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  • : Cinq passionnés du breuvage de Bacchus parlent du vin sous toutes ses facettes.
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POURQUOI CE BLOG?

Ce blog est né de l'heureux hasard d'une rencontre, en 2010, au Salon des Vins de Loire d'Angers, autour d'un verre de rosé de Bourgueil - celui de Pierre Jacques Druet. Il y avait là cinq "plumitifs" du vin. Le rosé aidant, l'idée a germé de créer un espace commun.
Parce qu'à cinq, on peut aborder plus de thèmes.
Parce qu'on peut débattre.
Parce qu'on peut partager. Des coups de coeur, des coups de gueule, de l'expérience.
Et qu'est-ce que le vin sinon une boisson de partage?
De ces cinq, certains sont déjà des blogueurs confirmés, d'autres non.
Comme il y a les 5 sens, il y  a maintenant les 5 du Vin.

Les 5 du Vin

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QUI SOMMES-NOUS?

David Cobbold (Eccevino) est le plus français des journalistes anglais du vin, ou vice versa. Il a reçu en 2011 le Wine Blog Trophy pour  son blog, More than Just Wine.

Jim Budd, sujet de sa Gracieuse Majesté, est journaliste pour diverses revues britanniques. Amoureux des vins de Loire, il leur consacre un blog, Jim's Loire, primé en 2009 du Wine Blog Trophy.

Hervé Lalau est un journaliste français écrivant pour diverses revues et sites français, belges, suisses et canadiens. Son blog "Chroniques Vineuses" lui a valu le Wine Blog Trophy en 2010.

Michel Smith, PourLeVin, est un journaliste français établi en Roussillon, travaillant pour diverses revues et guides en France. Il s'intitule lui-même "Journaliste en Vins et autres Plats de Résistance".

Marc Vanhellemont est un journaliste belge travaillant pour divers magazines en Belgique et en France. Incontournable, sauf par la face nord.

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Le Calendrier des 5

Retrouvez vos chroniqueurs préférés grâce à notre fameux Calendrier

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The Famous 5

Vous voulez-en savoir plus sur nous? Nos portraits se trouvent en rubrique The Famous 5.

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Les textes signés n'engagent que leur auteur.

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Sauf mention contraire, les textes et photos sont protégés par le Copyright de chaque auteur, individuellement pour les articles signés, ou collectivement pour les articles coopératifs des 5 du Vin.

Jim Budd's photographs are licensed under a Creative Commons Attribution-Noncommercial-No Derivative Works 2.5 UK: Scotland License.
12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 08:43
We are happy to announce the creation of a new discussion group on Facebook that's right in the centre of our interests: Save the Wine Column. Here's the link
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Published by les5duvin - dans Vu d'Albion
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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 06:00
Poussé par ses désirs, inhibé par ses routines, forcé par son entourage ou simplement tenté ou séduit par l’autre, le mariage de deux personnalités reste un exercice compliqué. On peut faire dans la haute voltige, le truc impossible à reproduire, mais à quoi bon… Non, il faut rester simple, ce qui n’exclue pas l’originalité. Celle qui suggère une autre vision, qui nous sort du carcan, qui nous montre d’autres voies. Bref, la positive, la novatrice, qui finit par imposer, non pas de nouveaux diktats, mais une ouverture d’esprit pourvoyeuse de richesses insoupçonnées.

Les accords des fromages et des vins en sont un exemple pertinent !

Il y a encore peu, les combinaisons proposées déclinaient les vins rouges. Ceux-ci, bien puissants, puisque la logique les plaçait à la fin du repas, fonctionnaient parfois sur l’une ou l’autre pâte cuite, sur une croûte lavée, mais se ramassaient un râteau avec les bleus, les chèvres affinés, voire les croûtes fleuries. Les mariages ressemblaient plus à « l’auberge des culs tournés » qu’à une noce prometteuse. Aujourd’hui, dix ans se sont passés, il est de bon ton de proposer du blanc. On en est là, guère plus loin; vous évoquez les bulles, les rosés, les sucrés... «Ah bon, vous croyez?» vous rétorque-t--on d’un air dubitatif.

