Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de les5duvin.over-blog.com
  • Le blog de les5duvin.over-blog.com
  • : Cinq passionnés du breuvage de Bacchus parlent du vin sous toutes ses facettes.
  • Contact

POURQUOI CE BLOG?

Ce blog est né de l'heureux hasard d'une rencontre, en 2010, au Salon des Vins de Loire d'Angers, autour d'un verre de rosé de Bourgueil - celui de Pierre Jacques Druet. Il y avait là cinq "plumitifs" du vin. Le rosé aidant, l'idée a germé de créer un espace commun.
Parce qu'à cinq, on peut aborder plus de thèmes.
Parce qu'on peut débattre.
Parce qu'on peut partager. Des coups de coeur, des coups de gueule, de l'expérience.
Et qu'est-ce que le vin sinon une boisson de partage?
De ces cinq, certains sont déjà des blogueurs confirmés, d'autres non.
Comme il y a les 5 sens, il y  a maintenant les 5 du Vin.

Les 5 du Vin

Recherche

QUI SOMMES-NOUS?

David Cobbold (Eccevino) est le plus français des journalistes anglais du vin, ou vice versa. Il a reçu en 2011 le Wine Blog Trophy pour  son blog, More than Just Wine.

Jim Budd, sujet de sa Gracieuse Majesté, est journaliste pour diverses revues britanniques. Amoureux des vins de Loire, il leur consacre un blog, Jim's Loire, primé en 2009 du Wine Blog Trophy.

Hervé Lalau est un journaliste français écrivant pour diverses revues et sites français, belges, suisses et canadiens. Son blog "Chroniques Vineuses" lui a valu le Wine Blog Trophy en 2010.

Michel Smith, PourLeVin, est un journaliste français établi en Roussillon, travaillant pour diverses revues et guides en France. Il s'intitule lui-même "Journaliste en Vins et autres Plats de Résistance".

Marc Vanhellemont est un journaliste belge travaillant pour divers magazines en Belgique et en France. Incontournable, sauf par la face nord.

Archives

Le Calendrier des 5

Retrouvez vos chroniqueurs préférés grâce à notre fameux Calendrier

Lundi: Cobboldday
Mardi: Buddday
Mercredi: Lalauday
Jeudi: Smithday
Vendredi: Vanhellemontday

Pages

The Famous 5

Vous voulez-en savoir plus sur nous? Nos portraits se trouvent en rubrique The Famous 5.

Responsabilité

Les textes signés n'engagent que leur auteur.

Copyright

Sauf mention contraire, les textes et photos sont protégés par le Copyright de chaque auteur, individuellement pour les articles signés, ou collectivement pour les articles coopératifs des 5 du Vin.

Jim Budd's photographs are licensed under a Creative Commons Attribution-Noncommercial-No Derivative Works 2.5 UK: Scotland License.
18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 11:26

Quand j'ai lu ce titre sur le site de Decanter : "Ancient wine press uncovers bygone export market", mon sang de journaliste n'a fait qu'un tour: quoi, il y avait des critiques vineux en Israël il y a 1400 ans?

Et puis j'ai compris, la presse en question était un outil pour faire du vin, pas un journal ni même un blog gravé dans le marbre.

D'ailleurs, même Michel Dovaz n'est pas aussi vieux que ça.

 

La petite histoire aurait pu s'arrêter là, mais c'était compter sans notre ami Jim, qui apporte sa pierre à l'édifice de la grande Histoire: 

 

Sphinx on a bike


It was actually used to press vast quantities of Aramon and Alicante Bouchet that was sold to Egypt's leading wine importing company, Al Gallo, as Sphinx Pinot Noir.

It may have been Michel Dovaz who discovered the scam...

