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POURQUOI CE BLOG?

Ce blog est né de l'heureux hasard d'une rencontre, en 2010, au Salon des Vins de Loire d'Angers, autour d'un verre de rosé de Bourgueil - celui de Pierre Jacques Druet. Il y avait là cinq "plumitifs" du vin. Le rosé aidant, l'idée a germé de créer un espace commun.
Parce qu'à cinq, on peut aborder plus de thèmes.
Parce qu'on peut débattre.
Parce qu'on peut partager. Des coups de coeur, des coups de gueule, de l'expérience.
Et qu'est-ce que le vin sinon une boisson de partage?
De ces cinq, certains sont déjà des blogueurs confirmés, d'autres non.
Comme il y a les 5 sens, il y  a maintenant les 5 du Vin.

Les 5 du Vin

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QUI SOMMES-NOUS?

David Cobbold (Eccevino) est le plus français des journalistes anglais du vin, ou vice versa. Il a reçu en 2011 le Wine Blog Trophy pour  son blog, More than Just Wine.

Jim Budd, sujet de sa Gracieuse Majesté, est journaliste pour diverses revues britanniques. Amoureux des vins de Loire, il leur consacre un blog, Jim's Loire, primé en 2009 du Wine Blog Trophy.

Hervé Lalau est un journaliste français écrivant pour diverses revues et sites français, belges, suisses et canadiens. Son blog "Chroniques Vineuses" lui a valu le Wine Blog Trophy en 2010.

Michel Smith, PourLeVin, est un journaliste français établi en Roussillon, travaillant pour diverses revues et guides en France. Il s'intitule lui-même "Journaliste en Vins et autres Plats de Résistance".

Marc Vanhellemont est un journaliste belge travaillant pour divers magazines en Belgique et en France. Incontournable, sauf par la face nord.

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Retrouvez vos chroniqueurs préférés grâce à notre fameux Calendrier

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The Famous 5

Vous voulez-en savoir plus sur nous? Nos portraits se trouvent en rubrique The Famous 5.

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Jim Budd's photographs are licensed under a Creative Commons Attribution-Noncommercial-No Derivative Works 2.5 UK: Scotland License.
10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 00:02

Michel et Luc, pendant que vous essayez de vous dégotter l’un ou l’autre Xérès, moi, on m’en apporte à la maison. C’est pour le boulot, je vous rassure.

Je ne résiste toutefois pas à vous livrer mes commentaires sur ces oxydatifs et séduisants nectars.

 

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Dry Amontillado Los Arcos

Il a la couleur du tabac mouillé, luisant comme de l’ambre brun à la transparence verdâtre. Le nez torréfié rappelle le charme qui brûle dans l’âtre, les noix grignotées autour du feu, le sel des embruns, la pierre qui chauffe, le caramel des après-midi d’automne, le thé lapsang suong dégusté à petites gorgées. Le charme se rompt en bouche. Les papilles s’attendaient à cocooner, les voilà surprises par la vivacité, la sècheresse du caractère et la force de l’esprit. Provocant, cet hidalgo les violente d’épices, d’iode et de réglisse, glisse sur elle pour mieux les emprisonner dans la gangue subtile de sa complexité. En un instant, les voilà soumises à ce bel amant.

 

 Lustau Master Class 009

 

 

Dry Oloroso  Don Nuño

Brun ambré, il a pris l’odeur de son chai. On lui sent l’encens des boiseries, l’iode apporté par le ponant, les caramels croqués par les ouvriers à la sueur poivrée, ce fugace éclat minéral animé par la chaleur vespérale. Les lèvres se lèchent salines, cristal qui demeure sur la pointe de la langue et affûte les papilles. Elles en deviennent inquisitrices et palpent Don Nuño de bas en haut. Vident ses poches des abricots et des amandes qui s’y cachent, lèchent le liseré amer qui suit la dentelle cacao, se rafraîchissent au lime confit qu’il emprisonne entre ses doigts effilés, hésitent un instant devant l’objet à la terminaison sucrée, puis s’abandonne jusqu’à l’extase.

 

 

 

Plus rare et par conséquent plus cher.

Jadis, lorsque les techniques œnologiques étaient balbutiantes ou inexistantes,  le classement de départ présentait parfois l’aléa de trouver une barrique d’Amontillado avec la corpulence d’un Oloroso. Le chef de cave apposait alors la marque particulière du bâton coupé d’une barre, palo cortado. Cet intermédiaire au goût particulier se trouve encore de nos jours, mais tiré de barriques anciennes.

 

Certains affirment qu’avec les avancées technologiques, il n’est plus possible d’en faire. En fait, il ne serait plus possible de rater son Amontillado, donc d’arriver à ce bâtard de Palo Cortado. Certaines Maisons en font encore…

 

Lustau Master Class 012

 

VOS Dry Palo Cortado

Il a 20 ans, cela se voit, son habit brun reflète le vert de l’océan et du temps. Son nez discret distille avec parcimonie des notes de candi, de sucre roux, de mélasse, de caramel brûlé. Si vous n’avez pas compris… la double décennie a aiguisé son esprit. Facétieux, il aime aujourd’hui plaisanter. Bien évidemment, il est tout sauf sucré !

L’ampleur et le volume de sa structure pourrait le faire supposer. Mais, il s’agit ici de caractère capiteux et d’une substance curieuse qu’on appelle glycérol à la viscosité suave, « enrobante », qui piège dans sa gangue poivre, cannelle, cardamome, noisette grillée, éclats de bois patiné, bâton de réglisse, encore milles épices et puis aussi des agrumes confits qui génèrent une fraîcheur bienvenue.

