Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de les5duvin.over-blog.com
  • Le blog de les5duvin.over-blog.com
  • : Cinq passionnés du breuvage de Bacchus parlent du vin sous toutes ses facettes.
  • Contact

POURQUOI CE BLOG?

Ce blog est né de l'heureux hasard d'une rencontre, en 2010, au Salon des Vins de Loire d'Angers, autour d'un verre de rosé de Bourgueil - celui de Pierre Jacques Druet. Il y avait là cinq "plumitifs" du vin. Le rosé aidant, l'idée a germé de créer un espace commun.
Parce qu'à cinq, on peut aborder plus de thèmes.
Parce qu'on peut débattre.
Parce qu'on peut partager. Des coups de coeur, des coups de gueule, de l'expérience.
Et qu'est-ce que le vin sinon une boisson de partage?
De ces cinq, certains sont déjà des blogueurs confirmés, d'autres non.
Comme il y a les 5 sens, il y  a maintenant les 5 du Vin.

Les 5 du Vin

Recherche

QUI SOMMES-NOUS?

David Cobbold (Eccevino) est le plus français des journalistes anglais du vin, ou vice versa. Il a reçu en 2011 le Wine Blog Trophy pour  son blog, More than Just Wine.

Jim Budd, sujet de sa Gracieuse Majesté, est journaliste pour diverses revues britanniques. Amoureux des vins de Loire, il leur consacre un blog, Jim's Loire, primé en 2009 du Wine Blog Trophy.

Hervé Lalau est un journaliste français écrivant pour diverses revues et sites français, belges, suisses et canadiens. Son blog "Chroniques Vineuses" lui a valu le Wine Blog Trophy en 2010.

Michel Smith, PourLeVin, est un journaliste français établi en Roussillon, travaillant pour diverses revues et guides en France. Il s'intitule lui-même "Journaliste en Vins et autres Plats de Résistance".

Marc Vanhellemont est un journaliste belge travaillant pour divers magazines en Belgique et en France. Incontournable, sauf par la face nord.

Archives

Le Calendrier des 5

Retrouvez vos chroniqueurs préférés grâce à notre fameux Calendrier

Lundi: Cobboldday
Mardi: Buddday
Mercredi: Lalauday
Jeudi: Smithday
Vendredi: Vanhellemontday

Pages

The Famous 5

Vous voulez-en savoir plus sur nous? Nos portraits se trouvent en rubrique The Famous 5.

Responsabilité

Les textes signés n'engagent que leur auteur.

Copyright

Sauf mention contraire, les textes et photos sont protégés par le Copyright de chaque auteur, individuellement pour les articles signés, ou collectivement pour les articles coopératifs des 5 du Vin.

Jim Budd's photographs are licensed under a Creative Commons Attribution-Noncommercial-No Derivative Works 2.5 UK: Scotland License.
26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 01:04
Deux jours fabuleux pour un vin curieux !

Chaque première fin de semaine de février, le Vin Jaune attire la liesse populaire. Un curieux rendez-vous, nommée la Percée du Vin Jaune, rassemble quelque 50.000 personnes. Elles viennent fêter la naissance d’un millésime déjà vieux... de 7 ans.
Cette année, la ville de Poligny, capitale d’une autre vedette du Jura, le Comté, en était l’hôte.

La-foule-attend-le-Vin-Jaune-2003.jpg
Effet de foule à Poligny


Le Vin Jaune et son clavelinage

Ce vin particulier qui s’élève au minimum 6 ans et 3 mois en barrique sous un voile de levure possède son propre concours agréé par l’OIV. Une dizaine de jurys dégustent à l’aveugle le samedi matin de la Percée entre 6 et 8 clavelins (le flacon de 62 cl réservé au Jaune). Sont choisis, ceux qui offrent les meilleures caractéristiques, sans dépasser le quota d’1/3, en conformité avec le règlement de l’organisme. Ce clavelinage n’est pas obligatoire, mais le prestige du Vin Jaune claveliné rejaillit sur la gamme entière du vigneron récompensé !
La session 2010 a primé des Jaune des 4 appellations, Château Chalon, Arbois, L’Étoile et Côtes du Jura, dans les millésimes 2003, 2002 et 1999.
Liste complète : www.percee-du-vin-jaune.com/clavelinage 


Un coup de cœur parmi les lauréats

Parmi l'aréopage de la vingtaine de Jaunes clavelinés, voici celui de Daniel Dugois, des Arsures, un petit village au nord d’Arbois.

