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POURQUOI CE BLOG?

Ce blog est né de l'heureux hasard d'une rencontre, en 2010, au Salon des Vins de Loire d'Angers, autour d'un verre de rosé de Bourgueil - celui de Pierre Jacques Druet. Il y avait là cinq "plumitifs" du vin. Le rosé aidant, l'idée a germé de créer un espace commun.
Parce qu'à cinq, on peut aborder plus de thèmes.
Parce qu'on peut débattre.
Parce qu'on peut partager. Des coups de coeur, des coups de gueule, de l'expérience.
Et qu'est-ce que le vin sinon une boisson de partage?
De ces cinq, certains sont déjà des blogueurs confirmés, d'autres non.
Comme il y a les 5 sens, il y  a maintenant les 5 du Vin.

Les 5 du Vin

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QUI SOMMES-NOUS?

David Cobbold (Eccevino) est le plus français des journalistes anglais du vin, ou vice versa. Il a reçu en 2011 le Wine Blog Trophy pour  son blog, More than Just Wine.

Jim Budd, sujet de sa Gracieuse Majesté, est journaliste pour diverses revues britanniques. Amoureux des vins de Loire, il leur consacre un blog, Jim's Loire, primé en 2009 du Wine Blog Trophy.

Hervé Lalau est un journaliste français écrivant pour diverses revues et sites français, belges, suisses et canadiens. Son blog "Chroniques Vineuses" lui a valu le Wine Blog Trophy en 2010.

Michel Smith, PourLeVin, est un journaliste français établi en Roussillon, travaillant pour diverses revues et guides en France. Il s'intitule lui-même "Journaliste en Vins et autres Plats de Résistance".

Marc Vanhellemont est un journaliste belge travaillant pour divers magazines en Belgique et en France. Incontournable, sauf par la face nord.

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The Famous 5

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Jim Budd's photographs are licensed under a Creative Commons Attribution-Noncommercial-No Derivative Works 2.5 UK: Scotland License.
9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 00:06

 

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Plantons le décor : Saint-Mont est un village presque quelconque à la démographie légèrement déclinante dans une souriante campagne du Sud-Ouest, canton de Riscle, en plein pays de l’Armagnac, le Bas, plus précisément, à quelques virages d’Aire-sur-l’Adour, aux confins des Pyrénées-Atlantiques, du Gers et des Landes, le tout, grosso-mierdo, entre Mont-de-Marsan et Pau. Ouf ! Ici, on porte le béret, l'authentique, celui du Béarn tout proche que le monde entier croit être basque. Ici, on trouve encore de vraies fermes. Ici, marchés et boutiques regorgent de confits, de chapons, de palombes, de garbures, de haricots tarbais, de gâteaux basques, de croustades, de « pignardises » (les pignons des pins font d’excellentes pâtisseries...), de pastis qui n’a rien de Marseille, de tourtières dites landaises, de porcs noirs dits gascons, de jambons dits de Bayonne, de saumons dits du gave, de piments dits d’Espelette… J’allais oublier les fromages de brebis, les cèpes, les girolles… que sais-je encore. Ce pays de cocagne où l’on fait encore « honneur à nos élus » en dressant un grand mas cocardier devant leur maison, ce territoire de rebelles vivant dans des bastides est aussi un pays de cures : Eugénie-les-Bains est proche, et l’on sent déjà le fumet des croustillantes crêpes Suzette de Michel Guérard. Terrains de golf en veux-tu en voilà, aérodrome de campagne, festivals de jazz, courses landaises en pagaille, pelote basque, jeux de quilles, rugby, circuit automobile (à Nogaro)… Ici, il est interdit de s’ennuyer.

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Les vignes du monastère vinifiiés par la cave de Saint-Mont, la vierge qui veille sur le village et l'entrée du monastère de Saint-Mont...

Dans ce pays d’eaux-de-vie, on ne manque de rien. Pas même de Madiran ou de Tursan. En prime, on a les Pacherenc-du-Vic-Bilh secs ou moelleux, à moins que l’on de préfère les grands Jurançon plus au sud. Ne pas oublier les Côtes de Gascogne et les Saint-Mont. Tiens, Saint-Mont, justement, nous y voilà, juste au détour d’un bois. Installé au sommet de ce maigre village qui tente de se refaire une beauté, ma chambre est vaste et confortable. Elle n’a rien de la cellule de moine que j’escomptais en arrivant dans cette vaste demeure restaurée à grands frais puis reprise par une journaliste de la télé, Françoise Laborde, et son compagnon de producteur. On passe la statue de la Vierge et l’on contourne l’église pour se garer à l’ombre des hauts murs et des grands arbres. Panoramas sur la campagne lumineuse, les rangées de vignes, les champs de maïs, les tournesols et les sommets  Pyrénéens. On s’enfonce dans un sommeil profond.

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Au marché d'Aire-sur-L'Adour, légumes à profusion et volailles fermières d'exception...