Repost 0
Published by les5duvin - dans Mieux vaut en rire
commenter cet article
18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 06:11

Jeudi is Smith’s day. Alors, allons-y ! Let’s go ! J’ai revu Meryl Streep (Sur la Route de Madison) avant-hier soir et j’en suis encore tout bouleversé, sous le charme, tel un môme. Je sais, cela n’a rien à voir avec ce qui va suivre, mais quelle allure ! Elle me fait songer à une autre belle rencontrée à Angers… Comment, après ça, me mettre en colère et parfaire ma réputation de râleur ?
-5-copie-1.jpg

Le catalogue «Collection» de Millésima arrive à point nommé… Drôle de timing, direz-vous. Il est vrai, mais la vente d’icônes du vin a ses secrets que seuls les initiés connaissent. À moins qu’il ne s’agisse d’écouler un stock un peu trop pesant pour des investisseurs qui ont du mal à tenir encore debout ? Ne soyons pas mauvaise langue car, malgré les apparences, les prix sont plus légers qu’il n’y paraît et nos amis les riches vont pouvoir remplir leurs caves.


Jugez plutôt. Le catalogue consulté, on trouve pêle-mêle des Krug (1300 € pour un flacon 1996 de Clos du Mesnil), des Dom Pépé bizarrement beaucoup mois chers (295 € pour un 1995), des Salon autour de 350 € (le flacon de 1996) et, étrange, un RD de Boll 1996 à seulement 185 €. On déniche aussi des Bordeaux à prix bradés : 7750 € pour 6 flacons d’Ausone 2005, contre 5500 € pour Mouton (même quantité, même millésime), alors qu’à Barsac on a un divin Nairac 2007 (qui se souvient encore de Nairac…) au tarif de 678 € pour 12 bouteilles.

Bien sûr, il y a des 2002 encore plus raisonnables (450 € pour 12 flacons de Pontet Canet, un cru en hausse depuis qu’il est entré en biodynamie) et des curiosités genre 6 magnums de Chevalier 1983 pour un peu plus de 1000 €, sans compter des « panachages de luxe » comme ces 4 prestigieux millésimes d’Yquem (1988, 1990, 1997, 2001), trois bouteilles de chaque, pour 5800 €.
Je zappe la Bourgogne en notant tout de même les 3 bouteilles de 4 grands crus 1997 à 1800 €, et quantité de belles maisons (Jacques Prieur, Labouré-Roi, Bouchard Père & Fils, etc). Puis l’Alsace entre en scène avec 6 bouteilles (trois fois 2 bouteilles) de SGN de Zind-Humbrecht à 1600 € et plein d’autres choix (Deiss, Hugel, Josmeyer).
Un peu de place pour le Rhône représenté par Chapoupou (12 bouteilles de 4 crus différents en 1998 à 1550 €), Jaboubou (1050 € pour 6 bouteilles de La Chapelle 2005) et Guigal (une seule Landonne 2005 à 495 €), entre autres… Tout amateur digne de ce nom va rêver en consultant les pages de Millésima sur papier ou sur la toile en attendant de dépenser ses derniers deniers dans les primeurs.

Catalogue.JPGLe catalogue Millesima


Et alors ? Alors, la France des grands crus se limite une fois encore au Bordelais, à la Bourgogne, à la Champagne et, à la rigueur, à l’Alsace et à la vallée du Rhône. Tant pis pour les autres. Pas de grands vins en Languedoc, en Provence, en Roussillon. Nada du côté de Madiran, de Bergerac ou de Cahors. Circulez, y’a rien à voir. Les grands vins à prix normaux, cela n’intéresse guère les négociants chics du Bordelais.


Soyons justes, cela excitait vaguement leur curiosité à une époque, mais c’est désormais fini. Ces petites appellations de m…. ne génèrent pas assez de fric. Les gars du Sud sont des poètes, des « hillbillies » tout juste bons à vinifier du rêve. On va me dire que le public n’est pas demandeur, que les vins n’ont pas de notoriété, qu’ils ne se vendent pas, que ces provinces obscures et lointaines manquent désespérément de terroirs, que leurs vins ne sont pas assez racés et que, s’il y avait des grands crus, eh bien cela se saurait nom de Dieu !