C’est un seigneur, un sage qui en sait d’avantage sur nous que nous sur lui. Accueillez-le sans crainte, il aime prodiguer ce qu’il a appris.

 

 Verres

Pour rappel, la vinification des Jerez

Les Jerez sont faits à partir du cépage Palomino qui est vinifié comme un blanc classique. On le fortifie par un ajout d’alcool vinique au moment de l’élevage. Tous sont de type oxydatif, avec des degrés d’oxydation et de complexités fort différents.

Si la Manzanilla, la plus fraîche de la gamme, est à boire dans les mois qui suivent l’embouteillage, c’est la seule ! Les autres se conservent facilement même la bouteille ouverte.

 

Hasta pronto

 

Marc

 

 

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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 00:06

 

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Plantons le décor : Saint-Mont est un village presque quelconque à la démographie légèrement déclinante dans une souriante campagne du Sud-Ouest, canton de Riscle, en plein pays de l’Armagnac, le Bas, plus précisément, à quelques virages d’Aire-sur-l’Adour, aux confins des Pyrénées-Atlantiques, du Gers et des Landes, le tout, grosso-mierdo, entre Mont-de-Marsan et Pau. Ouf ! Ici, on porte le béret, l'authentique, celui du Béarn tout proche que le monde entier croit être basque. Ici, on trouve encore de vraies fermes. Ici, marchés et boutiques regorgent de confits, de chapons, de palombes, de garbures, de haricots tarbais, de gâteaux basques, de croustades, de « pignardises » (les pignons des pins font d’excellentes pâtisseries...), de pastis qui n’a rien de Marseille, de tourtières dites landaises, de porcs noirs dits gascons, de jambons dits de Bayonne, de saumons dits du gave, de piments dits d’Espelette… J’allais oublier les fromages de brebis, les cèpes, les girolles… que sais-je encore. Ce pays de cocagne où l’on fait encore « honneur à nos élus » en dressant un grand mas cocardier devant leur maison, ce territoire de rebelles vivant dans des bastides est aussi un pays de cures : Eugénie-les-Bains est proche, et l’on sent déjà le fumet des croustillantes crêpes Suzette de Michel Guérard. Terrains de golf en veux-tu en voilà, aérodrome de campagne, festivals de jazz, courses landaises en pagaille, pelote basque, jeux de quilles, rugby, circuit automobile (à Nogaro)… Ici, il est interdit de s’ennuyer.

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Les vignes du monastère vinifiiés par la cave de Saint-Mont, la vierge qui veille sur le village et l'entrée du monastère de Saint-Mont...

Dans ce pays d’eaux-de-vie, on ne manque de rien. Pas même de Madiran ou de Tursan. En prime, on a les Pacherenc-du-Vic-Bilh secs ou moelleux, à moins que l’on de préfère les grands Jurançon plus au sud. Ne pas oublier les Côtes de Gascogne et les Saint-Mont. Tiens, Saint-Mont, justement, nous y voilà, juste au détour d’un bois. Installé au sommet de ce maigre village qui tente de se refaire une beauté, ma chambre est vaste et confortable. Elle n’a rien de la cellule de moine que j’escomptais en arrivant dans cette vaste demeure restaurée à grands frais puis reprise par une journaliste de la télé, Françoise Laborde, et son compagnon de producteur. On passe la statue de la Vierge et l’on contourne l’église pour se garer à l’ombre des hauts murs et des grands arbres. Panoramas sur la campagne lumineuse, les rangées de vignes, les champs de maïs, les tournesols et les sommets  Pyrénéens. On s’enfonce dans un sommeil profond.

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Au marché d'Aire-sur-L'Adour, légumes à profusion et volailles fermières d'exception...

Je suis passé par là cet été. À la fois pour me distraire (Jazz in Marciac), pour soigner ma déprime estivale au fil de l’Adour et pour visiter l’institution locale que je connaissais trop mal à mon goût en dépit des nombreux vins goûtés, avalés puis pissés au cours d’une trop courte carrière de dégustateur-cracheur de pinards. Je le répète, je ne suis spécialiste en vins que par accident et, vous l’avez peut-être compris si vous me faîtes l’honneur de me suivre, je n’aime guère les vins grands seigneurs, ceux qui pètent plus haut que leurs culs. En revanche, j’en pince pas mal pour les petits, les sans grades, ceux que l’on boit sans trop se soucier d’une hypothétique démarche sinueuse et intellectuelle. Peut-être est-ce de la paresse… Quoiqu’il en soit, le lendemain, je passe donc la matinée en compagnie du chef en personne. Rendez-vous à 7 heures tapantes au bas du village avec le directeur des Producteurs Plaimont dont le siège est à Saint-Mont, mais qui regroupe plusieurs caves du pays, celles d’Aignan, de Plaisance et de Crouseilles en particulier. Jean-Pierre Grange, que tout le monde appelle Jeannot, natif de la Vallée d’Ossau, fils d’un père ébéniste qui était aussi le sonneur de son village, a décidé de me conduire au marché du samedi à Aire-sur-l’Adour où il réside non loin de l’aérodrome et des hangars où furent construits les Fouga Magister. J'ai, bien sûr, accepté. 

