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  • : Cinq passionnés du breuvage de Bacchus parlent du vin sous toutes ses facettes.
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POURQUOI CE BLOG?

Ce blog est né de l'heureux hasard d'une rencontre, en 2010, au Salon des Vins de Loire d'Angers, autour d'un verre de rosé de Bourgueil - celui de Pierre Jacques Druet. Il y avait là cinq "plumitifs" du vin. Le rosé aidant, l'idée a germé de créer un espace commun.
Parce qu'à cinq, on peut aborder plus de thèmes.
Parce qu'on peut débattre.
Parce qu'on peut partager. Des coups de coeur, des coups de gueule, de l'expérience.
Et qu'est-ce que le vin sinon une boisson de partage?
De ces cinq, certains sont déjà des blogueurs confirmés, d'autres non.
Comme il y a les 5 sens, il y  a maintenant les 5 du Vin.

Les 5 du Vin

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QUI SOMMES-NOUS?

David Cobbold (Eccevino) est le plus français des journalistes anglais du vin, ou vice versa. Il a reçu en 2011 le Wine Blog Trophy pour  son blog, More than Just Wine.

Jim Budd, sujet de sa Gracieuse Majesté, est journaliste pour diverses revues britanniques. Amoureux des vins de Loire, il leur consacre un blog, Jim's Loire, primé en 2009 du Wine Blog Trophy.

Hervé Lalau est un journaliste français écrivant pour diverses revues et sites français, belges, suisses et canadiens. Son blog "Chroniques Vineuses" lui a valu le Wine Blog Trophy en 2010.

Michel Smith, PourLeVin, est un journaliste français établi en Roussillon, travaillant pour diverses revues et guides en France. Il s'intitule lui-même "Journaliste en Vins et autres Plats de Résistance".

Marc Vanhellemont est un journaliste belge travaillant pour divers magazines en Belgique et en France. Incontournable, sauf par la face nord.

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The Famous 5

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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 00:12

Dans la digne lignée « hervétiste », sans être toutefois moléculaire, voici un titre qui joue son atout. Les 52 cépages valaisans ne le démentiront pas.

 

De Swiss en suisse


Aéroporté jusqu’à Zurich pour emprunter la nouvelle ligne de chemin de fer qui traverse la montagne entre Spiez et Visp, un petit tunnel de 39 Km, me voilà bien vite en Haut Valais. Le but de cette première étape, le musée du vin de Salquenen, vieille bâtisse du 16es dans laquelle chaque salle raconte l’histoire des vins du Valais. Didactique et bien aménagé, il plaît par le choix des objets, la progression chronologique et la sobriété du lieu.


www.museevalaisanduvin.ch

 

 musee-de-la-vigne-et-du-vin.jpg

Musée de la vigne et du vin à Salquenen


 

Point de départ


Le musée est aussi une excellente entrée en matière pour la balade le long du vignoble escarpé, chemin viticole qui vous propulse jusqu’à Sierre...


chemin vigneron entre Salquenen et Sierre

 

...pour vous voir attablé au bar de l’œnothèque prodigieuse du Château de Villa. On peut y déguster les vins d'environ les ¾ des encaveurs valaisans, comprenez "vignerons". Occasion de déguster la douce Amigne, la fruitée Petite Arvine, la droite Humagne Blanche ou encore l’épicé Cornalin ou la plus rustique Humagne Rouge qui, génétiquement, n’a rien à voir avec la blanche.

l'oenothèque

L'oenothèque

 

Puis, y a qu’à se lever, parcourir 10 mètres et s’asseoir côté restaurant qui sert la «quintuple raclette», soit 5 raclettes valaisannes d’origines différentes, ça c’est le pied, pas de jeu de mots, merci. Occurrence pour compléter encore son savoir ampélographe de quelques cépages supplémentaires, Fendant le Chasselas local, le Johannisberg ou le Sylvaner régional, l’Ermitage ou la Marsanne orientale, et encore bien d’autres… Syrah, Pinot Noir, Rèze, … on est loin du compte !


Le Château de Villa, l'oenothèque est sous la tour

 

 

www.chateaudevilla.ch

 

Bizarreries et autres traditions 


Dans les vallées perpendiculaires qui dominent Sierre et plus loin Sion, de vieux agissements rythment la société villageoise. Du côté de Grimentz, dans le Val d’Anniviers, gisent au fond d’une cave quelques petits foudres.

 

De l’extérieur, rien de particulier, il est juste indiqué, "Maison de la Bourgeoisie", lieu de réunion des Bourgeois, ce qui en Suisse, désigne l’appartenance à un lieu, du moins en bref, car c’est bien plus compliqué et trop long à expliquer. Il est plus amusant de parler de ce qu’il y a dans les tonneaux de la cave du fond. C’est là que mûrit depuis plus d’un siècle le Vin du Glacier. Sorte de solera statique dont on tire chaque année quelques litres par le bas et qu’on complète par le haut avec l’un des autres tonneaux, lui-même… ce n’est pas clair, mais il faudrait 10 pages pour être plus précis. Cépages Rèze à l’origine et Ermitage en plus depuis quelques années. Le goût rappelle le Vin Jaune, avec la note légèrement résinée due aux contenants faits de mélèze.

