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POURQUOI CE BLOG?

Ce blog est né de l'heureux hasard d'une rencontre, en 2010, au Salon des Vins de Loire d'Angers, autour d'un verre de rosé de Bourgueil - celui de Pierre Jacques Druet. Il y avait là cinq "plumitifs" du vin. Le rosé aidant, l'idée a germé de créer un espace commun.
Parce qu'à cinq, on peut aborder plus de thèmes.
Parce qu'on peut débattre.
Parce qu'on peut partager. Des coups de coeur, des coups de gueule, de l'expérience.
Et qu'est-ce que le vin sinon une boisson de partage?
De ces cinq, certains sont déjà des blogueurs confirmés, d'autres non.
Comme il y a les 5 sens, il y  a maintenant les 5 du Vin.

Les 5 du Vin

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QUI SOMMES-NOUS?

David Cobbold (Eccevino) est le plus français des journalistes anglais du vin, ou vice versa. Il a reçu en 2011 le Wine Blog Trophy pour  son blog, More than Just Wine.

Jim Budd, sujet de sa Gracieuse Majesté, est journaliste pour diverses revues britanniques. Amoureux des vins de Loire, il leur consacre un blog, Jim's Loire, primé en 2009 du Wine Blog Trophy.

Hervé Lalau est un journaliste français écrivant pour diverses revues et sites français, belges, suisses et canadiens. Son blog "Chroniques Vineuses" lui a valu le Wine Blog Trophy en 2010.

Michel Smith, PourLeVin, est un journaliste français établi en Roussillon, travaillant pour diverses revues et guides en France. Il s'intitule lui-même "Journaliste en Vins et autres Plats de Résistance".

Marc Vanhellemont est un journaliste belge travaillant pour divers magazines en Belgique et en France. Incontournable, sauf par la face nord.

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Jim Budd's photographs are licensed under a Creative Commons Attribution-Noncommercial-No Derivative Works 2.5 UK: Scotland License.
29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 06:42

Une pensée, s’il vous plaît, pour le petit journaliste vineux indépendant qui peine à boucler ses fins de mois, à mettre de l’essence dans sa guimbarde, et qui n’a pas fait grève jeudi dernier, parce que l’âge de sa retraite, ce sera le bon Dieu qui en décidera, ou Alzheimer.

Et vu l’état de la presse, on ne va pas vers un raccourcissement de la carrière. Les revues de vin souffrent ou ferment. Alors, «Pas trop long, ton papier, Coco». Ou encore, «Rien pour toi ce mois-ci, Coco.» Ce n’est pas avec ça qu’on payera notre complémentaire…

Une pensée aussi pour les salariés belges, qui partent à 65 ans, et qui n'ont pas défilé jeudi. Et Dieu sait pourtant que les syndicats sont puissants dans ce pays.
Les médias belges font largement état de la juste indignation des travailleurs français… alors que leurs lecteurs, auditeurs et téléspectateurs devront attendre 3 ans de plus pour dire «Bye-bye patron!». Et dire qu’ils n’ont ni les 35 heures, ni les RTT!
C’est sans doute ça, l’exception française… une productivité tellement formidable qu’on peut avoir le beurre, l’argent du beurre et la grève du beurre.

Bon, il paraît que la France en lutte remet ça le week-end prochain. Elle a bien raison, la liberté d’expression et de revendication n’a pas de prix, les pays totalitaires en savent quelque chose. Tiens, la France n’est donc pas un pays totalitaire, comme le pensent nos élites européennes? Moi qui me suis auto-expulsé de France il y a 25 ans, je peux me permettre d’en rigoler…

Ah, au fait, pour revenir au vin, à voir les camionnettes de Polonais dans les vignes de Champagne ces derniers jours, les patrons français ne semblent pas profiter pleinement de la formidable productivité française. Un problème de manque de motivation des troupes? De coûts sociaux? Allez savoir…

Hervé Lalau

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 00:06

BelleriveNRs-copie-1.jpg

Noble rot developing on Chenin Blanc@Bellerive, Quarts de Chaume (26.9.10)

 This is the third consecutive year I have spent three weeks or more in the Loire during harvest.  You would think that three weeks would be plenty of time to see much of the valley between Nantes and Sancerre. Each year, however, is a race against time. So far this year we have made various visits in Touraine, the Pays Nantais and now in Anjou.  