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Séance de découpe de saucisson bien sec sur le comptoir du PMU, visite rapide à Madeleine Cadillon, la marchande de volailles, passage express devant les légumes bio de Marie, du Lot-et-Garonne, qui s’est levée à 4 heures du matin pour être présente sous la halle, achat d’un fromage de brebis, Jeannot a juste le temps de me raconter sa recette d’omelette pascale avant d’arriver sur l’immense parking de la cave de Saint-Mont où il me jettera entre les griffes de la belle Morgane Perrot, responsable du caveau (Dieu que ce mot m’irrite..) laquelle me laissera plus tard goûter à ma guise sans oublier de me vanter le « compte fidélité » valable sans limite de temps avec à la clef, au bout de 3.000 points (un point = un euro dépensé), un magnifique balthazar (12 litres) de Saint-Mont.

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Je connais beaucoup de ces vins que je goûte chaque année pour la préparation de mes « spéciaux vins » qui exigent de ma part pas mal de séances de dégustation. Mais avant de regoûter (pour entretenir ma forme) quelques vins, j’ai eu droit, sous la conduite de Jeannot, à une visite en règle du site principal (Saint-Mont) laissant pour une autre occasion les quatre autres sites de pressurage et d’élevage. Saint-Mont est donc un site important puisque, en dehors de l’élaboration des vins, ont met en bouteilles tous les vins dont les 4 millions de bouteilles de Colombelle, un gentil petit blanc d’apéro, sur un total de 10 millions de flacons bouchés vis dans une production qui dépasse 38 millions de cols (55 % vont à l’exportation), dont 15 millions de vins d’AOC. Je vous assure que j’ai rarement vu un chai de vinification aussi rutilant et moderne. De quoi faire hurler tous les tenants actuels du retour en arrière, tous les chantres du « il faut que le vin se fasse tout seul ». Derniers chiffres : plus de 4 millions de bouteilles sont vendues en direct via 7 boutiques en Armagnac, ce qui représente un peu plus de 10 % du total des ventes en CA.

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Jean-Pierre Grange et l'équipe de garde au caveau...

Il y a bien d’autres choses à raconter, les tribulations du groupe en Chine, la logistique qui est sous traitée, le bail de fermage instauré avec certains viticulteurs, que sais-je encore. Tout contribue ici à maintenir en activité les animateurs de la vie locale. À commencer par les viticulteurs eux-mêmes qui sont payés selon une charte qualitative très sévère correspondant à trois critères d’apports : le traditionnel, base même de ce qui est requis par les textes syndicaux, le « haut de gamme » (le plus strict) et le « grand vin » pour quelques happy few qui acceptent de prendre plus de risques que les autres. C'est simple et efficace.

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J’entre donc dans l’une de ces boutiques, celle de Saint-Mont, qui font la fierté de Plaimont. Et Jean-Pierre me laisse entre les mains de Morgane. Il y a là un viticulteur, béret et tablier, qui joue le rôle du caviste. C’est la règle ici, tout le monde est impliqué, chaque coopérateur doit donner de son temps pour que l’affaire commune fonctionne au mieux. Leurs récompenses : de nombreux déplacements en France comme à l’étranger pour représenter leurs vins. Une véritable équipe de rugby ! Et je vous jure que ça marche. Et je vous jure aussi que bien des caves (et des vignerons) en France pourraient venir ici prendre une leçon de management et d’énergie positive au lieu de se lamenter.

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Morgane est fière des rosés de Saint-Mont

Je vous livre ci-bas quelques impressions sur les vins les mieux notés selon leur ordre de présentation. Grâce vous sera faite des Pacherenc-du-Vic-Bilh, ce sera pour une autre occasion. Tous les prix que je donne sont TTC départ cave.

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-Superbe « Expression » 2007 de Château Saint-Go (ex Côtes de Saint-Mont et Saint Mont tout court depuis le millésime 2008) fait de gros manseng, arrufiac et petit courbu. Très original, notes de miel et d’agrumes, dense, serré, structuré et long. 6,20 €.

-Saint-Mont 2009 « En la Tradition » rosé élégant au nez comme en bouche, long et savoureux pour seulement 3,50 €.

-Fraîcheur exquise dans cet autre rosé Saint-Mont 2009 « Les Vignes Retrouvées », large, tendre, persistant jusqu’à une finale langoureuse. 6,30 €.

-Vin de Pays des Côtes de Gascogne 2008 de cépages merlot et tannat « Rive Haute » charnu, gentiment tannique, notes d’épices, facile et très agréable à boire grâce à un petit fruit rouge qui accompagne jusqu’en finale. Bonne longueur. Capsule vis, 3,95 €.

-Excellent Saint-Mont 2008 rouge « En la Tradition », structure fraîche,, tannins un poil verts mais supportables, petite longueur, idéal pour une grillade de campagne. Tannat à 70 %, puis pinenc, cabernet sauvignon et cabernet franc. 3,50 €.

-Saint-Mont 2008 « Béret Noir » bâti à peu près sur le même encépagement, charnu, vif comme une ligne d’avants, puis souple avec ce qu’il faut en tannins poivrés pour une autre grillade un peu plus chic. 5,90 €.

-Le Saint-Mont 2008 « L’Empreinte » surprend par son joli nez boisé-épicé. Volontaire en bouche, dense, assez boisé mais reposant sur une belle matière, bonne longueur et finale sur des tannins fondus. 10,80 €.

-Côtes de Saint-Mont 2006 Château de Sabazan : frais, enjoué, délicieux avec une finale sur des tannins distingués. 12,75 €.

-Côtes de Saint-Mont 2006 « Monastère de Saint-Mont » (là où j’ai dormi…) bien sur la fraîcheur, plein, charnu, corsé (notes de café), grande longueur. 14,65 €.