 Valais juin 2010 300


Une expérience gustative originale bien amenée par Jean Vouardoux qui vous fait visiter le village, vous explique la Bourgeoisie,


j'écoute Jean avec attention

puis enfin consent après un long moment à vous faire découvrir ce breuvage particulier.

 

Ça vaut le coup, si vous passé par là : visite à 17.00.


www.grimentz-stjean.ch


dégustation du Vin du Glacier, une expérience!

 

 

Reines d'un jour

 

L’autre truc, moins confiné, certes plus populaire, c’est le combat des Reines. Il ne s’agit pas d’un Chasse-Cœur valaisan ou d’un whist suisse, mais d’une joute bovine. Une race de vache particulière au Val d’Hérens et au nom éponyme, à la robe sombre, au corps robuste, livre bataille à chaque printemps pour déterminer qui sera pour la saison la Reine du troupeau. Les Valaisans en ont fait un sport ou spectacle local. Chaque éleveur professionnel ou amateur amène ses vaches dans une grande prairie, lâche au signal ses bêtes et voilà les cornes qui s’entrechoquent, les fronts qui se repoussent, chaque participante plus rusée que l’autre, jusqu’à l’acclamation de la championne. Le tout sans heurt majeur, ni blessure !


une future reine

une future reine

www.raceherens.ch

 

Après autant d’émotions, il est temps de retourner en vallée manger un morceau dans une guérite sur le chemin d’un bisse, je sais c’est du suisse. En français plus courant: un cabanon viticole aménagé en petit restaurant entre les vignes, auquel on accède grâce au chemin qui suit le petit canal d’irrigation qui amène l’eau depuis le glacier, c’est moins vite dit.


La Gérite Brûlefer sur le bisse de Clavau au-dessus de Si

La Guérite Brûlefer sur le bisse de Clavau

 

Le Valais est un endroit sec jouissant d’un ensoleillement exceptionnel, pas compliqué, il y fait presque toujours beau, à 80% du temps, c’est garanti ! Comme il fait chaud, accompagnons notre repas d’un Pinot Blanc ou Gris ou Noir, d’un Payen ou Heida (c’est du Savagnin) ou d’un Muscat, il est plutôt sec en Valais, on a le choix. Et cela complète le tour des principaux cépages plantés dans cette région plus connue pour ses stations de ski que pour ses vins. Goûtez-y...

 

Bye!

 

Marc  Vanhellemont

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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 17:59

Hep Marc ! Moi aussi j'y étais. Sur un superbe voilier, de surcroît, appartenant à un charmant couple de Hyères, André et Cathy.

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La preuve, nous régations sous les couleurs du Domaine Saint-André-de-Figuière...

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J'étais responsable du rosé. Et une fois sur terre, à Porquerolles, j'ai retrouvé mon ami alsacien, Richard Auther, en compagnie de sa fille chérie. Ici dans la cave de La Courtade.

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Y sont pas mignons ces deux là ?

Michel Smith

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 00:21

En périple en Côtes de Provence, me voilà au pied de la Sainte Victoire, certes aujourd’hui bien plus connue pour les nombreuses huiles de Cézanne que pour sa mention sur les flacons.

 

 Côtes de Provence sous région mai 2010 042

 

Quelle mention ?

La poche provençale de la Sainte Victoire coincée entre les Coteaux d’Aix et les Coteaux Varois fût la première à revendiquer son terroir particulier. Il lui a fallu pas moins d’une douzaine d’années avant d’accéder à la précision territoriale. C’est 2005 qui l’a vu enfin triompher des embûches institutionnelles.


Côtes de Provence sous région mai 2010 085

 

Depuis, l’enclave de Fréjus et la côtière La Londe ont suivi le même chemin et se sont vu reconnaître les mêmes droits il y a 2 ans; Pierrefeu devrait bientôt suivre le mouvement.

 

Et dans la bouteille ? C’est ce qui nous intéresse au premier chef !


Côtes de Provence sous région mai 2010 065

 

Après avoir dégusté une bonne série de chacun des  «crus», on peut affirmer qu’un air de famille apparaît au sein de chaque entité et que ces traits particuliers différencient les familles. Pour qui croyait que tout se ressemblait…

 

 Côtes de Provence sous région mai 2010 155

 

La  Sainte Victoire offre des vins en général plus frais, plus structurés, aux arômes bien fruités tant pour les rosés que les rouges (aucun blanc n’a pour l’instant droit à la dénomination particulière…) avec un côté terrien qui les prédisposent à la garde. L’altitude et le Mistral qui s’engouffre entre la montagne et son jumeau des Monts Auréliens y sont pour beaucoup, ajoutons-y un sol d’argile rouge sur tout le périmètre intérieur et des colluvions calcaires sur les piémonts pour parachever l’impression minérale bien perceptible.

