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POURQUOI CE BLOG?

Ce blog est né de l'heureux hasard d'une rencontre, en 2010, au Salon des Vins de Loire d'Angers, autour d'un verre de rosé de Bourgueil - celui de Pierre Jacques Druet. Il y avait là cinq "plumitifs" du vin. Le rosé aidant, l'idée a germé de créer un espace commun.
Parce qu'à cinq, on peut aborder plus de thèmes.
Parce qu'on peut débattre.
Parce qu'on peut partager. Des coups de coeur, des coups de gueule, de l'expérience.
Et qu'est-ce que le vin sinon une boisson de partage?
De ces cinq, certains sont déjà des blogueurs confirmés, d'autres non.
Comme il y a les 5 sens, il y  a maintenant les 5 du Vin.

Les 5 du Vin

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QUI SOMMES-NOUS?

David Cobbold (Eccevino) est le plus français des journalistes anglais du vin, ou vice versa. Il a reçu en 2011 le Wine Blog Trophy pour  son blog, More than Just Wine.

Jim Budd, sujet de sa Gracieuse Majesté, est journaliste pour diverses revues britanniques. Amoureux des vins de Loire, il leur consacre un blog, Jim's Loire, primé en 2009 du Wine Blog Trophy.

Hervé Lalau est un journaliste français écrivant pour diverses revues et sites français, belges, suisses et canadiens. Son blog "Chroniques Vineuses" lui a valu le Wine Blog Trophy en 2010.

Michel Smith, PourLeVin, est un journaliste français établi en Roussillon, travaillant pour diverses revues et guides en France. Il s'intitule lui-même "Journaliste en Vins et autres Plats de Résistance".

Marc Vanhellemont est un journaliste belge travaillant pour divers magazines en Belgique et en France. Incontournable, sauf par la face nord.

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 00:10

Cela fait plusieurs fois que je vous chante le couplet du « Qui aime bien châtie bien », du moins il me semble. Je ne suis plus le seul si j’en juge par le post lu, il y a quelques semaines, sur le site http://www.eccevino.com. Dans un billet quelque peu désenchanté que je vous invite à lire ICI intitulé "Qui Aime Bien-Châtie Bien", notre ami David Cobbold, co animateur du site avec Sébastien Durand-Viel, fait part de sa déception après la dégustation de deux cuvées de Côtes du Roussillon Villages 2007 du très célèbre domaine du Mas Amiel sis à Maury. Alors, en route pour Maury !

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Les Decelle dans leur jardin du Mas Amiel à Maury

Non, ce n’est pas parce que David est rugbyman – Britannique de surcroît – qu’il a la dent dure. Comme il le reconnaît lui-même, il n’aime pas tirer à vue fut-ce sur des ambulances. Et il évite les conclusions hâtives si fréquentes dans le Landerneau du pinard. Au contraire, c’est un homme cultivé et courtois, qui certes par moments n’a pas sa langue dans sa poche, mais qui connaît et respecte le travail vigneron. Il se trouve que, sans même s’être consultés puisque c’est Hervé Lalau qui, en bon camarade, m’a proposé de lire ce qu’écrivait David sur son blog, je suis assez d’accord avec ce dernier.

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David Cobbold

J’aime, et je suis le plus possible les pérégrinations de ce domaine qui compte probablement parmi les plus beaux du sud de la France. Je suis admiratif devant les moyens déployés avec force conviction par Olivier Decelle, le propriétaire, lequel aurait pu – et il en a les moyens – s’offrir quelques danseuses viticoles au Chili ou ailleurs (il en possède déjà trois dans le Bordelais d’où il tire d’excellents vins d’ailleurs) tout en passant le reste de sa vie avec sa charmante épouse les doigts de pieds en éventail sur une île aux Seychelles (aucun rapport avec Mamie Zinzin), mais ce n’est pas le style du bonhomme.

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Le fameux parc à dame-jeannes 

Tout a commencé en 1999 lorsque Olivier Decelle rachète ce mas prestigieux (226 ha dont environ 150 ha de schistes noirs plantés de vignes) installé depuis des lustres aux pieds des ruines de Quéribus. Le gars ne lésine sur rien pour redresser le domaine et le rehausser au plus haut niveau. Il entreprend des travaux d’hercule, aménage une cave, embauche un jeune régisseur à qui il fait entière confiance, se lance dans la biodynamie pour déchanter peu de temps après, s’engage dans des replantations décevantes, fait venir Lydia et Claude Bourguignon - que j’appelle sans flagornerie les « Géo Trouvetout des terroirs » -, redessine avec eux un énième programme de replantation. Et toujours pas d’engrais, en dehors d’un compost maison, pas de désherbants ou d’insecticides chimiques. Les vins s’annoncent aux mieux de leur forme, ils sont modernes, élégants, équilibrés, respirent la noblesse des vieilles vignes pour la plupart grenaches et carignans noirs. Bref, tout s’annonce pour le mieux.