Il n’y a rien à croire, il faut essayer… C’est le goût, l’affinité de chacun qui prévaut !

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Essayons en exemple une double formule Comté

Accord jeune et spontané


Comté fruité et Champagne Cuvée D Veuve Devaux

Le Comté

Pâte ivoire. Texture élastique à grains fins. Odeur de lait bouilli avec un trait de chicorée. Moelleux en bouche avec des nuances épicées qui évoluent rapidement vers les gelées de fruits blancs, pomme et poire, relevées de curcuma.
Comté de 7 mois affiné à Poligny en cave chaude.

Le Champagne

Robe mordorée. Nez torréfié et grillé qui mélange les agrumes confits aux fleurs blanches et au miel de genêt. La bouche évolue tout de go vers des marmelades aux trois agrumes, les belles amertumes s’adoucissent de fruits secs, abricot et mangue, puis encore d’amande et de noisette.
Assemblage : 60% Pinot Noir, 40% Chardonnay. Vins de réserve : 30% vieillis en foudre de chêne. Vieillissement de 36 mois sur lattes. Dosage : 8g/l

Comte-3.jpg

L’accord

Il se passe d’entrée sur les fruits secs, le vin développe l’amande et la noix du Comté encore jeune, c’est comme s’il lui donnait quelques mois de plus, une maturité précoce pour qu’ensemble ils puissent se correspondre et converser accompagnés des gelées de fruits et des miels de chacun.

Accord en douceur…

Comté 18 mois et Porto Niepoort 10 ans

Les 18 mois d’affinage donnent au Comté une complexité gustative remarquable. Il est à l’intermédiaire de ses possibilités aromatiques. Plus jeune, il offre ses parfums fruités. Plus vieux, il devient plus fort au goût, voire un rien piquant. À la fin de son adolescence, il plaît à la majeure partie des consommateurs avec son reliquat fruité et l’apparition de la torréfaction, des épices.

Le Comté
Couleur ivoire moyen. Texture élastique à grains fins, apparition des cristaux. Odeur de lait bouilli au poireau, d’oignons grillés, avec les notes sucrées du caramel et de la vanille, d’abricot et de gelée de poire. Le poireau et l’oignon se retrouvent en bouche, avec la vanille et l’amertume légère de la réglisse, un ensemble curieux et très nerveux, adouci par les fruits.

Le Porto

Ambre brun. Nez de caramel brûlé, de réglisse, de poivre noir, de cerise confite, d’orange amère, de quinquina. Bouche au sucre croquant, au caractère capiteux qui offre des cafés caramélisés et vanillés. La douceur ambiante se rafraîchit sur la longueur grâce à la volatilité alcoolique.
Les « 10 ans » correspondent à l’assemblage de différentes années dont la moyenne équivaut à 10 ans. L’élevage long en barriques de chêne usagées d’une capacité de 550 l décolore le vin. Il reste 103 g/l de sucre pour un titre alcoolique de 20°. Les vignes dont est issu le vin atteignent 60 ans.

Comte 10

L’accord

Accord très précis, très pointu, dans lequel les quantités jouent un rôle important, il faut plus de fromage que de vin pour bien en apprécier l’alliage. Viennent alors spontanément la garrigue chaude de soleil, les herbes sèches, les épices, le café, l’iode. Le Porto déshabille le Comté, lui enlève tout son galbe, son embonpoint, et met en évidence sa richesse aromatique. En échange, le fromage absorbe le sucre et l’alcool et redessine les contours parfumé du lusitanien.

Marc Vanhellemont
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Published by les5duvin - dans Marions-les!
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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 14:55

Voici, pour les non-anglophones, mais aussi pour le plaisir de vous en parler moi-même, une petite éxégèse perso du texte de Jim publié mardi sous le titre "The End Of Vin Britannia?". Vos réactions sont les bienvenues.