 Côtes de Provence sous région mai 2010 068

 

La Londe-les-Maures descend des coteaux schisteux qui regardent la mer et augmente la complexité de son sol par quelques sables. De plus, l’influence marine semble évidente. En résulte des vins d’une texture tout en rondeurs, des rosés floraux à l’élégance cristalline, sans manquer toutefois d’ampleur, ni de largeur ; des rouges arrondis de fruits, malheureusement pour l’instant souvent trop boisés.

Côtes de Provence sous région mai 2010 136

 

 

En parallèle, Fréjus et son sol volcanique qui chevauche l’Estérel offre par ses entrées maritimes des structures certes droites, mais nanties d’un toucher des plus délicats, aérien, ceci pour les rosés. Quant aux rouges, ils affichent presque tous un caractère fumé avec des notes de pierre à fusil, de myrte et d’olive noire.

 

Pierrefeu et son cirque argileux offre des vins plus rugueux au relief bien perceptible même pour les rosés. Tendus, structurés, ils apparaissent terriens à la puissance ferme et dense. Pareil pour les rouges qui malgré la douceur de leur fruité présentent un caractère affirmé.

 Côtes de Provence sous région mai 2010 197

 

 

Tout ce petit monde se retrouve autour d’un évènement maritime, la Vigneron’s Cup qui envoie ses voiliers faire le tour de l’île de Porquerolles, suivie de festivités vespérales où les vins des quatre entités sont dégustés, bus et ... Une façon de souder les familles autour d’un projet commun, la reconnaissance de leurs particularités et de leurs qualités.


Côtes de Provence sous région mai 2010 319

 

Bye

 

Marc Vanhellemont

 

 

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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 00:15

Si Portos s’écrivait Porthos, on le verrait bien en compagnie du sieur d’Artagnan. Sauf que Porthos était Béarnais, tandis que mon Portos à moi, Michel de son prénom, est un Marseillais pure souche pour l’heure naturalisé Bordelais après avoir été Toulousain puis Perpignanais.

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Le chef, à l'ouvrage...

C’est d’ailleurs à Perpignan que j’ai fréquenté pour la première fois et très régulièrement la cuisine ensoleillée de cet échalas qui, ayant fait ses classes à Roanne chez les Troisgros, chatouille le palais de ses convives en jouant des épices, des croquants, des amertumes et des acidités. Depuis qu’il a quitté le Roussillon pour la planète Bordeaux, je ne rate jamais la sortie n° 23 de Bouliac sur le périph de la cité girondine. Et je n’ai qu’une hâte, atteindre au plus vite ce village chic et haut perché qui se signale par son antenne géante. Dès que j’atteins le sommet je me gare.

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Derrière l'entrée sur la place du village, la vue sur Bordeaux est unique

Donc aucune excuse : cassez vos tirelires et filez comme moi au Saint-James à Bouliac (www.saintjames-bouliac.com). Je sais, on va me dire que j’ai des goûts de luxe. Ma foi, c’est vrai. So what ? À moins d’être mal léché, ou embrumé, vous y trouverez une vue sublime sur la ville, la vigne en premier plan (16 ares, guère plus), Bordeaux oblige, vigne soignée par l’équipe de Stéphane Derenoncourt, face à la Garonne avec le vert des Landes naissantes en arrière-plan. Cela commence par le sourire complice d’un personnel qui reconnaît le visiteur. Même l’occasionnel que je suis, surtout présent lors des repas huppés auxquels je me laisse inviter quand je me rends à Vinexpo. Vient ensuite le passage obligé par la porte de la cuisine, juste histoire de glisser un « bonjour chef ! », de jeter un sourire gourmand, de dire que je meurs de faim, que je viens me refaire une santé. Puis je débouche dans cette salle lumineuse conçue comme un théâtre ouvert sur la nature, les rosiers à peine déplumés après l’orage, les tilleuls qui commencent à songer à la fleur, les pieds de vignes impeccablement alignés et l’immensité du regard de suite attiré par le paysage de Guyenne lourd, ce jour-là, de nuages gris illuminés de rayons solaires du plus bel effet. 

J’ai beau me contenir, mais j’aime Bordeaux. J’aime ce pays où je sais l’importance que l’on attache au bien manger. Alors, on y va. Me voilà assis dans mon fauteuil, prêt pour le spectacle des plats qui vont défiler et du vin qui va se verser. Passons sur ce que j’appelle ces riquiqui que l’on pique pour préparer le palais en attendant d’ouvrir encore plus la bouche. C’est chose faîte grâce au champagne de Souza, blanc de blancs tout en fermeté et grand cru de surcroît, vin conseillé par Richard Bernard, le complice de Michel Portos, celui qui fonctionne avec son cœur et son instinct, l’un des rares sommeliers en qui je fais une confiance totale, surtout côté température. Il a en charge une cave éclectique au possible à un point tel que l’on compte même plus le nombre de cuvées de Champagne proposées au verre, pardon, à la flûte. 