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Olivier Decelle, fier de ses nouvelles vignes...

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Nouvelles plantations en début d'été 2010

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Sauf que, hormis le blanc « Altaïr » 2008 (grenache gris pour l’essentiel avec un peu de macabeo), subtil et floral au nez, dense et solide comme un roc, capable même de vieillir dans une bonne cave, depuis deux ou trois ans je reste sur ma faim. Avant d’aller plus loin, je ne dirai aucun mal, bien au contraire, des vins doux dits naturels, du millésime 2008 en particulier, le plus récemment goûté, que ce soit en blanc ou en rouge : superbe « Vintage » élevé 12 mois en cuves béton et tiré à 150.000 exemplaires (15,50 €, à ce tarif, ne surtout pas s’en priver !) et très tannique « Vintage Charles Dupuy » (20% de barriques neuves, le reste en cuves inox pour 18 mois) qui semble bâti pour une très longue vie (32 €). Le «  Millésime 1975 » (50 €, un cadeau !), joli rancio de la vieille école, est toujours d’une grande classe, tandis que le « Vintage Privilège L.09 », issu de grappes de grenache noir passerillées à même le schiste, vin exempt de mûtage riche de 192 g/l de sucres résiduels, est un petit régal (20 €).

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Mais, tout comme l’ami David, je déchante – et ce n’est pas la première fois – en goûtant les rouges « classiques » que je trouvais fort à mon goût il y a seulement 5 ou 6 ans. « Notre Terre » (70.000 bouteilles), jadis mon favori, me déçoit et ne m’envoie plus au ciel. Je ressens beaucoup d’amertume en le goûtant et les 2007 comme les 2008, élevés pour moitié en cuves bois tronconiques, pourtant gardés et regoûtés sur une semaine, pratique courante chez moi lorsque j’ai un doute, ne m’ont pas emballé du tout. « Carrérades » 2007 non plus (25.000 bouteilles) élevé à la fois en foudre et en barriques, que j’ai trouvé dur et sans personnalité, alors que le 2008, avec plus de barriques, m’est apparu plus complexe, plus intéressant, mais également dur et boisé. J'ai l'impression que le grenache noir d'ordinaire fin et gras, ici associé à la syrah et au carignan, a perdu de sa chair, de sa verve et de son fruit. Qu’adviendra-t-il de ces vins d’ici 5 ans. Je ne demande qu’à voir en espérant m'être lourdement trompé. Cela m’est arrivé plus d’une fois dans ma longue carrière de mec qui se prend pour un grand dégustateur… C’est ce que je souhaite en tout cas !

Michel Smith

 

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Published by les5duvin - dans Dans le vignoble
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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 07:05

Vous l'avez bien compris, c'est ici que se fait l'opinion - j'en veux pour preuve la polémique récente à propos de la photo de Trotsky:  parlait-on de Léon le Sanguinaire  ou de Lev le Prolétaire?

Les 5 du Vin ont des avis sur tout et sur rien, avisés ou non, à vous de juger. Et puisque nous sommes en passe de dépasser Mediapart, Rue 89 et même le Café du Commerce en termes d'influence, j'en lance une autre, de polémique. Pas plus qu'avec Trotsky, le rapport au vin n'est pas évident d'emblée, mais patience, j'y arriverai.

Fallait-il décrocher la photo de Pétain de la galerie des portraits des Chefs d'Etat de la France depuis 1871 affichés dans la mairie de Gonneville, Calvados?

Faut-il s'en tenir à une vision strictement sémantique de la chose? Selon cette thèse, Pétain ayant mis la République entre parenthèses au profit de son "Etat Français", il n'aurait pas sa place parmi les Présidents de cette même République. Ou bien faut-il concevoir l'histoire dans une optique plus large? Enlever le portrait de Pétain, n'est-ce pas un peu gommer une période qui dérange? Il y a-t-il un risque, au contraire, de banaliser la collaboration en affichant un de ses symboles, même dans une succession de portraits? 

Amis Belges, voila qui ne vous rendra ni le Congo, amis belges;  ni vos deux ans de retraite, amis français.  Quoi qu'il en soit, il y  a du pour et du contre.