Vin-Jaune-Daniel-Dugois-002.jpgLe Jaune de Daniel Dugois

Vin Jaune Arbois 2003 Domaine Dugois
La robe jaune dorée éclatante avec de jolis reflets cuivrés témoins d’un été des plus ensoleillés.
Au nez, le confit des fruits exhale ses parfums de gelée de coing et de poire, la note grillée des noix et des amandes effilées augmente l’impression de torréfaction.
On pourrait croire la bouche chaude et sèche, le contraire s’opère. Une fraîcheur inattendue jaillit dès la première gorgée, elle sinue au travers de l’opulence voluptueuse de ce Jaune 2003.
Année de la canicule !  Qui a vu les Savagnin de celui-ci se cueillir le 12 août, soit avec un bon mois d’avance. Toutefois, si la chaleur a accéléré la maturité et dopé les sucres, elle a aussi concentré l’acidité. Un équilibre particulier en est né. Ample et volumineux, les Jaune 2003 équilibrent leur caractère capiteux grâce à une vivacité bien installée. 
Essayez-le avec le sempiternel Comté, ça marche presque toujours, choisissez un 24 mois, ça sera plus opulent. Quoiqu’un Roquefort (de chez Carles ou Vieux Berger), certes plus inattendu, apporterait un meilleur équilibre. Puis, le Jaune, ça fonctionne avec des tas d’autres choses, on y reviendra.
Pierre-Perret-trinque-avec-la-foule.jpg
Pierrot, à ta santé!

J’oubliais !

Chaque Percée a son parrain. En ce beau début de février, Pierre Perret est venu troquer son zizipouëtpouët contre un hanap de Jaune. Il n’a pas perdu au change et nous non plus. Fidèle à son image, du moins celle qu’on a de lui, il s’est montré bon vivant et semblant apprécier au plus haut point l’étrange breuvage. L’assemblée au grand complet peut en jurer, le Jaune, il l’a bu et s’en est délecté ! Du coup les édiles présents ont suivi son exemple. C’est bien, quand un politique ose brandir son verre face à la foule et faire plus qu’y tremper ses lèvres. Il est vrai que le contraire eut déclenché l’ire populaire, avec lynchage à la clé. Ou il y aurait-il un vrai changement d’attitude face au bachique liquide ?

Venez-y tous l’an prochain, ce sera en Arbois.

Marc Vanhellemont
Repost 0
Published by les5duvin - dans Dans le vignoble
commenter cet article
25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 00:25

LETTRE OUVERTE  À BERNARD MAGREZ

 

Cher Monsieur, 

Ce qui va suivre est très impoli, j’en conviens, et je sens déjà la honte, le remord monter en moi au rythme des critiques. Mais vous et moi sommes d’un âge avancé et nous nous autorisons maintenant des choses probablement improbables, il y a seulement 20 ans. 

Tout d’abord, je voudrais vous remercier de votre petit mot accompagnant un magnum de Latour Carnet 2007 reçu récemment à mon bureau de Perpignan. Même si le temps des vœux est passé, cette touchante attention à mon égard, petit plumitif de province qui n’a pas écrit un seul papier sur le Médoc depuis cinq ans au moins, me va droit au cœur. Vous me demandez d’accepter un flacon de votre « meilleure production », alors, soit, je l’accepte.