Je suis passé par là cet été. À la fois pour me distraire (Jazz in Marciac), pour soigner ma déprime estivale au fil de l’Adour et pour visiter l’institution locale que je connaissais trop mal à mon goût en dépit des nombreux vins goûtés, avalés puis pissés au cours d’une trop courte carrière de dégustateur-cracheur de pinards. Je le répète, je ne suis spécialiste en vins que par accident et, vous l’avez peut-être compris si vous me faîtes l’honneur de me suivre, je n’aime guère les vins grands seigneurs, ceux qui pètent plus haut que leurs culs. En revanche, j’en pince pas mal pour les petits, les sans grades, ceux que l’on boit sans trop se soucier d’une hypothétique démarche sinueuse et intellectuelle. Peut-être est-ce de la paresse… Quoiqu’il en soit, le lendemain, je passe donc la matinée en compagnie du chef en personne. Rendez-vous à 7 heures tapantes au bas du village avec le directeur des Producteurs Plaimont dont le siège est à Saint-Mont, mais qui regroupe plusieurs caves du pays, celles d’Aignan, de Plaisance et de Crouseilles en particulier. Jean-Pierre Grange, que tout le monde appelle Jeannot, natif de la Vallée d’Ossau, fils d’un père ébéniste qui était aussi le sonneur de son village, a décidé de me conduire au marché du samedi à Aire-sur-l’Adour où il réside non loin de l’aérodrome et des hangars où furent construits les Fouga Magister. J'ai, bien sûr, accepté. 

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Séance de découpe de saucisson bien sec sur le comptoir du PMU, visite rapide à Madeleine Cadillon, la marchande de volailles, passage express devant les légumes bio de Marie, du Lot-et-Garonne, qui s’est levée à 4 heures du matin pour être présente sous la halle, achat d’un fromage de brebis, Jeannot a juste le temps de me raconter sa recette d’omelette pascale avant d’arriver sur l’immense parking de la cave de Saint-Mont où il me jettera entre les griffes de la belle Morgane Perrot, responsable du caveau (Dieu que ce mot m’irrite..) laquelle me laissera plus tard goûter à ma guise sans oublier de me vanter le « compte fidélité » valable sans limite de temps avec à la clef, au bout de 3.000 points (un point = un euro dépensé), un magnifique balthazar (12 litres) de Saint-Mont.

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Je connais beaucoup de ces vins que je goûte chaque année pour la préparation de mes « spéciaux vins » qui exigent de ma part pas mal de séances de dégustation. Mais avant de regoûter (pour entretenir ma forme) quelques vins, j’ai eu droit, sous la conduite de Jeannot, à une visite en règle du site principal (Saint-Mont) laissant pour une autre occasion les quatre autres sites de pressurage et d’élevage. Saint-Mont est donc un site important puisque, en dehors de l’élaboration des vins, ont met en bouteilles tous les vins dont les 4 millions de bouteilles de Colombelle, un gentil petit blanc d’apéro, sur un total de 10 millions de flacons bouchés vis dans une production qui dépasse 38 millions de cols (55 % vont à l’exportation), dont 15 millions de vins d’AOC. Je vous assure que j’ai rarement vu un chai de vinification aussi rutilant et moderne. De quoi faire hurler tous les tenants actuels du retour en arrière, tous les chantres du « il faut que le vin se fasse tout seul ». Derniers chiffres : plus de 4 millions de bouteilles sont vendues en direct via 7 boutiques en Armagnac, ce qui représente un peu plus de 10 % du total des ventes en CA.

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Jean-Pierre Grange et l'équipe de garde au caveau...

Il y a bien d’autres choses à raconter, les tribulations du groupe en Chine, la logistique qui est sous traitée, le bail de fermage instauré avec certains viticulteurs, que sais-je encore. Tout contribue ici à maintenir en activité les animateurs de la vie locale. À commencer par les viticulteurs eux-mêmes qui sont payés selon une charte qualitative très sévère correspondant à trois critères d’apports : le traditionnel, base même de ce qui est requis par les textes syndicaux, le « haut de gamme » (le plus strict) et le « grand vin » pour quelques happy few qui acceptent de prendre plus de risques que les autres. C'est simple et efficace.

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J’entre donc dans l’une de ces boutiques, celle de Saint-Mont, qui font la fierté de Plaimont. Et Jean-Pierre me laisse entre les mains de Morgane. Il y a là un viticulteur, béret et tablier, qui joue le rôle du caviste. C’est la règle ici, tout le monde est impliqué, chaque coopérateur doit donner de son temps pour que l’affaire commune fonctionne au mieux. Leurs récompenses : de nombreux déplacements en France comme à l’étranger pour représenter leurs vins. Une véritable équipe de rugby ! Et je vous jure que ça marche. Et je vous jure aussi que bien des caves (et des vignerons) en France pourraient venir ici prendre une leçon de management et d’énergie positive au lieu de se lamenter.

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Morgane est fière des rosés de Saint-Mont

Je vous livre ci-bas quelques impressions sur les vins les mieux notés selon leur ordre de présentation. Grâce vous sera faite des Pacherenc-du-Vic-Bilh, ce sera pour une autre occasion. Tous les prix que je donne sont TTC départ cave.

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-Superbe « Expression » 2007 de Château Saint-Go (ex Côtes de Saint-Mont et Saint Mont tout court depuis le millésime 2008) fait de gros manseng, arrufiac et petit courbu. Très original, notes de miel et d’agrumes, dense, serré, structuré et long. 6,20 €.