Toutes proportions gardées, enlever ce tableau, comme l'a ordonné le tribunal, c'est un peu comme supprimer un mauvais millésime dans une série d'étiquettes de Mouton-Rothschild. Sauf que Pétain l'antisémite, dont on vient de révéler la part de responsabilité personnelle dans les lois anti-juifs votées sous son mandat, n'en buvait sans doute pas.

Bon, je n'ai aucune sympathie pour l'ancien Maréchal, et encore moins pour sa politique xénophobe. Mais la galerie de Gonneville n'avait rien d'un musée à sa gloire, alors je me demande si les associations et les juges n'en ont pas fait un peu trop. N'aurait-il pas suffit de mettre sous la photo la mention "Régime collaborationniste de Vichy", un peu comme on appose des avertissements de Santé sur les paquets de tabac?

Dans l'affaire de Gonneville, les juges, et avec eux, une bonne partie de la presse, semblent se baser sur une idée simple; à la Libération, l’ordonnance du 9 août 1944 a déclaré «la nullité de tous les actes» du régime autoproclamé de Pétain.

Autoproclamé? C'est oublier un peu vite que le Sénat et la Chambre des Députés réunis ont voté le 10 juillet 1940 les pleins pouvoirs à ce même Pétain, par 569 voix contre 80 et 20 abstentions. Le texte voté étant le suivant: "Article unique. L’Assemblée nationale donne tout pouvoir au gouvernement de la République, sous l’autorité et la signature du maréchal Pétain, à l’effet de promulguer par un ou plusieurs actes une nouvelle constitution de l’État français. Cette constitution devra garantir les droits du Travail, de la Famille et de la Patrie". 

Précisons que cette Chambre était celle du Front Populaire, donc assez marquée  à gauche. Mais les circonstances, la recherche de l'homme providentiel dans une période d'effondrement général des institutions, expliquent pour bonne part ce paradoxe apparent.

Alors, Vichy, régime raciste, collaborationniste et détestable, tâche indélébile dans l'Histoire de France, certainement. Mais régime illégitime? Ca se discute.

Mais revenons au vin (un thème que nous n'aurions jamais dû quitter).

Le régime corporatiste de Vichy s'est intéressé de près au secteur viticole et à sa régulation. Saviez-vous, par exemple, que c'est à son instigation, et sous les auspices du très dynamique Préfet de la Marne René Bousquet que le Comité Interprofessionnel des Vins de Champagne a vu le jour, le 12 avril 1941? Qu'un "drink" a été offert au délégué spécial du Führer à Reims, Otto Kläbitsch, à l'issue de la réunion du Syndicat Général des Vignerons ayant annoncé la mise en place de ce Comité, le 10 juillet 1941. Il faut dire que les armées allemandes, seuls clients solvables ou presque durant cette période, étaient intéressés au premier chef au bon fonctionnement du marché champenois.

Tiens, le cas de Bousquet, préfet de la Marne, puis de la Champagne (et accessoirement du champagne), mérite qu'on s'y attarde un peu. Avant  de devenir Secrétaire Général à La Police de Vichy, assumant ainsi une responsabilité importante dans la déportation des Juifs,  ce radical-socialiste  bon teint avait protégé Juifs et Francs-Maçons dans le département dont il avait la charge. Inquiété à la Libération, il avait été frappé d'indignité, mais relevé de cette peine pour faits de Résistance; puis amnistié, puis réhabilité. Bousquet pouvait ainsi porter sa Croix de Guerre, sa Légion d'Honneur et  sa Médaille d'Or des Belles Actions, ces deux dernières obtenues en 1930, à l'âge de 21 ans, pour avoir sauvé plusieurs personnes de la noyade  lors des inondations de Montauban. Comme quoi rien n'est simple.

Mais tout ceci aussi doit-il être frappé de nullité? Un cadre vide dans la galerie de Gonneville suffit-il pour oblitérer l'histoire?

Tiens, ça me rappelle la polémique à propos des statues de Mao et de Lénine installées à Montpellier par le défunt Georges Frèche.

Ma fille est en troisième année d'histoire à l'Université. Vivement qu'elle ait fini son cycle, car au rythme où on la réécrit, l'histoire, ce qu'elle a appris risque de devenir obsolète. Rappelez-vous Orwell:  dans 1984, les mémoires sont constamment effacées, les alliances réécrites, les options redéfinies. Il est pour le moins paradoxal que ce soient dans nos régimes démocratiques que des juges finissent par appliquer les recettes de Big Brother, non?