J’attaque par une saisissante et figée « soupe au pistou revisitée ». Le grand pied pour démarrer avec un somptueux match de fraîcheur à la clé, Champagne oblige. Il m’arrive de m’énerver quand l’on m’annonce les plats à grands renforts de superlatifs, mais là, je suis aux anges : « Fricassée d’écrevisse, shitaké en duxelles et foie gras frais avec un mousseux de jus de carcasse ». Je retrouve avec ce plat l’assurance d’une grande maison étoilée et le combat féroce que le plat, concentré, livre au Crozes Hermitage blanc 2009 de Graillot. Un match entre machos que je refuse d’arbitrer.

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Meursault du Marquis d'Angerville, Champagne grand cru De Souza et l'étonnant turbot dans son écrin vert

Clin d’œil à un grand chef Parisien, Frédéric Anton, du Pré Catelan, l’os à moelle dressé dans l’assiette ressemble à un éblouissant chef d’œuvre. Il est truffé de mini dés d’asperges, de lanières de jabugo et de morilles fraîches, le tout coiffé tel un gratte-ciel de « nuages » de moutarde violette semblable à celle que l’on trouve à Brive-la-Gaillarde. Absolument délicieux du début à la fin où l’on se régale de moelle fondue associée à une petite purée de pommes de terre ! C’est tellement bon que j’en oublie presque le Meursault Santenots (1er cru) 2007 du Marquis d’Angerville. Floral au nez, pureté minérale en bouche, je bénis Richard d’avoir autant d’amour pour ses clients en offrant un tel vin dans un service au verre. Et je renoue avec la Bourgogne… en plein Bordelais. Le vin me servira aussi sur le plat suivant. Même si je n’ai pas renoncé au blanc rhodanien, c’est le Meursault qui joue de sa finesse pour rencontrer la daurade « au navet daïkon, réduction de soja, bouillon d’artichaut réglissé ».

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Feuilles d'huîtres

Je l’avale littéralement et j’en ai l’eau à la bouche en tentant de le décrire tant je me remémore ces rondelles de feuilles d’huître. Je demande à voir à quoi ça ressemble et l’on me porte, de la cuisine, des feuilles qui ressemblent à de la mâche géante. Le maître d’hôtel me dit qu’il s’agit de mertensia maritima, ou « huître végétale », et cette plante rajoute de la dimension au vin. Mais je m’égare car le second plat de poisson arrive : un turbot nappé d’une douce vinaigrette de laitue sur une mousseline de petits pois, fèvettes, concombre et pois gourmands. Enfin les légumes verts que la Vendée pourtant réputée pour son maraîchage n’a pas voulue me servir lors de mon dernier périple.

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Michel Portos (assis) avec son copain, le sommelier Richard Bernard

Le pigeonneau arrive en même temps que la Réserve de la Comtesse de Lalande, Pauillac 2005 que je trouve un peu cul pincé bu seul mais qui joue son rôle sur ce plat complexe : sabayon d’olives violettes, roquette, oignon rouge confit mais croquant. Arrive ensuite un greuil « façon cervelle de cannut » accompagné de sorbet aux piquillos. Je zappe le somptueux plateau de fromage et limite les desserts aux pomelos dans un jus d’estragon avec un nuage de lait à la cardamome râpée. Cinq heures de route m’attendent, mais j’ai l’impression d’être son mon petit nuage. Michel Portos n’a que deux macarons. Je lui accorde un troisième pour ce menu « Humeur du Jour » parfaitement exécuté.

Michel Smith

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         pigeonneau.JPG          Smith-4221.JPG café            Dans le désordre pour finir : dessert, cervelle de cannut, pigeonneau, fromages avec le clin d'oeil de la Vache qui Rit. Ici, même le café est beau     !      

 

 

 

 

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 00:16

J’y ai carburé au Malbec à longueur de journée, j’en ai ramené en Baxter, j’y suis accroc. C’est qu’on se laisse envoûter par cette accroche tannique, ce rêche sur la langue, ce fruit aussi noir que son sobriquet «black wine» venu du temps des Anglais, par son élégance parfumée de violette.

 

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 le Pont de Valentré

 

 

Ces journées consacrées au Malbec, cépage aujourd’hui partagé entre-autres par les Argentins, se déroulaient autour du Pont de Valentré, chef-d’œuvre moyenâgeux aujourd’hui classé.

Sur le pont, environ 80 producteurs s’alignaient, de quoi se faire en un aller-retour une bonne idée de la production cadurcienne.  