 

On pense toujours, dans certains cercles d'initiés, que la Grande-Bretagne est une sorte de Mecque de la presse du vin, dont les Prophètes s'appellent Hugh Johnson, Oz Clarke et Jancis Robinson.

Il semble que cette belle image appartienne au passé.

Comme le faisait remarquer Jim, bon nombre de journaux britanniques stoppent leurs chroniques vin, ou remplacent les titulaires salariés de leur rubrique vin par des free-lances, et pas toujours des journalistes, plutôt des sommeliers vedettes, des "peoples". Malheureusement, la course à l'audience ne va pas forcément dans le sens de la qualité des chroniques.

En parallèle, les éditeurs spécialisés dans le vin semblent de moins en moins innovants, préférant soit rééditer de vieux ouvrages, soit faire appel à des vedettes qui n'ont pas toujours le sens voulu de la déontologie. Ainsi, une affaire récente, celle du guide d'achat de Matt Skinner, pris en flagrant délit de commentaire... de vins non encore produits. Le pire étant la ligne de défense adoptée par son éditeur:  grosso modo, "Les commentaires de Matt ne sont pas à ce point précis qu'on ne puisse les utiliser pour plusieurs millésimes". Pourtant, le livre, lui, est réédité chaque année et un millésime différent du vin figure à chaque fois!

Mais le plus drôle, et le plus illustratif de la dérive de la presse britannique vers ce que l'on ne peut qualifier autrement que de l'amateurisme, c'est chez Mitchell Beazley qu'on doit le chercher. Savez-vous que pour la couverture du guide de Rosemary George, "The Wine of the South of France, From Banyuls to Saint Raphael", l'éditeur n'a rien trouvé de mieux qu'une photo... de la Montagne de Corton, en Bourgogne. Mais comme on dirait aujourd'hui, "Where the fuck is Corton"?

Et puis sommes-nous si sûrs que cela ne pourrait pas arriver chez nous?

Ceci me fait penser à une phrase de Clemenceau: "La guerre est une chose trop grave pour être confiée à des militaires". On croirait qu'aujourd'hui, la rubrique vin peut être confiée à n'importe qui, sauf à de vrais journalistes.

Dites-moi que je me trompe!


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Published by les5duvin - dans Vu de Brussels
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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 06:56
Smith

Ca commence mal. Il semblerait que je ne sois pas le seul à entrer dans le tout nouveau club "Gastro d’Angers". J’apprends que mon ami Hervé serait aussi atteint. S’en est-il sorti, alors que de mon côté, ayant presque tout essayé, je me suis enfin, de guerre lasse, mis à la diète ? Le thym de mes Corbières voisines en tisane, le kinkeliba de Casamance (Sénégal), le pain de singe (fruit du baobab) réduit en poudre, trois ou quatre médicaments grappillés dans ma réserve, le pastis pur, le coca-cola, rien n’y fait. Si vous avez une suggestion, merci de la partager. C’est la condition sine qua non pour devenir membre d’un club que j’espère très fermé… Sorry Jim, je n’ai pas de Chinon blanc en cave. J’ai essayé de le remplacer par un verre de Montlouis sec («à prendre toutes les trois heures» comme tu le recommandais), mais pour l’instant, ça ne change rien. Peut-être faut-il persévérer…

J’entends déjà hurler les chers confrères complices de ce blog : "Comment un journaliste en vins peut-il en arriver là ? Quelle déchéance ! Y nous fait chier avec ses problèmes perso". Navré les gars, je pensais simplement qu’il était opportun de mettre un peu d’humour dans notre initiative.