-Saint-Mont 2009 « En la Tradition » rosé élégant au nez comme en bouche, long et savoureux pour seulement 3,50 €.

-Fraîcheur exquise dans cet autre rosé Saint-Mont 2009 « Les Vignes Retrouvées », large, tendre, persistant jusqu’à une finale langoureuse. 6,30 €.

-Vin de Pays des Côtes de Gascogne 2008 de cépages merlot et tannat « Rive Haute » charnu, gentiment tannique, notes d’épices, facile et très agréable à boire grâce à un petit fruit rouge qui accompagne jusqu’en finale. Bonne longueur. Capsule vis, 3,95 €.

-Excellent Saint-Mont 2008 rouge « En la Tradition », structure fraîche,, tannins un poil verts mais supportables, petite longueur, idéal pour une grillade de campagne. Tannat à 70 %, puis pinenc, cabernet sauvignon et cabernet franc. 3,50 €.

-Saint-Mont 2008 « Béret Noir » bâti à peu près sur le même encépagement, charnu, vif comme une ligne d’avants, puis souple avec ce qu’il faut en tannins poivrés pour une autre grillade un peu plus chic. 5,90 €.

-Le Saint-Mont 2008 « L’Empreinte » surprend par son joli nez boisé-épicé. Volontaire en bouche, dense, assez boisé mais reposant sur une belle matière, bonne longueur et finale sur des tannins fondus. 10,80 €.

-Côtes de Saint-Mont 2006 Château de Sabazan : frais, enjoué, délicieux avec une finale sur des tannins distingués. 12,75 €.

-Côtes de Saint-Mont 2006 « Monastère de Saint-Mont » (là où j’ai dormi…) bien sur la fraîcheur, plein, charnu, corsé (notes de café), grande longueur. 14,65 €.

-Madiran 2008 « Maestria ». Puissant mais équilibré, dense, tannins bien présents mais civilisés et fondus, joli boisé, bonne longueur. 6,50 €.

Michel Smith

 

 

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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 00:45

Frioul, au nord-est de l’Italie, il se rencontre dans les collines ventilées des zones frontalières avec la Slovénie où on en trouve aussi. Son origine serait grecque, il viendrait de l’île de Céphalonie. Son apogée remonte au 12e siècle, moment où le Frioul fournissait en vins les vénitiens. Ces derniers l’appelaient alors Ribiola del Colio et l’appréciaient énormément pour sa fraîcheur et ses qualités aromatiques. Il vécut tranquille jusqu’au 19e siècle, époque des grandes maladies. L’oïdium l’infesta dès les premières décades, le phylloxera l’acheva presque. Miraculé, il fallut attendre nos dernières décades pour le voir se répandre à nouveau dans sa région de prédilection, ainsi qu’en Slovénie.  


 Domaine Sirch (3)

Le mot de l’ampélographe


Cépage vigoureux, à feuilles peu découpées, il donne des grappes de taille moyenne, de forme cylindrique pyramidale, aux grains sphériques peu serrés. Assez tardif, il se récolte vers la fin septembre. Ses feuilles comme ses baies tirent alors vers le jaune, couleur qui a dû lui donner en partie son nom, gialla = jaune (au féminin).


 ribolla.jpg

 

Ribolla Gialla  DOC Ribolla Gialla dei Colli Orientali del Friuli (2007) Sirch

Jaune paille, ce qui correspond à son qualificatif italien. Le nez délicatement parfumé de guimauve, avec le fumé minéral du silex frotté et l’âpre léger de l’écorce de pamplemousse. La bouche frisotte délicatement, bulles carboniques minuscules qui supportent la fraîcheur, installe le minéral, encourage le développement floral et fruité, puis le vin rebondit sur son galbe et éclate en notes hydrocarburées où se reconnaissent la rose et les fleurs d’oranger. La longueur s’adosse sur la fraîcheur pour bien nous mettre en mémoire l’empreinte aromatique du Ribolla..  

 Domaine Sirch

 

Le vin


Les Ribolla, âgés de 7 à 35 ans, poussent dans des argiles et des marnes. Leur densité de plantation y varie de 3.000 à 4.500 pieds/ha. Les raisins se récoltent à la main et sont triés pour ne garder que les plus mûrs et les plus sains. Le Ribolla Gialla est sensible à l’oxydation, pour éviter cet aléa, ses grappes sont très vite refroidies à la neige carbonique. Après une courte macération à une T° de 7°C, les raisins sont pressés en douceur. Après un débourbage statique (au froid) le jus fermente en cuve inox, sans malo pour conserver un maximum de fraîcheur (5,6 g d’acidité). L’inox garde le vin pour son élevage de 6 mois sur lies fines.


 Domaine Sirch (1)

Luca Sirch


Le domaine


La famille Sirch possède 7 ha de vignes au sein de l’appellation Colli Orientali. Elle s’est faite de la plantation d’anciens cépages traditionnels une spécialité. Quoiqu’on puisse également trouver chez eux les autres variétés admises sur l’appellation. Ce sont Pierpaolo et ses fils Luca et Giordano qui se partagent les tâches viti-vinicoles.

 www.sirchwine.com

 

Pour complément d'info, le domaine slovène Movia, situé près de Brda (comme ça se prononce), élabore un 100% Ribolla Gialla de toute beauté, fort différent de son voisin italien.