 

 

Cahors jounées du Malbec 05.10 006

 S'il faisait chaud, cela n'empêchait pas de déguster 

 

 

Puis, comme l’appellation a eu la bonne idée d’inviter quelques vignerons et flacons d’outre atlantique, créant ainsi une «Malbec Connexion», chacun a pu faire son tri et son choix, évaluer ses goûts…

Ce ne sont pas les Argentins qui me plaisent le plus. S’il me faut quitter les Châteaux du Cèdre, Gaudou, Lamartine ou Clos Triguédina, et autres domaines aux Malbec frais et profonds, c’est du côté de Cuenca ou de la Californie que j’irai prospecter.

 

Cahors jounées du Malbec 05.10 124

 Chardonnay du Château du Cayx

 

Un tour dans le vignoble nous a fait déguster quelques blancs, interdits à la manifestation pour cause de Vins de Pays. L’appellation qui selon le couple agronomique Bourguignon, Claude et Lydia de leur prénom, sied à de nombreux endroit aux cépages blancs, devrait en demander l’accession en AOC Cahors. Mais déjà que l’INAO leur fait des misères pour des revendications des plus légitimes, alors pour le blanc, pensez donc ma bonne dame.

Unissez-vous Cadurciens aux Banyulencs  et aux vignerons des Baux qui eux aussi se sont vus essuyer un refus court et net !

 

 Cahors jounées du Malbec 05.10 014

 

 

Revenons aux festivités qu’on ne peut que louer. Ouvrir aux consommateurs un salon en plein dans un site aussi beau prouve l’amour qu’on les vignerons pour leur vin. Amour qu’ils veulent faire partager.


J’y ai dégusté quelques domaines que je ne connaissais pas, comme le Château Chambert qui a récemment changé de main et qui évolue aujourd’hui en mode biodynamique ; le domaine du Bout du Lieu qui fait un 100% Malbec superbe nommé L’Orbe ; le Château Croze de Pys et son «Tradition» aux tanins fins et très fruités, facile d’accès ; le Château Haut-Monplaisir conseillé par Pascal Verhaegen (Château du Cèdre) qui tend vers l’élégance ; le Clos d’Un Jour et son « Un Jour sur Terre » élevé en jarres, au goût un peu brut mais plein de sève et de vie…

 

Cahors jounées du Malbec 05.10 086

 

Une petite croisière sur le Lot nous a permis d'apprécier la longévité des vins de Cahors, et démontré par la même occasion que l'on peut être professionnel tout en étant détendu. 2005, 1995 et 1985 un joli plongeon

 

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Ces Journées ne se passent que tous les deux ans, il faudra donc patienter.

 

Bye

 

Marc Vanhellemont

 

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 06:40

Et si on parlait un peu de sommellerie ? 

Vous en connaissez vous beaucoup des sommeliers qui restent attachés à la même maison pendant plus de 30 ans? Engagé à l’âge de 26 ans par l’ancien directeur autrichien du Laurent, Philippe Bourguignon a gravi tous les échelons au sein d’un restaurant aux abords ultra classiques, très napoléonien de style et très élyséen par sa situation, à 200 mètres de la Grille du Coq, la sortie discrète de la Présidence de la République. L’endroit est réputé pour son calme et sa discrétion: Delon, BHL, Arditi, comptent parmi les célébrités qui viennent se réfugier au Laurent. J’y suis passé un soir d’hiver et de folies parisiennes pour une «rave-party» proposée par le chef Alain Pégouret.

Voilà ce que j’ai trouvé dans mon assiette et dans mon verre :

 Le-raves-colorees-du-Laurent.JPG.jpgUn-plat-de-raves--moderne-et-colore-avec-le-Chablis-de-Rav.jpg

 Les raves du Laurent : un plat coloré avec un Chablis de Raveneau en accompagnement

 Inutile de préciser que je me suis éclaté ! Et je ne peux que recommander l’actuel menu de saison (141 €) où l’on goûte entre autres plats d’étonnantes morilles farcies, accompagnées de l’écume d’une sauce poulette au savagnin. Ouais mon poteau, que du beau ! Et j’te parle pas du pigeon rôti en cocotte, navets farcis aux abats et petits pois. Quant au vin, surveillé par maître Lair, Patrick de son prénom, un gars que l’on verrait bien dans un film de Chabrol, y’a plus de 30.000 flacons en réserve ! Tiens, je m’suis juré ce soir là que si un jour je gagnais au Loto, je me réserverais un service en terrasse avec une brochette d’amis invités.

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Philippe Bourguignon, l'homme-orchestre du Laurent, sommelier de base...