Hervé

 

 

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Published by les5duvin - dans Un peu d'histoire
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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 00:52

On Saturday night we went to a 60th birthday party at El Nacional, an Argentine restaurant in the centre of Bordeaux. Recently opened it is owned and run by Hugo Naón, who used to work for ChâteauCordeillan-Bages, the stylish and swanky hotel just on the southern edge of Pauillac, owned by the Cazes family.

 The evening was a great success – the food simple and delicious and all three wines ideal for the occasion. This got me thinking more about scoring wines, particularly as I had seen the hilarious second teaser video (http://www.youtube.com/watch?v=fYOzr0YlBeM) from James Suckling that afternoon. He used to be the European Bureau Chief for The Wine Spectatoruntil July 2010 and is about to set up his own website.

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 There were some 40 of us and we kicked off the evening with Brut Platine, a Premier Cru Champagne from Nicolas Maillart (http://www.champagne-maillart.fr/histoire.php). This is a grower’s Champagne from a domaine in Ecueil just to the south west of Reims.  The Brut Platine was perfect for the occasion – refreshing, lemony and with some weight, although I can’t claim to have tasted it with great attention. This was the moment to greet old friends and say hello to other guests. The Champagne was there to facilitate conversation and it was soon clear that it was doing just that.

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 Over dinner we enjoyed the 2009 Cuvée Rémus, Montlouis from Jacky Blot’s Domaine de la Taille aux Loups. Richer and softer than the very precise and fine 2008, the 2009 has immediate appeal, although long term 2008 Rémus is likely to show as the better and more complex wine. But I suspect that 2009 gave more pleasure on this evening than 2008 would have done with its more steely minerality and acidity probably proving divisive.

 With the deliciously flavoursome rack of lamb, the soft and generous but mid-weight 2007 Château l’Eglise, Montagne Saint-Emilion again was absolutely right for the occasion. 2007 was a difficult vintage but it is drinking well now – almost certainly better than other more stellar recent vintages.

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 So three wines that might well not attract high scores when tasted in isolation from point scorers like Suckling but which were absolutely right for the evening. Suckling’s taster video brilliantly but unintentionally demolishes the zest for points and demonstrates only too clearly its vacuity. Is a soi-disant 97 or 98 or even 100-point wine really that if it doesn’t match the occasion? 

Suckling’s video shows that the point scoring approach has much in common with train spotting. Will the rise of blogs move us on from the childhood era of wine criticism? Perhaps Marvin Shamken, the proprietor of The Wine Spectator, recognised that ‘times they are a changing’ when he commented on Suckling’s departure suggesting that the magazine would be strengthened by his leaving:

 “He will be missed. We are very fortunate to have significant depth in our editorial team. Moving these tastings to New York, where we have a larger staff and better logistical control, will allow us to strengthen our coverage of these important wine regions."  

El Nacional
23 rue Rode
Bordeaux
Téléphone: 05.56.79.22.76

Jim

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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 00:09

Que faire pour vous plaire? Je pourrais afficher des femmes nues... J’y ai pensé mais sans doute aurais-je choqué des féministes ardentes. Alors des vits... Là, la censure m’aurait frappé de plein fouet. J'ai donc décidé :

1) d'afficher la photo suivante pour honorer mes collègues créchant dans le royaume de Belgique :

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2) de mettre à contribution Rémi Gaillard le Sudiste qui s’est pointé chez moi avec Cali dans son panier. Et comme celui-ci est né à Perpignan en juin 68, ça va enchanter mes compères réfugiés dans cette belle contrée. Bonne dégustation et passez le code à votre voisin...


L'Amour fou - Cali (Rémi GAILLARD)
envoyé par nqtv. - Gag, sketch et parodie humouristique en video.

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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 11:46

Je regardais Vendredi soir Thalassa, mon émission préférée. Sur l’autre chaîne, il y avait Masterchef, mais pas question de mirer un truc aussi racoleur. Donc, Thalassa diffusait un sujet génial sur les « Optimistes » quand subitement j’ai éprouvé le besoin d’avoir du vin à portée de lèvre pour célébrer ces jeunes qui se défoncent dans des boîtes à sardines (mieux que les boîtes de nuit...) au pied des falaises anglaises. Quelle leçon de vie !