-Madiran 2008 « Maestria ». Puissant mais équilibré, dense, tannins bien présents mais civilisés et fondus, joli boisé, bonne longueur. 6,50 €.

Michel Smith

 

 

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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 00:44

Bon, inutile de se voiler la face, ni même les roues de vélo: c'est la rentrée.

Les 5 du Vin aimeraient vous éviter de lire les fadaises habituelles, et notamment les quelques chroniques qui font dans le soutien promotionnel des foires aux vins comme mon chien fait dans l'allée.

Aussi, avec la magnanimité qui n'appartient qu'aux vrais philanthropes, nous vous proposons, en exclusivité mondiale et non sans parti-pris, une sélection d'articles conçus, soit pour vous éclairer, soit pour vous rincer la tête.

L'ordre est est allé à Thouars. Ou à Thouarcé, qui sait.

Mais attention, dans le lot de ces liens, il y a un intrus. Si vous le trouvez, vous pouvez peut-être gagner une bouteille de  l'Eglise de Coume Majou. Mais on ne promet rien, ça dépendra de l'humeur du vigneron; et puis, vous devrez aller la chercher... C'est peut-être d'ailleurs ça, le vrai cadeau.

http://bachelards.blogspot.com/2010/08/controle-des-vignes.html

http://www.berthomeau.com/article-le-courtier-bordelais-vu-par-bernard-ginestet-beychevelle-mettait-son-linge-a-secher-devant-la-grille-de-fer-forge-de-branaire-55043110.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Smith

http://pourlevin.skyrock.com/2874039158-VdV-27-On-attaque.html

http://ivv.skynetblogs.be/archive/2010/07/index.html

http://terredevins.com/blogs/finegueule/2010/08/30/la-fine-gueule-pleure/

http://gje.mabulle.com/index.php/2010/08/19/198432-les-foires-aux-vins-fav-2010

http://cotes-de-la-moliere.com/mon-blog/index.php?2010/09/01/461-odg-bio-

http://quentinsadler.wordpress.com/2010/08/25/canadian-wine-ontarios-niagara-peninsula/

http://hlalau.skynetblogs.be/archive/2010/09/01/ah-les-guides.html

http://jimsloire.blogspot.com/2010/08/evening.html

Hervé

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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 01:38

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Interesting to see how changes in communications can alter one’s habits. I have lived in London for much of my life and in Forest Hill in leafy South London since 1974. During all of that time I have spent little time in East London. Certainly over the last 30 years my visits there have been pretty rare.

Like many areas of London Forest Hill is multi-cultural with people from different origins and races. However, unlike the East End, it was never a part of London where people settled when they first arrived in the UK. In contrast the East End has been the part of London that throughout history that has accommodated successive waves of new settlers, who in time gradually fan out across London and the UK making way for the next arrivals.

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Taking the East London Line to Shadwell transports you into an area where the dominant culture is from the Indian sub-continent. It also takes you to the very popular Lahore Kebab House (http://www.lahore-kebabhouse.com/). Apart from serving very good food for a very reasonable price, you can make your own drink so we took along a bottle of 2009 Anjou from Jacques Beaujeau’s Château la Varière. I’m pleased to report that this softly and richly fruited Anjou stood up well to our selection of strongly spiced dishes.

Blair- Ian Kerridge

Photo by Ian Kerridge

It was on the way to Shadwell that we read about the new Facebook group called Subversively move Tony Blair's memoirs to the crime section in book shops (http://www.facebook.com/group.php?gid=150746811621277&ref=mf). Worth joining – it was set up at the end of last week and now has over 6500 members and growing fairly rapidly.

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Go further up the line and you come to Dalston Junction, where there is a strong Turkish community. Here we have enjoyed a couple of meals over the past few days. Last Thursday we went to the Mangal Ocakbasi (www.mangal1.com) restaurant, which is very popular and buzzy. You can also bring your own wine, so we took the 2009 Clos de Chaumont, Saumur-Champigny, Domaine de la Perruche, which is also owned by Jacques Beaujeau. I have to say that this was a disappointment with thin fruit and rasping acidity. Possibly the bottle wasn’t good, although it wasn’t corked but on Sunday night we tried the straight 2009 Saumur-Champigny from Perruche and this was very much better, although not as good as the 2009 Anjou from Varière.

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Saturday night we were back in Dalston Junction. This time we tried Istanbul Iskembecisi (www.istanbuliskembecisi.com/). This was quite quiet in contrast to Mangal Ocakbasi but we probably had a better meal here. The Albanian liver that we had as one of our meze was particularly good and my shish kebab tender and flavoursome. There is a licence here so we chose a bottle of 2009 Yahut from Kavaklidere (http://www.kavaklidere.com/products.aspx) made from a blend of Öküzgözü, Boğazkere and Carignan, which was attractively soft and easy drinking and matched our food well.

We half expected to see Michel there, continuing his exploration of Carignan but he has either already visited or will doubtless be on his way sometime in the future.

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Outside the restaurant in Dalston – fresh roses from Ecuador!    