 Retour au patron du Laurent. Un sacré cas que ce Bourguignon ! De simple sommelier, Philippe est passé chef au bout de 3 jours, puis directeur général en 2002 sous la houlette du propriétaire des lieux, Isidore Partouche. Et voici texto ce qu’il me disait un jour où je l’interviewais sur l’art et la manière de composer une carte des vins :

« Dans nos restaurants, on construit des grandes caves bien étoffées remplies d’icônes parmi lesquelles on retrouve des collections de millésimes de Pétrus, de Margaux ou d’Yquem. Je me demande si on est sur la bonne voie, s’il ne faudrait pas introduire des cartes plus « passionnelles » où l’on devinerait l’amour d’un sommelier pour l’Hermitage ou pour Châteauneuf-du-Pape, par exemple. Pour autant, chaque maison est différente. Ici, quand un client débarque, il a une raison bien spéciale de s’attabler, comme celle de négocier l’achat d’un Airbus, par exemple. Faudrait pas lui casser son coup !  C’est pourquoi certaines étiquettes historiques ont encore un rôle primordial à jouer sur notre carte et que les vins que l’on aime le plus demeurent difficilement vendables au Laurent, sauf à tomber sur une frange marginale de la clientèle.  Aujourd’hui, avec notre chef sommelier Patrick Lair, on est obligé de composer une carte réaliste, à l’image de notre restaurant ».

C’est ainsi que le Laurent a ses habitués, comme moi (une fois tous les dix ans !) qui font une confiance aveugle au sommelier. Reste que la majorité de la clientèle vient pour affaires et s’attend à boire de grandes bouteilles.

« Ici, on ne se déplace pas que pour l’œuf en meurette glacé avec ses girolles marinées à cru, une délicieuse entrée du chef, Alain Pégouret. On vient aussi pour la discrétion du lieu. Il faut donc jauger le client, savoir l’attaquer si j’ose dire un peu en dessous d’une fourchette de prix qui lui correspond, sans le massacrer comme on le faisait autrefois en vendant ce qu’il y avait de plus cher. Après, on peut toujours le faire voyager sur des chemins de traverses ».

Les chemins de traverse, il les prend le week-end en passant par un bistrot pour faire comme dans la chanson de Brassens «Les Copains d’abord». Mais il aime aussi courir les marchés à la recherche de produits authentiques. En saison des asperges, il lui arrive d’aller les chercher directement en Sologne ! S’il admet qu’il revient vers ses premières amours, la Bourgogne, de préférence en rouge - on ne s’appelle pas Bourguignon pour rien -, Philippe voue depuis longtemps une passion sans faille envers le riesling qu’il vienne de Moselle ou d’Alsace, mais aussi pour le savagnin.

S’il pouvait tracer «sa» route idéale des vins, elle irait de la Côte d’Or, à l’Allemagne en passant par l’Alsace, avant de rejoindre Château-Chalon ou Arbois. Alors, comment cet ancien Meilleur Sommelier de France (en 1978) aime-t-il servir le vin quand il est chez lui ? «Rouges ou blancs, j’ai toujours préféré boire frais et je n’hésite pas à ranger mes bouteilles au frigo avant de les ouvrir. Je sers rarement le vin en carafe et je décante très peu. Je ne suis pas un buveur solitaire, j’aime bien la compagnie et il arrive qu’avec les copains, je me lâche en débouchant tout ces flacons que l’on n’emportera pas au paradis» !

Son jardin secret se trouve aussi quelque part sur l’île de Ré. «Nous avons acheté une maison ce qui nous met un fil à la patte. Je me suis aménagé une petite cave histoire de déboucher quelques trésors en compagnie de mon ami Jean-Marie Raveneau avec lequel on partage les belles soles de Monsieur Bordin, le poissonnier. Sinon, je vais me ressourcer chez des copains éleveurs de moutons près de Limoux. Chez eux, nous avons une tradition : une grande omelette de Pâques que l’on mange dans les champs. Les bouteilles qui nous restent, on les enterre pour les retrouver plusieurs années après en ayant oublié jusqu’au nom du vin». Le vin, encore et toujours. La vraie cave de Philippe, une «cave de pays», est chez lui, à Nemours. Elle abrite sa passion pour le vin jaune. Même si les très vieux flacons sont aujourd’hui bus, il reste des 1976 qu’il partage avec un groupe d’inconditionnels qui lui font parfois la surprise de débarquer avec des écrevisses. Autres passions : les collections. Les tire-bouchons, on s’en doutait un peu, mais aussi, et surtout, les livres. « J’aime toucher le papier », témoigne Philippe qui se révèle un bibliophile averti avec près de 3.000 ouvrages anciens… traitant du vin, bien sûr. Sacré Bourguignon !

Glenat-L.jpg

Le dernier ouvrage sur le Laurent, chez Glénat


Et pour finir, quelques bons tuyaux glanés auprès de l’ami Philippe Bourguignon :

-Son bistrot à vins : Les Enfants Rouges, 9 rue Beauce, 75003 Paris. Tél. 01 48 87 80 61.

-Son restaurant à vins : Le Severo, 8 rue des Plantes, 75014 Paris. Tél. 01 45 40 40 91.