 
Un Cru Classé Signé Bernard Magrez
 

Mais je vous avoue que je l’accepte à contre cœur. Un peu comme d’autres confrères, certains comptant parmi les plus honorables journalistes, ont pu le faire, par faiblesse certainement, eux qui avaient empoché un cher présent, une rutilante montre Cartier, par vous offerte à l’issue d’un de vos déjeuners parisiens où l’on accourt surtout pour avoir la chance de côtoyer notre Gégé national ou d’échanger un mot avec notre glacée Carole Bouquet.

«J’espère qu’il saura vous plaire», m’écrivez-vous. Eh bien non. Je ne vais pas insister plus longtemps sur le fait qu’un tel présent me gêne au plus haut point. S’il me rend mal à l’aise, ce n’est pas tant par sa valeur. Hélas ! Ce Quatrième Cru Classé fait partie des moins cotés de la bande. C’est le fait qu’il vienne de vous qui me dérange le plus. Je veux dire que je suis flatté de recevoir un cadeau de quelqu’un que j’aime et que je respecte, ou alors parce que je l’ai mérité. Mais, dans cas, rien de tout cela. Même si vous êtes un honorable homme du vin.

Ce qui me gêne, voyez vous, c’est cette démarche, que pourtant je crois sincère chez vous, qui consiste à arroser pour avoir l’espoir – quand ce n’est pas de l’assurance – que votre généreux geste sera payé en retour. Hélas, votre initiative à mon égard tombe à l’eau ! Elle a, chez moi, et j’en suis navré, l’effet inverse. Et c’est parce que j’aime le Médoc que ce vin ne sera pas perdu pour tout le monde.

Bref, votre magnum, cher Monsieur le «Compositeur de vins rares…», sera dûment bu et vidé un de ces jours, soyez-en sûr. Mais pas par moi. Je me ferai une joie de l’offrir à un club de vins de ma région pour qu’ils le dégustent en paix.

Michel Smith

PS J’ai remarqué que l’intitulé de votre lettre porte la mention "Paris Match." Sachez que je n’écris pour le moment qu’une fois par an pour ce magazine, à l’occasion du Spécial Vins mis en scène par mon ami Jean-François Chaigneau. Vos attachés de presse vous ont  mal informé, car je ne traite dans ce numéro que des vins en dessous de 10 €. Décidément, contrairement à vous, je ne suis nullement attiré par les choses qui brillent.

Repost 0
Published by les5duvin - dans Vu de Perpignan
commenter cet article
23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 09:52
Let’s be clear – Alain Gayda and Pierre Mirc should have resigned.

It is already six days since the court at Carcassonne delivered its judgment and handed down the sentences. The court found that Sieur d’Arques (Limoux) was amongst the principal actors in this very substantial fraud and fined them 180,000 Euros – by a factor of four the largest fine handed down by the court in this case.
-2Real Pinot Noir from Sancerre

It is clear from the judgment that the senior management of the cave cooperative Sieur d’Arques were up to their necks in this fraud. Yet following the damning judgment Alain Gayda, director-general of Sieur d’Arques, and Pierre Mirc, president, incredibly remain at their posts.

When questioned by the French fraud squad, Gayda and Mirc claimed that they had no idea how much Pinot Noir was produced in Languedoc-Roussillon and, consequently, had no idea that the volume of Pinot they were selling to their American clients considerably outweighed the entire production of the region. This – to use a technical term – is utter bollocks!

Why utter bollocks?

Because: Gayda and Mirc have worked in the region for many years and would without question know that Pinot Noir is a minor grape variety in Languedoc-Roussillon. Generally it is too hot here for cool climate Pinot Noir. This is like a film critic claiming that they have never heard of Brigitte Bardot or Paul Newman. 

Because: Pinot Noir features in no less than six Crémants de Limoux produced by Sieur d’Arques: Blason Rouge, Blason d'Arques, Bulle de Crémant Rosé (10% Pinot Noir – limited amount because PN isn't widely available in the region?), Diaphane Grande Cuvée and Crémant Sieur d'Arques Brut and Extra Brut.