Donc, en dépit ces avatars (mot revenu à la mode), je suis rentré une fois de plus du Salon des Vins de Loire d’Angers la tête pleine de vins enthousiasmants. Cela n’a rien d’original, mais je vous livre en vrac cinq coups de cœur parmi de nombreuses (re)découvertes. J’aurais l’occasion de citer d’autres tant je me sens frustré d’oublier les Buisse, Baudry, Blot, Caillé, Michon, Crochet, Coste, Balland, Mourat, Million, Delecheneau, Gauthier, Carême, Caslot, Laloue, Chidaine, Redde, Caillebourdin, et autres champions ligériens.

-En progression, le Domaine Henry Pellé (Menetou Salon) m’a fait grande impression. Ses Morogues Ratier ou Blanchais 2008 sont des blancs exemplaires de précision et de fraîcheur que l’on a envie de garder pour une poularde en demi-deuil! Julien Zermott, à qui Anne Pellé avait confié la direction du domaine à la mort de son mari, peut se retirer dans ses vignes du Haut Languedoc: la succession est bien assurée par le jeune fils d’Anne, Paul-Henry Pellé, dit «Paulo», qui va nous étonner dans les années à venir.

-Ce n’est pas nouveau, mais Pierre Luneau (Domaine Luneau-Papin) me surprend de plus en plus. Je goûte ses vins une fois tous les deux ou trois ans et, à chaque fois, je reste scotché. Cette fois-ci, c’était après ma rituelle série des Vouvray de Huet (merci Noël) à laquelle je ne déroge jamais. Passer après les éblouissantes premières tries du Mont (08 et 09), il faut avoir du coffre. Eh bien pour l’ami Pierre, pas de problème ! Son Clos des Allées (un cru monopole sur schistes) 2009 me va droit aux tripes tant et si bien que j’en ai fait mon coup de cœur pour le magazine qui voudra bien de ma prose cette année. Il ne se vend que 7 € départ cave. «Là y’a du jus de cailloux», me lance Pierre en servant sa Butte de La Roche (2008 et 2009) issu d’un sol de serpentinite (volcanique), un blanc aussi serré que dense et long. Quant au Pierres Blanches (mica-schiste) 2008, il est clair et aussi pur que de l’eau de roche. Peut-être qu’un jour ce domaine sera noté à sa juste valeur par les principaux guides…

-Sur le même stand, Pierre-Jacques Druet, dont je sais le sérieux, était toujours un peu oublié dans mes dégustations. C’est lui qui est l’auteur du Bourgueil rosé 2008 responsable de la création de notre blog commun. Tellement bluffé par la finesse du nez de son rosé de saignée, par le gras et la longueur du vin, je l’ai supplié de me confier une bouteille à partager avec mes potes en salle de presse (voir photo). Résultat, ce vin exquis a scellé notre union blogeuse. Son prix départ cave : 5,20 € ! Mais attention, je me garde l’exclu de ce vin pour un prochain spécial vins ! Son Fief rouge 2009 en cours d’élevage en cuve, se goûte aussi divinement bien. Comme quoi il est bon de revenir de temps en temps à ses classiques…

Druet

-Dagueneau, tout le monde connaît, même s’il n’est plus là pour faire les vins.
Mais qui fréquente les filles Dagueneau, Florence et Valérie de leurs prénoms? Pardi, moi, le premier! Elles continuent sur la lancée de leur père Serge (Domaine Serge Dagueneau), mais surtout de leur arrière grand-mère, Léontine, à qui elles ont dédié une cuvée du même nom. Un Pouilly Fumé 2008 superbe au nez, soyeux, dense, structuré et drapé d’une surprenante fraîcheur. Leur cuvée Les Filles est également un pur moment de bonheur, grâce à un léger surcroît de maturité dans les raisins. Et puis ces demoiselles à l’accent rocailleux ont vinifié aussi un étonnant blanc Vin de Pays des Coteaux Charîtois 2008 qu’il faut à tout prix découvrir pour sa minéralité.