By now the Muscadet producers will mostly have finished. Of the eight we visited last week, seven were very happy with the quality of 2010, although there is more rot than last year when the grapes were perfectly. Serious producers will be cutting out the rot in the vineyards. One producers on the western side of the Lac de Grandlieu as he had been hit by heavy rain on the 7th September, which had provoked rot.

We had wonderful fine weather until last Thursday with clear blue skies and temperatures in the high 20s.  There was widespread rain Thursday evening into early Friday morning. Amounts in Anjou varied between 12mm and 20mm, while in Eastern Touraine there was up to 40mm.

 Surprisingly even in Touraine the heavy rain doesn’t seem to have caused too much damage as it was cool afterwards and the ground was hard, so picking machines were soon able to start working again.

 The weather is now more autumnal – there were thin, misty rain showers this afternoon in Anjou.

Producers here are busy picking the early varieties – Chardonnay, Sauvignon Blanc , Gamay and Grolleau. The Chenin Blanc seems to be developing quickly, while the Cabernet Franc and Cabernet Sauvignon is gently ripening and so far looks good – resisting for the moment the downturn in the weather. 

 Still a long way to go, however. Off to Sancerre and Pouilly at the end of the week.

**

 The necessity of cryoextraction

 A visit to the Quarts de Chaume yesterday afternoon provided a simple explanation why some Quarts producers have demanded the right to use cryoextraction.

Two photos speak more than words:

 BauQdeCRendes.jpgUp to eighteen bunches per vine (admittedly vine large)

BaurendQdeCs.jpgCould you ever make naturally sweet, high quality from such grapes?

**

07.40 Newsflash

Very good news!  

 At their meeting last night the Syndicat des Quarts de Chaume voted decisively against the use of cryoextraction (also called cryosélection). Domaine Baumard, who have been allowed to use this technique until now; will be given time to adapt to the ban.

I should make it clear that the bunches of very green grapes pictured above belong to one producer and are by no means typical of the fruit in the rest of the appellation. 


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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 00:09

ME0000055365_3.jpg

C’est le temps de la vendange. J’ai vendangé les vignes du pépé Louis et celle du frère Bécaud à l’école d’Agriculture de la Mothe-Achard. C’est dur de vendanger, à la fin de la journée on a le dos cassé et pas très envie d’y retourner le lendemain matin. Alors, plutôt que de vous saouler avec mes souvenirs je laisse la plume à un grand peintre, né à Avallon, et mort à la Roche-sur/Yon, Gaston Chaissac qui a vécu une grande partie de sa vie en Vendée où sa femme était institutrice publique.

Avant de proposer à votre lecture ce petit texte, pour ceux qui ne connaîtrait pas l’Hippobosque du Bocage je lui laisse le soin de se définir  «Mes préférences vont d’emblée à la peinture rustique moderne. Peintre de village, je lui reste fidèle, trop sûr de faire fausse-route si je cherchais à peindre à la façon des artistes peintres des capitales et sous-préfectures.

Nous autres les ruraux de 1946, nous n’avons plus les préjugés d’hier, nous avons évolué et pouvons sans crainte faire des créations à notre idée, insouciants de ce qu’en penseront les bourgeois et d’autres.

Dans nos campagnes désertes, rien n’interrompt la méditation si nécessaire avant toute création artistique, et nous ne recevons que de bien faibles échos de ce qu’on peint dans les cités prestigieuses.

Quant à la vie moins intellectuelle et plus saine qui est la nôtre, elle favorise l’éclosion de nos créations. N’ayant nul besoin du dessin et de la palette des autres, oubliant l’univers et travaillant sans autre souci que de progresser d’une façon continue jusqu’à notre mort, les nouveautés nous appartiennent, il n’y a qu’à ramasser. Sur divers sentiers suivis au cours de mes recherches, j’ai trouvé les bouquets, masques, portraits, etc. que je peux dire miens. Demain s’ajouteront à ma collection d’autres choses autant miennes.

Sans gestes théâtraux, ni mise en scène phénoménale, il n’y a qu’à parcourir certaines pistes qu’on reconnaît bien vite quoique à peine visibles et on en revient avec des richesses pour son pays, pour la terre entière.

Ma peinture rustique moderne est encore assez pauvre, mais, dans une vingtaine d’années, j’espère qu’elle sera riche, presque autant que la terre

La «Peinture Rustique Moderne», par Gaston Chaissac (1946)

 Les Vendangeurs

«Ensemble un chat et une souris partaient en vendanges. Vers midi une perdrix les survola. Le chat dit « Perdrix viens avec nous vendanger en Provence ».

