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POURQUOI CE BLOG?

Ce blog est né de l'heureux hasard d'une rencontre, en 2010, au Salon des Vins de Loire d'Angers, autour d'un verre de rosé de Bourgueil - celui de Pierre Jacques Druet. Il y avait là cinq "plumitifs" du vin. Le rosé aidant, l'idée a germé de créer un espace commun.
Parce qu'à cinq, on peut aborder plus de thèmes.
Parce qu'on peut débattre.
Parce qu'on peut partager. Des coups de coeur, des coups de gueule, de l'expérience.
Et qu'est-ce que le vin sinon une boisson de partage?
De ces cinq, certains sont déjà des blogueurs confirmés, d'autres non.
Comme il y a les 5 sens, il y  a maintenant les 5 du Vin.

Les 5 du Vin

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QUI SOMMES-NOUS?

David Cobbold (Eccevino) est le plus français des journalistes anglais du vin, ou vice versa. Il a reçu en 2011 le Wine Blog Trophy pour  son blog, More than Just Wine.

Jim Budd, sujet de sa Gracieuse Majesté, est journaliste pour diverses revues britanniques. Amoureux des vins de Loire, il leur consacre un blog, Jim's Loire, primé en 2009 du Wine Blog Trophy.

Hervé Lalau est un journaliste français écrivant pour diverses revues et sites français, belges, suisses et canadiens. Son blog "Chroniques Vineuses" lui a valu le Wine Blog Trophy en 2010.

Michel Smith, PourLeVin, est un journaliste français établi en Roussillon, travaillant pour diverses revues et guides en France. Il s'intitule lui-même "Journaliste en Vins et autres Plats de Résistance".

Marc Vanhellemont est un journaliste belge travaillant pour divers magazines en Belgique et en France. Incontournable, sauf par la face nord.

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Jim Budd's photographs are licensed under a Creative Commons Attribution-Noncommercial-No Derivative Works 2.5 UK: Scotland License.
20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 00:09

Le titre de cette chronique m’est tombé dessus chez les tenanciers de «la Dernière Goutte» (celle qui a tendance à s’épancher sur le caleçon) qui font caviste et aubergiste à «la Boissonnerie», rue de Seine. Quand on s’évapore ça dégage ! Ce samedi à l’heure du déjeuner je me sentais léger. Hervé Lalau en un superbe envoi, plein de fougue et de verve, m’avait conforté dans la chaleur d’une amitié virile. Merci Hervé. 

Vêtu comme un quartier-maître je griffonnais sur mon calepin. Le couple voisin parlait vin. Engager la conversation voilà un bon plan. Bonne pioche, le monsieur est un Cruse né au château Rausan-Ségla. Passionnant échange, Pontet-Canet, le grand-père Cruse, une tranche de vie à portée de ma plume. Cap sur l’Ecume des pages, l’un de mes repaires où je caresse les livres ; j'effeure les jaquettes et je croise une toute jeune fille tout juste vêtue d’un pull gris en laine qui découvre plus qu'il ne couvre. Ses bottes grises avec des strass et des lanières complètent ma plongée dans le jardin des délices. Pourtant je m’en extirpe pour aller me poser en la galerie Catherine Houard où la jeune galeriste me tient la jambe avec une assiduité qui me plaît.

Pas question pour moi de pécher, en dépit de ma vêture maritime, je cinglais jusque chez Loft – pas le Loft canaillous – où une kyrielle de jeunes donzelles m’entoura. J’appréciais. L’une d’elle m’offrait un café. Je jouissais. Que voulez-vous, il y a des jours ainsi où le ciel vous envoie des brassées de sourires et de beautés qui vous réconcilient avec le goût de la vie loin des bonnets de nuit. Encore merci Hervé, belle plume !  IMG_7600.JPG

Reste qu’il me fallait donner du corps à cette chronique au titre accrocheur. Ce que je fis une fois entré at home en plongeant dans le vocabulaire grivois dont le Robert dit «d’une gaieté licencieuse un peu hardie», j’écrirais gaillarde. De celle qui déstabiliserait les permanentes de ces dames et les brushings de ces messieurs qui, à juste raison, trouvent que j’ai des manières de mauvais garçon. «Ça ne se fait pas !» restant leur credo qui ne les empêche pas de faire mais sans que le bon peuple ne le voit. Hypocrisie petite bourgeoise, celle qui faisait les délices de Claude Chabrol qu’habite maintenant au Père Lachaise. Donc, pour parfaire mon image d’infréquentable j’ai choisi une expression grivoise de jadis: Huile de Reins.  