 

Ciao

 

Marc

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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 10:00

Entrancefigs.jpgChâteau Figeac

Sad to learn this morning that Thierry Manoncourt of Château Figeac, Saint-Emilion died on Friday 27th August, a few days short of his 93rd birthday. Manoncourt had made or been involved in all of the vintages of Figeac since 1947. His first vintage was actually 1943.

I had visited Figeac in about 10 days ago to interview Eric d'Aramon, Manoncourt's son-in-law who now runs the estate, for an article for Wine International. d'Aramon had talked about his father-in-law still having an active role, so reading about his death was a shock.

Jim    

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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 00:16

Fraîcheur océane

Entre Gibraltar et la frontière portugaise existe un triangle magique baigné par l’atlantique. Jerez de la Frontera en est le sommet qui pointe vers Séville. El Puerto de Santa Maria s’incline vers Cadiz. Tandis que Sanlúcar de Barrameda, aux arêtes mouillées par l’océan et le rio Guadalquivir, adopte l’appellation particulière « Manzanilla ».

 Logo Jerez

Le Xeres

Dans la grande famille des vins oxydatifs, le vin andalou tient une place de choix. On en connaît généralement le plus courant, le Fino, élevé comme ses pairs en solera, un système qui permet l’homogénéisation des millésimes. Le Fino se distingue de son cousin l’Oloroso par le degré de fortification du vin lors de la mise en fût. Celle du second atteint les 17,5° et ne permet pas l’installation du voile protecteur. Alors que muté à 15°, le Fino se voit rapidement recouvert de la flor, voile de levure qui ménage son oxydation.

 manzanilla 2

La Manzanilla

La Manzanilla n’est autre qu’un Fino plus fin, plus frais et plus élégant que ceux élaborés à Jerez et à El Puerto de Santa Marìa. C’est la situation géographique particulière de Sanlúcar de Barrameda qui détermine cette différence.

Située à l’embouchure du Guadalquivir, la ville regarde le fleuve et l’océan. Une double influence qui génère un surcroît de fraîcheur véhiculé par un vent d’ouest, le Poniente. Courant d’air fluviomaritime qui favorise une installation plus rapide du voile de levure. Il n’existe de Manzanilla que de Sanlúcar de Barrameda !

Celle élaborée par Lustau me plaît particulièrement.

Manzanilla Papirusa 

 

Manzanilla Papirusa Sherry Jerez Xeres Solera Reserva Lustau

Blanc lumineux moiré de reflets dorés et verts. Un nez qui se parfume de noisette et de noix verte, puis glisse vers les senteurs plus acides de pomme râpée et de feuilles de céleri hachées, puis revient sur l’amande et les raisins secs, va et vient de fenugrec et chrysanthème, le lierre et la fleur d’oranger terminent le bouquet.

La bouche grasse et fraîche, au galbe arrondi sur lequel la note saline à la saveur iodée apparaît vite pour d’un ton décorer le palais de quelques algues séchées. Le condiment marin s’agrémente de poivre, muscade et cumin. Puis, le trait vif du citron incise les papilles pour mieux encore aiguiser la sapidité de la manzanille.

manzanilla

 Ne vous effrayez pas ! La Manzanilla est un vin vraiment sec, à boire assez frais et sans apriori. Il peut toutefois heurter les palais délicats quand ils ne s’y attendent pas. Sec et racé comme un Andalou, il plaît après l’abrupt du premier contact.

Solera

Cette technique d’élevage assez récente (elle remonte au deuxième tiers du 19e siècle) gomme l’effet millésime par la technique du fractionnement continu.

Les barriques de 600 l, les botas, s’empilent sur 3 ou 4 hauteurs. Chaque étage s’appelle escala. La rangée du sol porte le nom de solera (de l’espagnol suelo, le sol). Elle contient le vin, ou plutôt le mélange de vins, le plus vieux. C’est d’elle que l’on va tirer (sacar) le vin mis en bouteille, à concurrence de ¼ ou 1/3 du volume de la bota. Cette mesure est remplacée par une quantité équivalente transvasée depuis l’étage du dessus, d’une criadera (de criar, élever). Le vin tiré de la première est remplacé par celui de la deuxième et ainsi de suite. Cette opération s’appelle la corrida de escalas (le tableau d’avancement). L’ultime criadera reçoit le vin de l’année.

 

 

 

 manzanilla (1)

La Manzanilla comme tous les Jerez sont fait à partir du cépage Palomino, vinifié comme un blanc classique, puis fortifié par un ajout d’alcool vinique au moment de l’élevage. Tous sont de type oxydatif, avec des degrés d’oxydation et des complexités fort différentes.

La Manzanilla, la plus fraîche de la gamme, est à boire dans les mois qui suivent l’embouteillage, c’est la seule. Les autres se conservent facilement même la bouteille ouverte.