«Perdrix, viens vendanger en Provence» dit la souris. L'oiseau répondit : «Je le voudrais, mes amis, mais il me faut illico présider une assemblée de mésanges dans une hutte de roseaux derrière la gare de Palaiseau, aux prochaines vendanges vous m'emmènerez».

La souris très lasse de trottiner sur la route de Provence, grimpa sur le dos du minet et en redescendit à un fossé qu'un passeur leur fit traverser dans son bac. Le chat, las à son tour, ne pouvait songer à monter sur la souris ; ils prirent l'autobus qui les descendit le long du Rhône, il y avait tellement de monde dedans qu'ils ne purent trouver deux places voisines et ils s'ennuyèrent beaucoup : le chat entre une vieille demoiselle et un fantassin, et la souris avait comme voisin un gros monsieur qui l'empêchait de voir le paysage. A Nîmes ils s'arrêtèrent pour visiter les arènes et s'attardèrent à les mesurer. Ils arrivèrent enfin à la vigne de maître Soulin qui les attendait pour commencer la vendange. Le soir du premier jour la souris était grise, le lendemain ce fut au chat d'être noir.

Les vendanges finies ils se firent reconduire chez eux en taxi.» 

«Je cherche mon éditeur» Gaston Chaissac, éditions Rougerie

Jacques Berthomeau

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 11:55

Gérard Bertrand a le vent en poupe. Avec 10 millions de bouteilles exportées chaque année dans 65 pays, une nomination comme «European Winery of the Year» dans le magazine US "Wine Enthusiast", il commence sérieusement à faire des envieux.

Normal. Physique de playboy, allure svelte, décontractée et sportive, des amis dans le showbiz et dans le monde du rugby, une entreprise viticole performante qui positionne le Languedoc haut et loin dans le monde, un hôtel, un restaurant, un festival, beaucoup de vignes dont certaines dans des paysages de rêve, Gérard a tout pour plaire. Au point qu'on voit son nom et sa tronche de bon camarade un peu partout, dans les aéroports comme dans le métro Parisien ou le tube Londonien, toujours au «bon endroit au bon moment», comme titrait l’ami Berthomeau dans l'une de ses récentes chroniques.

gerard_bertrand.jpg

Son slogan, «L’art de vivre des vins du Sud», est simple, certes, mais il se voit et il frappe juste là où il faut. Avec une telle devise et son nom toujours bien en vue sur l’étiquette et sous la croix languedocienne, il ne lui restait plus qu’à présenter un bon vieux Carignan à sa carte. C’est chose faite désormais avec le 2008 que je viens de goûter.

Il est vrai que Gérard ne manque pas de Carignan, lui qui habite les Corbières où la plupart des grands noms d’aujourd’hui doivent leur réputation au vilain cépage que l’on s’empresse d’arracher depuis quelques années pour le remplacer par de la syrah et du mourvèdre. La propriété familiale, le Château Villemajou, possède encore un grand nombre de ces vieux ceps taillés en gobelet (en 2005, ils entraient pour 48% de l’encépagement d’un cru tiré à plus de 100.000 exemplaires) et son grand vin, "La Forge", n'en manque pas non plus. C’est une chance pour Gérard que de posséder un tel patrimoine. Espérons simplement qu'il aura la sagesse de ne pas les arracher. Va-t-il même replanter du Carignan comme d'autres commencent à le faire? C’est une question que nous verrons avec lui le jour où j’arriverai à l’attraper entre deux jets en partance pour l’Asie.

Smith-0390.JPG 

Un Carignan Vieilles Vignes, Vin de Pays de l'Aude 2008, à la robe pourpre moyennement soutenue, au nez de pruneau et de figue, souple et sans fards en bouche, simple et facile d’approche, doté d’une bonne longueur et de tannins fondus quoiqu’un peu secs en finale. Idéal sur des brochettes de porc et de rognons ou sur une hampe de boeuf bien saignante. Pour info, ce vin est commercialisé au prix de 6,50 € départ cave. Et il est nettement meilleur dès sa sortie du frigo, servi dans un grand verre.

Michel Smith

 

 

 

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 00:05

DBCB09GPCUs.jpgThe choice is this.....