Qu’est-ce donc que l’huile de Reins, selon Oudin? C’est une expression de la même espèce que le vin de Reins ou de Rains (ancienne orthographe de Reims)

"Vin de Rains est vin de luxure

Qu’on vend sans poix et sans mesure" Jean Molinet 1480

Oui l’huile de Reins, c’est la semence, le foutre selon Oudin, celui qui écrivait «Bon vin, bon éperon»

"Il vous fault de l’huile de rains,

Par ainsi vous serez guarie

Et puis prendre la raverdie

Avecques quelque verd gallant".

Farce de Tout Mesnage, v. 1500

Jacques Berthomeau

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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 00:00

Pardonnez par avance cette chronique un peu rapide pour cause de vendanges perso.

Bu en introduction et en compagnie des premiers associés Parisiens venus pour couper le raisin dans les Aspres, un divin Rielsing 2004 «Les Écaillers» de la maison Léon Beyer. Vin modèle - pour ne pas dire d’école - épanoui et précis, il ne demandait qu’à s’ouvrir, ce qu’il fit avec aisance dans nos larges verres. Au passage, merci, cher Marc Beyer, de m’avoir offert un jour de saisir cette chance de goûter ce vin inoubliable : il prépare avec bonheur la bouche et l’esprit à la découverte du petit joyau carignanesque que je viens de découvrir à une trentaine de kilomètres de chez moi et que je vais tenter de vous présenter.

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Le nom est Ribérach, domaine Ribérach. Le siège est à Bélesta dont l’ancien nom, justement, était Ribérach. Ici, en plein pays des Fenouillèdes, on dit Bélesta-de-la-Frontiera car jadis, entre vallée de l’Agly et vallée du Tet, la frontière qui séparait l’Aragon de la France passait par là, comme en témoignent les bornes de granit dressées dans la campagne et le nom d’un autre village proche, Latour-de-France où nous attendent d’autres carignans. D’un côté, l'Espagne où l'on parlait le Catalan, de l’autre le pays « gavatx », prononcez « gavatche » où l'on parlait l'occitan... du moins c'est ce que j'ai compris.

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Bélesta-de-la-Frontière, étonnant village des Fenouillèdes.

Aujourd’hui, le village est toujours veillé par les restes d’un vieux château restauré, mais aussi par la masse d'un Canigou omniprésent dans ces contrées. Quelques touristes vagabonds viennent s’y perdre, un intéressant musée se visite, un hôtel audacieux achève de se construire dans la cave coopérative réhabilitée qui abrite aussi les caves de ce domaine dont je vous reparlerai plus en détail dans un autre « post » où je vous présenterai les rouges. Car figurez-vous que les propriétaires du Domaine Ribérach,dont l’escargot illustre les étiquettes des vins, possèdent non seulement du Carignan donnant des raisins rouges et blancs, plants déjà rencontrés ailleurs en Languedoc et en Roussillon, mais aussi du gris, un raisin qui me paraît beaucoup plus rare. 

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Ribérach, installé dans une partie de l'ancienne cave, donne des vins que semble apprécier le journaliste Patrick Fiévez...

Un gris qu’ils isolent du reste pour vinifier un remarquable blanc à la robe dorée. Ce Vin de pays des Côtes Catalanes, issu d’une vigne plantée en 1905, toujours complété dans son assemblage final par l’apport d’un peu de carignan blanc, s’appelle «Hypothèse». La version 2009, goûtée en compagnie de Patrick Fiévez (encore un journaliste belge), un connaisseur, est commercialisée à 24€ la bouteille et il vaut son pesant de petit gris si possible grillés lentement à la braise des sarments. Charnu, gras mais joliment charpenté, intensément pur, ce vin peu commun offre l’avantage de s’achever sur une note de fraîcheur langoureuse. À défaut d’escargots, testez-le sur des anchois frais pas trop marinés, à peine cuits par les grains de sel. Vous ne le regretterez pas.