Because: Pierre Mirc is a representative on the INAO, the Fédération Départmentale des Caves Cooperatives and the Syndicat des Producteurs de Vins de Pays d'Oc. He was also one of the group of six, selected in late 2001 by Jean Glavany, then the minister for agriculture and fisheries, to look into the future of French wine and how it should be positioned in 2010. The group was chaired by Jacques Berthomeau. It is surely reasonable to assume that Mirc was chosen by Glavany for his knowledge of the French wine industry rather than his total ignorance.
(NB: The group completed its task and produced its report ‘Cap 2010, le défi des vins français’ in 2002 long before this Pinot fraud was concocted.)  

Because: On 28th October 2005 Gayda received an email from ONIVINS detailing the amount of Pinot planted in Languedoc-Roussillon.  Gayda had asked ONIVINS how much Pinot was planted and passed a copy of the reply to Christelle Dell’Ava, who was then Sieur d’Arques chief oenologist in charge of the bulk Pinot market). Gayda wrote ‘confidentiel !!’ in the margin. What could possibly be confidential about the plantings of Pinot in Languedoc-Roussillon unless you were already in the process of setting up the fraud?

Sieur d’Arques had been approached by Ciatti, courtiers who work for Gallo. Ciatti Europe is based in Baillargues, some 15 kilometres east of Montpellier, and is a subsidiary of the Ciatti Company based in San Rafael, California. According to its website (www.ciatti.com) it ‘is the largest and most comprehensive bulk wine, juice and grape brokerage in the world’. Gallo envisaged buying 200,000 hls of Pinot.
 
The information from ONIVINS would have told Gayda that the maximum amount of Pinot that could be produced in the region was 67,680 hls. In fact the fraud squad estimated that total actual, annual production was between 55,000-60,000 hls.

Yet in 2006 Sieur d'Arques bought 53,989 hls of ‘Pinot’ from Ducasse, the Carcassonne négociant at the heart of the fraud. Then in 2007 they bought 75,376 hls from Ducasse. Sieur d’Arques sold to the Americans a total of 124,894 hls (16.6 million bottles). 

Why should heads roll?

Because: There is real concern that this fraud will have damaged the reputation of the wine of Languedoc-Roussillon, a fear voiced by the prosecutor after the judgment. In recognition the court awarded minor damages to the Syndicat des Producteurs de Vins de Pays d’Oc, the Interprofession des Vins de Pays d’Oc and the Confédération Paysanne. 

However, despite the size of the fraud ¬16.6 million bottles of false Pinot Noir for a total profit of 7 million euros, no one has resigned or been sacked. The message is abundantly clear: business as usual – just unfortunate we got caught.

Incredibly, the only person who has lost their job is Christelle Dell’Ava, Sieur d’Arques’ oenologist who passed on to the fraud squad the incriminating emails sent by Alain Gayda. The judgment notes that since her interview with the police in May 2009 Dell’Ava is no longer employed by Sieur d’Arques – her post was restructured! (il s’agirait d’une rupture négociée liée a une restructuration de son poste – page24/45 of judgment). Gayda and Mirc claimed that Dell’Ava’s testimony had little credibility because of her personal relationship with Claude Courset (Ducasse). The court wasn’t impressed with this either and made a particular point of appreciating that she had told the truth. (Restait au tribunal la tâche d’apprécier la sincérité des déclarations de Mme Dell’Ava – page 24/45 of judgment).     

Because: By their complicity in this fraud Gayda and Mirc are all too likely to have seriously tarnished the previously high reputation of Sieur d'Arques. Customers may well ask why should they stop at Pinot Noir? Are their Crémants really what they say they are – perhaps they add dirt cheap Italian Trebbiano or Spanish Viura to the blends?