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J’ouvre le frigo et je tombe sur « Tombé du ciel » ! Il s’agit d’un Vin de France acheté aux 24 Canons un caviste Perpignanais un peu branché sur les bords. Prix : 9 €. Alcool : 13°5. Jusque là mon texte ressemble à une banale chronique d’un canard anglais où prix et alcool semblent être des infos décisives, voire capitales. Aussi joyeux qu’un titre de Charles Trénet ou, mieux, de Jacques Higelin, je m’attendais à boire un vin se disant « nature ». Je n’en étais pas loin vu qu’en googleisant je tombe sur Rivaton Vins Nature, ce qui prouve que j’ai encore du pif. http://rivaton.vinsnaturels.fr/

Pas la peine donc d’aller sur le site indiqué sur l’étiquette puisque, en dehors des coordonnées du domaine, il n'apprend rien ! Donc, sur le « bon » site indiqué plus haut (vous me suivez j’espère), j’apprends que Frédéric Rivaton est vigneron de Latour-de-France, commune qui décidemment, j’ai dû déjà vous le dire, attire tous les amateurs de Carignan au point qu’il va falloir un jour y organiser un Festival du Carignan !

Un bon point, donc. J’apprends en outre que la cuvée « Tombé du Ciel » est un pur carignan (je m’en doutais un peu puisque le caviste me l’a vendu comme tel), de 45 ans d’âge, 30 hl/ha, vinifié en macération carbonique, élevé  en cuves béton. Seul hic, j’ignore tout du millésime, même en cherchant bien. Dommage, mais je pense qu’il doit s’agir d’un 2009.

J’apprends en prime que le gars élabore aussi un Carignan de 1930 en pur jus de raisin bio ! Deuxième bon point. Enfin, en lisant bien l’étiquette et les données transmises sur le site, je constate que 1) le vin « contains sulfites » et que 2) le soufre est utilisé, en tout cas dans les traitements de la vigne en compagnie du cuivre. Nulle part il n’est fait mention de la non utilisation du soufre à la vendange, pendant l’élevage et à la mise. Troisième bon point.

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En exclusivité mondiale : mon verre "Spécial Carignan" avec le Rivaton dedans.

Vous allez me dire qu’avec de tels raisonnements je peux prétendre entrer direct au Panthéon des préjugés. Et vous avez raison. Bref, confidences pour confidences, je me suis éclaté avec ce rouge aussi sombre et opaque qu’une nuit noire. Un jus savoureux, prenant et gourmand au possible. En mise en bouche, il frétille d’impatience, pétille légèrement sur la langue et inonde le palais de notes sensuelles de violette virant peu à peu sur la mûre des bords de vigne. Il en restait pour le lendemain de quoi remplir un verre. C’était correct, assez plaisant même, mais le peps avait disparu, même si la fraîcheur était de mise.

À dimanche prochain pour la suite !

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Michel Smith

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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 20:36

Voici quelques semaines, je dégustais à Bruxelles la gamme des vins de Frédéric Brochet. Installé à Marigny-Brizay (Poitou), ce Normalien, Docteur en Oenologie, a eu bien des vies pour son jeune âge. Directeur de la Division Vins de Fauchon, il est aussi (ou d'abord) un passionné de vin, créateur, entre autres, de la gamme Ampelidae.

Pour vous, amis assoiffés de cette fin de semaine, j'en tire un vin, qu'il signe, non d'un Z, comme le Zorro du bio qu'il est, mais d'un S... comme Sauvignon.

Je précise qu'il d'agit d'un 2006.

Miel d’acacia, notes fumées au nez, truffe et asperge au nez; en bouche, on part sur le confit, les fleurs blanches, la frangipane ; remarquable balance entre le gras et la fraîcheur en finale, qui évoque une vin plus jeune. Le bois n’apporte que de la rondeur, il ne matraque pas la bouche.

Voila le genre de vin qui fait sourire, béat, comme quand on vient de réussir un point à la diabolique boule de fort: c'est magique, quoi, cet équilibre! Frédéric Brochet serait-il un nouveau Merlin?

Raisins  issus des terroirs les plus ensoleillés ; les vignes sont effeuillées. Au chais, macération, égouttage, débourbage, l’élevage se fait moitié en cuve moitié en fût.

Hervé Lalau

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 00:06

Résonnance minérale dont on peut sentir le relief léger sur les papilles ou en remarquer le goût subtil. Je parle du vin qui coule sur la langue, évidemment, pas de goûter les cailloux ou la boue, quoique ce serait peut-être des plus instructifs. Volontaires levez-vous !

 

 

Stop délire


Le terroir c’est un truc sérieux, toute la profession en parle. Mais, comme l’écrivait Youri, un pote à nous : le plaisir du vin vient de sa diversité. Et la notion de terroir, bien qu’à prendre avec des pincettes, est l’un des garants de la diversité. Il existe partout dans le monde des vignerons qui continueront à produire des vins qui reflètent l’identité d’une région, millésime après millésime, dans un soucis de réussite et non de perfection. Plaisir, diversité et identité, voilà trois mots clés qui circonscrivent avec pertinence ce que tout amateur aime trouver et retrouver dans son verre. La production française s’en est fait le parangon !