Jim 

   

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6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 08:13

Quand je lis ça sur mon petit écran, pas de télé mais d’Iphone, je bande ! C’est signé F. Bayard. Ce sont Les Picrates qui m’ont alerté. Je les cite «Puzelat, c'est le pugilat du moment sur FaceBook: les "naturistes" sont partis à l'assaut de la forteresse Périco Légasse (le critique dont certains vignerons disent qu'il est le seul à faire vendre des bouteilles en France…) car celui-ci, après avoir fait l'éloge du livre de Laurent Baraou, «La face cachée du vin», se... fend d'une phrase assassine sur les vins de ce vigneron ligérien, des vins que l'on a apparemment que le droit d'aimer… »

Rien de nouveau sous le soleil (c'est sur le site de Puzelat)

«Aussi, on ne saisit guère le sens de l’article embrouillé signé par Périco Légasse dans l’édition de Marianne du 20 au 26 novembre. Dans un long et confus développement, le critique gastronomique présente le catalogue des caves Augé comme une “apologie du prévinaigre” tout en reconnaissant que l’endroit abrite “l’une des plus belles collections de vins de la capitale”. Il déplore les “vins oxydés ou piqués” ainsi que “la piquette à Puzelat” (l’un des vignerons les plus excitants de l’Hexagone!) recensés dans le catalogue, mais reconnaît l’engagement apprécié de Sibard envers les vins naturels… Bref, même Jean-François Kahn, maître de la contradiction sereine et du paradoxe échevelé, ne comprendrait rien au bafouillage de son ancien chauffeur que d’aucuns estiment plus habilité à conduire une caisse qu’à prendre des caisses. Boire ou conduire, notre zigomar a mal choisi. Les tâches domestiques n’étant pas sans noblesse, on souhaiterait que Périco Légasse (retenez ce nom car vous n’en entendrez plus jamais parler) retrouve son domaine sinon de compétence du moins d’origine contrôlée.»

Christian Authier

Puzelat c’est une star : (c'est sur le site de Puzelat)

«Au jeu des sept familles, qu’on pourrait un jour imaginer dans le monde du vin naturel, Thierry Puzelat appartiendrait de toute évidence à la famille des “kamikazes”.Aucun syndicat viticole ni aucune instance émanant du ministère de l’Agriculture n’aura jamais raison de ce garçon qui vinifie ses Cheverny, ses Vouvray et ses Touraine en totale liberté, toujours prêt à se cogner la tête contre les murs de l’ignorance et de la paresse. «Revenons à l’ancien, ce sera un progrès», demandait le grand Giuseppe Verdi.»

Mais Puzelat n’est pas le phare du monde (C'est de moi il y a 3 ans)

«Moi je suis partisan du tout est possible. Foin de tous ces conseilleurs qui nous prennent la tête avec leurs jugements de soi-disant experts. Tous ces empesés qui nous bassinent avec leur sabir de dégustateurs. Maintenant,  pour aller faire pipi nous devrons sans doute consulter des guides avec classement, localisation et agrément. Chacun est libre de trouver son plaisir là où il a envie de le trouver. Jeter l'opprobre sur tout ce qui n'entre pas dans son petit cercle d'experts relève du mépris. Qu'il y ait dans ce pays des vins indignes je suis le premier à le dénoncer, à l'écrire dans un rapport officiel, mais, que diable, il n'y a pas que le modèle Thierry Puzelat dans notre beau pays. Moi je respecte sa démarche mais pourquoi laisser entendre que ce qui se fait autrement est mercanti, daubesque et indigne de réjouir monsieur et madame tout le monde. C'est du gaucho-poujadisme facile qui donne bonne conscience aux élitistes qui veulent se préoccuper du bien être bon petit peuple qui n'y connait rien.»

Bref, tout ça ne vaut pas un clair de lune à Maubeuge ! Ni le doux soleil de Tourcoing (Coin-coin !) Ni une croisière sur la Meuse ! Ni des vacances au Kremlin-Bicêtre ! Ni bien sûr les gondoles de Venise... En clair : tout le monde s’en tape, ou presque... En bonus ci-dessous : un point de vue qui m’a bien fait marrer. Donc je vous le délivre.  

Un nouveau concept développé en Languedoc-Roussillon: les vignes jetables !

Grâce à l'arrachage, vous achetez quelques parcelles pas trop chères (7000 euros/Ha) à proximité de Domaines reconnus. Le principe est de «laisser faire la Nature», d'éviter tout travail intempestif afin de donner rapidement aux parcelles un aspect abandonné susceptible de séduire des journalistes branchés (que vous recevrez coiffé d'une casquette de poulbot, en débardeur sale, si possible en imitant l'accent bourguignon). Vous vendangez au plus tôt (mi août), en fait tant que ce n'est pas trop pourri, et convertissez (uniquement avec des mots) cette verdeur en «tension» et «belle acidité», résultantes de vos géniaux concepts agronomiques; les mêmes journalistes parisiens n'y verront que du feu mais vont adooooorer (surtout si votre vinification s'est mal passée). Rapidement, vous vendez ce vin «racinaire» à des gogos (bobos?), cher de préférence (avec des complicités mondovinesques britanniques, c'est le mieux), d'autant que quand ce n'est pas bon, il vaut mieux que ce soit cher, sinon ce n'est pas crédible!

Seul problème, hermétiques à votre science agronomique new age, les vignes dépérissent; ce n'est pas grave, grâce aux primes d'arrachage (on y revient!), vous transformez votre parcelle en jachère, touchez 8000 francs (euros…) et sans aller en prison. Et, grâce à l'arrachage, vous achetez d'autres vignes, un peu plus loin, et, à nouveau, vous «laissez faire la Nature»…

Jacques Berthomeau qui eut un chauffeur qui n'était pas Périco

 

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 11:00

Chroniquer avec régularité un dimanche – jour creux s’il en est - sur le sieur Carignan peut, à terme, devenir ennuyeux pour le Lecteur et barbant pour l’auteur. Aussi faut-il parfois prendre les chemins de traverses…

Regards sur l’étiquette du Tessellae : « Carignan Vieilles Vignes » et « Vignobles d’altitude » sont deux mentions qui retiennent l’attention en dehors du mot latin qui, si j’ai bien pigé, se rapporte à des carreaux composés de petites pierres de couleur formant mosaïque.