Alors allons-y. Sylvain Fadat, Aimé Guibert, Jérôme Malet, Catherine Roque, Olivier Julien, Alain Chabanon, Didier Barrral, Marlène Soria, Christophe Peyrus, Vincent Goumard, Julien Zermott, Basile Saint-Germain, Laurent Vaillé, Laurent de Besombes, Jean-Michel Alquier, Michel Louison, François Henry, André Leenhardt, Gilles Chabbert, Hildegard Horat, Thierry Navarre, n’ont qu’à bien se tenir et ls peuvent creuser leurs tombes dans la garrigue. En vrac encore, les frères Parcé, les Cazes, les Lignères, Reder, Mortillet, Orliac, Daurat-Faure, Clavel, Vidal-Dumoulin, Bergé, Gauby, Boyer-Domergue, Bories, Champart, Izarn, Poudou, Valette, Gardiès, Rimbert, Le Comte des Floris, Nicq, Kreydenweiss, Laguerre, Mocci, Pourtalié, Pithon, Yerle, Sénat, Soulié, Reverdy, Bizeul, Montès, Olivier Decelle, Pierre Cros, Négly, Pech Latt, Marfée, Foulaquier, l’Anhel, Zélige-Caravent, Gravilhas, j’en passe et des meilleurs, ne sont que de fieffés couillons. Des faiseurs de bibines, des bons à rien, vous dis-je. Et je ne cite pas leurs confrères de Provence, les Pibarnon, Tempier et autre Trévallon qui sont juste bons quand on les boit sur place et en rosé de préférence !

Certes, le guide de la RVF, celui de Bettane Desseauve et consorts accordent parfois quelques mérites à ces j’en foutre –même des étoiles pour certains – mais vous n’êtes pas encore au bout de vos peines les gars. Pas encore dignes d’occuper le rang des vins mythiques et iconiques. Patientez encore deux bons siècles. Ne vous plaignez surtout pas. Vous avez de la chance puisque vous n’êtes pour le moment que des curiosités. De vulgaires curiosités.

Je n’ai pas de compte à régler avec Millésima. C’est une maison pour qui j’ai de l’estime. Mais je prends cet oubli du Sud comme une injustice, une de plus, et cela, comme d’habitude me révolte.

C’est que ça me tient à cœur, le Sud. Depuis les années 80 où les gars des Corbières et du Minervois montaient à Paris avec leur fierté en bandoulière. Et pendant qu’ils montaient, moi je descendais pour aller voir de plus près. Putain, j’y croyais dur comme fer. Face à l’ignorance, je me réfugiais déjà dans la provocation. En publiant, par exemple en 1996 un petit livre sur les Corbières, grandissime massif, vaste réservoir de tant de terroirs. Ce fut un flop. Ou encore, dix ans plus tard, en sortant un maladroit mais sincère livre-plaidoyer volontairement intitulé « Les Grands Crus du Languedoc et du Roussillon ». Un bide.
Ou en vinifiant avec des amis un Banyuls «Terra Vynia» dans les années 90. Et en réalisant en 2009 avec d’autres complices mon premier vin « tranquille », un p’tit carignan frais et léger baptisé «Puch» sur une vigne moribonde achetée pour des clopinettes juste avant que ses anciens propriétaires ne l’arrachent. Vues panoramiques sur le Golfe du Lion, les Albères, le Canigou, les Aspres, les Corbières. Grillades et déconnades à gogo.

Que les méchantes langues se rassurent : il n’est point question de profiter de cet espace pour faire ma pub. Le dernier livre s’est mal vendu et il est déjà dépassé, hors actualité. On le brade. Quant au rouge, il n’y a que 500 bouteilles de 2009 sur un marché de copains qui nous font l’honneur de se l’arracher pour 8,50 €. Juste de quoi couvrir les frais d’entretien de la vigne. Pas de pub gratuite donc, ni aucun sentiment d’autosatisfaction. Juste la fierté de vous dire qu’à ma modeste manière, j’accompagne les pionniers, les mal-aimés, les sans grades du vin. La joie d’aller tailler et vendanger avec eux. Le plaisir de dire haut et fort «Vous voyez, j’y crois, car je les aime ces putains de vins et ces vignerons que l’on méprise tant ailleurs».