Bien sûr, en trois journées non stop de dégustations de stand en stand, j’ai goûté des tonnes de vins formidables chez les plus connus des grands vignerons de Loire. Mais je m’en voudrais d’oublier Valérie et Patrice Colin dont les Coteaux du Vendômois ne cessent m’éblouir à l’instar de ce blanc 2009 Pente des Coutis magnifique de fermeté et de longueur en bouche. Le gris Bodin 2009, vieilles vignes de pineau d’aunis, est quant à lui superbe de droiture. Dans les trois couleurs, le domaine Colin a des vins de plaisir à prix décents.

Michel Smith
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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 14:24
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Je n’avais jamais pensé à un chiffre porte-bonheur, les pattes de lapin, c’est pas vraiment mon truc .

Toutefois, le 5 vient de s’imposer ! Suis né en 55 du siècle passé, gamin j’ai adoré le Club des 5, à la maison on est 5, voilà que je rejoins le blog des 5…

Côté vin, ça a commencé tôt avec une première cuite à 5 ans, sur la rive allemande de la Sûre. J’y faisais du camping avec mes parents. Mon père ne m’a jamais interdit de tremper mes lèvres dans un verre de vin. Ce soir-là, dans le feu de la conversation, il ne s’était rendu de compte de rien. Voilà l’endroit, certes peu glorieux, où il faut chercher l’origine de ma passion.
Plus tard, durant ma vie d'étudiant, la bière a pris le dessus. J’ai même entamé des études d’ingénieur brasseur, c’est dire. Y avait trop de maths ! Je me suis enfui pour embrasser la carrière de prof de sciences. Ça, ça m’aide encore aujourd’hui.

Journaleux, je ne le suis devenu qu’après une longue étape commerçante, bien caractéristique de la Belgique. Les collèges bruxellois ne voulant pas de moi pour cause de surnombre de profs, j’ai repris, pour gagner des sous, une baraque à frites. J’y suis resté de nombreuses années, ça m’a appris le contact.

Parallèlement, vers la fin des années 80, je suivais des cours du soir d’initiation à la dégustation et à l’œnologie. C’est là que j’ai rencontré de futurs sommeliers et importateurs encore actifs aujourd’hui. Moi, je faisais ça pour le fun, ce sont mes potes qui m’ont suggéré d’en faire un métier. "Lequel, les mecs?", leur ai-je rétorqué. "Journaliste ? Surtout pas, j’aime pas écrire ! "

Du moins, je n’aimais pas, ça me flanquait la trouille. Vers le milieu des années 90, un de mes potes de cours, Daniel Marcil, devenu sommelier et participant aux dégustations d’In Vino Veritas, m’y a fait inviter. Une année plus tard, Philippe Stuyck, le rédac' chef, m’a proposé d’écrire dans sa revue. Mon premier papier sortait quelques temps après, un accord aventureux du Comté et de quatre vins, dans la rubrique «Le Corbeau et le Pinard».
Allait suivre, un article sur le Vin Jaune. Après ça, j’étais rassuré.

Et me voici propulsé blogueur, quelle bonne blague. Heureusement, je me sens bien entouré, que des caractères !
Ça va être super !
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Published by les5duvin - dans Famous 5
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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 10:56
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Difficile de parler des vins du Jura sans évoquer au moins une fois le nom de Tissot.
Oui, mais la cousine du Sud-Ouest? La cousine, c’est Magali, l’exploitante, avec Ludovic Bonnelel, du Domaine du Pech, à Buzet. Je l’ai rencontrée à Angers, sur le salon "Renaissance des Appellations".

Une petite femme pleine de vie, l’œil qui brille, le geste sûr et la parole franche… tiens, on dirait ses vins!