Tomorrow the Syndicat des Quarts de Chaume meets to consider the request from two of its producers (Domaine des Baumard and Pascal Laffourcade) to permit the use of cryoextraction to concentrate its grapes/must.

I remain utterly astonished that such a proposal has been made for one of France's most eminent sweet wine appellations. Both Jean Baumard and Pascal Laffourcade have claimed that they are asking to be allowed to use 'cryosélection'. They claim that there is a difference between 'cryoextraction' and 'cryosélection' –  not on the basis of any evidence of a difference but because they are only too aware that cryoextraction is an artificial technique which has no place in one of France's most famous sweet wine appellations.

I have to wonder why the Baumard and Laffourcade grapes have to be artificially concentrated. Are they not of sufficient quality? After all Jean Baumard's award winning book on the Quarts de Chaume (published in 2007) explained why this small and historic  appellation had such a special and unique terroir.

The last twenty years or so have seen a very exciting renaissance of sweet wine in the Coteaux du Layon and the Coteaux de l'Aubance. A renaissance based in part on a reduction of yields and a greater understanding of the stages of pourriture noble in Chenin Blanc. The major factor, however, has been the rediscovery of selective picking (vendange par tris successifs). If cryoextraction is permitted in the Quarts de Chaume this will undermine all the progress made. Cyroextraction will allow producers to cut corners: to harvest early and leave the concentrator to do the rest. Soon there will be a request to harvest by machine...

If the use of cryoextraction is permitted not only will this decision do great damage to the currently high reputation of Quarts de Chaume but it will also encourage other syndicats in the Layon and the Aubance to follow suit – if cryoextraction is acceptable for the Quarts de Chaume it must be acceptable for us...

I trust that the Syndicat will reject decisively tomorrow this inappropriate and unnecessary request from these two producers. It is extremely important that consumers will continue to be excited when they enjoy a glass of Quarts de Chaume knowing that it is a natural expression of a  very special and magical terroir and is not a wine that has been created artificially.

QdeSCons
... or this.

(Claude Papin is the president of the Syndicat des Quarts de Chaume. I'm sure he would be interested to know your views on the use of cryoextraction in the Quarts de Chaume. His email address is chateaupb@hotmail.)

Jim

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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 00:31

Lettre ouverte au directeur de la communication de Mamie-Ecrase-Les Prouts (Service Foire aux vins)

Monsieur le Directeur,

Je suis actuellement en poste au Cirque de Bruxelles Nord où je tiens le rôle d’ours trapéziste (le lundi), de femme tronc (le mardi), de contortionniste (le mercredi) et de cuisinier (les autres jours de la semaine). Fonctions dans lesquelles, je tiens à le dire, je donne toute satisfaction.
Ceci, pour vous donner un aperçu de la souplesse de ma constitution, de la versatilité de mes talents et de ma grande habitude de la médiatisation.

J'ajoute que je suis diplômé de l'Ecole maternelle de Dégustation du Zoo de Berne (niveau fondamental).

Attiré par le challenge et les opportunités de la grande distribution, beaucoup plus que par l'argent, et désireux donner à ma carrière une nouvelle expansion, j’ai l’honneur de vous faire offre de services dans le cadre de votre prochaine foire aux vins.
Il me semble avoir le profil idéal pour animer vos dégustations, commenter les vins et prêter mon visage à vos prospectus.

Ne doutant pas que nous parvenions à trouver un accord satisfaisant, tant au plan financier qu'au plan du miel, et dans l’attente de vos nouvelles, je vous laisse mes coordonnées email: ours-bruno@circus.be


Bien à vous

L'Ours Bruno (alias Hervé)

PS. Afin de pouvoir démarrer tout de suite, je me permet de vous soumettre un canevas de commentaire de vin: "Issus des meilleurs cépages, ce vin est moyennement bon. Il est fruité mais sans excès. Il est moyennement savoureux avec un fromage à pâte moyennement dure".

PS. Vous voudrez bien excuser les éventuelles ffautes de ffrappe, due sà la largeurs de mes papattes.

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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 00:04

Où ça?

Ben, à Saint-Mont, invité à une conférence-dégustation-visite des cépages anciens que la Cave des Producteurs s’efforce de préserver et multiplier.

Il y avait là quelques pointures ampélographiques qui nous ont initiés aux cépages pré-phylloxériques.