 

Tout ça pour ça


Pour en arriver à parler des sols du Jura. Laissons pour l’instant l’oxydative production sur le côté et cherchons par facilité le goût du sol dans les chardonnays ouillés, ils nous en donnent la clé.

 

Mode opératoire


Chardonnays, issus tantôt de sols marneux, tantôt de sols argileux, apportent leur témoignage gustatif.  

Chez Alain Labet, à Rotalier, un même Chardonnay occupe une croupe marneuse recouverte d’argiles à éboulis calcaires. La marne, roche mère, affleure en partie et donne la cuvée ‘Fleur de Chardonnay’. La fraction argileuse génère ‘Les Varrons. minéral 013Comparer les deux permet de mettre en évidence les nuances aromatiques et structurelles.

Les premiers indices suggèrent une différence fondamentale entre les deux types de sols. La marne semble se trahir par le goût alors que l’argile se repère à la texture.

 

Interrogatoire

Pour confirmer ou infirmer les soupçons, interrogeons quelques acolytes.

La Beaumetteminéral 009pousse sur des marnes grises et compactes du Lias ; ‘En Billat’ sur des marnes bitumeuses ; ‘En Chalasse’ pareil que ‘La Beaumette’, mais s’expose à l’ouest plutôt qu’à l’est. ‘La Bardetteminéral 010 imite ‘En ChalasseJURA + ANDRE 2009 388en variant l’altitude. Chaque examiné confirme la piste aromatique de la marne : ail, amande et anis se retrouvent systématiquement chez chacun. Côté structure, un voile gras dissimule en partie les velléités tactiles, la finesse l’emporte sur la puissance. Le sol mixte du ‘Le Montceaut’, marne avec éboulis calcaires, apparaît comme un intermédiaire, plus sec, déjà plus tactile, aux nuances de pâte d’amande à l’anis. Il nous mène tout droit aux Varrons, venu de l’argile avec éboulis, plus costaud et granuleux sur la langue.

L’âge renforce les présomptions, l’ail et les notes anisées des 1998 deviennent flagrants. Mieux, les mêmes terroirs en version oxydatives ne peuvent plus dissimuler leurs origines marneuses, les mêmes arômes s’impriment, subtils, au travers du voile.

Ces portraits robots en mémoire, la souricière se referme…

 

Filatures


A La Combe

Filons chez le voisin Jean François Ganevat où quelques vins en fûts, entonnés selon leur parcelle, affinent les présomptions. ‘Chalasse’ sur marnes grise et blanche parle en finesse, ‘Les Grandes Teppes’ sur marne jaune qui s’effrite farine légèrement sur la langue, alors que plus haut, les vieilles vignes de la même parcelle sur le recouvrement argileux renforcent le grain minéral qui en devient perceptible.

minéral 003

Les Grandes Teppes 2000, sur marne jaune et blanche, élevé pendant 40 mois sur lies en barriques, colore sa robe d’or et de vert, au nez on perçoit le miel et le léger anisé d’une étoile de badiane. Agrume, acacias, amande se fondent dans la texture grasse du vin, un peu de poivre apparaît en fin de bouche.

 

Là au dessus


Sur les hauts de Lons le Saunier, à Montaigu, le Domaine Pignier  cultive ses vignes sur les fortes pentes des reculées* du val de Vallière et du val de Sorne. Et élève ses vins dans la quiétude chartreuse d’une cave aux ogives élancées du XIIIème siècle. Parmi les différentes cuvées, un Chardonnay Cuvée Cellier des Chartreux passe son élevage sans ouillage en foudre et en barrique ; il révèle l’origine de son sol de marne micacée du Lias par sa forte note d’amande, le micas nuance la structure par un relief tactile granuleux. En parallèle, mais ouillé en pièces cette fois, ‘A La Percenette2002,

JURA + ANDRE 2009 411

sur marne schisteuse, se parfume de brioche. En bouche, ce lieu-dit du val de Vallière taquine les papilles d’un grain délicat, où l’anis et le gras enrobe le minéral pulvérulent, finale sur l’agrume.

 

 

*recul de la falaise dû à l’érosion provoquée par un cours d’eau

 JURA + ANDRE 2009 402

 le Cellier des Chartreux

 

Fin d’enquête

En Jura, on peut jouer au ‘flic’ et rechercher qui se cache derrière les arômes variétaux des Chardonnays. Ou plus simplement se laisser aller au plaisir de la variété et de l’identité. Le vigneron, selon sa manière de faire, y ajoute encore un regain de complexité, une première fois dans toute sa production ouillée, une seconde fois dans ses élevages en vidange.