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Mais revenons à la mention « Vieilles Vignes » désormais couramment utilisée sur presque toutes les étiquettes de cépage Carignan tout simplement parce que les seuls plants encore en production dans cette variété d’origine espagnole implantée sur nos sols sudistes sont forcément anciens ce qui ne veut pas toujours dire "de qualité". Encore faut-il s’entendre sur l’âge des vignes en question. Les miennes, selon l’acte d’achat, sont de 1968. Est-ce que 40 ans, c’est vieux ? Quand j’y pense, vu que je suis de la classe 48, cela me glace de penser que je suis (déjà) vieux. Bon, à la réflexion, je vais m’y faire. Soit, mais beaucoup de nos chers carignans sont plus anciens. Certains sont même centenaires et je connais des vignerons qui ne se privent pas de l’écrire sur leur contre étiquette. À l’inverse, j’en connais d’autres qui, sur d’autres cépages, n’hésitent pas à décrire leurs vignes « vieilles » alors qu’elles ont tout juste 20 ans. Il serait temps, à mon humble avis, de mettre de l’ordre dans tout cela et de se mettre d’accord une bonne fois pour toute sur un « degré de vieillesse » en matière de vignes. Encore une codification allez vous me rétorquer. Peut-être, mais on pourrait, à l’échelon européen, ne serait-ce que pour respecter le consommateur décréter trois catégories, preuves à l’appui, bien sûr.

Je vous les propose ci-dessous :

-Vieilles Vignes = vignes de 40 ans au moins ;

-Très Vieilles Vignes = vignes de 80 berges au moins ;

-Vignes Ancestrales = vignes centenaires.

 Autre chose. La mention «Vignes d’altitude», «Vignes de Montagne» ou «Terroir d’altitude» commence à fleurir sur les étiquettes et les brochures de vins sudistes. L’idée? Promouvoir la fraîcheur (même quand elle n’apparaît pas dans le vin…) et les faibles degrés (souvent pas si faibles...). Qu’entend-t-on au juste par «altitude»? Certes, on a tous en tête de rares exemples de vignes d’altitude, c’est-à-dire implantées au-delà de mille mètres et protégées des courant froids, comme à Visperterminen, en Valais, où l’on cultive à 1150 m le cépage blanc Heida, du moins c’est ce que j’ai cru lire quelque part. Dans le Val d’Aoste, on dit que la vigne peut grimper jusqu’à 1200 m d’altitude. Mais c’est semble-t-il en Cerdagne, dans mes Pyrénées-Orientales, à Sainte-Léocadie plus précisément, et à 1300 m d’altitude, que se trouve la vigne la plus haute d’Europe : 450 souches de chasselas, riesling et muscat à petits grains au sein du Clos Cal Mateu qui a donné moins de 400 bouteilles en 2006. Il s’agit-là de vraies vignes de montagne.

Or, voilà que plus bas, vers les rives de la Méditerranée, dès que la vigne frise les 100, 200 ou 300 mètres de hauteur, on parle de vigne «d’altitude». N’est-ce pas exagéré ? C’est vrai pourtant qu’au niveau des températures, le soir surtout, on a une vraie différence entres les vignes du haut et les vignes du bas. Reste que, là aussi, on devrait songer à un règlement européen – un de plus – pour stipuler ce que je propose ci-dessous :

-Vignes de très haute altitude ou de Haute Montagne = vignes situées au-delà de 1000 mètres au-dessus du niveau de la mer ;

-Vignes d’Altitude ou de Montagne = entre 500 mètres et 1000 mètres ;

-Vignes de Collines = entre 100 et 500 mètres.

Comme celà, plus d'équivoque...

Tout ce cheminement pour en venir au nouveau Vin de Pays des Côtes Catalanes du Domaine Lafage (ICI) qui, sur plus de 138 ha répartis en trois terroirs bien différents, aime propager l’idée qu’il constitue une « mosaïque » de terroirs. D’où l’étiquette de ce « Tessellae » issu d’un vignoble « d’altitude » sis dans la vallée de l’Agly vers laquelle se tournent désormais tous les yeux des investisseurs grands et petits en quête du graal Catalan. Nous sommes proches du village de Maury, donc pas si haut que ça, tout compte fait, 250 mètres à tout casser. C’est mon pote Jean-Pierre Rudelle, caviste de Perpignan (voir ICI) qui me l’a fait découvrir, amoureux qu’il est du Carignan. Il le commercialise sur place à 9 € la bouteille.

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Passons sur la robe de ce millésime 2009, qui est des plus sombres évidemment, pour retenir le fruit du nez, proche de la mûre, enrobé de fortes touches de poivre, bois brûlé et garrigue.  Souplesse en bouche, belle matière, un soupçon de rusticité, notes de cerise, de pruneau et de bois sec, finale correcte quoique un peu brutale et chaude. Je ne pense pas que ce vin ait intérêt à se garder plus de 2 à 3 ans, mais il convient, à mon avis de l’attendre encore un peu, disons jusqu’à la fin de l’année. Je le recommande chaleureusement sur des magrets de canard grillés au feu de bois (avec des cèpes de préférence) à 16° de température. Mieux, sur des brochettes de cœur de canard! À dimanche prochain, si le coeur vous en dit...