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Et à propos de gastéropode, puisque c’est l’emblème de Ribrach, prenez le temps de relire ce qu’écrivait sur le sujet l’érudit vigneron de Vingrau, à quelques collines de Bélesta, j’ai nommé Hervé Bizeul (ICI).

Michel Smith

 

 

 

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18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 08:40

Qu'apprends-je ce matin au moment où mon esprit sort à peine des brumes de la nuit fraîche?

Berthomeau - notre Berthomeau - le Secrétaire perpétuel de l'Amicale des Bons Vivants, s'auto-évapore.

C'est là la résultante d'une polémique récente à propos des travaux de MM. Pitte et Rolland (travaux séparés, on s'en doute). Et alors, Jacques! Si tu ne peux plus allumer les profs d'université chantres de la sortie de crise par l'élite, ni les oenologues de la mondialisation gustative (conscients ou non), sans te poser des questions  sur ton leadership, où va t-on? Penses-tu que Nicolas Sarkozy démissionnerait pour un simple petit conflit d'intérêts?

Je pense que tu peux à fois garder son poste de maître-chien et ta liberté de mordre.

D'ailleurs, comme disait la cuisinière de Voltaire: "Sans la liberté de mordre, il n'est pas de pâtée goûteuse", ou quelque chose dans le genre.

Quoi qu'il en soit, étant moi même un de ces chiens de journaleux que Tonton méprisait doublement pour leur côté charognard comme pour leur côté  courtisan (notez que je ne me reconnais ni dans l'un ni dans l'autre), je conseille à Jacques de reconsidérer sa décision: on peut être leader et actif, on peut être au-dessus des parties et donner des coups de pied dans les burnes.

Par ailleurs, moi-même secrétaire d'une association, j'émets des doutes sur la légalité de la procédure. Un secrétaire perpétuel auto-proclamé peut-il se décharger lui-même de sa mission? Sa nomination est à l'évidence entâchée d'un acte d'autoritarisme, et par conséquent, rien ne lui donne le droit de s'évaporer, comme la part de l'ange qu'il n'est pas.

D'autant que si l'on s'en tient à la tradition chrétienne (ça va, vous suivez toujours, amis athées?), l'âme ne s'évapore pas, ni ne se dissout. Elle est intangible, ineffable, éternelle.

Or, qu'est notre Berthomeau pour l'Amicale, si ce n'est l'âme du mouvement?

Je vous laisse méditer là dessus, j'ai mis une bouteille de Veuve Devaux Cuvée D 2002 au frais (rien de plus beau qu'un champagne de l'Aube  aux premiers rayons d'une belle journée!), je vous en dirai des nouvelles un peu plus tard, quand les bulles auront ouvert en grand mes synapses qui, je l'avoue, clignotent encore à cette heure-ci.

Hervé

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17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 00:09

En ce début septembre se tenait la fête de la bière, sis Grand Place de Bruxelles.

Chaque année, à la rentrée de septembre, les brasseurs viennent présenter gamme et nouveautés après défilés, intronisations, cérémonie et autres divertissements officiels que je ne relaterai pas, n’y ayant pas assisté.

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L’endroit superbe, classé au patrimoine mondial, et qui pour un grand nombre EST la plus belle place du Monde, offre ses pavés aux stands et pompes à bières, le tout proposé sans pompe, c’est paradoxal, en toute convivialité.

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Flamande ou Wallonne, l’écumante boisson semble rassembler tout le monde. Même après quelques verres, voire plus, on trinque dans les deux langues, on se souvient parfois de son anglais scolaire pour communiquer avec les visiteurs d’Outre-Manche.

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Michel, toi qui aime la bière, si ça te dit, on en fera le tour l’année prochaine.

 

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En voici quelques-unes qui m’ont bien goûtées, comme on dit à Bruxelles

 

ou à Madrid, unas cervesas que me han gustado bien, c’est peut-être de là que vient cette tournure linguistique particulière, Luc à tes dictionnaires…

 

Valeir blonde, ambré léger, mousse écrue, et dense, un agréable parfum de réglisse et de miel. Miel qu’on retrouve en bouche nuancé d’une amertume superbe, équilibrante.