De Buzet, jusqu’à présent, je n’avais guère goûté que les vins de la coopérative, qui fait ce qu’elle peut pour faire oublier que Buzet n’est plus en Bordelais. Et rien de plus normal, puisqu’elle représente les 9/10èmes de la production. Notez qu’elle ne démérite pas. Il fut même un temps où sa cuverie ultramoderne faisait saliver les Australiens
Mais de là à dire que ses vins m’ont jamais transporté… Cabernet-merlot, merlot-cabernet, plus ou moins boisé ; pas mal vinifié, mais un peu passe-partout.
Il me restait à faire la connaissance des vins du Pech. 17 ha en conversion biodynamique depuis 2005. A priori, le moyen de faire, sinon du bon, au moins du pur.

Pur, c’est le mot qui m’est tombé des lèvres quand je les ai sorties de mon verre de Jarnicoton, l’entrée de gamme. Malicieuse, Magali me demande : «Vous connaissez l’histoire ? » Et oui, je veux, que je connais ! Le Père Coton était le confesseur d’Henri IV, figure tutélaire de Buzet. Et pour éviter de voir le Roi blasphémer, de Jarnidieu en ventrebleu, il avait conseillé au Vert Galant de dire « Jarnicoton ».
Tout cela pour expliquer que cette entrée de gamme est placée sous le signe de  la truculence. Le nez est joliment fruité, fin, avec quelques notes de réglisse et de bois des iles. De bois, pourtant, le vin n’en a pas vu. En bouche, c’est souple, mais assez structuré quand même. La finale est délicatement.

Autre choc : Le Pech Badin 2005. Un cabernet Sauvignon d’une fraîcheur comme peu de Bordelais savent en offrir, surtout à cet âge. Un croquant, une richesse, et une élégance rares. Pourquoi faut-il que des mêmes formules éculées reviennent toujours me hanter pour ce type de vins ; du genre : la main de fer dans le gant de velours ; pourquoi pas la féminité virile, pendant qu’on y est… Mais c’est ce qui me vient à l’idée. Belle matière, de la complexité, une belle expression minérale, mais aussi 100% de plaisir sur l’instant. ; un poil de sucre résiduel, aussi, si je ne m’abuse, qui renforce le fruité. Bref, une bouteille avec laquelle on a envie de badiner longtemps.
Bravo, Magali, vous êtes en passe de vous faire un prénom!

Hervé Lalau
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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 08:06
Voici les réponses à notre Quiz de samedi dernier


1 A - 2 B - 3 A - 4 C- 5 A


Bravo à tous les gagnants!
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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 19:36
Le nouveau président du Syndicat des Vignerons de Champagne, Pascal Férat, devra s'attacher à rassembler une famille divisée par des mois de querelles au plus haut niveau. Pour ce faire, il s'est d'emblée placé dans les traces d'Henri Macquart, ancien président du SGV et président de coopérative, dont il a cité cette phrase "Coopération et manipulation sont de la même race."
Sortie de son contexte strictement vigneron et champenois, pas sûr que la citation soit très heureuse. Car la manipulation, ces derniers temps, au SVC, on dit que ça concernait plus les finances et les élections que la vinification!
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Published by les5duvin - dans Mieux vaut en rire
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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 14:05
Yesterday’s news that Tim Atkin’s weekly column for the Observer newspaper (the world’s first Sunday paper, first published in 1791 and now part of the UK Guardian newspaper group) is to be axed from next week has many echoes.  (See here  and here).

Tim-Atkin-s.jpg
Tim Atkin MW

Firstly it is a further diminution of the place of wine in the UK’s national papers. Richard Ehrlich’s column in the Independent on Sunday was axed two or three years ago, then Joanna Simon’s Sunday Times column was taken in-house after a run for 22 years. Now Tim’s award winning weekly column will be shrunken almost to invisibility. This leaves only Jancis Robinson MW in the Financial Times and Anthony Rose in The Independent as trenchant and interesting writers with regular wine columns in the UK quality papers.

