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POURQUOI CE BLOG?

Ce blog est né de l'heureux hasard d'une rencontre, en 2010, au Salon des Vins de Loire d'Angers, autour d'un verre de rosé de Bourgueil - celui de Pierre Jacques Druet. Il y avait là cinq "plumitifs" du vin. Le rosé aidant, l'idée a germé de créer un espace commun.
Parce qu'à cinq, on peut aborder plus de thèmes.
Parce qu'on peut débattre.
Parce qu'on peut partager. Des coups de coeur, des coups de gueule, de l'expérience.
Et qu'est-ce que le vin sinon une boisson de partage?
De ces cinq, certains sont déjà des blogueurs confirmés, d'autres non.
Comme il y a les 5 sens, il y  a maintenant les 5 du Vin.

Les 5 du Vin

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David Cobbold (Eccevino) est le plus français des journalistes anglais du vin, ou vice versa. Il a reçu en 2011 le Wine Blog Trophy pour  son blog, More than Just Wine.

Jim Budd, sujet de sa Gracieuse Majesté, est journaliste pour diverses revues britanniques. Amoureux des vins de Loire, il leur consacre un blog, Jim's Loire, primé en 2009 du Wine Blog Trophy.

Hervé Lalau est un journaliste français écrivant pour diverses revues et sites français, belges, suisses et canadiens. Son blog "Chroniques Vineuses" lui a valu le Wine Blog Trophy en 2010.

Michel Smith, PourLeVin, est un journaliste français établi en Roussillon, travaillant pour diverses revues et guides en France. Il s'intitule lui-même "Journaliste en Vins et autres Plats de Résistance".

Marc Vanhellemont est un journaliste belge travaillant pour divers magazines en Belgique et en France. Incontournable, sauf par la face nord.

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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 00:05

Que l’ennui meure! Quoique, de temps à autre, un farniente redonne une envie forte, une faim de loup, mais l’inaction existe-t-elle vraiment, je vous laisse en débattre...

 

Travaux de vacances juillet 2010 071        Sablet écrasé de soleil 

 

En vacances mixtes,  c à d truffées de rencontres vinicoles, me voilà  à Sablet pour les Journées du Livre. Travaux de vacances juillet 2010 052Un attrayant évènement pour qui aime lire, rencontrer les auteurs et obtenir une dédicace gracieusement accordée au passage.

Travaux de vacances juillet 2010 058

                           Lincoln signe son bouquin et sa bouteille

 

Livres et Dentelles de Montmirail , puisque cela se déroulait à leur pied, comprend un « à-côté » vin évident, ainsi qu’un coin réservé à la littérature bachique. Ainsi que quelques animations oenogéologiques et gourmandes bien animées par un trio de choc.

 

Travaux de vacances juillet 2010 081

 Georges Truc explique la géologie du village


Travaux de vacances juillet 2010 085

 Michèle Olivetti décrit les vins


Travaux de vacances juillet 2010 087

Christophe Boudier propose des accords

 

Sablet, c’est voisin de Séguret, comme j’y logeais (à la Bastide Bleue, un bel endroit) il était logique d’accepter l’invitation de Christain Vœux, le président actuel de l’AOC Séguret. Invitation à une dégustation des 2009 de la commune.


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Christian Voeux

 

Une brochette de beaux blancs, bien minéraux et floraux avec une fraîcheur agréable. Les rouges colorés au fruité bien mûr avec une remarquable variation entre les trois parties de l’appellation : l’austérité des terroirs d’altitude, plus vifs, plus droits, aux tanins serrés, comme le Domaine de Mourchon. Le plaisir du fruit, la texture souple et le plaisir simple de la plaine, comme le Domaine de Cabasse. La structure plus ferme, la fraîcheur plus accentuée, mais avec un charnu et une velouté enjôleur, des parcelles en coteaux, comme le Domaine Jean David, le Domaine de l’Amauve.


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Bref, une belle réussite pour ce Côtes du Rhône Villages encore peu connu.

  

Pour varier les plaisirs


 Il y a celui des accords ou celui des assemblages, c’est ce que propose la maison de négoce Lavau, située sur la route de Cairanne à Violès. J’y fut un lundi matin, encore la tête emplie des mots du vin et de quelques vapeurs capiteuses, mais en forme pour déguster une guimauve parfumée de pomme verte et citron accordée à un Côtes du Rhône blanc 60% Grenache, 40% Viognier. Le citron domine par l’amer de son écorce, amertume qui disparaît au profit du confit que crée le vin, une sensation florale s’installe ensuite bien au milieu des papilles, puis un air frais venu de la garrigue. Un accord intense, tendu encore plus par la conjugaison de la vivacité de l’un avec la fraîcheur de l’autre.


Travaux de vacances juillet 2010 185

Quatre autres accords sont disponibles, une autre guimauve avec un rosé et trois chocolats avec trois rouges.