 

Ceci reste un exercice de style, une performance gustative, qui prouve toutefois qu’il y a du fondement dans la théorie «territoriale», sans doute plus que dans le fond de la culotte de… là j’ai un trou, désolé.

 

Bye

 

Marc

 

 

 

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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 00:06

C’est peut-être banal pour vous, mais, même si je suis horriblement timide et maladroit, j’aime fréquenter la gente féminine. Particulièrement quand elle évolue dans le monde du vin.

Vous pensez peut-être à ce stade que je vais me lancer dans un exercice de style autour du style, justement, des vins élaborés par les dames ? Eh bien non ! Car, vous le savez si vous nous lisez depuis le début, moi-même, aussi bien que mes chers confrères associés et collègues de blog, sommes incapables de tomber dans ce panneau. Si nous aimons les vins dits de femmes, ce n’est pas pour leur féminité supposée. Avant tout, nous les aimons autant que les vins de mecs, je veux dire que lorsque nous goûtons un vin, nous ne cherchons pas à deviner son sexe.

Vous ne me croyez pas ? C’est que vous n’avez rien pigé. Pourtant, rien de plus simple : nous aimons le vin d’abord, son géniteur (trice) ensuite. J’entends le rire narquois de certains suiveurs de blogs. Alors, je vais droit au but et je maintiens que oui, juré, craché, c’est le vin qui prime avant tout. Et puis, zut, pourquoi se justifier ? Ce que j’aime avant tout dans le vin, après l’avoir goûté, aprouvé et déclaré bon, c’est rencontrer son auteur, discuter avec lui, comprendre sa vision des choses, ses rapports avec la nature, avec la vie, sa "philosophie" si on veut employer un grand mot. Attention, j’opère de la même manière – ou presque – avec mon boulanger, mon poissonnier, mon boucher. Si je constate qu’il – ou elle – est en phase avec son métier, qu’il a une réelle passion pour ce qu’il entreprend, qu’il y a cet amour indescriptible du meilleur possible, cette volonté d’atteindre la haute idée que l’on se fait de la chose à produire, alors là je suis conquis à vie ou presque.

Vous me suivez toujours ? Si j’ai encore besoin de me dédouaner auprès de vous, Lectrices et Lecteurs, c’est que je n’ai pas envie que l’on me taxe de vulgaire machiste, même si je dois l’être un peu quelque part…

Bon, arrêtons de tourner autour du pot : j’en reviens à mes copines, Christine et Frédérique, l’une banyulenque et l’autre dijonnaise je crois bien, déjà très amie avec mon collègue Marc. L’une et l’autre entament une nouvelle portion de vie, un nouveau combat en somme. Christine Campadieu reste attachée au Domaine de La Tour Vieille qu’elle a fondé avec son ex-mari Vincent Cantié, un coliourenq pur jus, tandis que Frédérique Vaquer, une bourguignonne que Christine appelle « Fred », a perdu son Bernard un jour de vendanges ce qui ne l’empêche pas de continuer l’œuvre entamée avec lui il y a 20 ans.

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Le sourire de Frédérique... celui de Christine est aussi beau !

Vous restez avec moi ? Donc, deux sourires dans ce monde de brutes où l’on ne parle que de grèves : la brune Christine qui voyage souvent vers New York mais qui revient toujours à son port d’attache, Banyuls-sur-Mer ; et la pas-tout-à-fait-brune Frédérique qui fréquente une troupe théâtrale tout en élevant ses deux enfants, Aude et Julien. Vous l’avez compris, cette visite de drôles de dames que je connais depuis longtemps a servi au moins à trois choses : déguster leurs vins d’abord (voir plus bas, les VDN viendront une autre fois), causer d’autres choses que le vin, apprendre à mieux se connaître. Alors merci les filles de cette visite et bravo pour votre initiative.

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La récompense en fin de dégustation : cuvée William Deutz rosé 1996. Ces dames étaient ravies...

Les vins de Christine, du Domaine de La Tour Vieille, à Collioure :

-Collioure 2009 « Canadells » : d’une année sur l’autre, même si l’encépagement a évolué vers plus de roussanne et de vermentino avec 20% de grenache blanc et autant de grenache gris, c’est un blanc toujours aussi excitant à découvrir. Ferme, charnu, assez pur, cristallin, ample et long, bien adapté aux poissons de mer, petits rougets en particulier, ou à une cuisine « terre/mer ».