Plaimont cépages oubliés

 

À quoi ça sert tout ça ? «A rien, bien sûr», dirait ta tante, celle qui se prend pour ton oncle depuis qu’elle a de la moustache.

Rien ne sert à rien, puisque tout est voué aux orties. Mais moi, ça m’intéresse, j’ai une rubrique cépages oubliés, alors croyez ce que vous voulez, je ne me suis pas endormi !


 Plaimont cépages oubliés (15)

 

Après une mise en oreille bienvenue, suivi d’un bilan ampélographique, assez long et presque passionnant, nous passons aux travaux pratiques, soit la dégustation de ces Miousap, Cruchen, Arrat et Cie ou encore Pédebernade ou Dubosc suivi d’un chiffre, ça c’est quand le scientifique sait ce que c’est, il met le nom du proprio de la vigne et ajoute 2, N°33, etc… donc les travaux pratiques, dégustation assise de ce que la chorale des scientifiques bien branchée avec celle des producteurs avait estimé les plus intéressants. Bannissez ce terme qui rime souvent avec pas terrible!


Si la dégustation assise apporta deux ou trois petites surprises agréables, comme:


 Plaimont cépages oubliés Pinenc

Cépage Pinenc – N° 33-43 - Conservatoire Saint Mont

Rubis violacé à disque rose. Nez de chocolat noir, d’aiguilles de pin ou plus précisément de térébenthine avec des notes fumées. Tanins gaufrés, acidité moyenne, l’amertume agréable de la réglisse, vin qui développe tout son spectre aromatique  autour des amertumes, le cacao en tête, structure à la fois moelleuse et rustique.

 

Ainsi que:

 

Cépage Pinenc «Pédebernade» - N°33 Conservatoire Saint Mont

Rubis violacé

Léger fumé au nez, notes de sureau, de cassis, de pimentón, un rien foxé

Tanins rustiques.

 

Ce cépage, nous l'avons vu le lendemain in situ, au conservatoire des cépages made by Saint Mont, après avoir rendu visite à Monsieur Pédebernarde en personne. Car il existe vraiment, les scientifiques, ça n’invente rien !!


 Plaimont cépages oubliés (Mosieur Pédebernarde

Monsieur Pédebernade en pleine forme dans ses vignes bicentenaires

 

Cette  visite nous a permis de goûter les raisins, y en a qui décoiffent déjà en grain, alors en bouteille, bon sang…

 Plaimont cépages oubliés (21)

 

La dégustation était libre, c à d debout, à se bousculer gentiment pour avoir trois gorgées d’un inconnu - pas le voisin, le vin sur le buffet. Quelques jolies découvertes parmi les quelques cépages prétendus plus acides et plus rustiques (je ne l'ai pas vraiment constaté, ça doit être au niveau des analyses…). A savoir:


Cépage « Claverie »

Robe très pâle. Le nez respire le jasmin et le chèvrefeuille. La bouche décoiffe par son acidité vive.


Cépage « Morenoa »

Robe très sombre. Nez de tabac, de fumée. Joli fruité en bouche, groseille, cerise, framboise avec des tanins accrocheurs qui renforcent le croquant des baies.



 Plaimont cépages oubliés Arat

Cépage «Arrat»

Rubis noir, le nez acidulé et végétal, pas très expressif.  En bouche, il a plus le goût de la peau de griotte que de sa chair. Puis viennent les épices, un rien de cannelle et du cumin, puis enfin la chair plutôt que la peau de la griotte


 Plaimont cépages oubliés Mansenc noir

Cépage «Manseng Noir»

Le top ! Couleur rubis de nuit, nez chocolaté fourré de ganache à la groseille, framboise et fraise noire. Des épices, piment, Cayenne, un rien de sauge. Une jolie acidité en bouche, bien présente, mais donnant beaucoup de sapidité. Les tanins bien fins, serrés qui affermissent la structure, certes relativement austère, mais le jus qui en coule nous prémunit contre sa rudesse, un costaud qui a du cœur. Et puis, il y a la longueur, bien fruitée, elle dure encore….

Ce cépage (mon préféré, vous l'avez compris) est paraît-il un très proche cousin du Tannat. En goûtant son raisin et celui du Tannat, on ne peut nier qu’ils sont proches.

 

Après ce petit tour préphylloxérique (notons que tous ces cépages sont francs de pied)  espérons que l’engouement pour ces inconnus grandira et nous préservera contre une surproduction d’internationaux galvaudés. 