-Sa grande table : L’Espérance (Marc Meneau), à St-Père-sous-Vezelay.

-Son poissonnier : Bernard Bordin, au marché couvert de Saint-Martin-de-Ré (Tél. 05 46 09 18 57).

-Son champagne d’apéritif : le Champagne Saint-Chamant, de Christian Coquillette, à Épernay.

-Son rouge à mettre au frigo : Le gamay de Touraine d’Henry Marionnet, à Soings, en Sologne.

-Son vin fétiche : celui du Domaine Raveneau à Chablis.

-Ses rieslings : ceux de Moselle, mais aussi les Alsace d’André Kientzler et de la Maison Trimbach, à Ribeauvillé.

Trimbach.JPG

Rieisling, un des vins préférés de l'ami Bourguignon

-Ses vins jaunes : celui de Jean Macle, à Château-Chalon, de Lucien Aviet et de Jacques Puffeney, à Montigny-les-Arsures.

-Ses livres : visiter les catalogues de la librairie de Gérard Oberlé, son ami poète, gourmand et collectionneur, au Manoir de Pron, à Montigny-sur-Canne dans la Nièvre (www.galaxidion.com/manoirdepron) ou le blog dédié à Gérard Oberlé (www.gerardoberle.over-blog.com).

 Michel Smith

 

 

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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 00:09

Premier jour de dégustation au Concours des Citadelles du vin, à Bourg en Gironde. Ambiance sympa, les dégustateurs sont en majorité des oenologues, mais du genre ouvert, en tout cas à ma table. Marc serait content, lui qui nous racontait vendredi ses déboires à Baux. Notez que cette fois-ci, c'est moi le président de table...

J'aime assez la philosophie générale du concours qui cherche à primer des vins qui donnent du plaisir au consommateur. C'est assez subjectif, évidemment, mais bon, mettre ainsi le consommateur final au centre des préoccupations est pour le moins intéressant.

Que retenir de notre première session?

Une série de rouges du Languedoc, assez disparates, du plus fruité au plus austère. Pas mal de 2007. Et puis, ensuite, une série de rouges grecs d'une belle homogénéité. Malheureusement, pas dans la qualité. Boisés redoutables (vieux foudres?), acidités mal fondues, quelques vins vraiment terribles. Plus intéressants, à mes yeux étaient les écarts entre les dégustateurs. Sur un même vin, certains notent "bel équilibre", et d'autres "déséquilibré". Les notes moyennes vont de "très bon" à "satisfaisant" (ce qui, en langage OIV, veut dire "médiocre").

Je précise que nous ne connaissons pas la provenance des vins avant de les déguster, ce n'est qu'après qu'on nous la donne.

La morale de l'histoire? Heureusement qu'on est 5 à la table, l'unité de compte n'est pas le dégustateur, c'est la table dans son ensemble.

J'aimerais parfois pouvoir rediscuter de tel ou tel vin quand une note le plombe et que les 4 autres s'accordent sur sa valeur, mais le système ne le permet pas, le temps que je reçoive les fiches, on est déjà passé à un autre vin.

Voila, en quelques mots, le vécu d'un président de jury. Ce n'est pas Cannes, ici, nos stars sont anonymes. Je veux parler des vins, dont nous ne connaîtrons jamais l'identité, mais aussi des dégustateurs.

Pas de Parker, pas de Bettane, pas de Johnson, pas de Jancis à ma table, ni même aux autres, mais des praticiens du vin blanchis sous le harnais, et quelques journaleux comme moi qui font de leur mieux pour comprendre les vins et leur donner leur chance.

Bien sûr, on posera la question de la sélection de vins - il n'y en a pas, c'est le producteur qui décide de s'inscrire ou pas, ou encore celle de la sélection des dégustateurs.

Mais vu qu'ils acceptent des gens comme moi...

A plus...

Hervé Lalau

 

 

 

 

 

 

 

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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 00:23

De temps en temps, le métier a du bon. Je dirai même du grandiose.

Invité par l'agence Rouge Granit , de Lyon, à venir juger les rosé des Baux pour l'annuel concours Noël Michelin, j'ai bien sûr accepté pour plusieurs raisons :

1) J'adore les Alpilles

2) J'avais besoin de changer d'air

3) Je voulais faire mon marché en Arles

4) Je voulais revoir de vieux amis

5) Je souhaitais bavarder avec mon complice de blog, Marc

6) D'autres raisons encore que je ne vais pas énumérer ici faute de place.

Plutôt que d'aller à l'hôtel, on nous a logé chez le Vigneron. J'adore. Je suis tombé à Dalmeran, ravissante bastide sise sur la voie romaine, ancien chemin d'Arles, en bordure d'un canal par endroit taillé à même la pierre, entre Saint-Étienne-du-Grès, pour être précis, et Saint-Rémy, petite ville charmante qui change chaque année pour devenir de plus en plus la résidence secondaire des tous les bobos d'Europe. Passons. Voici quelques images, histoire de vous faire rêver...