-Collioure 2008 « La Pinède » : avec 30% de carignan, le reste en grenache noir, on avait ce matin là un rouge complètement fermé, dur et austère. Il s’est réveillé au bout de deux jours de frigo, offrant une belle matière alerte, fruitée et fraîche. Un vrai vin de grillades (poissons et viandes) capable de tenir encore 2 ans.

-Collioure 2008 « Puig Oriol » : grenache noir à 60% associé à la syrah, on entre dans un registre plus tannique, ample, très équilibré, riche en matière. Il faut l’attendre au moins 5 ans et le gibier sera bienvenu.

Les vins de Frédérique, du Domaine Vaquer, à Tresserre :

-Vin de Pays Catalan 1985 Blanc de blancs « Tradition » : après un 1986 gras marqué par des notes de noix verte, c’est le millésime d’avant qui l’emporte par sa beauté complexe, son aspect tendu et son côté très sec. À goûter sur des langoustines grillées ou sur un brebis d’Ossau. Toujours étonnant pour un macabeo qu’à l’époque les « experts » recommandaient d’arracher.


-Vin de Pays Catalan 2001 « L’Exception » : carignan et grenache noir à 85%, le reste en syrah, la finesse l’emporte d’emblée, on a de la de l’acidité, de la tendresse aussi, de la longueur et un beau finish.  C’est pourtant à boire sans trop attendre et à ne surtout pas mettre en carafe, le vin s’ouvrant facilement dans le verre.

-Côtes du Roussillon Les Aspres 2006 : carignan et syrah à égalité associés au grenache noir (50%), avec 18 mois d’élevage dont 30% en barriques d’un vin, voici le premier millésime de cette nouvelle AOP où l’on devine une surprenante acidité, beaucoup d’élan et de richesse sur fond de fruits rouges cuits. On peut encore le garder 5 à 10 ans.

Michel Smith

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 00:35

Terra, Voie Lactée, 27-10-2010 (année standard),

Chers amis du vin, mes frères galactiques,

Je soumets à votre sagacité ce message énigmatique (et tac) déposé  sur mon blog voici 5 jours galactiques, en réponse à un post plutôt anodin sur les premiers labels français d'oenotourisme (je n'ai pas changé une virgule).

"C’est une franc qui restent pour que l’excellent atout deviendront vin ...
Signé : décuvons les fabricants d’inox".

Trou-noir.jpegLike black holes in the sky

Je comprends les mots, mais ou bien c'est mon hémisphère gauche qui me joue des tours, ou bien alors, Einstein avait raison, il y a des univers parallèles où l'homme peut exister, mais "sous-la-même-forme-pas-tout-à-fait", comme dirait Maître Yoda.

J'aime à croire qu'on y fait aussi du vin, même si ce n'est pas avec du raisin. Car ce qui plus probable est, c'est qu'on y fait du raisin à partir de vin. 

J'y répond au doux nom d'Evreh Laula, et Luc Charlier à celui de Cul Lierchar. Ce qui pas si mal ne lui va, au vu de son goût pour les chansons lestes.

J'attends avec impatience d'autres messages en provenance de cet univers légèrement décalé, qui, apparemment, ne communique avec le nôtre que via le cadre "commentaires" de mon blog. Au départ, la probabilité pour que cette fenêtre espace-temps s'ouvre là était infinitésimale;  genre chiure de mouche sur la partition perforée du grand horloger, qui, selon certains esprits mesquins, n'existe pas. Et forcément, ça réduit encore  les probas. Mais c'était sans compter sur la formidable attraction générée par mon blog, au moins de l'autre côté du vortex.

Un peu à l'image d'un trou noir. L'anti-matière. Sous le poids de l'intérêt des thèmes abordés et de la formidable rhétorique déployée sur mon blog, l'espace et le temps se contractent, attirant tout sur leur passage.  "Now there's a look in your eyes, like black holes in the sky..." Pas vrai, Syd?

J'ai pensé prendre contact avec la NASA, mais je présume que le réseau Echelon, à qui rien n'échappe, même pas à Corneilla, a déjà ce message transféré à de droit qui.

En attendant nouvelles frèches, vous serais reconnaissant participer au décryptage, éventuellement imbibé de breuvage favorisant synapsique ouverture. Possiblement carignan will do, Jim.

Bon, ce n'est peut-être pas le post le plus intéressant que j'ai jamais écrit,  ni même le plus captivant parmi tous ceux déposés par les 5, mais si  je ne  me dévoue pas pour vous initier à la physique quantique (et toc), qui le fera?

Hervé

 
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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 23:21

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