 

Sa fraîcheur la destine aux apéritifs, surtout quand ils sont décorés d’une multitude de tapas. Elle est passe-partout et convient autant aux amuse-gueules maritimes qu’aux charcuteries. Quelques fromages comme la pâte dure des Manchego l’agrées. Et comme elle n’a pas froid aux yeux… elle s’en sort superbement sur les très risquées asperges à l’écossaise, c à d un fagot d’asperges blanches déposées sur une tranche de saumon fumé et décorées d’une brouillade.

 manzanilla 2 (3)

Lustau

Plus que toute autre Maison, Lustau s’est intéressé à sauvegarder l’héritage du Sherry. La fondation de la bodega remonte à 1896, ce qui, pour une maison de Jerez, n’est pas particulièrement vieux.

Le fondateur, Don José Ruiz, était un almacenista, un «entreposeur», qui élevait des Sherry pour compte de tiers. C’est cette origine qui survit au travers de la ligne des Lustau Almacenistas, sans doute parmi les plus authentiques. Mais la maison propose également deux autres gammes: les «Specialist» et les «Solera Reserva».

Lustau, ce n’est pas un style, c’est toute la diversité de la «galaxie» des sherries, du Fino à l’Oloroso, de la Manzanilla à l’Amontillado et au PX. C’est aussi une qualité jamais démentie, «probably the most reliable Sherry house», comme on dit chez nos amis britanniques...

www.emilio-lustau.com

 

Hasta

 

Marc

 

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24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 00:06

 Marl-helis.jpg
Helicopter flying over Sauvignon Blanc vines, Marlborough, New Zealand


I imagine that many Touraine producers are enjoying a few days well deserved holiday before returning at the beginning of September to get ready for the 2010 vintage.

While relaxing they might be well advised to consider the current difficult state of the New Zealand wine industry, particularly in respect to the glut of Sauvignon Blanc. 

Marlaas.jpgVineyards in Marlborough, New Zealand

 Links to recent NZ stories:

Marlborough wineries in receivership
July 13, 2010

by James Lawrence

Several wineries based in New Zealand's Marlborough have gone into receivership, with indications that more may follow.

Earlier this month, Cape Campbell Wines and its affiliate companies, Brown Sorensen Vineyards and the Brown Family Trust, went into voluntary receivership, owing creditors millions of dollars.

Cape Campbell Wines was owned by the Brown family, part of the Marlborough wine industry for 30 years.

John Fisk of PricewaterhouseCoopers, which has been appointed to manage Cape Campbell's assets, said the three entities had liabilities totaling between $10m and $12m. He said he was unsure whether the company would continue to trade or be liquidated.

Last month, Awatere Vineyard Estates, a large contract grower owned by Auckland-based Barry Sutton, was put into receivership in addition to the Marlborough wine company Gravitas.

www.decanter.com/news/news.php?id=300020

*

Marlboroughs.jpg

More Marlborough vineyards


NZ hit hard as sav blanc party peters out

Eli Greenblat
July 19, 2010

SOME wineries based in New Zealand's celebrated Marlborough region have gone into receivership, with more expected to follow, as the area's popular sauvignon blanc has been hit by a high New Zealand dollar, oversupply and early signs of a resurgence by Australian chardonnay.

Winemakers and retailers have started to detect a rebound by chardonnay after years of massive decline in consumption of the once-champion white wine style, potentially helping to resuscitate struggling wine businesses owned by Foster's, Constellation Brands and a host of other local wineries.

Read the rest here:
http://www.smh.com.au/business/nz-hit-hard-as-sav-blanc-party-peters-out-20100718-10fzp.html

MarlWairaus.jpg

And more...

*

Wine industry hits sour note
By  Anna Rushworth   

5:30 AM Sunday Aug 22, 2010

The perfect storm is rattling New Zealand's wine industry, once regarded as an agricultural cash cow.

Latest figures from Realestate.co.nz reveal 96 vineyards are currently for sale, with the average selling time being nine months.

But real estate agents estimate the figure could be closer to 150.

Consecutive years of frosts in early 2000 led to lower harvests but with higher demand and top prices for sauvignon blanc grapes.

But the bubble burst in 2008 when the huge proliferation of vineyards and great weather meant a huge glut of wine, and prices tumbled.

Read the rest here:

http://www.nzherald.co.nz/business/news/article.cfm?c_id=3&objectid=10667939

Awateres.jpg

Awatere: the latest valley to be developed 

In the light of New Zealand’s difficulties is it really a smart move to opt to make AC Touraine Blanc 100% Sauvignon? 

Jim


 PS. Petit résumé en français, pour les réfractaires à la langue de Shakespeare: les faillites se multiplient dans la viticulture néozélandaise, frappée par la baisse de la demande de sauvignon dans le monde, alors que cette même viticulture, malgré sa belle organisation, a trop misé sur ce cépage. Voila de quoi faire réfléchir nos amis tourangeaux qui, pour l'AOC Touraine, veulent se concentrer, en blanc, sur ce même sauvignon...

On n'est pas obligé de reproduire les erreurs des autres.

Hervé

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 12:38

 

LeTour-Pauillacs.jpgAlong the Pauillac waterfront

The riders, spectators and publicity caravan have long since departed but there are still some vestiges in Pauillac of the time trial stage of this year's Tour de France that finished here. A number of the shops still have a cycling themed display.