 

Côté assemblage, tout se déroule comme dans la vraie vie. Habillé d’une blouse de labo pour faire plus authentique, verre à pied et échantillons à disposition, on vous explique avant d’œuvrer les cépages, les caractéristiques des Côtes du Rhône, comment assembler un vin, comment trouver votre goût. Le tout dans une ambiance à la fois pédagogique et ludique. On est là pour s’amuser et partir bouteille à la main avec le secret de son assemblage. Ça fonctionne sur rendez-vous, c’est pour six personnes par séance, en français ou en anglais, ça coûte 30€ par personne, www.lavau.eu

 

Pour souffler, malgré la canicule, un petit tour du côté d’Avignon, histoire de prendre la température du festival. Se relaxer à une terrasse, dîner à la fraîcheur relative d’une placette colorée des costumes extraits un moment des scènes off.


Vacqueyras a 20 ans 004

 

Écouter à presque chaque coins et recoins les duos, trios et quartets, musiques parfois étranges, toujours endiablées, variées, instants succulents, avant de repartir vers d’autres rencontres et dégustations.  


 Vacqueyras a 20 ans 007

 

Ciao!

 

 Marc

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29 juillet 2010 4 29 /07 /juillet /2010 00:03

C’est l’été et, malgré les risques de bouchons et les cortèges de caravanes qui s’ajoutent aux camions, j’ai décidé de m’autoriser quelques courtes escapades. J’aime Rasteau, alors quand on m’y a invité, il y a quelques jours pour assister à La Tosca aux Chorégies d’Orange, ni une ni deux, j’ai dit oui. D’autant que l’invitation, par le truchement de Michèle Piron-Soulat, émanait de Jean-Jacques Dost. J’étais ravi de revoir cet escogriffe illuminé venu du Sud Ouest il y a quelques années pour permettre à la Cave Coopérative de Rasteau, imposant monument aux pieds du beau village éponyme, de passer le cap du millénaire. L’homme est disert, intelligent, charmeur, percutant. Il adore être titillé par les journalistes. Cela tombe bien car je suis volontiers « titilleur ».  Alors, comme le dit si bien le dicton que je viens de réadapter : « Qui aime bien titille bien ».

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Jean-Jacques Dost, le directeur, sourit au succès de la cave.

L’autre raison qui m’a poussé vers Rasteau ce soir-là, c’est que j’ai un faible pour les coopératives. Surtout pour celles qui, à l’instar de Rasteau, se donnent du mal pour exister et prospérer dans un univers aussi impitoyable qu’est celui du vin par les temps qui courent. Il y a enfin une dernière raison qui m'attire vers la coopérative : elle est sociale, du genre « tous pour un, un pour tous », une idée communautaire qui me séduit. Ainsi, si j’étais propriétaire de vignes dans l’entourage d’une coopérative viticole efficace, dirigée par un président en phase avec ses adhérents (ici, il s’agit de Jean-Claude Paolucci) et avec son premier ministre, pardon son directeur, je serais le premier à y mettre mes vignes pour le bien de tous. Avec 80 adhérents, la coopérative de Rasteau exploite 700 ha en appellation sur un territoire qui compte 1.240 ha de vignes. Vu de la cave, c'est splendide : on distingue vers l'est les Dentelles de Montmirail puis le sommet nu du Ventoux et, en se retournant, le village perché de Rasteau. La Provence en majesté.

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Le fronton de la vieille cave.

Rasteau, à la croisée des chemins, c’est donc un immense palais années 50 pas très heureux sur le plan architectural, hormis peut-être le fronton, mais qui offre l’avantage d’avoir été fort bien pensé. Cette cave est aujourd’hui doublée, de l’autre côté de la route qui mène à Cairanne, par un petit palais dédié au commerce et à l’oenotourisme (dieu que ce mot m’exaspère…), palais que l’on affuble une fois de plus de cet horrible mot de « caveau ». Il y a là un vaste parking qui sera un jour ombragé si l’on s’occupe bien des arbres, un bâtiment de pierres et de verre résolument moderne et lumineux qui se présente à l'intérieur tel un magasin de luxe avec un grand comptoir pour la dégustation, une zone très « clean » pour le client amateur de petit vrac et de bon rapport qualité-prix, clientèle qui, même si elle est en plein déclin, est toujours respecté par les dirigeants de la cave. S’ajoutent un peu à part, une zone genre galerie d’art, un espace salon avec de larges fauteuils tournés vers un écran pour que l’on puisse comprendre comment fonctionne la cave, puis un espace dégustation réservé aux professionnels. J’oubliais un mini-circuit pédestre qui permet de voir in situ tous les cépages du coin, y compris l’alicante qui, bien entendu, ne fait plus partie de l’appellation.

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Vente en vrac, randonnée cépages et boutique high tech...