Bizarrement, alors que dans les années 80 et dans la RVF, je claironnais en solitaire que le Midi était la Californie française, je reste toujours optimiste.
Et fort heureusement, le Sud compte de plus en plus de supporters. Ce qui veut dire que les vins ne sont pas si mauvais. Il y a même sur place un nombre croissant d’étrangers. Venus d’Australie, de Grande-Bretagne, d’Alsace, de Bourgogne, de Lorraine, d’Irlande, d’Allemagne, du Val de Loire, des USA et même du Bordelais, ils sont nombreux à jouer les défricheurs de terroirs dans ce qui reste pour moi la région viticole la plus excitante au monde. On conserve les vieux cépages autochtones, on redresse les vieilles vignes, on isole les parcelles, on protège les sols, on vinifie à l’instinct, on cloue au pilori les croyances et les réserves des œnologues. Et croyez-moi, outre la Vallée de l’Agly, mise en vedette dans une dernière livraison de la RVF, quantité d’autres terroirs commencent à exploser ! Je pense aux Terrasses du Larzac, au Limouxin, au Cabardès, aux Aspres… D’ailleurs, je vous en reparlerai un de ces quatre.

Fin de l’état coléreux. Je m’apaise en revoyant le visage lumineux de Meryl Streep. Meryl, on a besoin de toi dans le Midi. Tu ferais une excellente vigneronne, j’en suis sûr. Et quelle pub ce serait pour nous que de t’avoir aux pieds du Canigou !
Repost 0
Published by les5duvin - dans Vu de Perpignan
commenter cet article
17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 22:06
A un copain journaliste, un éditeur reprochait il y a quelque temps d'écrire "trop vieux".
Quelle étrange reproche! Dans notre métier, seul l'âge apporte une certaine maturité, le critique apprend en dégustant, il forme son goût, il prend de la bouteille, comme un bon vin.
Seule cette maturité lui permet de ne pas tomber dans les écueils de la jeunesse qui ont pour nom la  mode et l'outrance.

Herve-Quebec.jpgCent fois sur votre langue repassez le breuvage...

La mode, parce que sans recul, on s'enthousiasme facilement pour les faux dieux du vin qui éclosent tous les 5-10 ans. Le boisé, le doux, l'alcooleux, puis le sec, le non boisé, le léger, le minéral, que sais-je encore?
L'outrance, parce qu'on a tôt fait de rejeter ce qu'on ne comprend pas. Ainsi, moi qui vous parle, il m'a fallu attendre mes 35 ans pour commencer à comprendre le monde des vins oxydatifs. Et je n'ai pas fini d'apprendre.

Alors si c'est écrire vieux que d'écrire précis et argumenté, je préfère encore ça que d'écrire mode, expéditif et superficiel. Je reste persuadé qu'un bon article, c'est d'abord une bonne maîtrise du sujet, de son contexte, et que le style, c'est l'homme. 
Je suis du temps des plumes sergent-major (OK, la fin, j'ai pu passer au Bic assez rapidement). Pas de celui des textos. Et je m'en flatte.
Quand je lis les dossiers de certains blancs-becs, si sûrs d'eux et de leurs comparaisons à l'emporte-pièce, je me dis que le temps va passer, la poussière se déposer sur leurs pages. Et que si, dans 50 ans, on lira encore la prose d'un Dumay et  d'un Chauvet, ou même celle de mon copain, la leur sera oubliée dans deux. C'est d'ailleurs tout le mal que je leur souhaite  pour qu'ils puissent continuer leur carrière...

Je n'ai pas tout à fait l'âge d'être un vieux con, mais ça vient doucement. Alors autant que vous vous y fassiez... ou que vous changiez de blog.

Hervé Lalau
Repost 0
Published by les5duvin - dans Rubrique destroy
commenter cet article
16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 00:16
It may well be a truism that fashion is a fickle mistress but no less true for that. There was a time when the UK drank container loads of Muscadet and Vinho Verde. In the late 1980s many a wine bar had at least one Muscadet on its wine list.  Then fortune changed and people moved on. Muscadet become a drink of the past. It became seriously uncool to be seen with a bottle of Muscadet as it had a few years previously with Vinho Verde.

