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POURQUOI CE BLOG?

Ce blog est né de l'heureux hasard d'une rencontre, en 2010, au Salon des Vins de Loire d'Angers, autour d'un verre de rosé de Bourgueil - celui de Pierre Jacques Druet. Il y avait là cinq "plumitifs" du vin. Le rosé aidant, l'idée a germé de créer un espace commun.
Parce qu'à cinq, on peut aborder plus de thèmes.
Parce qu'on peut débattre.
Parce qu'on peut partager. Des coups de coeur, des coups de gueule, de l'expérience.
Et qu'est-ce que le vin sinon une boisson de partage?
De ces cinq, certains sont déjà des blogueurs confirmés, d'autres non.
Comme il y a les 5 sens, il y  a maintenant les 5 du Vin.

Les 5 du Vin

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QUI SOMMES-NOUS?

David Cobbold (Eccevino) est le plus français des journalistes anglais du vin, ou vice versa. Il a reçu en 2011 le Wine Blog Trophy pour  son blog, More than Just Wine.

Jim Budd, sujet de sa Gracieuse Majesté, est journaliste pour diverses revues britanniques. Amoureux des vins de Loire, il leur consacre un blog, Jim's Loire, primé en 2009 du Wine Blog Trophy.

Hervé Lalau est un journaliste français écrivant pour diverses revues et sites français, belges, suisses et canadiens. Son blog "Chroniques Vineuses" lui a valu le Wine Blog Trophy en 2010.

Michel Smith, PourLeVin, est un journaliste français établi en Roussillon, travaillant pour diverses revues et guides en France. Il s'intitule lui-même "Journaliste en Vins et autres Plats de Résistance".

Marc Vanhellemont est un journaliste belge travaillant pour divers magazines en Belgique et en France. Incontournable, sauf par la face nord.

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The Famous 5

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Sauf mention contraire, les textes et photos sont protégés par le Copyright de chaque auteur, individuellement pour les articles signés, ou collectivement pour les articles coopératifs des 5 du Vin.

Jim Budd's photographs are licensed under a Creative Commons Attribution-Noncommercial-No Derivative Works 2.5 UK: Scotland License.
23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 06:51
This is the week without pesticides – ‘semaine pour les alternatives aux pesticides’. It is a generous week running from 20th – 30th March.

The ‘semaine sans pesticides’ falls at a good time for now is moment when many of the vignerons in eastern Touraine and elsewhere in France apply weedkillers to their vineyards. Obviously it is far from just vignerons who use weedkillers – substantial quantities are used by gardeners, especially on paths and driveways etc. But this blog is about wine.   

AgentOrangeStGs.jpgThe notorious Agent Orange

It also has to be admitted that it is easy for a journalist to criticise – to deplore the high number of vineyards that are heavily treated with weedkillers and which have no life apart from the vine. All trace of biodiversity has been eradicated. A journalist doesn’t have to make the sums add up – to ensure that the family vineyard makes a profit. Furthermore we are not faced with the rapacious demands from supermarkets in France and elsewhere seeking to provide cheap wine for their customers who have become addicted to unrealistic bargains.

However, there has to be a better way than this:

EPnolifes.jpgIs there life on Mars?

The indiscriminate use of weedkillers destroys the natural balance and inevitably leads to the need to use pesticides because there is no natural balance remaining – nothing to encourage predators that would help to keep harmful pests at bay or at least in balance. Furthermore it is possible that there is a relationship between the widespread use of weedkillers and the vine disease – esca.

It also encourages erosion even on a slight slope for there is nothing to absorb or hold back the rainwater.
 