Michel Smith

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4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 11:56

May I introduce you to a colleague winewriter, Oliver Styles, who likes roses - including the thorns.

http://wine-life.co.uk/news-review/a-rose-champagne-by-any-other-name-would-smell-as-sweet

TheRoseofEngland-LG.jpg A rose is a rose is a rose

 

Et ici, ma modeste contribution à l'Entente Cordiale...

http://hlalau.skynetblogs.be/archive/2010/09/02/trafalgar-pour-le-champagne.html

Hervé

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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 00:45

Frioul, au nord-est de l’Italie, il se rencontre dans les collines ventilées des zones frontalières avec la Slovénie où on en trouve aussi. Son origine serait grecque, il viendrait de l’île de Céphalonie. Son apogée remonte au 12e siècle, moment où le Frioul fournissait en vins les vénitiens. Ces derniers l’appelaient alors Ribiola del Colio et l’appréciaient énormément pour sa fraîcheur et ses qualités aromatiques. Il vécut tranquille jusqu’au 19e siècle, époque des grandes maladies. L’oïdium l’infesta dès les premières décades, le phylloxera l’acheva presque. Miraculé, il fallut attendre nos dernières décades pour le voir se répandre à nouveau dans sa région de prédilection, ainsi qu’en Slovénie.  


 Domaine Sirch (3)

Le mot de l’ampélographe


Cépage vigoureux, à feuilles peu découpées, il donne des grappes de taille moyenne, de forme cylindrique pyramidale, aux grains sphériques peu serrés. Assez tardif, il se récolte vers la fin septembre. Ses feuilles comme ses baies tirent alors vers le jaune, couleur qui a dû lui donner en partie son nom, gialla = jaune (au féminin).


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Ribolla Gialla  DOC Ribolla Gialla dei Colli Orientali del Friuli (2007) Sirch

Jaune paille, ce qui correspond à son qualificatif italien. Le nez délicatement parfumé de guimauve, avec le fumé minéral du silex frotté et l’âpre léger de l’écorce de pamplemousse. La bouche frisotte délicatement, bulles carboniques minuscules qui supportent la fraîcheur, installe le minéral, encourage le développement floral et fruité, puis le vin rebondit sur son galbe et éclate en notes hydrocarburées où se reconnaissent la rose et les fleurs d’oranger. La longueur s’adosse sur la fraîcheur pour bien nous mettre en mémoire l’empreinte aromatique du Ribolla..  

 Domaine Sirch

 

Le vin


Les Ribolla, âgés de 7 à 35 ans, poussent dans des argiles et des marnes. Leur densité de plantation y varie de 3.000 à 4.500 pieds/ha. Les raisins se récoltent à la main et sont triés pour ne garder que les plus mûrs et les plus sains. Le Ribolla Gialla est sensible à l’oxydation, pour éviter cet aléa, ses grappes sont très vite refroidies à la neige carbonique. Après une courte macération à une T° de 7°C, les raisins sont pressés en douceur. Après un débourbage statique (au froid) le jus fermente en cuve inox, sans malo pour conserver un maximum de fraîcheur (5,6 g d’acidité). L’inox garde le vin pour son élevage de 6 mois sur lies fines.


 Domaine Sirch (1)

Luca Sirch


Le domaine


La famille Sirch possède 7 ha de vignes au sein de l’appellation Colli Orientali. Elle s’est faite de la plantation d’anciens cépages traditionnels une spécialité. Quoiqu’on puisse également trouver chez eux les autres variétés admises sur l’appellation. Ce sont Pierpaolo et ses fils Luca et Giordano qui se partagent les tâches viti-vinicoles.

 www.sirchwine.com

 

Pour complément d'info, le domaine slovène Movia, situé près de Brda (comme ça se prononce), élabore un 100% Ribolla Gialla de toute beauté, fort différent de son voisin italien.

 

Ciao

 

Marc

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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 00:15

Les Brits, c’est connu, ont toujours été influents dans le vin. Chez nous, dans le Sud, ils se louent pour tailler la vigne, vendanger, décuver, vinifier, vendre… mais ils agissent de la même façon dans la vallée du Rhône, les Côtes Roannaises, le Blayais, le Bergeracois, en Provence et ailleurs où ils osent fouler la terre sacrée de nos vignes patrimoniales. Pire, ils s’incrustent, s’allient volontiers avec les autochtones et fondent foyers. Les sujets de leur Gracieuse (hum, pas si sûr…) Majesté ne se contentent plus d’être de plus en plus nombreux à acheter le vin à la propriété, à le boire sans retenue dans la restauration locale ou dans leurs résidences de vacances, voilà qu’ils veulent désormais « faire » le vin en achetant des vignes. Rien de nouveau, me direz-vous. Certes, mais le mouvement prend de l'ampleur au point qu'il est question que nos alliés d'outre-Manche fondent une association de vignerons britanniques. Oui, c'est bien ça, ils se « pinardisent » adonf et espèrent même faire un tabac at home en exportant les bouteilles jusque dans les rayons de la mère-patrie. Dernière en date à s’installer, vous vous en doutez vu mon titre, une certaine Miss Jones, prénommée Katie.