Some things deserve to go out of fashion and stay démodé– loon pants and platform heels, for example. Others do not fully deserve to be neglected and I think there is a case to be made with both Muscadet and Vinho Verde – both wonderful partners with fish. But I’m leaping a bit ahead of myself!     

Muscadet’s fall from grace is often ascribed to the severe April frost of 21st/22nd April 1991 that speedily reduced the 1991 vintage throughout much of Western France to a third of normal. Following the frost the price of Muscadet shot up and, as this coincided with the arrival of Australian wines on the UK market, customers rapidly changed their allegiance. Many never returned.

Critics cite the poor quality of Muscadet at the time, which I think is rather over doing it. Certainly there were some poor Muscadets – unripe and oversulphured – but there were also some very good ones as my first press trip the Pays Nantais in February 1989 clearly showed. The quality from producers such as Louis Métaireau and Sauvion et Fils didn’t suddenly nosedive – they just went out of fashion. Once out of fashion it is usually so hard to regain recognition and credibility.

RAAlvarinho08as.jpg
Quinta de Gomare

Vinho Verde and Muscadet have much in common. Neither are flashily aromatic unlike the often brazen but popular, Sauvignon Blanc. They do not not shout out their virtues but given a superb piece of grilled fish or a plateau de fruits de mer, I’d opt for one or the other every time in preference to a Sauvignon Blanc. My choice will depend upon which country I happen to be in and what is on the wine list.

One of the pleasures of spending some time in the Lisbon is the quality of the fresh fish – at its best plainly grilled. A citric and minerally Vinho Verde – usually an Alvarinho is the perfect wine – often nearly a fresh as the fish.

Fortunately it is still difficult to find bad food in Lisbon or in the neighbouring areas, especially if you stick to simply grilled food. But some venues stand out as especially good including one of Europe’s most westerly restaurants (21-923-00-28) at the unspoilt Praia Adraga.

Archb-adragas.jpg
Praia Adraga

The restaurant sits just above the beach and, if you are lucky enough to get a table by the window, you look out over the Atlantic rollers – next land America. Start with a crab, then a sea bass for two accompanied by a bottle of Alvarinho either from Quinta de Gomariz or Muros Antigos. Perfection – simply delicious – who would want something more complicated?

Yesterday four of went across the Tagus on the ferry to Porto Brando and had lunch at Mare Viva (21-295-11-34). To accompany our Arroz da Tamboril (monkfish) and the mixed seafood cataplana we chose a fresh and lemony 2008 Muralles de Monção, a blend of Alvarinho and Trajadura. Again a delicious combination, although less weight than you normally find with a pure Alvarinho.

Grillingfish-Setubals.jpg
Grilling fish in Setubal

There is something wonderful about a long lunch even though it may well finish off the rest of the day but if lunch lasts long enough there won’t be much left of the day anyway!

Last June three of went to La Chope in Tours, one the city’s institutions (http://dev5.prowebserver.fr/) where we had a wonderful plateau de fruits de mer ‘Royal’. And the wine – a 2007 Vieilles Vignes Muscadet-de-Sèvre-et-Maine sur-lie from Domaine Gadais (www.gadaispereetfils.fr). A memorable lunch and a memorable combination of wine and brilliant shellfish!

PlateauRoyales.jpg
Plateau Royal

Stuff fashion!

(c) Jim Budd

 

 


Repost 0
Published by les5duvin - dans Marions-les!
commenter cet article
15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 02:15
Je fais mon coming out à la face des francs buveurs : je suis snob !