Liens:
http://www.semainesanspesticides.be/
www.semaine-sans-pesticides.com

Two fine articles from Bertrand Celce (www.wineterroirs.com) http://www.wineterroirs.com/2010/02/herbicides_era.html

http://www.wineterroirs.com/2009/07/esca_cure.html


ErosionEpas.jpgErosion, even though the slope is gentle




(c) Jim Budd
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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 01:34
«Il n'y a que les imbéciles qui ne soient pas gourmands.
On est gourmand comme on est artiste, comme on est poète.
Le goût, c'est un organe délicat, perfectible et respectable, comme l'œil et l'oreille.»

                                                                            Guy de Maupassant

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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 00:14
L’intérêt que je porte au Beaujolais est constant et ancien. Le 3 décembre 2008 j’écrivais une «Lettre ouverte aux AA (agréeurs anonymes) pour le renouveau du Beaujolais» Celui que je désignais comme Mister Blond était en fait Jean-Pierre Brun, en butte à ses pairs dégustateurs. Si je me permets de recycler cette vieille chronique, c’est pour dire à ceux qui n’ont pas compris que je me penche sur le «Grand Corps Malade» qu’est le Beaujolais et qui me conseillent de me tourner vers les bons pour trouver la solution: qu’on ne change pas les mentalités ni par décret ni par l’incantation. Je suis chiant, je sais mais c’est mon métier.

-1-copie-2.jpg
Mademoiselle… dont je tairai le nom

Longtemps je me suis levé de bonne heure pour aller me pencher au chevet de patients – étrange appellation que celle-ci mais pourtant si parlante : personne qui subit – fragiles, mal en point, perclus de maux, sous perfusion, souvent victimes d’une forme d’acharnement économique, inadaptés aux duretés du temps, proches de la sortie, des laissés pour compte de ce que l’on qualifiait de crise alors qu’il s’agissait d’une profonde mutation.

Puis, mes commanditaires, soucieux d’un avenir qui ne semblait pas aussi souriant que certains augures le laissaient entendre, m’ont demandé d’ausculter le Patient France du Vin. Pendant une année, j’ai observé les symptômes pour les analyser, poser un diagnostic et, comme le disent les praticiens, je me suis efforcé de proposer un protocole efficace pour le traitement, seul d’abord, puis avec des confrères.  Sans «revendiquer» l’appellation non contrôlée de «spécialiste», permettez-moi tout de même de mettre mon grain de sel dans une histoire dont raffolent les normalisateurs papivores dont vous êtes un beau spécimen.

Le Beaujolais n’a jamais fait appel à mes « services » et pourtant comme le disait très crument Jean-Pierre Labruyère, en septembre 2007, à la RVF : «La situation est catastrophique. Nous avons la menace d’une crise sociale grave. Près de 45 % du millésime est vendu chaque année sous forme de  Beaujolais Nouveau, en un mois. Il n’y a pas d’équivalent dans le monde. Malheureusement, le Beaujolais est porté par un discours marketing et n’a plus d’image de qualité. Pire, il occulte désormais le marché des crus. Il y a vingt ans, le prix des Moulin-à-Vent était le même que celui des Châteauneuf-du-Pape ou des Mercurey. Aujourd’hui, c’est moins de la moitié. L’interprofession porte une lourde responsabilité dans ce bilan désastreux : elle n’a pas su limiter ses rendements ni contrôler la qualité de ses vins