Il y a deux types de vins à Rasteau. Les vins doux naturels et les vins « tranquilles ». J’ai laissé tomber cette fois-ci les VDN qui sont bons, surtout le rouge fruité « Signature », mais qui me fascinent moins en ce sens que j’ai autour de chez moi quantité de trésors en vins fortifiés. En outre, si la cave vinifie 60 % de l’appellation Rasteau VDN (décret de 1944) grâce à un ancien directeur originaire de Frontignan, un certain Monsieur Galabert, émerveillé pendant son mandat dans les années 30 par les grenaches noirs de la commune, ce vin ne compte plus guère que pour 5 à 6 % des ventes, soit 100.000 bouteilles et 450 à 500 hl de vrac. La cave, fondée en 1925, est un peu moins dominatrice – 50 % de l’appellation, tout de même - dans la catégorie des vins dits « normaux » que sont les simples côtes-du-rhône blancs et rosés et côtes-du-rhône-villages-rasteau (uniquement en rouges), mais elle défend avec ardeur le bon niveau d’un rouge qui, à partir de la récolte 2009, pourra désormais afficher seul le nom de son clocher. Le décret a été signé le 9 juin dernier.

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Ma consoeur Anne Schoendoerffer de Vitisphère interview et filme Alexis Cornu le maître de chai de la cave de Rasteau sur les hauteurs du village.

Ce qui suit est un petit résumé de ma dégustation. Je signale simplement qu’un jeune maître de chai, Alexis Cornu, est en train de faire progresser les vins…

-Le blanc 2009 (Côtes du Rhône), assemblage de grenache blanc, bourboulenc et clairette s’articule autour du gras mais avec pas mal de vivacité en bouche. À 4,90 € départ cave.

-Le rosé 2009 (Côtes du Rhône), vin de saignée offre un très joli nez, du gras, mais aussi une formidable structure qui lui donne du punch, avec de belles notes fruitées en finale. Une belle affaire à 4,70 € départ.

-Le rouge « Tradition » 2009 (Côtes du Rhône Villages Rasteau, probablement Rasteau tout court pour les prochaines mises) est dominé par le grenache le reste étant composé de carignan, syrah et mourvèdre., se fait ample, puissant, avec une certaine élégance au nez comme en bouche. Simple, mais bon, mon préféré. 6,80 € TTC départ, mais on le trouve souvent en dessous de 6 € chez Carrefour ou Casino.

-Le rouge  Prestige 2006 (Côtes du Rhône Villages Rasteau), avec plus de vieux grenache, de mourvèdre et syrah et une partie élevée sous bois, est plus complexe à l’approche, opulent, frais, mais déçoit un peu par sa finale. 8,90 €.

-Le rouge « Les Hauts du Village » 2005 est intéressant en ce sens qu’il concerne des vieilles vignes de grenache essentiellement situées sur les coteaux. Soyeux par moments, corpulent, tannins de cuir, épaisseur, longueur, le vin sèche un peu en finale.

-Le rouge 2006 Domaine de Pisan (Côtes du Rhône Villages Rasteau 20 ha, en bio dès 2012) a pour qualité particulière d’être très frais, mais il manque un peu de définition. Le même, version 2007, est toujours aussi frais (terroir d’altitude), plus dense et plus long.

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Michel Smith

 

 

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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 00:04

Qui l’eut cru que ce Cru en ait autant ?

Comme ça passe vite, mais pas de nostalgie, avant c’est toujours moins bien, c’est mieux pour le moral de se le dire. Et puis, 20 ans cela se fête, ça n’arrive qu’une fois.

 

Vacqueyras a 20 ans 088

Le mot du président

 

Une dégustation pour montrer la bonne aptitude ne fait jamais de mal à nos palais, surtout quand ça vaut le coup !

Voici donc quelques flacons issus de cette verticale sur 20 ans. Elle s’est effectuée du plus âgé au plus jeune, ce qui m’agrée. Les tanins souples et fondus des vins vieux ne résistent guère aux hérissés des plus jeunes. Ces vieux bougons semblent alors dilués.

Donc, nous avons idéalement commencé par 1989 assez usé, suivi d’un 1990 du même acabit. Bernard Burtschy, qui nous accompagnait, invoquait de mauvaises conditions de conservation, plutôt qu'un mauvais fond.

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Le 1991 du Clos des Cazaux offre lui un fruit encore perceptible. Pas de 1992, paraît k’y en a plus, l’année fut épouvantable. Cuvée Vincila 1993, pas éraflé comme les précédents et les suivants, la pratique de l’égrappage a été introduite plus tard sur l’appellation, donc ce 93 oscille entre confiture et garrigue, il a de beaux restes, une impression sucrée due à l’élevage. Domaine des Amouriers de la même année offre encore plus de suavité. Un 1994 assez mince suivi d’un 1995 à la saveur délicate d’épices, de prunelle et d’encens, très agréable Domaine de la Monardière élevé en foudre. Plus de fruits pour la cuvée Lopy du Sang des Cailloux, une fraîcheur qui met en évidence la griotte.

 

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Sang du Cailloux encore, en 1996 cette fois, très droit, à la vivacité bien habillée de cacao, de moka et de garrigue, ce qui le rend plus aimable. Suit un 1997 que j’ai qualifié arôme pizza, sarriette, origan et tomate sèches, sans mozzarella je vous rassure, de la réglisse à la place, Domaine La Garrigue.