Messieurs Alain Gayda and Pierre Mirc: for the good of Sieur d’Arques and the future of wine in Languedoc-Roussillon you should resign now.

After all, if all you can tell the police, “we know nothing about the grape varieties grown in the region” you shouldn’t be managing Sieur d’Arques and your 400 members are wasting their money paying your salaries.

(NB: This is my personal view and is not, necessarily, shared by my fellow writers in Les 5 du Vin.)

(c) Jim Budd
Repost 0
Published by les5duvin - dans Vu d'Albion
commenter cet article
22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 00:02

Ma journée de jeudi fut bien remplie et je la terminai comme un Lou ravi dans les quartiers hauts de Paris. Je ne peux même pas écrire les quartiers chauds car y’en a plus sauf pour les cars de touristes qui eux vont au Peep Show. Au retour, ayant carburé au jus du père Noé c’est moi qu’était chaud et, à peine couché, je suis tombé dans les bras de Morphée. La gourgandine me réservait un traitement de faveur : une cotriade de rêves de bric et de broc.

IMG_6802.JPG
 

Tout d’abord je rêvais que notre Michel était convoqué par François le Débonnaire à un Grand Jury Européen exceptionnel sur les vins du catalogue Millésima, en la salle des fêtes de Hénin-Liétard en compagnie des Groseille, des Le Quesnoy et des Bidochon Robert et Raymonde - mais sans Meryl Streep, faute de budget pour lui payer ses indemnités. Suite à la dégustation un buffet, vins du Midi à volonté, fut servi au Buffalo Grill de la zone industrielle puis l’ensemble des longs nez et des gorges profondes, après un karaoké d’enfer au bar chez Simone et Dédé au coin de la rue des vins de terroir, sont allés prendre un repos bien mérité au Campanile de la zone artisanale qu’est situé entre la voie de chemin de fer et la bretelle de l’autoroute. Pour le papier de Michel faudra attendre son jour d’écriture sur les 5 du Vin.

Je me suis alors retourné pour me poser sur mon flanc gauche et c’est alors que mon rêve a changé de décor. Je me retrouvai au Tribunal des Flagrants Délires face à la Cour présidée par un Claude Villers hilare. Au banc des accusés Jim et Hervé qui devaient déguster à l’aveugle une longue rangée de Pinot Noir, des vrais et des faux. J’avoue que c’était fort rigolo. Jim revêtu d’une de ses chemises aux couleurs pétantes et Hervé en costar-cravate, après avoir accompli leur lourde tâche, durent affronter l’implacable procureur Pierre Desproges qui déclara à la surprise-générale «Comment ne pas louer la sobriété de la camelle qui peut tenir soixante jours sans fumer le cameau, ou l’admirable pudeur de l’anaconda qui peut se masturber sans bouger les genoux. Non seulement parce qu’il n’a pas de genou, mais parce qu’il lui reste de l’époque où il était quadrupède, deux embryons de papattes enfermés sous la peau à la hauteur des génitoires, ce qui lui permet donc de se chatouiller à l’intérieur à l’abri des gelées matinales.» Luis Rego, l’avocat de la défense s’étant fait porté pâle pour cause de grippe à retardement nos deux camarades furent condamnés  à repartir chez eux à bicyclette, des Red Bicyclettes bien sûr.

À peine avais-je eu le temps de me positionner sur le dos que voyais Denis Saverot me tomber sur le dos.
Le big boss de la toujours jeune
Revue des Vins de France, trouvant que j’avais mauvaise presse, me sommait, sans autre forme de procès, de prendre mes cliques et mes claques pour me transporter d’abord du côté de Pomerol pour recueillir les propos du président de l’ODG de cette belle AOC sur le beau sujet des «sans chais de Pomerol» puis de filer illico via Bordeaux jusqu’à la doulce Provence où le Comité de Défense du Rosé Pur m’avait organisé une belle dégustation de ce nectar 100% terroir pur raisin noir.