J’adore, en fin de semaine, siroter des cocktails de derrière les fagots dans les bars d’hôtels. Les vieux palaces cossus avec de la moquette épaisse comme du beau gras sur une belle côte de veau, des fauteuils profonds, des tables basses, des serveurs attentionnés ; des lieux cosy avec des verrières comme celle du Grand Hôtel, l’ambiance canaille comme à l’Hemingway, le tempo du pianiste du Lutetia qui joue du jazz ; des temples où l’on contemple avec délice les compas des belles filles qui arpentent le monde ; des refuges dans lesquels les vieux beaux jettent avec constance leurs derniers feux ; tiens, Olivier Barrot puis un banc de mémères en mise en plis, bagouses et chichis ; tiens, Sandrine Bonnaire et Bohringer en tongs été comme hiver ; mon Dieu, Catherine Deneuve, et des paquets d’américains, et Olivennes qui se la pète, et le tout petit Paris qui cancane... moi je lis en buvant mon Bloody Mary comme si, à quelques encablures de chez moi, je m’étais transporté dans un bar de Tanger, de Trieste, de Venise ou de Vienne. Dépaysement radical pour quelques «balles» - plus de deux certes, mais quand on aime, on ne compte pas.

IMG_7029-copie-1.JPG

J’ai mes habitudes au Lutetia qu’est à deux pas de chez moi. Pour vous faire plaisir, chers amateurs de jus de raisin fermenté, je vais profiter des 100 ans du seul palace de la Rive Gauche pour vous offrir un cocktail à base de Champagne : du Taittinger bien sûr puisque le Lutetia appartient au groupe éponyme. Les champagnes Taittinger ont donc, pour l’occasion, créé une cuvée d’exception issue des vignobles  "Grands Crus classés". Cet assemblage rare, issu de raisins de la vendange 2004 et de vins de première presse uniquement, a vieilli plus de 5 ans en cave.
Baptisée pour l’occasion « 1910 - Lutetia - 2010 », cette cuvée qui offre l’harmonie idéale entre la minéralité fusante du Chardonnay et la puissance aromatique du Pinot Noir célèbre tout en élégance la vivante complicité de deux grandes Maisons Françaises. »

IMG_7030-copie-1.JPG

Mieux encore le Lutetia propose un cocktail du Centenaire «Centary Romance» créé par Thongtanaset Sirintra ,élève de BTS au lycée hôtelier de St Quentin en Yvelines. Comme il faut encourager les jeunes, je m’astreins à des travaux pratiques en prime ce samedi pour tester ces breuvages.
Preuve à l’appui : les photos, nous y voilà : et une Cuvée du Centenaire pour Madame et un Century Romance pour Monsieur qui assemble, renseignement pris auprès du garçon, de la liqueur de pêche, du jus de pamplemousse et du Champagne.

Allez,  aux 5 du Vin et à nos lecteurs présents et futurs! Patience et longueur de temps sont les clés de la réussite sur la Toile. Si vous passez par Paris, comme «J’suis snob !», et que «je fréquente que des baronnes aux noms aussi longs que des trombones»,  je vous offrirai un drink au bar Ernest du Lutetia... 

(c) Jacques Berthomeau
Repost 0
Published by les5duvin - dans En goguette
commenter cet article
14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 23:17
Voici deux concepts importants à ne jamais négliger quand on est Britannique, et qu'on déguste à titre professionnel. Ou bien, si l'on n'est pas né du bon côté du Channel, pour savourer un peu du délicieux esprit british.

Il y a d'abord le Tasting Sheet.

C'est ce que nous appellons vulgairement la fiche de dégustation. Celle-là même que nous autres journalistes nous évertuons à contourner dans les concours, pour classer les vins comme notre coeur nous le dicte (n'en déplaise aux normalisateurs de tout poil). Au nom de leur insularité, les Britanniques, eux, préfèrent généralement s'en passer tout à fait. Ce qui n'est pas plus bête.


Plus important encore: le Tasting Shirt.

Et là, une seule adresse pour le vrai chic londonien: Jim's Own Tasting Shirt Collection.

La preuve par l'exemple.