 

Quant aux Producteurs de Plaimont, merci à eux. N'oublions pas qu’ils ne recherchent pas le futur nouveau cépage international, mais seulement à renforcer la précision de leurs assemblages, et par conséquent, la pertinence de leur terroir.

 

Bye

 

Marc

 

 

 

 

 

 

 

 

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 00:02

Comment le journalisme, fut-il un tant soit peu spécialisé dans le vin, arrive-t-il à monter en épingle un sujet à partir d’une compétition sans intérêt faisant l’objet d’un sérieux papier dans l’Express, suivi d’un reportage encore attendu dans Envoyé Spécial ? Comment diable un évènement d’apparence aussi étroit et sans importance, une aimable farce en quelque sorte, peut-il susciter autant de débats au point que moi-même je m’y colle aujourd’hui ? Cela commence par un « vous allez voir ce que vous allez voir puisqu’on vous le dit » et ça s’achève par une magistrale pantalonnade. Du moins, tel est mon avis.

Tout a été dit et écrit sur cette rocambolesque initiative. Jacques Berthomeau himself s’est fendu, il y a peu, d’un questionnaire en plusieurs points que je vous invite à lire ICIEn oubliant de noter que la date du 18 septembre annoncée pour la diffusion du « vous allez voir ce que vous allez voir » était déjà passée sans que l’on ait vu quoi que ce soit à la téloche. On dit que ce serait pour ce jour, mais rien n’est moins sûr… Idem pour Catherine Bernard, vigneronne et journaliste (Vitisphère) qui, dans sa très pertinente revue de presse sur le site de Terre de Vins évoque un « simulacre ». Et jusqu’à Facebook où les trublions des Pi(c)rates ont ouvert une page spéciale où ils s’en donnent à cœur joie ICI.

 539px-Jugement_dernier.jpg

Le Jugement Dernier, selon Michel Ange...

Sûr, le débat reste ouvert. Il continue et va durer, vous pouvez en être persuadé. Jusqu’à ce qu’une autre revue en mal de reconnaissance, en France ou à l’étranger, n’organise son propre « Jugement de Paris », de Paris ou d’ailleurs. Nous avons toutes nos vies pour juger, alors allons-y ! En attendant, pour ceux qui veulent prendre connaissance du palmarès du ridicule, lisez CECI. En plus des questions posées par l’ami Jacques, questions dont certaines me sont également venues à l’esprit et que je partage, je m’autorise une entrée un peu rageuse dans le débat. Avant toute chose, à la manière d’un Maigret de bas étage, je me suis demandé à qui profitait le « crime » ? À Lavinia ? Au couple Bettane-Dessauve ? à L’Express ou à France 2 ? À mon avis, tous les protagonistes de cette histoire sont peu ou prou coupables. Coupables de quoi ? D’une forme d’excès de zèle publicitaire, pardi ! Ce que je vais déballer par la suite n’est guère aisé pour moi, vu que je suis ami avec au moins trois des « juges ». D’abord avec Marie-Louise Banyols (je l’adore !), puis Michel Bettane et Thierry Desseauve avec lesquels j’ai travaillé par le passé. Les autres « juges » de l’Express, étroitement liés semble-t-il avec Bettane et Desseauve, me sont moins familiers.

Commençons par Lavinia, gros magasin – pour ne pas dire grande surface du vin (je n’ai rien contre) - à deux pas de Fauchon, Hédiard et Nicolas, belles enseignes toutes situées Place de La Madeleine, toutes dotées d’une grande cave riches en grands crus. Les temps sont durs pour ceux qui exploitent le filon du vin. On a besoin de buzz, de com, de promotion comme on disait jadis. Face à la concurrence, en ce secteur du luxe et du glamour Parisien, il faut bouger, trouver des idées originales, se creuser les méninges, se faire violence pour exister en pleine période de crise. Je ne vois que cette banale explication pour expliquer l’implication de Lavinia dans cette triste « affaire » qui n’est pas faite, contrairement à qu’ils disent, pour redorer le vin « made in France ». Signe d’une collaboration sérieuse, sur son site, Lavinia affiche le soutien qu'elle a de www.bettane&desseauve.com.