 

Encore le Sang des Cailloux 1998, onctueux, gourmand, là c’est top, c’est délicieux, on en boirait… tanins veloutés, minéral, floral, épices, fruités, un peu de tout comme pour les fromages belges (référence à une vieille pub diffusée sur nos ondes nationales). Les Amouriers 1998 semble un rien plus évolué, plus mûr, plus garrigue, aussi plus droit.

 

Le millésime oublié, 1999, un Clos des Cazaux superbe. Voilà un domaine qui réussit très souvent les millésime compliqué, son sol sableux ne lui laisse guère que le choix de l’excellence ou rien. Texture moelleuse équilibrée d’une belle fraîcheur, du fruit, des épices, de la torréfaction, et encore beaucoup de potentiel.

 

2000, ça c’est super top, Domaine de la Monardière, gelée de fruits, poivre, vanille, cacao, une trame minérale qui rafraîchit avec aisance les envolées capiteuses aidée d’une superbe amertume d’une finesse rarement atteinte. Le beau vin !

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La cuvée Vincila 2001 du Domaine Montvac offre une complexité à la hauteur de ce millésime encensé. Bien balancé, il démarre sur les gelées et termine avec le poivre, en passant par la garrigue, les agrumes confits, le moka, le tout tendu sur le minéral et emballé dans des tanins très fins.

 

Clos des Cazaux 2002, aïe, aïe, s’en sort avec les félicitations du jury. Très noyau, écorce d’orange, il offre encore de beaux petits restes. Même domaine en 2003, sympa à la première gorgée comme les 2003 réussis, mais vite sec à l’alcool dominant, ce n’est vraiment pas ma tasse de thé, avec ou sans citron. Avec toujours le Clos en 2004 on retrouve fruits et épices avec de la longueur, certes un rien de sécheresse en toute fin de bouche.

 

 Vacqueyras a 20 ans 086

 

Finissons rapidement par les derniers millésimes, 2005 fermé à attendre impérativement. 2006, un autre oublié, très élégant, sur le fruit, les épices, à boire aujourd’hui ou après demain, il se ferme. 2007, le tressage des deux précédents, à la fois bien ancré dans le sol qui l’a vu naître et le nez dans les étoiles, certainement à boire avant le 2005  et avec plus de plaisir. 2008 compliqué, hétérogène, va de superbe à quelconque. Enfin 2009, très fruits, très gourmand, très, très, très, faut aimer les extravertis.

 

Merci à l’appellation Vacqueyras pour ce bel exemple de longévité.

 

Bye

 

Marc

 

 

 

 

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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 00:01

Trois sur cinq, c’est une bonne moyenne, trois sur les chemins poussiéreux des Terrasses du Larzac à la recherche de ce Graal qu’est l’émotion vineuse.

 

 Circulades Terrasses du Larzac juillet 2010 014

On demande où elle est ? On nous l’indique, c’est par là.

 Circulades Terrasses du Larzac juillet 2010 012

 

On nous emmène, on nous l’explique, ici en Terrasses du Larzac, vu l’altitude les vins sont plus frais, plus équilibrés, avec un joli fruit. On ne demande qu’à croire, qu’à goûter.

 Circulades Terrasses du Larzac juillet 2010 013

 

Hervé hésite

 Circulades Terrasses du Larzac juillet 2010 016

Puis part à l’ascension du premier palier

 Circulades Terrasses du Larzac juillet 2010 050

Goûte

 Circulades Terrasses du Larzac juillet 2010 027

A la plus grande stupeur de Michel

 Circulades Terrasses du Larzac juillet 2010 028

Jusque tard dans la nuit nous montons, descendons, au gré des passages obscurs et des trouées obliques, nous goûtons encore, certains d’enfin trouver l’illusoire instant de bonheur bachique révélateur d’un équilibre rarement atteint aussi fragile qu’une aile de papillon mais déclencheur d’un maelström sensuel à nul autre pareil.

Circulades Terrasses du Larzac juillet 2010 051

Hervé se jette le premier  à l’eau, puisqu’ici on nous en sert, elle s’appelle la Réserve d’O rouge 2008, on préfère toujours voir les vins au féminin, c’est masculin. Un vin sans ajout de sulfite, pur et gourmand, croquant et droit, puis ça nous plait bien de relancer le débat « Nature ».

Circulades Terrasses du Larzac juillet 2010 045

D’ailleurs, juste à côté, un blanc tout doré offre la suavité de sa maturité accentué par une note oxydative au goût d’abricot, c’est un style, avec sa fraîcheur, sa densité, son minéral, il s’appuie sur un équilibre surprenant, c’est le blanc 2008 du Domaine d’Anglas.

 Circulades Terrasses du Larzac juillet 2010 044

 

Quittons ce coin ésotérique pour rejoindre les Plôs, surélévation occitane où siège le Montcalmès au rouge superbe, friand malgré sa densité, sa structure, il ne manque d’aucun charme et nous ensorcelle dès la première gorgée.