-2-copie-2.jpg

Rappelons-nous comme l’écrivait à l’époque Vitisphère : «des prix en chute de 12 à 25%, et des stocks de vin invendu, frappés de plein fouet par la crise. Pour en sortir, l’Union interprofessionnelle des vins du Beaujolais (UIVB) avait présenté un plan d’urgence, avec en aval la distillation de 110 000 hectolitres pour assainir les stocks, et en amont un renforcement des conditions d’agrément, reconnaissant implicitement que 7% à 10% des 1,2 millions d’hectolitres produits ne méritaient pas l’appellation». Alors, permettez-moi de vous poser une question simple, mademoiselle… dont je tairais le nom, «qui donc avait agréé ces 7 à 10% de vins indignes de l’appellation?» Merci de me faire parvenir la réponse par retour du courrier.
Aujourd’hui ce qui m’amène à fourrer mon nez, dont je regrette qu’il ne soit pas aussi prestigieux que celui de mon ami Jacques Dupont Merveilleux du Vignoble, dans un dossier où, mademoiselle…dont je tairais le nom «On servit, pour l'embarrasser, En un vase à long col et d'étroite embouchure. Le bec de la Cigogne y pouvait bien passer ; Mais le museau du sire était d'autre mesure.»*, c’est que, sans doute, pour faire oublier les errements du passé, voici qu’en compagnie des mêmes dégustateurs, type passoire à gros trous non modifiée, vous avez fait plié un original, appelons-le par commodité Mister Blond, vous l'avez obligé à passer sous les fourches caudines de votre prétendue «typicité», pour lui montrer que le nouveau Q de la vieille dame qui vous emploie s’assied sur le jugement des seuls qui vaillent en définitive: les clients de Mister Blond, dont horreur et abomination certains sont d’ «affreux» états-uniens, qui plébiscitent son vin dont la seule destination, d’après-vous, à la suite de votre décision souveraine, sera la même chaudière où les 7 à 10% agréés par vos soins auraient du être jeté sans autre forme de procès.

Moi qui ne suis, selon certains beaux esprits de vos amis, qu’un stipendié des «vins industriels», c’est avec un plaisir non dissimulé, un esprit de dégagement hors norme, que je prends le parti de la cause de tous les Mister Blond.  Je ne vais pas m’appesantir sur le fond de l’affaire car, je l’espère, vous en maîtrisez parfaitement les tenants et les aboutissants. Cependant, je vous recommande, miss de dont je tais le nom…, la lecture de la chronique «A Beaujolais Maker’s Pain»  du 24 mai 2008, publiée sur le blog d’Eric Asimov du New York Times «The Pour».  http://thepour.blogs.nytimes.com/2008/05/20/a-beaujolais-makers-pain/   ainsi vous pourrez constater que vous participez, avec un brio inégalé, à donner de notre patrie l’image d’un vieux pays perclus de bureaucrates obtus. Ça me déplaît profondément, car je fais parti de ceux qui pensent que tout système a besoin de règles et, bien sûr, d’une autorité indépendante pour les faire respecter. Mais que diable, avant d’aller chercher des poux dans la tête de Mister Blond, faites-moi la grâce de consacrer tous vos efforts à virer les vins de ceux qui rallongent la sauce.  
L’acharnement dont vous avez fait preuve, signe d’une certaine forme de désarroi, car je suis sûr de votre intégrité, est d’autant plus étrange qu’il se situe dans le cadre d’un système décrié, condamné, réformé et qui n’a plus court. Croyez-vous vraiment, personne ne vous demande de battre votre coulpe ou d’aller à Canossa, que l’agrément des 300 hl de Beaujolais de Mister Blond ajouterait au «discrédit» jeté par certains sur cette belle appellation que j’ai toujours défendue ?  La réponse est clairement non !
Bien au contraire, vous auriez donné un signe, non de bonne volonté ou de laxisme, mais d’intelligence aux amoureux du Beaujolais. Que les vins de Mister Blond soient différents, atypiques, fruit de l’esprit d’un vigneron curieux et inventif, ne constitue pas une tare, un boulet supplémentaire pour le Beaujolais, mais un plus pour capitaliser de la notoriété. Dans ma vie antérieure, lorsque je tenais les manettes, que j’exerçais sur vos prédécesseurs la tutelle, que n’ai-je entendu plaider pour que nous tolérions les « agréments sociaux ». Dans le cas présent ce que je plaide, moi, c’est un « agrément économique et commercial ». Le juge de paix, que vous le vouliez ou non, ce n’est pas vous et votre quarteron d’agréeurs anonymes, mais ceux ou  celles qui, après avoir apprécié les vins de Mister Blond,  en redemandent. La toute puissance de la médiocratie nous plombe. De grâce, accordez à ceux qui précèdent le gros du peloton les exceptions qui confirmeront la sacro-sainte règle pour laquelle vous avez dédiée votre vie administrative. Ne prenez pas la vivacité de mon propos pour de l’ironie facile mais comme l’expression de mon exaspération face à une situation qui perdure depuis des années.  
Mon ire à votre endroit peut sembler bien inutile dans la mesure où ce que j'évoque est une affaire classée. Demain sera un autre jour m’objecterez-vous puisque le système d’agrément change. Fort bien, j’en prends acte. Cependant je doute que la liberté et les pratiques de certains vignerons atypiques puissent entrer dans votre moule étroit. Les interrogations et les craintes de Claire Naudin-Ferrand, en attestent. Allez-vous continuer de pourrir la vie de gens qui font bien leur métier, vendent bien leur vin, ne demandent rien à personne, au nom de l’application étroite de textes purement normalisateurs ? Je le crains. Si tel était le cas, la seule voie de sortie de beaucoup serait de quitter votre carcan, de refonder le système sur les principes qui ont été ceux des origines de l'AOC. Je rêve me direz-vous. Bien moins que vous ne le pensez...
  