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LeTour-Pauillacas.jpg

I'm always struck when I visit Pauillac that this town gives little clue that this commune has three of the most famous wine properies in the world – Lafite-Rothschild, Latour and Mouton-Rothschild. The streets of this slightly faded, provincial town appear disassociated from the now bling-bling wines made here. Unlike Saint-Emilion the streets are not packed with visitors nor is there obvious wealth in the centre – rather the reverse. Shoppers in the Saturday market appear to be mainly local. You could be almost anywhere in rural France

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Inside Les Halles

Jim


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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 00:05

During the 1990s, I was a fairly regular visitor to the Roussillon. Usually making at least one visit to the region a year – sometimes several. Then at the start of the Noughties, visits became more infrequent. Around 2004/2005 they stopped altogether, so it was good to get back to the region for a few days this month.

Trillas

 

Trilla – a return to a now nearly vineless village

Trilla is a small remote village up in the Fenouilledes hills, above the Agly Valley.  When I first came here around 20 years ago there were lots of vines including some on terraces overlooking the village. Now most of the vines have disappeared – grubbed out under the EU vine pull scheme. Once there were some 140-hectares of vines here. Now it is just 20.

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The sign is still there but the vines have gone

The EU provides subsidies for pulling out vines in an attempt to reduce the world suplus of wine. But these vines around Trilla planted on thin, poor soil with small yields were never part of the problem. Rather, especially as many of the vines were old, they were part of the village's heritage. Furthermore little else apart from olives will grow on these hills and this hot, dry climate. A few fields would support cereals but they are too small to be economic. The irony is that there are an increasing number of foriegn investors who are now buying up the vineyards in the area that remain, recognising this treasure trove of old Carignan and Grenache.

*

DomGaubysigns

Domaine Gauby (www.domainegauby.fr)

I first met Gérard and Ghislaine Gauby in the early 1990s. Based  in Calce Gérard was already a significant figure in Roussillon wine, although his wines had brute power and strong tannins. Then they reflected their powerful and stocky maker. Since then there has been a remarkable transformation as the Gaubys have constantly refined their wines as well as their vineyard management. They moved over to biodynamics in 2000. Gérard is convinced that the way they work in the vineyard has had a great influence on their wines, especially encouraging the roots to go deeper and thus providing protection against the region’s frequent droughts. The latest on started in 2005.

“Unlike the rest of France  the concern here is not to reduce yields but to raise them,” explained Gérard. “Over time we have managed to boost our yields from 12 hl/ha to between 20-25hl/ha.“

Even though they were frantically busy getting ready for the start of the vendange on Monday as well as bottling various wines, Gérard still spent nearly two hours with me tasting his 2009s  – mostly from barrel – and some of his 2008s.

It was a remarkable tasting. I was very impressed by their delicacy, finesse, minerality and freshness despite the hot climate. My favourites included: 

-the seductive 2009 Les Calcinaires, vin de pays des Côtes Catalanes, which is the entry level wine made from Maccabeu, Vermentino, Muscat and Chardonnay.

-a powerful and concentrated barrel sample of 2009 Carignan planted in 1890 that forms the base of Gérard’s renowned La Muntada. A reminder of the potential of old Carignan;

-a series of four very varied 2009 Grenaches from different soils and vineyards includinga sample from 90 year-old vines that will be La Roque, one of Gérard’s four new single vineyard wines. They will be priced at 70€ a bottle the same as Muntada;

 

Gerardreflectss.jpg

Gérard reflecting

-a 2009 barrel sample of Mourvèdre from vines aged at least 140 years old and planted before phylloxera with incredible intensity and power but at the same time showing finesse.

-2008 Muntada – dense and concentrated but happily without la force de frappe with a very long finish and a touch saline at the end.

-2008 La Roque  – very floral (rose in particular) and delicate but powerful with some resemblance to the silkiness of a fine Pinot Noir. A really a stunning wine.

At the end, a couple of 2008 whites – Vieilles Vignes and 2008 Coume Gineste. The Vieilles Vignes is 100% Maccabeu – known in Spain as Viura and widely despised. “It was visiting Murrieta and Tondonia in Rioja that showed me the potential of this most amazing white grape.” The VV has a vivacity and minerality you would normally associate with southern whites. Coume Gineste has richer fruit and greater complexity but needs more time in bottle.



GGtasting12.8.10s.jpgGérard tasting

All in all a tasting of great precision and finesse.     

   

*

Riberachconss.jpg

The old Cave-Cooperative de Bélesta=Domaine/Hotel Riberach

Domaine Riberach@Bélesta
There are parts of the wine world such as the Napa Valley where a 4 million euro wine tourism centre would hardly cause a ripple. High up in the remote Fenouilledes, it is a completely different matter – this is a really first for the area.

LucRichards.jpgLuc Richard

Last Thursday morning we were shown round Domaine Riberach’s future hotel and winery by architect Luc Richard, one of the four partners in the project, which involves converting the old premises of the Cave Cooperative of Bélesta into a 18 room luxury hotel – nine suites and nine bedrooms, conference centre and winery. They were hoping to be ready for this tourist season but like so many building projects they are running behind. They plan to open in October and have very recently engaged Roussillon’s top wine PR.