 

La Circulades se désescalade, nous en voyons la fin, mais ne soyons pas infidèle à Cal Demoura, mais nous ne resterons que le temps de boire à la santé des éplorées que l’Infidèle rouge 2007 aura troublées autant que nous.

 

La nuit nous attrape et nous engloutit… reste le rêve, reste la mémoire, reste l’écho de nos derniers pas.

 

 

Merci Marie

 

Bye

 

Marc  

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8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 00:00

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Man with herring

Last Thursday and Friday we were in Sancerre to taste a range of whites and reds from some of the Central Vineyard appellations. On the Thursday evening we were invited to a Franco-Dutch celebration at La Maison des Sancerres.

Sancerre is twinned with Markelo and there has long been a strong bond between the two towns. Some of the Dutch present at Thursday evening’s celebration made their first visit to Sancerre 50 years ago.

We were very lucky with the weather as it was the first really warm evening of the year and we were able to stand on the terrace of the Maison des Sancerre and look across the old quarter of Sancerre towards Amigny, Chavignol and Verdigny. A wonderful way to enjoy some glasses of Sancerre in the three colours and to eat food prepared by a Dutch chef who had come down specially for this evening. One of the highlights was to see people eating the raw herring.

 

Manwithherringas

Man with part of a herring...

This soirée was part of the first edition Nunspeet to Sancerre vintage car rally. The idea being that around 20 vintage cars would drive down from Nunspeet in northern Holland, just short of 90 kms east of Amsterdam. Fill up their cars with Sancerre and return to Nunspeet some 730 kms. A total trip of 1460 kms excluding excursions around the vineyards of Sancerre.

Naturally there were a number of Sancerre vignerons present including Denis Vacheron, Philippe Raimbault and Lynne Ball, Roger Reverdy-Cadet, Laurent Champault, Matilde Natter, Pascal Reverdy and Jean-Christophe Bourgeois.

It was noticeable that several of them stressed how cohesive the vignerons of Sancerre are and how well they work together. Jean-Christophe cited how close together the houses etc. are in Sancerre and villages like Chavignol etc. Being on top of each obliged them to cooperate.

I have long noticed the difference between Sancerre and Pouilly-sur-Loire across the river. As well as the proximity factor I think this is also due to the way that the town of Sancerre is virtually encircled by vineyards and that many of villages look towards La butte de Sancerre. In contrast ‘AC Pouilly’ has no real centre – Pouilly-sur-Loire is largely a town of ghosts from its heyday when the Route Nationale 7 (Route Bleue) passed through the town.

 

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Dutch accordion player

Sancerre has also been lucky with its leaders – Alphonse Mellot Snr (18th generation), Jean-Max Roger, Vincent Pinard, Denis Vacheron, Jean-Marie Bourgeois and others who have promoted both the appellation but also new and up and coming producers. Sadly ‘AC Pouilly’ doesn’t really have a similar leader or set of leaders. Patrick de Ladoucette is head of group of companies and I believe spends a lot of his time away from Pouilly. The late Didier Dagueneau could have been a leader for the appellation but was often happier berating his fellow vignerons.

I’m convinced that it is this cohesion of Sancerre that has made it a generally more consistent than neighbouring Pouilly.

  Jim Budd

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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 00:00

Pour être reconnu un tant soit peu sur le vaste échiquier du vin, il faut consentir bien des efforts.

Entre Nantes et la Rochelle, ce qu’il reste du vignoble éclaté de Vendée passe au mieux aux yeux du visiteur amateur de vin pour une gentille source de bibine à touristes. Dans la restauration locale, hormis la belle production des Coirier (à Pissotte) en rosé surtout, mais aussi en blanc, la progression spectaculaire de Jérémie Mourat en blanc et la régularité dans les trois couleurs de Thierry Michon (à Brem), aujourd’hui aidé de son fils, Antoine, les vins font tristes mines avec pour principal défaut la dureté mise trop facilement sur le compte de la "typicité".

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Antoine Michon, fils de Thierry

Je n’étais pas revenu en Vendée depuis plus de 30 ans et c’est grâce à l'insistance d'une Vendéenne attachée de presse amoureuse de sa région des Sables d’Olonne, Sandrine Tulasne, que j'y suis retourné le week-end dernier en bon explorateur du vin, nez au vent. Bien m’en a pris car, de son côté, Thierry Michon (Domaine Saint-Nicolas), que j’avais contacté, m’a convaincu de consacrer un peu de mon temps aux filles et aux gars de Brem dont le nom est accolé à l’étrange appellation Fiefs Vendéens (VDQS), au même titre que d’autres terroirs locaux, Vix, Pissotte et Mareuil, ce dernier étant, par le nombre de viticulteurs, le plus représenté.