Voilà,  mademoiselle... dont je tairais le nom, j’en ai fini de mon ouvrage et vous prie d’agréer les salutations d’un simple praticien en semelles de crêpe, arpenteur des fins fonds de la France des vignes et du vin, qui appelle de ses vœux qu’en son beau pays l’essentiel prime enfin sur l’accessoire et que, comme au temps des pionniers de l’AOC, les vignerons gardent la main sur la règle qu’ils se sont librement donnée et qu’ils respectent leur patrimoine commun qu’est l’appellation. Bien à vous...

Jacques Berthomeau
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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 11:33
Blanc de Carignan

Le Carignan, c’est entendu, est un cépage rouge. Venu d’Espagne au moyen âge, il s’est imposé sans mal dans les vignobles du Sud de la France où l’on apprécie depuis des lustres sa robustesse et sa production généreuse dans les vignobles de plaine. Je ne vais pas vous refaire le film, mais son implantation, même si elle décline, reste importante: on est passé de plus de 200.000 ha dans les années 60 à moins de 100.000 ha en ce début de millénaire. Pour vous donner une idée, en Espagne, où il est né dans la région de Saragosse, il n’est plus cultivé que sur 8.000 ha.

Carignan.jpg

Reste que ce cépage est toujours aussi détesté et mal compris, comme le prouve cette description relevée sur un site de vin dont je tairai le nom par pure charité : «Le Carignan est toujours assemblé avec d'autres cépages car livré à lui-même, le cépage donne un vin astringent, dépourvu de fruit». Il suffit de lire mes précédents numéros dédiés au carignan pour démentir de manière catégorique ce genre d’affirmation. Comme il suffit de se promener en Languedoc ou en Roussillon pour constater que le carignan est de mieux en mieux considéré. Surtout par les vignerons «estrangers» débarqués d’autres régions ou par ces personnages de plus en plus nombreux qui viennent s’essayer ou se reconvertir au travail de la vigne.

Justement, du côté de Pézenas et du village vigneron de Caux, il y en a un qui a découvert et mis en avant un aspect inattendu du carignan. Arrivé il y a dix ans après un début de vie de journaliste à la RVF, Daniel Le Conte des Floris est tombé sur des vignes de carignan blanc, une mutation génétique dont il va savoir profiter. Cela va lui porter chance car, dès ses premiers vins, le gars se fait remarquer. Et depuis, il a sorti quelques millésimes d’un blanc de belle tenue, sous l’étiquette «Lune Blanche», un vin joliment soutenu par une structure acide de bon aloi.