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Valeir donker (foncée), brune comme le chocolat, l’écume ivoire, des parfums de sous-bois, de gentiane et de coriandre, de baies de genévrier. Fine et élégante en bouche, rafraîchissante, elle rappelle les chicons braisés, mélange d’amertume et d’impression sucrée, caramel beurré.

Brasserie Contreras www.contreras.be

 

Les bières d’un Hollandais qui brasse quelques intéressantes mousses aux noms bien flamands.

Lamme Goedzak blonde légère, finement amère, petit goût de levure qui lui donne du gras, de la fraîcheur et de l’éclat, finale florale.

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Straffe Toeback blonde de 9,5°, mais bien équilibrée, cela ne se ressent pas, goût d’amande amère, très élégante avec une pointe de sucre et une finale dédiée à l’amertume.

Brasserie de l’Escaut www.scheldebrouwerij.be

 

Trappiste

Rochefort, la 6°, la plus faible, à l’écume crémée très fine, un goût tout en finesse, de cacao relevé d’épices, avec un léger rugueux sur la langue, une finale droite qui laisse le palais rafraîchi.

Orval, considérée comme la préférée des chroniqueurs brassicoles (du moins d’un grand nombre) crémeuse, ambrée, le nez parle déjà d’amertume, puis développe des parfums floraux d’iris. La bouche offre un amer cristallin, grillé, torréfié, au goût de baies de genévrier, elle croquant autant que sa mousse est grasse.

Achel brune, existe aussi en version blonde, écume tout grenelée à l’éclat opalescent, le nez grillé de biscuit un rien brûlé, floral, bouche légère, amère et délicate qui s’impose sans en avoir l’air et occupe alors le palais avec aisance.

Westvleteren, rare, j’ai dû attendre l’heure bien précise de son service, je n’en suis pas déçu, patience récompensée. Trappiste, décrite comme la meilleure bière du monde par feu Michael Jackson, pas le chanteur, mais le fameux critique de bières anglais, son goût rappelle le blé qui cuit, croûte de pain au levain, amertume subtile, fraîcheur délicate avec certes de l’éclat, mais d’une tenue stricte, en notes presque discrètes qui suivent à un rythme soutenu, une longueur superbe, élégante. Je ne l’avais jusqu’ici jamais dégusté, je le referai volontiers.

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Mc Chouffe elle est brune, mousse chamois, la bouche suave et fraîche, un paradoxe dangereux qui mène vite à l’addiction, bitter délicat, texture crémeuse.

Chouffe houblon au goût floral de houblon, le brasseur en a ajouté 4 différents, jouant sur l’amertume florale et puissante de variétés tchèques, la force délicate d’un tressage d’amertumes immensément parfumées, une très grande longueur qui rappelle la réglisse, le genévrier, le cacao.

Achouffe www.achouffe.be

 adr

Abbaye des Rocs blonde je la trouve vraiment top, autant la version brune est ample et volumineuse, autant la blonde est serrée, droite et rafraîchissante, avec beaucoup de croquant amer légèrement sucré. Suavité qui augmente encore l’éclat du bitter, côté parfums, subtilités florales et fruitées, baie de genévrier, écorce d’orange, coriandre, avec un malt bien torréfié, c’était ma dernière, elle m’a beaucoup goûté et je n’ai pas tout évoqué.

J’y reviendrai, Bush a sorti une nouvelle et curieuse brune, forte et … ce sera pour ma prochaine tournée.

Brasserie Abbaye des Rocs www.abbaye-des-rocs.com

 

Bon, pour rentrer, je prends le train, je vous rassure.

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www.weekenddelabiere.be

 

Bye

 

Marc

 

 

 

 

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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 00:03

L'un des ports les plus pittoresques de notre glorieuse Méditerranée, Collioure, est toujours aussi visité par les peintres et les amateurs d'anchois. Je m'y rends parfois, bien après la folle saison touristique, histoire de prendre un bain soleil le temps d'un verre sur la terrasse d'un café. C'est à 30 minutes de Perpignan, par le train ou la voiture. Cette année, j'ai flâné dans les ruelles en tachant d'éviter le flot des touristes. Voici quelques souvenirs illustrés.