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Plantations de chenin sur les terres du Domaine Saint-Nicolas

Je ne vais pas vous brosser l’historique épopée du vignoble de Vendée. Nous avons parmi nous quelqu’un de plus qualifié que moi, en la personne de Jacques Berthomeau, un digne descendant des Chouans qui se fera, je n’en doute point, un jour, un devoir de nous conter tout cela dans le détail. Je sais simplement que le vignoble de Brem remonte à la présence Romaine, qu’il compte de nombreux cépages y compris  des curiosités comme la négrette, laquelle donne l’une des plus belles cuvées des Michon («Le Poiré»), qu’il compte des terroirs insolites, dont du schiste, avec des coteaux donnant sur les marais salants, et enfin qu’il fait vivre 8 domaines, dont deux viticulteurs travaillent pour le négoce et un autre qui, comme d’autres, vend sa récolte aux vacanciers en été.

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Antoine Michon avec son grand-père, Patrice.

Seuls 5 vignerons, encouragés par un jovial et bon vivant caviste du cru, Patrick Grenson, qui sert en quelque sorte de « coach », ont décidé il y a trois ans de s’associer pour la cause du cru en une Union des Grands Fiefs de Brem. Ils s’astreignent à quelques règles de base destinées à bâtir le socle qualitatif pour un futur cru Brem : rendements limités en fonction des parcelles, enherbement, utilisation chaudement recommandée de produits organiques, bref, rien de bien méchant, mais c’est au moins un début. Leur chance surtout est de compter parmi eux le biodynamiste expérimenté qu'est Thierry Michon qui ne se prive pas de donner conseils et encouragements aux uns comme aux autres.

Patrick Grenson

Patrick Grenson, caviste à la Cave des Vignerons à Brem-sur-Mer et "coach" auto proclamé du cru Brem

Il en résulte un état d’esprit d’équipe, une volonté d’entraide et de partage, des discussions animées, des repas où l’on refait le monde et des dégustations au cours desquelles les langues se délient. Le fief de ces vignerons ambitieux se trouve dans un restaurant qui fait aussi figure de guinguette située juste à l’orée de la forêt d’Olonne et à deux pas du pont de la Gachère qui sépare les communes de Brem et d’Olonne. L’océan n’est pas loin, le marais non plus. « Au Bout du Monde » est le nom de ce repère sympathique tenu par deux voyageurs poètes, Natacha et Bertrand, l’une y organisant des concerts de jazz, l’autre y préparant des plats mondialistes (Polynésie, Mexique, Antilles, Asie…) sans oublier une cuisine typique de ce coin de Vendée dont il est natif. Cela va de l’anguille grillée au ragoût de seiche, en passant par la « gralée » de mogettes (haricots blancs) ou la « margatte » de l’île d’Yeu, sorte de terrine peu probable faite de thon blanc et de cochon fermier. Côté cave, le patron, en bon supporter des vignerons du cru, ne sert que les vins de Brem, y compris certains blancs que l’on peut commander au verre à des prix plus que sages.

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Bertrand, chef et propriétaire "Au Bout du Monde" présente son pâté de l'île d'Yeu qu'il accompagne d'un blanc de Brem

C’est donc dans ce lieu très « Les Copains d’abord », ambassade officielle des vignerons de Brem (Tél. 02 51 90 50 81), que je me suis attelé à la dégustation que les vignerons avaient organisé à mon attention. Vous me croirez ou pas, mais j’ai été bluffé. Quatre domaines au moins, et dans les trois couleurs, tenaient la dragée haute au reste de la production vendéenne. Le cinquième faisait très bonne figure et il en faudra peu pour qu’il gomme ce brin de rusticité qui fait qu’on le rétrograde.

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Vigneronnes et vignerons de Brem aux petits soins pour le journaliste au chapeau...

Je ne résiste pas à l’envie de vous livrer les noms de ces 5  domaines qui feront qu’un jour peut-être on commencera à prendre plus au sérieux les vins de Vendée.

-Domaine du Lux En Roc, Jean-Pierre Richard (Tél. 02 51 90 56 84), à Brem-sur-Mer. Superbe blanc de chenin et grolleau 2009 à 5,50 €, harmonieux et long.

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Jean-Pierre Richard à l'oeuvre au "Bout du Monde"

-Domaine Aloha, Samuel Mégnan (Tél. 06 31 29 55 05), à Vairé. Joli rouge « Belharra »2007 à 80 % cabernet sauvignon, le reste en pinot noir.

-Domaine La Rose St-Martin, Denis Roux (www.larosestmartin.fr), à Brem-sur-Mer. Rouge 2009 « L’Estran », très sur le fruit (7 €) et à boire frais.

-Domaine La Borderie, Laure Paupion (Tél. 06 08 48 06 93), à Brétignolles-sur-Mer. Chouette rosé 2009 « Pierre Rouge » (6,90 €) poivré et très expressif en bouche.

-Domaine Saint-Nicolas, Thierry et Antoine Michon (www.domainesaintnicolas.com), à Brem-sur-Mer. Intense, complexe, fin et minéral rouge 2007 « Le Poiré », entièrement basé sur de vieilles vignes de négrette (21 €), mais aussi un « Reflets » rouge 2009 pour les grillades entre copains (9,50 €, pinot noir à 50 %, gamay et cabernet franc).

La suite dans un prochain numéro.