As an aside it is a further mark of The Observer’s descent into mediocrity and irrelevance. When I first heard about the fate of Tim’s column I tried without success to think of the name of the current editor of The Observer. Not a clue – a long way from the era when this paper’s editor was a national figure!  There was a time not long ago that the first part of my Sunday mornings were spent propped up in bed reading The Observer – not anymore. At well over £2 a copy now, it does not merit the price of admission, particularly as the few interesting features left can in any case be accessed on-line.

But the fate of The Observer is not pertinent to this blog. Of more interest is that this is yet another symptom of the decline of Vin Britannia – the fading of the golden age for both UK wine writers and the country’s claim to be the most important, varied and influential wine market in the world.

From the 1970s and for much of the latter part of the 20th century the UK could make a realistic claim to have virtually all of the most influential wine writers – Hugh Johnson, Michael Broadbent, Clive Coates, Jancis Robinson MW, Andrew Jefford, Oz Clarke to cite some of the leaders. All this backed by a vibrant and adventurous wine publishing sector. How many now committed wine drinkers were inspired by Hugh Johnson’s Wine and then his World Atlas of Wine?

It is sad to see UK wine publishing’s current timid and sclerotic state. I can’t remember the last ground breaking book produced by a UK publisher. Instead they are wedded to either new editions of old classics or the promotion of ersatz wine celebrities. Anything new or daring has to be self-published. 
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Perhaps a nadir was reached late last year when it emerged that Matt Skinner, Mitchell Beazley’s celebrity wine writer, hadn’t tasted all of 100 wines selected for his Juice 2010.  No wonder this is called ‘the easy guide to the best wine’! No work involved just a touch of imagination. The most regrettably aspect of this tawdry affair was that a once fine publishing house attempted to defend the indefensible. One should not be surprised as they still list Matt Skinner’s Thirsty Work that is so littered with ludicrously elementary howlers that all remaining copies should have been pulped long ago.

But perhaps it is a question of Gallic humour since Mitchell Beazley is now owned by the Hachette group and they were probably amused that their UK arm chose to publish Rosemary George’s Wines of The South of France with a picture of the hill of Corton on the front cover. 

Now if you want lively, interesting and new wine book publishing in English you have to cross the Atlantic.

This sharp decline is mirrored in the once much vaunted UK wine market. I don’t know if anyone still has the gall to trot out the old boast that the UK is the market where everyone wants to be present. In the past it was a valid claim but no longer as the UK supermarkets have become ever more powerful and less adventurous. Once wedded to innovation, they are now fixated by cut price promotions and the never-ending scrabble for market share and profit.
Half-prices-copy.jpg
I’ve lost count of the number of good and excellent producers, who have sensibly decided that trying to export to the UK is not worth the effort. Why would they want to cut prices when there are other markets willing to pay a fair price for quality?

One bright spot amid this gloom is the number of vibrant small independent UK wine merchants. But unfortunately just the sort of business that is likely to be hit by the axing of Tim Atkin’s Observer column.

Can the net and, in particular wine blogs replace this level of exposure and are the independents canny and switched on enough to try to exploit this relatively new resource?


(c) Jim Budd

More info: Tim Atkin on wine critics: click here
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Published by les5duvin - dans Vu d'Albion
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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 10:23
JimIt is difficult to say when I first started to notice and be interested in wine. Certainly as a young child I remember my parents having wine on special occasions – mainly white wine and either French or German.

At Manchester University, during the second half of the 1960s it was mainly beer – not always in moderation! When I moved to London in 1970 beer still held sway but wine gradually loosened beer’s grip. Like most UK wine drinkers at this time I started on German wines Liebfraumilch and the like before graduating to white Burgundy, in particular Puligny and Chassagne-Montrachet. At this time a bottle of Chassagne could be bought retail for around £4.50 to £5.

I guess wine really took off for me when I became the social secretary of the staff room council in the South London comprehensive where I was teaching English. I used to order wine from Cuddeford Brothers a long disappeared London City wine company. Cuddeford was bought in 1977 by Mayor Sworder and is now part of Davy’s, best known for their wine bars. We had a month to pay for the wine, so I would sell wine to the staff outside school hours. In 1975-76 we had a turnover of just over £2500 – a lot of money in those days! Although this included social functions, wine made up a significant part of the total.