Domaine Riberach was founded in 2006 and currently has 10 hectares of vines in Bélesta. In 2007 they bought the building of Bélesta’s old Cave Cooperative in the centre of the village, which had been closed since 1995 when it merged with the coop of Rasiguères. Work on renovating and converting the building started in 2009.

OneoftheVATroomss.jpg

One of the VAT rooms

The bedrooms are in the coop’s old concrete vats as is the kitchen for the 50 cover restaurant. Prices of the rooms range from 130€ for a standard room -210€ for a suite.

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The egg shaped pool whose water will be purified by plants

This looks to be a courageous and exciting project for an area that is now being discovered by a number of foreign wine investors.

Jim

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 00:06

escaravailles 005

 

Entre Roaix et Rasteau, perdu dans les collines, gît le Domaine des Escaravailles. C’est toujours un bonheur de s’y rendre, quoique que c’est un peu dur à trouver.

Gilles Ferran nous accueille avec le sourire et la furieuse envie de faire déguster ses derniers nés. Sur le bar du minuscule chai de dégustation s’alignent les 2009 qu’il a sur Rasteau, Cairanne, Roaix et même Plan de Dieu qu’il partage avec Philippe Cambie qui le conseille.

Travaux de vacances juillet 2010 198 

Un blanc pour se faire la bouche, Galopine 2009 un Rasteau tout doré (pas du doré ! Gilles en fait et du bon, ce qui est rare !) minéral, droit et gras, fait de Roussanne, Marsanne et Viognier.

 

Mais c’est son Rasteau classique, l’entrée de gamme 2009, déjà en bouteille qui émerveille. Rubis cramoisi, il offre un fruit noir bien concentré, une bouche fraîche et croquante, une élégance fruitée bien née que l’élevage en cuve dégage de toute entrave. Voilà un vin qui dès aujourd’hui se boit sans souci, sans effort, qu’on peu qualifier de dangereux parce que trop bon pour le laisser jusqu’au lendemain.

escaravailles 004 

Viennent Les Antimagnes Rasteau vieilles vignes (Grenache 80%, Syrah 20%) très épicé, très fruits noirs avec bien serrés des tanins aux grains très fins, heureusement, sans cette dentelle délicatement ourlée, il serait austère et resterait dans le verre.

Restons à Rasteau avec le très brut de cuve La Ponce, un 100% Grenache qui frisote encore de carbonique, rebondit de minéral et se resserre autour des épices et des tanins, on en a plein la bouche, c’est du costaud.

Travaux de vacances juillet 2010 203

Héritage 1924, c’est la date de plantation des vignes de Grenache qui le composent, des vignes en gobelet forcément, un vin de cuve béton, c’est comme ça que les vieux Grenache s’expriment le mieux, du moins dès qu’ils s’expriment, ici tout est en potentiel… et de la profondeur, il y en a !

 

Côté Cairanne, Le Ventabrun 2009 en bouteille, floral, très bien équilibré qui offre une palette riche aux évocations de cacao, de fraise noire, de Cayenne et de violette. Le tanin au galbe élégant lui ouvre les porte du palais où il installe son fruit, son âme cristalline, sa gracieuse amertume teintée de réglisse. Fait de Grenache à 70%, il se complète de 20% de Syrah et 10% de Carignan tous ramassés et vinifiés en même temps. L’exposition nordique de la parcelle génère une fraîcheur encore accentuée par l’altitude qui va de 150 à 200 mètres.

escaravailles 002 

La Boutine est un Cairanne 100% Grenache, floral, épicé, il a du souffle et du jus, une élégance qui n’a d’égal que la puissance de La Ponce.

 

Enfin, Calendal 2009 Plan de Dieu bien plus concentré que le millésime précédent, le fruit extrêmement gourmand a cédé la place à une rectitude qui s’assouplira quelque peu à la mise.

 

Voilà de très beaux 2009 qui font plaisir à déguster et montrent le potentiel du millésime, année pourtant pas facile, les fermentations ont eu souvent de la peine à se terminer.

J’oubliais, pour ceux qui ne seraient pas encore au courant, Rasteau est depuis peu un Cru du Rhône. Qui sera le suivant ? Cairanne, voire Massif d’Uchaux ? Et qui va devenir leader des Villages avec nom communal ? Sablet, Séguret ? Ouvrons les paris…

 

Bye

 

Marc  

 

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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 00:04

VersGoulaines.jpg

From le Marais de Goulaine with Nantes in the distance to...

La Loire
I’m sure it is right to seek simplicity – not complicate things for the sake of complication. There are times, though, when the desire for keeping it simple can be a drawback.

Vintages in the Loire Valley are an example. It won’t be long before people start asking is 2010 a good Loire vintage. Given the diversity of Loire  wines, the range of grape varieties used and styles made, this is always going to be a difficult question to reduce to yes or no. What is favourable weather for Sauvignon Blanc is not necessarily equally good for Cabernet Franc, for example. Similarly with Chenin Blanc, the Loire’s most diverse grape, the conditions for making great dry Chenin and great sweet are not necessarily the same.