Jim

Repost 0
14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 00:00

MyPicture.jpg

Avec sa gastro, Michel en a vu de toutes les couleurs


Ceux qui, horrifiés, ont suivi le dramatique et ravageur parcours de la gastro du Salon des Vins d’Angers 2010 (promis, juré, c’est la dernière fois que je l’évoque) savent que je m’en suis sorti grâce au thé vert et au bouillon de légumes. Évidemment, je me suis vite trouvé dans l’obligation de dénicher un breuvage d’appoint un peu plus à la hauteur de ma position sociale – et de ma réputation - afin d’adoucir mes désagréments intestinaux et de me refaire une santé.

Figurez-vous qu’un simple carignan a fait l’affaire et a su réchauffer mon corps ô combien meurtri.
Sa dénomination ? Vin de Pays des Coteaux du Littoral Audois (oui, oui, ça existe !). Son nom ? La Mauvaise Réputation. Son vigneron ? Alban Michel, un gars fou de Brassens au point qu’il a baptisé son domaine Les Sabots d’Hélène (www.au12.com/helene/).

Au passage, Hélène est aussi le prénom de sa compagne, qui participe activement à la création d’étiquettes iconoclastes pour des vins qui ne le sont pas moins. Descendu de Lorraine (avec ses gros sabots) via la vallée du Rhône il y a quelques années pour s’établir enfin non loin de Perpignan dans les Corbières maritimes, le type s’est vite imposé dans le PVL.

Le Paysage Viticole Local, si vous préférez.

BadReputation-copie-1.jpg
Au village,  sans prétention...

Son millésime 2007 donne un rouge au nez de garrigue et de fruits rouges cuits avec, en bouche, des accents de figue, de pruneau et de café. En cela, il est très Corbières. Le carignan, l’un de mes cépages favoris soit dit au passage, ne se livre pas tout de suite. Il faut deux ou trois gorgées avant qu’il ne vous refile un gentil coup de poing (« Qu’est-ce qui te prend de me réveiller ainsi ? ») comme pour mieux vous faire prendre conscience de la force de sa chaleur (près de 15° d’alcool), de son grain, mais aussi parfois, et, c’est le cas ici même, de sa grâce.

Oui, c’est un vin baraqué mais fin, sensible. Ce carignan-là a aussi des tannins, certes un peu secs, j’en conviens, mais qui font office de colonne vertébrale venant s’ajouter à une structure déjà bien construite basée sur l’acidité naturelle du cépage.
C’est dans ces moments-là, lorsque l’on constate, contre toute attente, que le vin n’est ni lourd ni empoté, qu’on se dit que le sieur carignan est vraiment un cépage bien adapté au Midi. Bref, malgré sa puissance, le vin a de l’élan en plus d’un bâti solide qui va lui assurer une bonne garde, de l’ordre de 10 à 15 ans tellement il est bien vinifié. Je vide, que dis-je, je sirotte le même flacon depuis quatre jours par petites gorgées, à 14° de température, et, à chaque fois, il me réserve des surprises différentes. Et je m’auto congratule en me disant que j’ai eu raison de préconiser une petite garde à mes lecteurs quand, en son temps, je fus bien inspiré de leur recommander ce bougre de vigneron voyageur qui, comme beaucoup d’autres, a choisi de refaire sa vie dans le Midi.

Au passage, je recommande aussi cette bouteille à un restaurant éponyme découvert par hasard sur le net et qui se trouve au centre de Liège (www.2.resto.be/lessabotsdhelene/).
Pour une fois que je m’immisce dans les affaires belges…


Michel Smith

Repost 0
13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 10:12
Notre ami Marc réagit à la demande d'un internaute (probablement alsacien, car répondant au joli nom d'Hansi) et nous propose un bel accord alsacien avec le Comté (voir le post précédent dans cette même rubrique).
Merci à tous de vos commentaires qui font avancer la réflexion...

Voici pour Hansi, j'avais en réserve l'un ou l'autre accord supplémentaire, mais comme le dit très justement Monsieur Mauss, tout est question de goût.