Du clocher-phare à la Casa Païral, l'un des plus beaux hôtels de ce côté-ci du Sud, en passant par le bar des Templiers fréquenté par tous les peintres depuis des décennies, artistes anonymes ou célèbres, bons et moins bons, Collioure est ma récréation de rentrée. Voici mon écrin de côte Catalane.

Bon baisers... Bonne promenade...

Michel

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Published by les5duvin - dans Vu de Perpignan
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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 00:31

Marié pour le meilleur avec Mme Syrah, en Côtes du Rhône Septentrionales, Laurent Combier a une seconde vie. En Priorat. Là, il fait ménage à trois, avec deux autres vignerons du Rhône: Peter Fischer (Château Revelette, en Côteaux d’Aix) et Jean-Michel Gérin (Côte-Rotie).

Leur projet commun, Trio Infernal, date de 2002. Les trois compères se sont taillé un domaine de 18ha étagé entre 300 et 500 m d’altitude, avec quelques coteaux très pentus.
L’idée: travailler à plusieurs, en bons artisans ; marier les passions, et révéler un autre grand terroir méditerranéen, celui des schistes du Priorat. Un coin de Catalogne où les rouges peuvent atteindre un équilibre inusité entre alcool, concentration et… fraîcheur.
Laurent Combier : «Nous sommes à la fois  proches de la sierra de Montsant, et encore sous l’influence de la mer, cela donne un beau microclimat pour le grenache et le carignan. Et puis on ne se refait pas, on a aussi planté un peu de syrah. Mais on parle, on parle, je vais ouvrir une bouteille »….

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Laurent passe aux choses sérieuses...

On commence avec le blanc : Trio Infernal 0/3 2008 (grenache blanc 70%, maccabeu 30%, vieilles vignes de plus de 30 ans, 14 mois de barrique française).
De la poire, du coing, du floral au nez, et une pointe de minéral sous la langue. Pas mal de gras, acidité moyenne, mais une très bonne longueur, et surtout une jolie amertume finale. Qui a dit que les blancs du Sud manquaient d'élégance?
 
Et puis on poursuit avec Le Trio Infernal 1/3, un rouge de Grenache noir (60%) et de Carignan (le reste), longuement macérés, et élevés 15 mois en barrique française.
Etonnant, pour un tel élevage, de retrouver autant de fruit – mûre, cassis, groseille à maquereau – parmi les épices et les notes de garrigue. Le bois s’est bien fondu, mais la bouche reste très directe, très fraiche, la finale est à la fois mûre et tendue. La cuadratura del círculo.


Pour le 2/3 (100% carignan de coteaux, 18 mois d’élevage), on verra une autre fois.

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Qui a dit que les blancs du Sud manquaient d'élégance?    

Hervé

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 00:00

QdeSCons The terroir of the ‘future’ Quarts de Shame?    


Later this month the Syndicat des Quarts de Chaume will meet to decide whether to allow cryoextraction to concentrate musts destined for Quarts de Chaume. I gather that two of the producers have asked the Syndicat to permit its use. 

A quite extraordinary turn of events I think as there have already been two successful court cases to defend the high reputation of Quarts de Chaume against the apparently overweening ambitions of the Chaume producers.

Quarts de Chaume is one of the three crus of Anjou along with Bonnezeaux and Savennières – so far the top classification in the hierarchy of Anjou wines. Currently it is proposed that Quarts de Chaume should become a grand cru and Chaume a premier cru.

Provided the vineyards in the Layon are properly managed and yields kept down – the décret only permits 25 hl/ha anyway – then it is possible to make at least reasonable quality in the Layon every year even in very difficult years. This is especially true in the Quarts de Chaume with its natural advantages of steep slopes close to the River Layon. There ought to be no need to use artificial devices here. Cryoextration involves removing excess water through freezing thus concentrating the must.  

The two legal actions were brought to defend the high reputation of the Quarts de Chaume and to ensure that the consumer was not confused between Quarts de Chaume and Chaume Premier Cru. Yet should the Syndicat agree to the use of cryoextraction they will do real and lasting damage to their reputation, Also, unless producers who do use cryoextraction clearly state this on the label, the consumer will surely be deceived as they will very reasonably assume that a Quarts de Chaume fully reflects its site and is produced in as natural a way as possible rather than being a product of artifice.