Sa version 2008, en partie élevée en fûts neufs (pour un quart) le reste en pièces d’un à quatre vins, goûtée en Janvier lors du Millésime Bio à Montpellier, est proprement étonnante : attaque prenante, superbe fraîcheur en bouche, persistance, on aimerait boire le vin sans attendre à l’apéritif avec des lucques (variété d’olives) du Minervois et quelques échantillons de fromages de chèvres de l’arrière-pays.

Sans lui demander la permission – j’espère qu’il me pardonnera -, je reproduis ci-dessous le commentaire de mon complice, Marc Vanhellemont, qui décrivait, en 2007, le millésime 2004 :
«Une robe à la couleur prononcée, verte aux reflets dorés, un nez anisé aux senteurs de citron confit, de camomille et d’éclats de silex, une bouche fraîche aux goûts de chocolat blanc, d’écorce de mandarine et de thé à la bergamote. Le vin se structure autour de son assise minérale, il développe une fraîcheur intense qui dynamise les arômes du bout de la langue jusqu’après l’ingestion. L’élevage en barriques marque fortement le vin à son ouverture, mais un peu d’aération dissout l’élan boisé dans le gras, le minéral et le fruit de la Lune Blanche.»

Xavier-Daniel_-_bar_a_vins_de_Pezenas.jpgXavier Delmas et Daniel Leconte des Floris

On peut consulter le site www.domainelecontedesfloris.com. On peut aussi goûter le carignan blanc dans d’autres cuvées du domaine, notamment «Lune Rousse», où le raisin est parfois associé au grenache blanc, au terret bourret et à la marsanne, en allant dans le bistrot à vins que Daniel a ouvert en plein centre de Pézenas, avec son compère sommelier Xavier Demas. Plus récemment, j’ai rencontré un autre adepte du carignan blanc - il existe aussi un carignan gris - dans le Roussillon, en la personne de Benoît Danjou, installé à Espira-de-l’Agly. En rouges comme en blancs, ses vins sont prometteurs.

Michel Smith
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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 02:21

C'est le CIVC qui l'annonce: la bouteille de Champagne allégée va se généraliser d'ici deux ans. Elle pèse 835 g au lieu de 900 g.

65 grammes qui font toute la différence, à ce qu'on nous dit, pour le bilan carbone.

Certaines maisons avaient déjà adopté cette bouteille allégée depuis plusiuers années. Mais l'allégement des prix du Champagne, ce n'est que depuis 2009 (exclusez mon mauvais esprit, je n'ai pas pu résister...).

Hervé Lalau

 

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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 00:31
Une hirondelle ne fait pas le printemps, mais le communiqué annonçant la reprise du Mas Janeil, à Tautavel, par François Lurton, c'est comme un signe. Le signe que le Midi intéresse encore les Bordelais.
Bon, ce Lurton-là n'est pas un Bordelais comme les autres, puisqu'il a fait ses armes au Chili, en Argentine, au Portugal, en Australie... et qu'il possède déjà un domaine à Fitou (Château des Eries).

Mais qui sait, voila qui pourrait permettra à Millésima et autres vendeurs de crus de prestige d'élargir leur offre vers le Sud...
Pensez, un Cotes du Roussillon signé Lurton...

C'est notre Michel qui serait content! 

Hervé Lalau 
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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 04:40
It's Vanhelday. L'ami Marc nous revient avec un de ces accords gourmands dont il a le secret.


Attablé avec vue sur mer dans un endroit presque paradisiaque, une assiette de légumes variés devant mon nez , que commander? Les légumes froids ne font pas toujours bon ménage avec les vins.
J'ai opté pour un Saint-Joseph blanc, celui des Courbis. Une bonne surprise. 

-4.jpg
Hmmm, des légumes...