J’en étais tout esbaudi lorsque soudain je me suis redressé sur mon céans en criant «Je suis le roi du monde !» mais comme le farfelu qui en sautant royalement dans la fosse aux tigres du zoo d’Oklahoma City, l’instant d’après j’abdiquais et je me rendais d’un pas mal assuré jusqu’à mon écran pour pondre cette chronique sans rimes ni raison.

 

Jacques Berthomeau 

Repost 0
Published by les5duvin - dans En goguette
commenter cet article
21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 16:46
Si vous voulez traverser la toile et faire un peu mieux connaissance avec nous, rendez-vous sur Vinisud, à Montpellier.

Jacques Berthomeau, Michel Smith, Marc Vanhellemont et Hervé Lalau y seront présents du lundi au mercredi. Vous pourrez les croiser sur l'Espace presse ou dans les allées du salon.

Quant à Jim Budd, retenu au Portugal, il sera avec nous par l'esprit... 
Repost 0
Published by les5duvin - dans En goguette
commenter cet article
21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 09:14
De temps en temps sur ce blog, une facette du carignan, un cépage sudiste jadis honni mais dont on retrouve peu à peu tout le potentiel grâce à des vignerons audacieux… Je l’aime ce Carignan. Dans nos garrigues, il fait des merveilles.
Premier Verre de 2009, le Carignan est beau à voir.
Le premier verre de Carignan 2009 est beau à voir

Carignan, what else ?
« Dis Michel, je t’en prie, fais nous goûter ton vin ».
J’en ai marre de ces suppliques. Bon d’accord, soyons sport, puisque vous insistez… Pendant Vinisud, j’aurai une bouteille dans ma besace.
Si vous me reconnaissez avec mon feutre, et si vous me hélez, je pourrais bien m’arrêter. Si je suis de bon poil ce jour-là et si vous me le demandez gentiment (j’exige une bise pour les filles) avec un beau sourire, il se peut que je daigne sortir la bouteille pour vous la montrer. Je pourrais même aller plus loin. À condition de ne pas trop critiquer le vin, je pourrais peut-être vous en servir une lichette.
Vous allez dire que je suis pingre. La réalité est autre : c’est que je ne dispose que de peu d’échantillons. Mes partenaires et moi n’avons droit qu’à 12 bouteilles gratuites et pas plus de 12 autres payantes. « Pourtant c’est notre vin ! », s’exclamait un de mes amis et associé qui voulait un peu plus. Ce à quoi je rétorquais : « Ouais, mais en tant que gérant, je me dois de vous demander de réfléchir. Nous devons payer l’entretien des vignes, acheter les engrais, régler les arrachages de plants américains, prévoir de remplacer les manquants, arracher telle parcelle… » Avec de tels arguments, je n’ai pas eu de mal à convaincre Christophe (mon frère cinéaste), Laurent (un de ses amis producteur dans le cinoche), Jean-Claude (son vieux pote), Louis (mon ami juriste et catalaniste) et Emmanuel (mon pote vigneron).
Résultat, le vin que j’ai dans ma besace est le mien, comme celui de mes copains associés. C’est mon bébé autant que le leur. NOTRE vin devrais-je dire. Et j’en suis fier. Soyons honnêtes, c’est un peu le vin d’Emmanuel lequel, en bon Cazes qu’il est, a supervisé la macération carbonique un peu spéciale qui nous a donné ce vrai p’tit bijou carignanesque, vif, frais, vaillant et tout et tout. Au risque de déplaire, la macération carbo sied parfaitement à ce cépage. Récolté tôt, début septembre 2009, mis en bouteilles début janvier 2010, nous l’avons volontairement baptisé d’un nom court. C’est un vin simple, sans prétention, il me fait penser au meilleur des Beaujolais : du fruit en pagaille, de la fraîcheur, de l’allégresse.