Michel Smith

 

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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 00:13

Samedi dernier, j’étais à Gigondas, donc, pas de blanc sec puisque lors de la création de son appellation, l’aréopage assemblé n’a pas estimé utile d’en élaborer, alors que du côté de Romane, dans les terres élevées et marneuses…

Bon bref, parlons des rouges 2009, dégustés en primeur, une cinquantaine, histoire de se faire une bonne idée du millésime. Je ne sortirai aucune bouteille, aucun domaine, le but, du moins le mien, est d’avoir un instantané sur la qualité générale de l’appellation.

Auspices-de-Gigondas-035.jpgAllez, on commence...


Impression d'ensemble


2009 est un millésime relativement homogène avec de très belles réussites. Celles-ci offrent un vin gourmand, du moins aujourd’hui. De la fraîcheur et des tanins bien présents mais de grande finesse. Un bon équilibre malgré les degrés assez hauts, la matière apporte sa balance. Voilà pour les plus construits, une fin d’élevage les arrondira. Quelques autres, plus légers, plus aériens, donnent un plaisir plus immédiat. Je ne parlerai pas des troisièmes couteaux.
Les couleurs sont foncées, les acidités agréables, même quand elles sont légèrement rectifiées, les tanins serrés, les matières denses, les vins semblent combiner le caractère terrien des 2005 avec la gourmandise des 2007 sans la sucrosité de ces derniers.

Y avait pas que ça


Il y a eu aussi la rencontre avec un Australien aficionado du Solex et maladroit avec ça. Ce Lincoln Siliakus nous a renversé tout une bouteille qui ne lui avait rien fait. Une maladresse bien sympathique, allez voir son blog, il y a la preuve de son forfait:

http://terredevins.com/blogs/vinosolex 

Auspices-de-Gigondas-004.jpgLe solex marche au rouge qui tache



Z’après


Il y avait aussi des ateliers, le genre de truc qu’on aime, surtout quand c’est Georges qui nous déballe toute la géologie de l’endroit: la formation des Dentelles comme si on y était, depuis avant les dinosaures jusqu’après la première arrivée du Tour de France en passant par la Méditerranée qui, un temps, encercla les Alpes, ça vous intrigue, renseignez-vous. Georges, c’est Georges Truc, géologue de son état ou mieux, oenogéologue. Explication des sols illustrée par un vin selon chaque terroir, tout est prévu et bien étudié.

Pour la soif, une verticale commentée par un sommelier américain, de retour de Las Vegas, Kelly McAuliffe, avec quelques beaux restes - pas lui, les vins: Domaine de la Gardette 1996, encore très frais et bien plus que la peau sur les os comme beaucoup de 96; Haut de Montmirail 1990, plein d’épices, de cacao et de cuir et de thé, avec une longueur suave; Domaine des Tourelles 1988, à l’odeur d’encens et au goût prononcé de garrigue; plus proche,  Clos du Joncuas 1998, un vin à la dynamique qui nous apporte de la vie en bouche.

Et pour finir, un atelier truffe, on ne se refuse rien.

Tout ça, c'était aux Auspices du Gigondas, manifestation un moment délaissée remise au goût du jour par les jeunes vignerons de l’appellation. Réservée aux "pro", soit les prothésistes, les Prosper youpla boum, les proctologues, les procéduriers (ça, il y en beaucoup), les profiteurs (il y en a encore plus), et aussi les provocateurs, mais pas les prohibitionnistes. Moi, j’y étais comme pro... duit belge importé.

Bye!

Marc Vanhellemont


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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 22:44
Face au séisme, il  y a eu les chanceux, comme Errazuriz, dont la région principale, l'Aconcagua, a été relativement épargnée, de même que les autres bodegas du Nord du pays, à Limari ou Elqui.

Et les moins chanceux, comme La Vina, dont les citernes à la Sagrada Familia sont par terre, ou encore Casa Silva et Viu Manent, qui auraient perdu jusqu'à 80% de leur production. Les caves de Curico, de Maule et de Colchagua sont les plus touchées.

Et puis d'autres, encore, entre les deux, comme Marnier Lapostole, dont les installations à Cunaco ont été dévastées, tandis que celle du Clos Apalta, creusées dans la roche, ont été préservées.

Par ailleurs, bon nombre de maisons se demandent à présent où loger la récolte 2010.

Selon toute vraisemblance, le tremblement de terre ne sera pas sans conséquences sur l'économie du vin au Chili même, et au-delà, compte tenu de la concurrence internationale.

Hervé Lalau

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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 01:04
Deux jours fabuleux pour un vin curieux !

Chaque première fin de semaine de février, le Vin Jaune attire la liesse populaire. Un curieux rendez-vous, nommée la Percée du Vin Jaune, rassemble quelque 50.000 personnes. Elles viennent fêter la naissance d’un millésime déjà vieux... de 7 ans.
Cette année, la ville de Poligny, capitale d’une autre vedette du Jura, le Comté, en était l’hôte.