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IMG_3936.jpg

Je suis tombé fou amoureux de Dalmeran. L'accueil, en dépit d'un inévitable côté VIP, a été des plus charmants. Béatrice, une ancienne juriste, et Neil, un anglais capitaine d'industrie parlant un français impeccable, Sarah, leur jeune fille, ainsi que tout le personnel, Myriam, Mohamed et les autres, ont été avec nous - je n'étais pas le seul invité - adorables. Je ne vous parle pas de ma chambre dans le château: un véritable pied-à-terre de palace, avec lit king size, lustres antiques, vues fuyantes sur le parc et les tuiles romanes, salle de bains de star, j'en passe et des meilleurs. Voici encore quelques clichés. Et si vous voulez en savoir plus, allez sur www.dalmeran.fr

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Des arbres morts transformés en sculptures, une calade conduisant à l'escalier de pierres du pays... on pourrait passer des heures dans le parc qui débouche sur les vignes lesquelles s'enfoncent entre les collines de calcaire gris coiffées de pinèdes. Si vous passez par là cet été, allez goûter les vins et profitez-en pour visiter, cela vaut le détour comme dirait Michelin.

Que demander de plus ?

Michel Smith

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 00:20

En réponse à l'article de Marc sur les accords bière et mets, notre ami alsacien Philippe Durst (un nom prédestiné, pour ceux qui ont fait allemand première ou deuxième langue), nous fait parvenir une photo apparemment prise au Royaume de la Choucroute, et qui pourrait bien susciter de nouvelles vocations pour le breuvage de Gambrinus. A quand Les5delabière?

Hervé Lalau

Bière

Photo Philippe Durst

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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 00:08

Référence BD ou référence cinéma? Qu'on s'appelle Adèle ou pas, qu'on soit jeune ou moins jeune, déguster un blanc sec, le boire, puis entreprendre quelques rouges, c’était la démarche à suivre, ce week-end à Châteauneuf-du-Pape, Où se tenait le premier salon des jeunes, nommé comme il se doit : Les Printemps de Châteauneuf-du-Pape.

jeunes-Chateau9-04.10-090.jpgJ'y étais!

J’y étais, comme la foule attendue, parmi laquelle devait se trouver au moins une Adèle. Je ne l’ai pas vue, trop occupé à modérer les ateliers, puisque j’y étais nommé modérateur en compagnie de Philippe Cambie, œnologue émérite, face ou plutôt en compagnie de la poignée de vignerons qui présentaient leurs nectars aux 40 inscrits. Ateliers réservés aux particuliers et mené comme une présentation professionnelle, le pointu de la technique en moins. Enfin, ça ce serait tout aussi bien pour quelques-uns de nos confrères qui ont le pointu mais pas la technique…
Bref, en 4 séances d’une très grosse heure, terroirs, cépages, aptitude au vieillissement et accords Comté et chocolat ont été brossés. Succès et enthousiasme du public qui, par ses applaudissements, remerciait la bonne pratique.

 

jeunes-Chateau9-04.10-079.jpg

Avec ou sans Adèle


Les moments remarquables :

Clos du Caillou Les Saffres 2006 terroirs de sables compactés, élégant au fruité rouge, net et éclatant, affiche sa différence avec La Pure Domaine de La Barroche 2006 au terroir également de sable mais mélangé d’un peu d’argile. Cette dernière engendre une structure plus ferme, plus ramassée, à l’élégance plus racée.
Une mise en valeur des 2006, millésime moins encensé que les 2005 et 2007, mais qui je vous l’assure vaut le détour et vieillira bien !

Dans la série cépages, le remarquable Cinsault 2009, élégant, frais, juteux, avec une structure tendue et ferme qui ne laissera baba que les participants. Isabel Ferrando, du Domaine de Saint-Préfert, l’assemble dans l’une de ses cuvées.

Le pôle vieillissement nous a ravi, grâce au 1966 du Clos du Montolivet, délicat, aux fruits tout confits, à la fragrance évanescente de poudre de riz.

Enfin, le Comté de Vemierfontaine, fabriqué en septembre 2008 et affiné par Rivoire et Jacquemain, hé oui, c’est précis ! En accord sucré amer, agrume et chocolat blanc, réglisse et pâte d’amande, finale d’arachide grillée, avec le Château des Fines Roches blanc 2004.

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Joli succès de foule au salon

 

Parallèlement, le salon battait son train, pas moins de 65 domaines présentaient leurs vins, disponibles à l’achat. En deux jours, un peu plus de 2.000 personnes ont franchi les portes de la salle Dufays, moche, mais conviviale.
Fourbu, mais heureux, chacun s’est retiré après un dernier verre, celui de l’amitié.

www.chateauneuf.com
www.lesprintempsdechateauneufdupape.fr


Marc Vanhellemont

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