Le vin
Saint-Joseph blanc 2006 Domaine Courbis

Jaune pâle, les reflets verts de la jeunesse, le grillé de l’élevage, suivi avec empressement de fruits jaunes, de fleurs blanches, d’une pincée d’épices, poivre blanc qui donne un léger piquant, des guimauves en bouche, pour nous l’adoucir. Douceur structurelle amplifiée par le gras qui se joue déjà du balsamique, pointe vinaigrée, à peine suggérée qui relève l’ensemble jardinier. Le vin surprend, le vin étonne, le vin rend la table volubile, le vin sublime l’asperge verte, rend les spaghettis de haricot plus croquant, enrobe le chou-fleur, fait rouler les pois, glisser les fèves et suçoter les carottes.
Un bonheur rare !
Les ensembles légumes froids ou chauds sont délicats à marier aux vins.
Le Blanc des Courbis rejaillit de l’alliance pour réaffirmer son caractère minéral, soutenu par le léger toasté de l’élevage. Son tempérament tutoie même le copeau de Parmesan.  Les chefs aiment ce genre de fantaisie…

Fiche technique

Assemblage de 97% de Marsanne et 3% de Roussanne, issues de l’un des rares terroirs calcaires de l’appellation, 5 ha en pentes raides exposées sud-est à hauteur de Châteaubourg tout au sud. La pente n’autorise que les vendanges manuelles, pressurage immédiat, débourbage et fermentation à basse température (16-17°C), en cuves inox. Sauf pour 30 % des moûts qui fermentent en barriques neuves. Élevage de 12 mois, dont 8 mois sur lies fines avec batonnage quotidien, 1/3 en barriques neuves, les autres 2/3 en barriques de 1 à 3 vins.

Les légumes

Nettoyez les légumes de votre choix, faites-les cuire juste ce qu’il faut pour qu’il reste croquant. Le mieux, c’est de les jeter dans l’eau bouillantes légume par légume, les retirer à bonne cuisson (estimer leur cuisson en le goûtant reste le plus fiable), les jeter dans l’eau froide pour arrêter leur cuisson, les réserver. Quand on manque de temps : jeter les légumes dans l’eau bouillante salée en commençant par celui qui demande la durée de cuisson la plus longue et ajouter petit à petit les suivant. Dès qu’ils sont croquants, les sortir et les refroidir à grand coup d’eau froide. Les servir accompagnés d’un copeau de Parmesan relativement jeune, saupoudré de ciboulette finement hachée, trois gouttes de balsamique.

Option vinaigrette

Préparer une vinaigrette très légère, juste un petit filet de citron, un rien d’huile d’olive, une pincée de sel et de poivre pour laisser les légumes s’exprimer.

Marc Vanhellemont


Domaine Courbis, domaine.courbis@numeo.fr


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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 06:00
Oui, je sais, la journée de la femme est passée. Et alors ? Figurez-vous que moi, j’y pense tous les jours. Une véritable obsession. En outre, je suis vexé car j’ai été pris de court par l’ami Hervé qui a déjà pondu un superbe texte sur le sujet il y a peu. Pour finir, actualité oblige, v’là que l’un des plus célèbres moustachus de France s’est envolé nous laissant en guise d’héritage son refrain-tube «La femme est l’avenir de l’ho-om-me» inspiré d’Aragon, air que l’on diffuse sur toutes les ondes. Oui, je suis hanté par elle, mais aussi par elle, et elle aussi, et encore celle que voici…


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Statue d’Aristide Maillol, Place de la Loge à Perpignan



C’est entendu, la femme est l’avenir de l’homme et par la même occase, ça c’est moi qui l’affirme, l’avenir du vin.

Au-delà du fait qu’une telle déclaration s’arrose, je m’explique au travers d’un raccourci que certains jugeront peut-être malhabile. Imaginons un instant que je tombe amoureux là, sur le champ. J’en suis capable. Fou éperdu d’une superbe jeune et jolie fille, je vais chercher par tous les moyens à la faire rentrer dans les mailles de mon maigre filet. Pauvre pêcheur… Pour y arriver j’essaie tout ce qui est en mon pouvoir : la séduire à tout prix est mon but. J’entends déjà le chœur effarouché des chiennes de garde, mais étant plus doué que d’autres jeunes gringalets pour ce qui touche au jus de la treille fermenté, je compte bien sur mes connaissances bachiques afin d’arriver à mes fins et conquérir la donzelle.

