues qui eux sont «des longs becs et des gorges profondes» patentés de bien vouloir défendre la réputation du « Gros Plant » bafoué par des fils du pays. Allez Jim qu’est 100% Val de Loire, Michel qu’est un fan du Salon des Vins d’Angers, Hervé et Marc habitants d’un pays saucissonné en communautés linguistiques que j’ai rencontré pour la première fois à Angers, à vos claviers. Merci de rajouter depuis notre plate-forme logistique commune le Gros Plant de vos amours. Merci à vous !   

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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 14:24
Marc-Beaufort1-copie-1.jpg


Je n’avais jamais pensé à un chiffre porte-bonheur, les pattes de lapin, c’est pas vraiment mon truc .

Toutefois, le 5 vient de s’imposer ! Suis né en 55 du siècle passé, gamin j’ai adoré le Club des 5, à la maison on est 5, voilà que je rejoins le blog des 5…

Côté vin, ça a commencé tôt avec une première cuite à 5 ans, sur la rive allemande de la Sûre. J’y faisais du camping avec mes parents. Mon père ne m’a jamais interdit de tremper mes lèvres dans un verre de vin. Ce soir-là, dans le feu de la conversation, il ne s’était rendu de compte de rien. Voilà l’endroit, certes peu glorieux, où il faut chercher l’origine de ma passion.
Plus tard, durant ma vie d'étudiant, la bière a pris le dessus. J’ai même entamé des études d’ingénieur brasseur, c’est dire. Y avait trop de maths ! Je me suis enfui pour embrasser la carrière de prof de sciences. Ça, ça m’aide encore aujourd’hui.

Journaleux, je ne le suis devenu qu’après une longue étape commerçante, bien caractéristique de la Belgique. Les collèges bruxellois ne voulant pas de moi pour cause de surnombre de profs, j’ai repris, pour gagner des sous, une baraque à frites. J’y suis resté de nombreuses années, ça m’a appris le contact.

Parallèlement, vers la fin des années 80, je suivais des cours du soir d’initiation à la dégustation et à l’œnologie. C’est là que j’ai rencontré de futurs sommeliers et importateurs encore actifs aujourd’hui. Moi, je faisais ça pour le fun, ce sont mes potes qui m’ont suggéré d’en faire un métier. "Lequel, les mecs?", leur ai-je rétorqué. "Journaliste ? Surtout pas, j’aime pas écrire ! "

Du moins, je n’aimais pas, ça me flanquait la trouille. Vers le milieu des années 90, un de mes potes de cours, Daniel Marcil, devenu sommelier et participant aux dégustations d’In Vino Veritas, m’y a fait inviter. Une année plus tard, Philippe Stuyck, le rédac' chef, m’a proposé d’écrire dans sa revue. Mon premier papier sortait quelques temps après, un accord aventureux du Comté et de quatre vins, dans la rubrique «Le Corbeau et le Pinard».
Allait suivre, un article sur le Vin Jaune. Après ça, j’étais rassuré.

Et me voici propulsé blogueur, quelle bonne blague. Heureusement, je me sens bien entouré, que des caractères !
Ça va être super !
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