I remember the Cuddeford list from 1976 when a case of 1974 Leoville Las Cases was only a £1 or more than a case of Crown of Crowns Liebfraumilch. How times have changed!
  
My interest in the Loire and its wines was kindled by visit and tasting with Gaston Huet in late August 1979. Carole, my partner, and I had spent five weeks driving around France and Italy covering some 6500 miles in a Renault 5. We were on our way back home to London but wanted to visit Vouvray to taste its sweet wines. I had no inkling that nine years later I would change my life and start writing about wine.

Clutching the then current edition of Hugh Johnson’s The World Atlas of Wine, which recommended the wines of Gaston Huet, we searched the by-ways of Vouvray looking for Le Haut Lieu. In those days there was no sign only the name carved in the limestone gateway. We wandered into the courtyard of Le Haut Lieu, an attractive manor house. It hadn’t occurred to us that we might need to make an appointment but we were in luck as Gaston Huet was around and had time to give us a tasting.

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We sat with Gaston in a comfortable room in the Haut-Lieu sipping a 1966 moelleux from the special Vouvray glasses with a small dish of walnuts and attempted to converse in our then very limited French. Even though this was the very late 1970s the price list still had 1966, 1964 and, I think, 1961 moelleux on it. He was charming and we must have spent half and hour or more with him. We selected five bottles of moelleux from 1964 and 1961 – we didn’t have much space in the motor, having already bought some wine in Bordeaux and the Rhône, and at that time you could only bring back into the UK a small amount of wine before paying duty and vat on it. It wasn’t until we got back to London that we discovered that Gaston Huet had given us an additional bottle.

My interest in the Loire continued to grow and in 1987, with a group of friends, we bought a house in Epeigné-les-Bois, a small village in eastern Touraine in the Cher Valley. The next year in August I left teaching following the abolition of the Inner London Education Authority – an act of vandalism by Margaret Thatcher but it worked out well for me! The abolition meant that the special project I had been working on ceased and I had to choose whether I would return to classroom teaching or do something different. 

As I had a friend, who had become publisher of the now long deceased Taste magazine, I decided that I would start writing about wine, with the thought that I could always return to teaching if things didn’t work out.

In late 1988 had a chance meeting with David Rowe, who had recently been appointed editor of Decanter, at a smart dinner organised by the Sherry Institute at Mosimann’s. We chatted about what I was doing. At this stage, although I had written several articles for Taste, none of my pieces actually appeared because of the long lead-in times, so some minor embroidering was necessary – glossing over this. To my surprise and delight David asked me whether I would write for Decanter. The first Decanter piece I wrote was a follow-on from this dinner at Mosimann’s – suggesting Sherries to go with recipes provided by food writer Jill Cox.

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Soon after David Rowe, who incidentally is now based in Bordeaux and makes wine in various countries including India, commissioned me to write a piece on Muscadet, which in those days was still fashionable with vast UK sales. In February 1989 Carole and I spent four days in the Pays Nantais visiting producers, including Jean-Ernest Sauvion of Château du Cléray, Louis Métaireau, Chereau-Carré at Château de Chasseloir, the Marquis Robert de Goulaine at Château de Goulaine, Jacques Guindon (Muscadet Coteaux du Loire and Coteaux d’Ancenis) and a meeting with Jean-Luc Blanchard, long-time export director of Donatien Bahuaud. It was an intensive but fascinating visit and a steep learning curve for me for I knew little about how wine was made and my French was extremely limited. Among the many things I learnt was that well-made Muscadet, contrary to popular belief, could age well.

That’s how my great adventure of visiting and writing about wine, winemakers and vineyards around the world started – an endlessly fascinating world!
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Published by les5duvin - dans Famous 5
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