Entendons nous : je ne veux pas la saouler, lui faire perdre ses moyens. Simplement la griser. La femme est vin ou n’est point. Si elle ne boit que du thé avec ou sans nuage de lait ou du jus de carotte avec ou sans une pointe de citron, je renonce à l’aventure sans autre forme de procès. Mais si elle s’adonne au vin avec plaisir, alors là je redouble d’efforts. Navré, mais c’est comme ça. J’en ai parlé l’autre jour non pas à mon psy, mais à Jean-Michel Deiss qui était de passage à Paris pour la dégustation des Grands Crus d’Alsace. Avec lui, on peut tout aborder: on n’est jamais déçu, on en a toujours pour son argent. C’est un bavard impénitent, un causeur infatigable, un jouisseur de mots.

-Jean-Michel, lequel de tes trois vins ici présents boirais-tu avant l’amour ?
Sans hésiter, il désigne l’Altenberg de Bergheim, robe dorée, nez hyper fin, amplitude, pointe de sucre, superbe gourmandise. « Tu vois, je monte l’escalier, je suis dans l’attente en allant vers elle. Il y a cette tension. On va vers l’instant et je suis déjà certain que l’on va vers l’union ».

-Bon, et après « l’acte », que vas-tu boire ?
Je m’attends à ce qu’il devise en bon protestant sur la quantité idoine du vin à servir, quel type de verre, la carafe, que sais-je encore. Non, Jean-Michel, en choisissant son Schœnenbourg (2006, comme le précédent), vin pur, précis, magnifique, devient songeur : «C’est le moment de réfléchir sur nos destins. Le vin va nous aider. Nous, les hommes, sommes souvent tristes lorsque ce moment-là arrive. Nous avons besoin de nous remettre de nos défaillances et le vin est là pour ça. Ce vin-là va me permettre de me dire que je suis bien et qu’elle et moi avons de l’espoir, du temps devant nous».

 -Et le troisième vin ?
Mûr dès l’approche au nez, complexe au possible, évoluant sans cesse, il passe du minéral aux épices et aux fruits. C’est un Mambourg 2006 quelque peu compliqué, mais diablement long en bouche. « Il a un comportement étrange, une sorte de graine qui aurait survécu grâce à une ère de glaciation avec quelque chose d’usé ».
Je l’arrête à ce stade car son stand ne désemplit pas et tout le monde veut participer à la conversation que j’aurais voulu exclusive. Chacun y va de son observation et ça tourne au ridicule. Je me promets de revenir un jour avec lui sur le sujet.

Une fois chez moi, les questions me reviennent et je tente d’apporter mon grain de sel à cette exploration aussi amoureuse que distrayante. Sûr, vous allez vous foutre de moi, de ma naïveté. Mais essayez donc de jouer à ce petit jeu et vous verrez que c’est assez amusant. Avant de la séduire complètement, d’être « sûr de mon coup » comme on disait non sans arrogance machiste de mon temps dans la cour du lycée, je débouche un grand Champagne. Pas un truc canon archi huppé et ruineux, encore moins un roteux de pacotille ou de boîte de nuit, mais un vin – je dis bien un vin – sexy – je dis bien sexy – revigorant et plein de ressources. Le champagne, c’est comme une invite à faire plus ample connaissance, un de ceux qui commande à se laisser conduire vers l’intimité et plus encore si le sort en décide ainsi. Exit donc les Dom Pérignon, Krug, Salon, Cristal et autre joyau de la couronne champenoise.