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Miss Jones en vendanges dans ses vignes 

En cherchant Miss Jones sur Internet, je tombe immanquablement sur des chanteuses qui tantôt susurrent, tantôt hurlent, et qui me sont de surcroît inconnues. Je tombe aussi sur un DVD assez explicite (orgies, ligotages, etc) intitulé « The New Devil in Miss Jones ». Heureusement, il y a aussi le disque de la géniale Rickie Lee Jones que je recommande au passage, et un clip poignant de kitsch pop d’Hélène Ségara chantant un Mrs Jones sans queue ni tête (si vous voulez vous infliger un supplice, c’est ici). Finalement, voilà la vraie Mrs (à défaut de Miss) Jones, celle des slows de mes 24 ans, l’unique tube de Billy Paul. Let's all sing ! Ce troublant Me and Mrs Jones, plus tard interprété par Marvin Gaye, a été superbement repris il y a 2 ans par l’excellent Michael Bublé. Regardez.

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Miss Jones dans sa cave

Après cette longue mise en bouche musicale, rentrons dans le vif du sujet. J’ai rencontré l’autre jour Katie Jones, « Cathy », comme on dit ici. Elle est menue, possède un petit nez en trompette, un visage souriant et lumineux coiffé d’une touffe de cheveux d’un brun foncé tendance cuivre en léger désordre. Sympa, elle cause le Français presque comme vous et moi, et c’est dans un délicieux mélange franglais que nous nous sommes entretenus. Kate, je l’avais connue, il y a pas mal de temps alors qu’elle travaillait dans l’export pour les Vignerons du Mont Tauch (coopérative de Tuchan), une force non négligeable soit dit en passant dans le cru Fitou. Ayant quitté cette bande de chasseurs de sangliers, elle est restée dans le secteur et s’est soudain prise de passion pour la vigne. Elle a fait quelques kilomètres en direction du Canigou pour aller flirter avec la désormais fameuse vallée de l’Agly.

 Smith-5333.JPG

Sur son site tout en anglais, ICI, juste au-dessus de son portrait où elle nous gratifie de son sourire coquin, elle a joliment titré in French : « Je ne regrette rien ». C’est donc qu’elle n’a aucune intention de reculer. Katie, qui ne souhaite pas pour l’instant s’emmerder avec les règlements des nos chères appellations, a déclaré ses premiers vins en Vin de France. Mais pour bien marquer son ancrage régional - elle est arrivée chez nous il y a 20 ans - elle a ajouté a son petit royaume de Maury quelques rangs de vignes du côté de Paziols, son village d’adoption, d’où elle sortira, d’ici l’an prochain, un « Jones Fitou », lequel viendra s’ajouter au « Jones Blanc », au « Jones Rouge » et au « Jones Muscat ».  Au début, elle s’est faite aider d’un ami Australien, David Morrison, qui conseille depuis 30 ans des vignerons du Sud, et jusqu’en Espagne. Les vinifications se font dans la cave de son compagnon, Jean-Marc Astruc, rue du Vatican, ainsi nommé parce qu’un gars de cette rue se faisait appeler jadis « le pape ». Sait-on jamais, un jour, les vins du coin seront peut-être aussi renommés que les crus « castelpapaux » du côté d’Avignon.

 Smith 5334

Chose impossible à expliquer, sauf à dire qu’il s’agit de grenache noir, notre grandissime cépage, je suis surtout intéressé par le rouge, même si le blanc (grenache gris et un peu de muscat) ne démérite pas, armé qu’il est d’un bel équilibre et d’un réel enthousiasme. Donc, le rouge : robe d’un joli pourpre soutenu, fraîcheur en bouche, du soyeux et de la finesse, rien de compliqué, boisé présent mais discret, on aimerait juste un peu plus d’épaisseur et de longueur, mais il s’agit là de pinaillages journalistiques, car ce rouge, je l’ai bu avec un réel plaisir. On pourrait aussi mettre en exergue son prix - 12 € - pour dire qu’il est un chouïa élevé. Peut-être, mais c’est oublier alors tout le travail derrière, cette vigne difficile, la plus haute de Maury, 2,7 ha de blocs de schistes, à flanc de colline, la vigne la plus proche des ruines de Quéribus, vigie Cathare entre Roussillon et Corbières qui attire de plus en plus les aventuriers de la vigne. J’allais oublier le muscat. Vinifié à partir de raisins passerillés, il est très agréable et se commercialise en demi bouteilles au prix de 10 €. Bravo Miss Jones ! Just carry on !

Michel Smith

 

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 00:15

Ces dernières années, dans la sphère vineuse,  il y a deux tendances "lourdes", comme on dit chez les déménageurs. La féminisation - le palais d'une femme vaut bien celui d'un homme - et la montée en puissance des pays consommateurs.

Pas une semaine sans qu'on annonce une nouvelle cuvée à l'attention des femmes, ou la naissance d'un groupe de femmes du vin, qu'elles soient productrices ou commentatrices. Par ailleurs, le marché du vin se fait aujourd'hui à Londres, à New York et à Singapour tout autant qu'à Bordeaux, à Florence, à Porto ou à Jérez.

Une nouvelle illustration de ces deux phénomènes: l'élection à la présidence de la Fédération internationale des Journalistes et Ecrivains du Vin & des Spiritueux (FIJEV) de Jacqueline Jensen.

Jacqueline-Jensen--Presidente-FIJEV.jpg

Jacqueline Jensen

Jacqueline, que je connais bien, est une journaliste danoise. Une dégustatrice très expérimentée, et une bonne copine, en plus!

Alors bravo et tous mes voeux de succès pour la Présidente et notre bonne vieille FIJEV.

Maintenant, je vous laisse, je retourne laver les verres.

Hervé Lalau

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