Weather is a further complication. As the crow flies, it is around 360 kilometres (223 miles) from Nantes to Sancerre. Plenty of distance for marked changes in weather as the July 2010 stats from Météo France show.

Looking at the stats for temperature, hours of sunshine and rainfall it is clear that in terms of maximum average temperatures and sunshine hours the Loire was pretty homogeneous in July 2010. Overall the valley enjoyed both above average daily maximum temperatures and hours of sunshine.

However, there are huge variations in rainfall. Much of the western Loire had a very dry month of July, whereas the eastern Loire had a wet month – in places a very wet month. Parts of Anjou were the driest. The weather station at Angers recorded just 8.4 mm of rain for the whole month with 4.8 mm falling on 14th July to commemorate the fall of the Bastille. Indeed virtually throughout the valley 14th July was the wettest day. The average rainfall here, taken from 1991 to 2000, is 46.6mm Nantes and La Roche sur Yon (Vendée) were also much drier than the norm – 19.6mm for Nantes and 20mm for la Roche compared to 46.6 mm and 45.3 in an average year.

By the time you reach Tours July was considerably wetter with 49mm, although still drier than the average – 53.4mm. It is a similar story at Bourges with 56.6mm in this July, which is just below the average. However, an American blogger living in the Cher Valley close to Saint-Aignan and who happens to be a keen gardener, recorded 107mm. The wettest July in at least five years he reports.

Clearly the growing conditions in Anjou and those in the Cher Valley will have been very different over the past month with minimal risk of rot and mildew in Anjou, while it must have been a continuous battle in the Cher Valley.  

A straight yes or no to ‘good Loire vintage?’ again looks out of the question this year.

 

ViewfromTours.jpg

 .... to Sancerre.

••

Terroir

I think I have always been convinced by the notion of terroir. Any gardener with more than a bijou window box knows that there can be considerable variations even within a small garden. 

London-28.2.06s.jpgSuitable terroir for a city – generally less so for vines ...

I see from a report in Vitisphere that L’OIV at its 8th AGM held in Georgia at the end of June agreed a definition of terroir: 

‘Lors de sa 8ième Assemblée générale qui s’est tenue fin juin en Géorgie, l’OIV a adopté une série de 29 résolutions dont voici les plus marquantes :
 

- Définition du terroir : la notion de terroir, qui a fait l’objet de nombreuses discussions, a finalement fait l’objet d’un consensus. Le terroir est donc défini comme « un concept qui se réfère à un espace sur lequel se développe un savoir collectif des interactions entre un milieu physique et biologique identifiable et les pratiques vitivinicoles appliquées, qui confèrent des caractéristiques distinctives aux produits originaires de cet espace »

I suspect that the tricky part lies in defining ‘des caractéristiques distinctives aux produits originaires de cet espace’. What is ‘typé’ for a particular terroir? And can it be recognised in wine or does the human element impart too many variations? All too often ‘typé’ indicates mediocrity with the outstanding condemned as ‘pas typé’, Monsieur.  

Jim


 

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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 17:28

Cela ne vous rappelle rien ?

Je vous le donne en mille, un Vinturi, cher aux oreilles de Michel.

Je fus le premier étonné, pour ouvrir son vin Marc Français utilise avec maestria l’effet venturi.

 

Travaux de vacances juillet 2010 221 

C’était il y a à peine une dizaine de jours au Château Saint Estève d’Uchaux.

Travaux de vacances juillet 2010 224

Un effet sur le vin ? Le vigneron l’affirme, je n’ai pu que constater le résultat. Après les borborygmes de l’ustensile la Grande Réserve 2008 a développé ses fragrances délicates de fruits rouges en gelée, sa texture suave, ses accents de violette, de garrigue et de sous-bois. Un vin très affiné, aérien.

 Travaux de vacances juillet 2010 217

Le même en 2007 offre un rab de complexité, du fruit noir en plus, l’iris y accompagne la violette, les tanins plus serrés renforcent le charnu.

Deux vins à la fois gourmands et frais, délicat et généreux, bien représentatifs du sol de grès siliceux qui compose la partie basse du Massif d’Uchaux. La partie plus en altitude, faite de grès calcaire génère des vins plus austères, plus droits, avec une fraîcheur plus tendue et un fruit plus noir, avec toutefois un trait floral bien perceptible, comme ceux du Cros de la Mûre.

 Travaux de vacances juillet 2010 223

Un gros coup de Vinturi encore pour ouvrir le Vieilles Vignes 2007, toujours du Château Saint Estève d’Uchaux au nez sucré de confitures de cerise et de fraise, de gelée de cassis. Un joli jus qui coule en bouche et ravi les papilles. Mon Ravi, je ne l’avais pas apporté, je vous rappelle qu’il s’agit d’un autre accessoire très pratique pour refroidir dans l’instant les vins un peu chaud.

Les tanins très soyeux offrent une suavité coquine qu’on aimerait reboire en hiver une assiette de gibier et quelques champignons pour l’accompagner.

 Travaux de vacances juillet 2010 229

grès siliceux

 

Le Massif d’Uchaux au rang des Côtes du Rhône Villages avec nom de commune depuis 2005 et peut-être bientôt Cru comme le tout récent Rasteau. On en reparle…

 

Hasta

 

Marc

 

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