La-foule-attend-le-Vin-Jaune-2003.jpg
Effet de foule à Poligny


Le Vin Jaune et son clavelinage

Ce vin particulier qui s’élève au minimum 6 ans et 3 mois en barrique sous un voile de levure possède son propre concours agréé par l’OIV. Une dizaine de jurys dégustent à l’aveugle le samedi matin de la Percée entre 6 et 8 clavelins (le flacon de 62 cl réservé au Jaune). Sont choisis, ceux qui offrent les meilleures caractéristiques, sans dépasser le quota d’1/3, en conformité avec le règlement de l’organisme. Ce clavelinage n’est pas obligatoire, mais le prestige du Vin Jaune claveliné rejaillit sur la gamme entière du vigneron récompensé !
La session 2010 a primé des Jaune des 4 appellations, Château Chalon, Arbois, L’Étoile et Côtes du Jura, dans les millésimes 2003, 2002 et 1999.
Liste complète : www.percee-du-vin-jaune.com/clavelinage 


Un coup de cœur parmi les lauréats

Parmi l'aréopage de la vingtaine de Jaunes clavelinés, voici celui de Daniel Dugois, des Arsures, un petit village au nord d’Arbois.

Vin-Jaune-Daniel-Dugois-002.jpgLe Jaune de Daniel Dugois

Vin Jaune Arbois 2003 Domaine Dugois
La robe jaune dorée éclatante avec de jolis reflets cuivrés témoins d’un été des plus ensoleillés.
Au nez, le confit des fruits exhale ses parfums de gelée de coing et de poire, la note grillée des noix et des amandes effilées augmente l’impression de torréfaction.
On pourrait croire la bouche chaude et sèche, le contraire s’opère. Une fraîcheur inattendue jaillit dès la première gorgée, elle sinue au travers de l’opulence voluptueuse de ce Jaune 2003.
Année de la canicule !  Qui a vu les Savagnin de celui-ci se cueillir le 12 août, soit avec un bon mois d’avance. Toutefois, si la chaleur a accéléré la maturité et dopé les sucres, elle a aussi concentré l’acidité. Un équilibre particulier en est né. Ample et volumineux, les Jaune 2003 équilibrent leur caractère capiteux grâce à une vivacité bien installée. 
Essayez-le avec le sempiternel Comté, ça marche presque toujours, choisissez un 24 mois, ça sera plus opulent. Quoiqu’un Roquefort (de chez Carles ou Vieux Berger), certes plus inattendu, apporterait un meilleur équilibre. Puis, le Jaune, ça fonctionne avec des tas d’autres choses, on y reviendra.
Pierre-Perret-trinque-avec-la-foule.jpg
Pierrot, à ta santé!

J’oubliais !

Chaque Percée a son parrain. En ce beau début de février, Pierre Perret est venu troquer son zizipouëtpouët contre un hanap de Jaune. Il n’a pas perdu au change et nous non plus. Fidèle à son image, du moins celle qu’on a de lui, il s’est montré bon vivant et semblant apprécier au plus haut point l’étrange breuvage. L’assemblée au grand complet peut en jurer, le Jaune, il l’a bu et s’en est délecté ! Du coup les édiles présents ont suivi son exemple. C’est bien, quand un politique ose brandir son verre face à la foule et faire plus qu’y tremper ses lèvres. Il est vrai que le contraire eut déclenché l’ire populaire, avec lynchage à la clé. Ou il y aurait-il un vrai changement d’attitude face au bachique liquide ?

Venez-y tous l’an prochain, ce sera en Arbois.

Marc Vanhellemont
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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 00:19
A la page 72 de la dernière RVF, dans la partie PQ recyclé, je lis sous la plume de Pierre Casamayor (un mec que j’apprécie beaucoup), que le cépage Mourvèdre se nomme Monastrell en Espagne (sans oublier les autres synonymes locaux). Voilà qui m’intrigue au plus haut point !

408_Old_Monastrell_Vines_reduced_size_.JPG-copie-1.jpeg

Je suis allé à Murcie il y a quelques années, là où l'on trouve le plus de Monastrell, et les vins m'ont plutôt plu.
Tous les vignerons du coin m’ont affirmé que leur Monastrell n’était autre que du Mourvèdre. Ce dernier est connu et apprécié, alors que le leur, pas du tout - il était même à peine considéré à l’extérieur de la province, du moins à l’époque. Pour moi, cette "parenté" si souvent affirmée était surtout l’expression du marketing. Mais pourquoi pas ?

Toutefois, là où les choses se décalent, c’est lorsque l’on analyse les 2 cépages: autant le Mourvèdre possède un caractère réducteur, une couleur profonde et un pH bas, autant le Monastrell a une tendance oxydative, une couleur guère prononcée et un pH haut. Rien que ces 3 paramètres les relèguent au rang de cousins. Pierre, qui cale toujours ses infos, évoque d’ailleurs au bas du premier paragraphe les différences de caractères oxydatif et réducteur.

C’est pourquoi je m’interroge. Il y a-t-il eu une analyse génétique? Les terroirs fondamentalement différents de Bandol et de la DO Jumilla ont-ils pu générer autant de différences ?

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Marc Vanhellemont
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