Comté de 18 mois et Alsace Grand Cru Schlossberg Riesling 2004, de Blanck

Le Comté
Couleur jaune paille. Texture élastique à grains fins. Odeur de crème de lait aux pistaches grillées, de vanille, d’amande et de chocolat blanc. Goût fugace d’herbe fraîchement coupée, puis rapidement dès la première dissolution de la pâte, les grains libèrent leurs arômes de simples sur lit minéral, puis s’enchaînent céleri cuit, scarole, épices, le citron très mûr apporte sur la fin sa fraîcheur acidulée.
Comté de 11 mois affiné en cave froide aux Granges Narboz (nouvelle construction en brique)

L’Alsace Grand Cru Schlossberg
Jaune mordoré. Nez en bouton de rose, où l’écorce confite d’orange amère se teinte de poivre noir, le calcaire chaud de soleil sert de substrat minéral aux chrysanthèmes et aux pousses d’aneth. La bouche semble légèrement sucrée, le minéral important vient rapidement paver la langue de son grain cristallin. La fraîcheur y dessine des arabesques d’agrumes, colorées de fruits et de fleurs jaunes.
Les Riesling poussent sur les coteaux escarpés du Schlossberg, commune de Kayserberg, à une altitude de 300 mètres. Élevage 12 mois sur lies en foudre.

L’accord
Le vin se joue du fromage. Il le dépouille en un clin d’œil et ne lui laisser que ses grains minéraux. Cela ne dure qu’un temps, les parcelles aromatiques rebondissent et viennent crier amande, poivre et vanille à l’alsacien suffisant. Ce dernier ouvre les yeux et reconnait la richesse du Comté pour qu’ensemble ils jouissent des poires fondantes presque oubliées.


Vins d'Alsace def. Fr (glissé(e)s)
Publicité entièrement gratuite,
merci à Damien Dekoninck (Sopexa Bruxelles) pour le document


Repost 0
Published by les5duvin - dans Marions-les!
commenter cet article
13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 07:01
It can be fun to surf and the web. Imagine you discover one of your posts on another blog, and in another language.
That's what I did. Here's the result. Am I flattered or angered? Who cares, except me?

That’s it, I’m in Chile. I am writing from Chimbarongo, in the very entrance of the Colchagua Valley.
After the cold European winter, it’s quite strange to feel the warm Chilean sun on my skin.
From Santiago we took the highway to the south, a road with the Andes on one side and Central Valley growing’s on the other. There are some wineries, but of course you can find fruit and vegetable fields. Over here watermelon is in a totally different level…
Cono Sur built its reputation a couple of years ago, when it became the first winery in the world to obtain CarbonNeutral delivery status. This doesn’t actually change things there that much, for besides communications, they have a true environmental commitment, which I could measure through their cultural area (an important part of their vineyards are located in the Bío Bío Valley, not very common in Chile), and through the amount of bicycles wondering about the winery.
In the place where this group vinifies their wines (which receives the grapes from all of the company’s vineyards from Limarí to Bío Bío), everybody moves around riding bikes. In fact, the bicycle can be found on many Cono Sur wine labels.
Cono Sur also symbolizes a winemaking Chile that is moving. Next to a great manor house nested between eucalyptus trees, a cellar can be found, full of small barrels , created to treat limited editions (like grapes from Leyda), and the construction of a new winery, which in no time will be receiving Reserva and Premium Pinot Noir, vinified under the double authority of Adolfo Hurtado, and Burgundy Winemaker Martin Prieur.
Because during the crisis, Chile keeps working!


Et moi, j'ai du mal à contrôler mon "oeuvre"...

Ah oui, au fait, l'original avait été posté sur le site d'In Vino Veritas, en janvier 2009.

Hervé Lalau
Repost 0
Published by les5duvin - dans Mieux vaut en rire
commenter cet article
12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 17:25
Le 33ème Congrès Mondial de la Vigne et du Vin et la 8ème Assemblée Générale de l’Organisation Internationale de la Vigne et du Vin auront lieu en Géorgie (ou ce qu'il en reste), du 20 au 27 juin 2010.
Les débats auront pour thème « Vigne et Vin, Patrimoine mondial de l’humanité » (ou ce qu'il en reste).

Georgie.png
Repost 0
Published by les5duvin - dans Rubrique destroy
commenter cet article