The use of cryoextraction allows to producers to cut corners to pick at lower levels of ripeness and sugar and to benefit from higher yields as the greater the concentration in a grape the smaller the amount of juice. A further problem with cryoextration is that it concentrates not only the good, but equally the bad.

I trust that the Syndicat will reject decisively the use cryoextraction in the Quarts de Chaume. It has no place here. After all if a must needs to be concentrated by cryoextration it does not merit the Quarts de Chaume appellation.  

Jim

 

Juste un tout petit résumé en français pour les moins familiers de la langue de Shakespeare et de Lady Gaga: certains vignerons de Quarts de Chaume demandent de légaliser la cryoextraction - ce sera à l'ODG d'en décider. La cohérence de ce projet avec le prestige d'une AOC qui est parvenue à interdire  en justice l'usage de la mention Chaume Premier Cru ne nous apparaît guère.

Et j'ajouterai: il est facile de se plaindre du gouvernement ou de l'administration, soit pour leur interventionnisme, soit pour leur non-inverventionnisme. Mais là, ce sont les vignerons qui décident de leur avenir.

Hervé

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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 00:09

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Si j’étais Président de la République, Dieu m’en garde et vous en garde aussi, face aux appels pressants des « 17 à 27 »* représentants de la Vigne en France, voilà ce que je leur dirais d’emblée dès qu’ils se seraient sagement assis autour de la table du salon Murat** au Palais de l’Elysée pour écouter mes bonnes paroles: «Messieurs***, dites-moi je vous prie quelles sont les 3 priorités de la Vigne France pour affronter le Monde Nouveau? Dès que vous me les aurez exposées je vous répondrai sans ambigüité... »

 *«17 à 27» «Quand la filière viticole française se rend chez le Ministre, on est entre 17 et 27 à s’asseoir autour de la table, soupire Pierre Aguilas. On est archidivisés». Lu dans le Point Spécial Vins (Pierre Aguilas est président de la CNAOC)

**Le salon Murat lieu où se tient le Conseil des Ministres depuis la présidence de Georges Pompidou.

***Messieurs: je ne sais s’il y a une ou des femmes dans la délégation, peut-être MC Tarby, présidente de Vin&Société.

Pourquoi 3 priorités?

 Tout simplement parce qu’au-delà de 3 on se retrouve dans la situation bien connue sur les « ronds-points », que chérissent nos Ingénieurs des Ponts&Chaussées, ça bloque. Plus personne ne veut laisser passer personne. Tout le monde est dans son bon droit. C’est l’immobilité. Klaxon ! Gesticulations...

Trop de priorités tuent la priorité !

Pour être sincère, les hommes politiques adorent la profusion des déclarations. Ils écoutent patiemment les doléances. La pendule tourne. Le temps de réponse est riquiqui. Tout à la fin on donne à chacun ce qu’il veut bien entendre.

Puisque je me suis mis indument dans la peau d’un Président de la République  - attention je n’ai pas écrit du Président de la République, n’attendez pas de moi autre chose que ce questionnement.

Ainsi va la vie dans notre pays de France, chacun est dans son rôle mais nous sommes dans un théâtre de dupes alors...

Jacques Berthomeau

...qui ne fut Président que des AOC de la pomme et de la poire mais pas des scoubidous...

Mon pull marin de la photo est le pull officiel de la Marine Nationale.

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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 10:50

Lettre à Charles Trénet, membre honoraire de l’AAACA (Association Amicale des Amateurs de Carignans Authentiques) du triangle d’or Perpignan/Narbonne/Carcassonne. 

Cher Ami, cher Poète,

Tu me demandes des nouvelles de notre Terre, et plus précisément de ce coin de France que tu affectionnes, je veux dire Carcassonne et environs. Jusque-là, hormis une pléiade de festivals, il ne se passait pas grand-chose de bachique aux pieds des murs de la Cité chère à Eugène Viollet Le Duc. J’ai enfin des nouvelles fraîches pour toi. Grâce, je dois le préciser, à un ami caviste officiant à Limoux (Aude), et à qui tu peux rendre visite (ICI) ou (LÀ). Olivier Zavattin, c’est son nom, m’a fait parvenir l’autre jour un vin extraordinaire que je me suis empressé de goûter comme tu t’en doutes. Il résonne aujourd’hui dans ma tête un peu comme le «Jardin Extraordinaire» qui résiste au béton près de chez moi et que tu as bien connu en ton temps quand tu vivais à Perpignan.