Viennent donc Bettane & Desseauve, des amis, je le répète, des gars que je respecte, des dégustateurs chevronnés, des journalistes enfin que je m’autorise parfois à critiquer un peu durement j’en conviens. Mais comme on dit « qui aime bien châtie bien ». Toujours est-il que mes deux confrères ont une boîte, un business, un concept qui tourne avec des employés qu’il faut faire vivre entre ventes de chroniques, de spéciaux vins complets et ficelés le plus souvent avec publicité incluse. Ils organisent aussi divers « tastings » et autres pinces fesses événementiels qui rapportent gros. Ils écrivent des ouvrages sur la dive bouteille, publient un guide où ils étalent leur « expertise » et alimentent parfaitement leur site Internet. Dans un tel contexte, la complicité avec Lavinia s’imposait et s’imposera encore : on ne sait jamais, Lavinia peut devenir client, jouer les sponsors, comme la société peut aussi prêter ses locaux idéalement situés sur le Boulevard de la Madeleine et mettre la main à la patte pour un lancement médiatique de grande envergure.

L’Express, quant à lui, est certes un journal connu et sérieux. Mais on le sent un peu à la traîne côté pinard, surtout depuis que son « homme du vin », Éric Conan, est passé à la concurrence, c’est-à-dire à Marianne. Dans la famille des hebdos, où tous les scoops semblent permis, en même temps que tous les coups, d’autres magazines, à l’instar du Point, sont nettement plus en pointe que L’Express quand on aborde l’univers juteux du vin. Et cette constatation est d’importance lorsqu’il s’agit de glaner l’indispensable oseille du filon publicitaire. Déjà Paris-Match, le Nouvel Observateur ou le Figaro Magazine sont postés en embuscade avec des spéciaux vins noyés dans la publicité. On a effectivement peu de mal à imaginer, en ces temps difficiles, combien cette manne est vitale. C’est même le nerf de la guerre. Lorsqu’un « Spécial Vins » est bien mené, quand les chasseurs de pub sont bien rôdés et bien payés, les annonceurs (grandes surfaces, maisons de Champagne, constructeurs automobiles, banques et autres) se bousculent au portillon. Il suffit d’un brouhaha médiatique savamment orchestré par un tandem de spécialistes érudits ; il suffit d’avoir la complicité d’une grande boutique du vin avec antennes à Genève, Madrid et Barcelone en plus de Paris ; et, pour finir, d’avoir l’assurance d’un passage qui tarde à venir sur une grande chaîne nationale à une heure de large écoute, pour que l’affaire devienne aussi alléchante qu’un gamay bien mûr dans mon cru favori, à Juliénas.

On en arrive à Envoyé Spécial qui passera (pas si sûr…) ce soir la séquence tant attendue sur le fameux « Judgement of Paris » revu, corrigé et amélioré à la sauce tricolore. On va lever les couleurs et hurler la Marseillaise. Un peu de chauvinisme dans les chaumières, ça ne fait de mal à personne par les temps qui courent. L’heure du Jugement Dernier arrive et le vin Français (Bordelais) peut enfin triompher des amerloques. En prime, l’assurance d’une promo gratis pour mes deux confrères, leurs ouvrages et leurs futures opérations, promo aussi pour la filière vins qui en a bien besoin, pour les GCC du Bordelais, pour les GCC des Amériques, pour Lavinia, bien fournie en vins étrangers, L’Express, et tutti quanti.

Fin heureuse de l’opération du Dernier Jugement de Paris. Rappelons au passage que la vraie dégustation de Paris, celle de 1976, était organisée à l’initiative de Steven Spurrier alors marchand de vin aux Caves de la Madeleine où l’on donnait en sous-sol des cours de dégustations très prisés dans le cadre de l’Académie du Vin. J’ai bien connu Steven à cette époque. Aujourd’hui, il est éditorialiste à Decanter, l’équivalent de la RVF en Grande-Bretagne, et il exploite un domaine dans la campagne anglaise où l’on cherche à imiter les champagnes, semble-t-il avec succès. Je ne vais pas faire la genèse de cette dégustation devenue historique puisque l’on trouve tout désormais sur Wikipédia, mais il y avait parmi les organisateurs Patricia Gastaud-Gallagher, une Américaine qui dirigeait l’Académie du Vin. Aujourd’hui, si mes sources sont exactes, elle est à la tête du département Vins de la section parisienne de l’institut américain Le Cordon Bleu après s’être occupé du Who’s Who du Vin.