Étiquette2009
Nos Carignans de Tresserre, Pyrénées-Orientales, plantés en 1968, étaient à l’abandon depuis deux ans, et on ne pouvait guère faire mieux. À peu près 600 bouteilles ! Notre Puch coûte 8,50 € et il n’y en a déjà plus à vendre. Même un vigneron de Porquerolles nous en a acheté pour le restau de sa fille. Alors voilà, je me sens des affinités avec l’autre bellâtre dans la pub Nescafé. J’ai envie de vous lancer : « A Carignan, What else ? ». Sauf que je n’ai pas sa gueule. Quoi ma gueule ?
PS Comme il s’agit d’une pub, ce vin doit être bu sans modération et il est autorisé aux femmes enceintes… Ceux qui l’ont goûté ont le droit – et le devoir – de le critiquer.
Repost 0
20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 13:02
Ce titre est une expression usitée dans la Belle Province par nos amis québécois pour raviver les feux de l’amour le soir de la St Valentin, et comme la chambre à coucher est au fond du couloir, d’ajouter «Je suis dans le trèfle par-dessus la tête.»

Quelques jours après la Fête, elle garde quand même son actualité.

Berthomeau

C’est bucolique mais ce n’est que la face cachée d’un ouvrage savant et coquin le « Dictionnaire érotique de la francophonie», Georges Lebouc, éd. Racine, 150 pages dont j’ai découvert l’existence via un article de La Tribune de Genève au titre non équivoque «Les 750 mots de la fesse francophone».

Que voulez-vous, c’est ainsi, en ce moment la Suisse me poursuit. Mais notre Lebouc – un patronyme prédestiné – lui est un linguiste belge, universitaire de renom, et pourtant, comme le note malicieusement l’auteur de l’article : «Parmi toutes les nations conviées à ce dico culotté (ou plutôt déculotté), la Suisse et la Belgique ne brillent guère. Oui, c’est très étrange. Les Belges et les Romands désirent, aiment et procréent comme tous les autres peuples. Pourtant, ils se montrent singulièrement peu imaginatifs pour en parler. Une forme de pudeur?». Bien évidemment, puisqu’il s’agit de francophonie, notre humour gaulois et paillard est exclu du champ de l’étude. 
Si les Belges sont pudiques, le sieur Lebouc lui, n’est pas dépourvu d’humour : «Pour attirer l’attention sur la richesse du parler francophone, j’aurais pu choisir les voyages en ballon ou la culture du haricot vert», sourit le chercheur. «Mais j’ai préféré opter pour un thème qui intéresse tout le monde: l’amour et le sexe. On n’entreprend pas un tel travail pour être lu par sept personnes.»

Au hit parade du vocabulaire leste les champions du monde de la cochonnerie francophone sont sans contestation possible les Québécois suivis de près par les Africains avec des centaines d’expressions. Florilège, où le raffinement n’est pas de mise, «Chérie, pourrais-je te crémer le gâteau ?» et madame de répondre «Désolée, pas ce soir, l’Armée rouge a débarqué.» Le philologue d'Outre-quiévrain confirme la suprématie québécoise: «On y rencontre, en particulier, nombre de formules pour désigner l’arrivée des règles (dont la mystérieuse formule Tante Sophie est en ville) et la masturbation: se donner un up and down, se polir le shaft, dompter le petit frère, faire marcher le petit moulin, cailler le pipi ou se poigner le Willie.» Sans oublier le présomptueux coller les mouches au plafond.
Comme en notre beau pays, le parler « cul » francophone est majoritairement masculin. Les mecs sont ramenards même si, comme me le fait remarquer une délicieuse amie, ceux qui en parlent le plus ne sont pas forcément ceux qui le font le mieux. Bref, comme le confirme notre savant «C’est une constante. D’ailleurs, les mots qualifiant les organes mâles (entendez le bazooka et les chnolles) s’avèrent deux fois plus nombreux que ceux désignant le sexe féminin (par exemple la cocotte antillaise ou la mijole belge).»