Il s’agit-là d’un Vin de Pays de la Cité de Carcassonne millésimé 2007, Plô Boucarels, titrant 13°. Que peut-il y avoir de si extraordinaire dans ce vin sudiste en diable à la robe soutenue, me demanderas-tu avec raison? C’est drôle, mais avec toi, je fais ce que je ne peux faire avec les autres: les questions et les réponses. Tiens, lis le commentaire griffonné et corrigé trois fois de suite (trois verres, goûtés à trois moments différents et sur trois jours) alors que j’étais à deux doigts de vider la bouteille, seul dans mon coin. Avant que je n’oublie, son prix de vente est de 8,50 € départ cave.        

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C’est onctueux, savoureux, léger, bien dessiné. Les tannins sont présents : ils tapissent le palais avec suavité. Bref, ils sont très supportables. Le fruit est du genre réjouissant. Il tire un peu sur la myrtille, mais peu importe le détail puisque l’on a la jouissance du plaisir. L’ensemble s’étire longuement et la finale se dessine sur la fraîcheur, avec un côté « je persiste, donc je signe » qui ne trompe pas. Que demander de plus ? Je ne sais pas mais, franchement, cela faisait longtemps que je n’avais pas goûté un Carignan aussi bien foutu !

Du beau travail et une belle surprise, car je pensais que le Carignan avait été arraché de ce côté-là de l’Aude au profit du cabernet, du merlot et de la syrah réunis bien plus rémunérateurs. L’œuvre est celle de Julia Hubrich et de Julien Gil et ces deux jeunes auteurs franco-allemands ne se privent pas de raconter leur histoire, ainsi que celle de leur parcelle de Carignan, ici même.

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Bon, maintenant tu vas me demander ce que signifie ce mot bizarre: «Plô». Non, il ne s’agit pas de Domaine, mais plutôt d’un petit plateau agricole en un lieu généralement surélevé par rapport à ce qui l’entoure. D’ailleurs, tu devrais le savoir mieux que moi puisque tu as erré une bonne partie de ton enfance dans ce Sud où tu naquis, ballotté que tu étais entre Narbonne et Perpignan. Je crois bien que du Plô Roucarels (plateau rocailleux) on a une vue d’enfer sur la chaîne des Pyrénées, mais j’ignore en revanche si l’on distingue Carcassonne. 

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Bref, tout cela ne te donne-t-il pas envie de redescendre un peu vers chez nous? Tu pourrais ainsi prendre ma superbe auto pour filer sur la route de Narbonne en faisant vrombir le moteur jusqu’à l’horizon de Barbeira pour voir de près les tours de Carcassonne, qu’en dis-tu? Bien sûr, si tu le veux, je te suivrais à bicyclette «en freinant bien pour ne pas te dépasser ». Je répète : «en freinant bien pour ne pas te dépasser».

 À bientôt

Michel

PS deux cadeaux et un verre de Rivesaltes Aimé Cazes 1978 au talent de Claude Chabrol.

http://www.youtube.com/watch?v=9gt6zqEgxSw

250px-Charles_Trenet-1977.jpg

http://www.youtube.com/watch?v=a8xEDLQ_VzQ


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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 11:26

«Tandis que plusieurs chefs d’états ou de gouvernements se sont clairement exprimés sur l’avenir de la viticulture de leur pays, le nôtre, est, à ce jour resté muet. Alors que se décide la future P.A.C, le silence de Nicolas Sarkozy vaut renoncement de la France». C'est en ces termes que s'expriment les Vignerons Indépendants de France (VIF).

Tout à fait d'accord, mais que dirait le président? Quelles thèses soutiendrait-il? Celle de l'arrachage compétitif? Celle de la dérégulation? Celle du bio? Celle du lien au terroir? Du "moins disant" et du "plus exportant"? De l'abstinence?

Au fait, la viticulture, combien de divisions? Je veux dire, combien de votants?

 Hervé


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Published by les5duvin
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