Le jury d’alors était alors astucieusement constitué de « juges » bien de chez nous et quelque peu incompétents en matière de vins, allant d’Odette Khan, directrice à l’époque de la Revue du Vin de France, à Raymond Oliver le chef bien connu de la télé d'alors. Les notes de Spurrier et de Gallagher n’étaient volontairement pas prises en compte afin que l’on ne puisse leur reprocher quoique ce soit. Lire la suite - très croustillante et édifiante – ici même, surtout quand on sait que Spurrier s’attendait à ce que les Bordeaux dominent.

À l’époque, Michel Bettane, était peut-être trop jeune pour participer. On peut parier que s’il avait été présent dans le Jugement, en compagnie de dégustateurs chevronnés comme Bernard Burtschy, Didier Bureau ou Michel Dovaz, le résultat eut probablement été tout autre. Régulièrement de nouvelles dégustations sont organisées de par le monde, souvent sur le même thème France/Californie. On aimerait qu’une manifestation plus sérieuse, plus scientifique aussi, puisse rassembler les grands vins de l’ancien monde, d’Italie, d’Espagne, du Portugal, de Grèce, pour ne parler que de ces pays, face aux vins du nouveau monde, Australie, Argentine, etc. Ironie du sort, la plupart de ces grands vins sont commercialisés à Lavinia. Mais il n’y a rien de plus con que les compétitions. Bref, en matière de vins, le jour du Jugement Dernier est loin d’être arrivé. Qui s’en plaindra ? Pas moi.

 Michel Smith

 

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 00:11

Vous ouvrez vos petits yeux, et  à l'heure où paraît l'astre du jour, moi, je rentre de l'Aube... et plus précisément de chez Veuve Devaux.

La marque est née à Epernay, et ses assemblages font encore la part belle aux jolis chardonnays de Chouilly et de la Côte des Blancs ; mais intégrée au groupe Coopératif Union Auboise, son ancrage est aujourd’hui dans la Côte des Bars, entre Bar sur Aube et Bar sur Seine, au Sud-Est de Troyes.
C’est de cette zone vallonnée, «Sudiste» pour la Champagne (nous sommes à 150km au Sud de Reims !), qu’elle tire ses excellents pinots noirs – ceux là même qui font la réputation d’un cru local, les Riceys.

Si je me suis rendu sur place, c’est pour le lancement officiel du dernier Millésimé de la Collection «D de Devaux». A savoir: le «D» 2002. Veuve Devaux ne millésime pas tous les ans, et certainement pas pour cette gamme de prestige. C’est donc un véritable événement pour la marque. Le signe d’une année exceptionnelle.
Un assemblage précis : 52,5% de pinots noirs de l’Aube, 47,5% de chardonnay de la Côte des Blancs.

01279629342Champagne_Devaux_D_millesime2002.jpg"D" 2002

Excellent compromis, déjà au nez, où l’élégance le dispute au vineux. Belle bulle fine, marmelade de clémentines de Corse (aucun mérite à retrouver cet arôme, j’en ai un pot d’ouvert à la maison), cédrat confit, belle bouche crémeuse, où la vivacité du citrique se mêle au gras de la texture ; la finale revient sur les agrumes, bien soutenue par la vinosité du pinot noir. L’ensemble laisse une impression de jeunesse et d’allégresse. L’élégance joyeuse d’une jeune femme du monde. Du grand art. 

Au fait, l'habillage est superbe.

 

Hervé

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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 00:04

 

SBCathtaas.jpg2010 Sauvignon Blanc, Cher Valley

Although it is a very sound principle to be very wary of hype propagated by wine producers and disseminated by journalists, 2010 in Loire will certainly be the best vintage to date of the second decade of the 21st Century.

Picking is getting underway in eastern Touraine with the early varieties like Sauvignon Blanc and Chardonnay. The latter is mainly used for sparkling wines, especially Crémant de Loire. The vintage  is well underway in Muscadet. However, it is unlikley that a start will made on Cabernet Franc and Chenin Blanc before the beginning of October. Producers in the Coteaux du Layon and Coteaux de l'Aubance may not finish until mid to late November depending on the weather.

I'm increasingly  persuaded that it is very difficult and rare for a Loire vintage to be good for all of the wines, since there is such a diversity of grape varieties and styles made as well as the length of the vintage.

I'm off to the Pays Nantais today to see how Muscadet harvest is coming along. I will report next week.


Cot10as.jpg2010 Côt

Jim

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