Fruit de l’histoire, parions que dans quelques années, avec la montée en puissance, si je puis m’exprimer ainsi, des femmes, le parler leste virera sûrement vers le féminin. Y gagnerons-nous en légèreté ? Je n’en suis pas sûr, les femmes de pouvoir me semblent taillées dans le même granit que les machos tant vilipendés.

Même si je n’ai que peu de goût pour la célébration des fêtes légales, comme la St Valentin, grande célébration consumériste, je me dois de surfer sur les grands mouvements de l’air du temps et, comme les sources sérieuses, ici le journal le Monde, crédibilisent les infos qui le sont moins, je vous offre pour cette fête dite des amoureux, deux adresses de sites fripons mais de bon ton : www.dollhouse.fr   (24 rue du Roi de Sicile 75004) et www.carres-helene.bb.fr.com  (48 rue Condorcet 75009) .

Pour les traditionnalistes, le recours au bouquet de roses s’impose accompagné, bien sûr, d’une très originale boutanche rose.

Pour les romantiques : «Avec ce nom charmeur, le Saint-Amour est prédestiné à devenir le Vin de la Saint-Valentin. Témoin de votre amour, il saura vous être fidèle pour toujours.»

Jacques Berthomeau
 
Repost 0
Published by les5duvin - dans En goguette
commenter cet article
20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 05:00
De passage à Sancerre, notre ami Jim a à nouveau fait étalage du chic anglais dans la campagne berrichonne.
C'est ce qu'on appelle une visite incognito.


Et pour la petite histoire, cette tenue de camouflage qui se fond si bien dans la nature environnante ne provient pas de Londres, mais de New York.

SanJimincognitos-copy.jpg
Repost 0
19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 00:19
A la page 72 de la dernière RVF, dans la partie PQ recyclé, je lis sous la plume de Pierre Casamayor (un mec que j’apprécie beaucoup), que le cépage Mourvèdre se nomme Monastrell en Espagne (sans oublier les autres synonymes locaux). Voilà qui m’intrigue au plus haut point !

408_Old_Monastrell_Vines_reduced_size_.JPG-copie-1.jpeg

Je suis allé à Murcie il y a quelques années, là où l'on trouve le plus de Monastrell, et les vins m'ont plutôt plu.
Tous les vignerons du coin m’ont affirmé que leur Monastrell n’était autre que du Mourvèdre. Ce dernier est connu et apprécié, alors que le leur, pas du tout - il était même à peine considéré à l’extérieur de la province, du moins à l’époque. Pour moi, cette "parenté" si souvent affirmée était surtout l’expression du marketing. Mais pourquoi pas ?

Toutefois, là où les choses se décalent, c’est lorsque l’on analyse les 2 cépages: autant le Mourvèdre possède un caractère réducteur, une couleur profonde et un pH bas, autant le Monastrell a une tendance oxydative, une couleur guère prononcée et un pH haut. Rien que ces 3 paramètres les relèguent au rang de cousins. Pierre, qui cale toujours ses infos, évoque d’ailleurs au bas du premier paragraphe les différences de caractères oxydatif et réducteur.

C’est pourquoi je m’interroge. Il y a-t-il eu une analyse génétique? Les terroirs fondamentalement différents de Bandol et de la DO Jumilla ont-ils pu générer autant de différences ?

T_122_1354_624-copie-1.jpg

Marc Vanhellemont
Repost 0
Published by les5duvin - dans Dans le vignoble
commenter cet article
18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 21:31
Les grands media anglo-saxons ont peu traité de l'affaire du faux pinot noir livré à Gallo par Sieur D'Arques - ce qui est bien curieux, si l'on se rappelle que les premières victimes sont les consommateurs américains.
C'était compter sans "notre" Jim Budd, qui y consacre deux posts fort bien argumentés. C'est ici et  ici
Repost 0
Published by les5duvin - dans Vu d'Albion
commenter cet article