Une règle : rassurer plus que frimer. Se montrer intelligent, éclectique, bon vivant, charmeur mais point trop. Gloire à l’équilibre, à la force tranquille, à la sensualité posée. Priorité au William de Deutz (et non à l’Amour, cuvée bien construite elle aussi, mais pas faite pour lier connaissance, mettre en confiance… et puis elle est si évidente, si peu discrète de par son titre…), gloire aussi au classicisme d’un Spécial Cuvée de Bollinger (avec 2 à 3 années de cave), au Terres Rouges de Jacquesson (rosé de Dizy, premier cru très marqué par le meunier), au Vintage Rare de Clicquot (surtout ne pas dire « veuve clito »), un des derniers 1988 encore à la vente, ou encore à la Grande Sendrée de Drappier (divine, poétique, langoureuse en version 2000). Voilà, c’est dans la poche (ou presque) comme dirait Guy Bedos au temps où il se produisait avec Sophie Daumier. Vas-y Jeannot !

Autre moment clé, important, voire crucial, c’est celui qui frôle le passage à l’acte. L’union est quasi-certitude, la fusion sur le point de se réaliser. L’instant est intense, critique. Et la fièvre que l’on associe aux prémices amoureuses commence à envahir l’esprit. Montre-toi magnanime comme chantait la Gréco, sort le grand jeu avant d’atterrir sur le rectangle matelassé, tant convoité, qui te sert de couche. Un peu de chaleur serait la bienvenue dans ce décisif moment de tendresse mêlée de tentation. Place aux rouges sudistes, comme le Mas Foulaquier « Grandes Tonillières » 2006 moitié carignan, moitié grenache (Pic St Loup), chaud, massif, fougueux, long et plein de sève. Avec un tel vin, l’amour a ses chances. Servi frais, il va attiser le feu des premiers baisers. S’il n’est pas dispo, remplacez-le par le Gigondas 2006 « Terre des Aînés », superbe de fraîcheur explosive. Ou encore, par le suave Bandol rosé 2008 de Pibarnon, modèle de persistance et de sensualité, plus proche du grand vin que du rosé de grillade. Il y en a d’autres, principalement dans le Sud.

Enfin, l’amour s’est enflammé, il s’est consumé, les corps sont désormais apaisés, quelque peu engourdis. Il faut retrouver ses esprits tout en continuant de charmer. Se montrer amoureux, tendre, prévenant, attentionné comme l’exige la femme. On peut rester sur le rouge méditerranéen - un 2006 Forts de Léoube tout en équilibre et longueur (Côtes de Provence grenache, cinsault, syrah et cabernet, à part égale), par exemple - ou glisser vers la volupté, l’éclat et la douceur d’un Layon « Les Buandières » 2005 de l’ami Patrick Baudoin. Ou bien opter pour l’exotisme d’un or de Hongrie, un Tokaji 2007 du Domaine Kiralyudvar qu’un couple d’américains passionnés également associé au destin du Domaine Huest à Vouvray fait revivre en beauté. Banyuls, Porto, Jerez, Sainte Croix du Mont (qui s’en souvient encore de celui-là ?), Monbazillac, Montlouis… Autres champagnes, autres saint-émilions, chauds merlots, grenaches capiteux de par chez moi, cinsaults plein d’élan et de verve, la liste est longue de ceux qui peuvent accompagner deux êtres le temps d’un amour. Le vin est l’amour, la femme est le vin, tout s’assemble en une sublime et magistrale symphonie bacchanale. Voilà pourquoi on ne saurait se passer de femmes. Voilà pourquoi ces dames qui n’ont pas d’intérêt pour le vin ne suscitent chez moi aucune passion.

Michel Smith
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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 00:20

Vous avez beau être propriétaire d'un domaine portant le même nom depuis 200 ans, en l'occurrence le Clos de L'Eglise, à Lalande de Pomerol, si l'ancien propriétaire a négligé d'en réenregistrer le nom  auprès de l'INPI, comme il convient de le faire tous les 10 ans, la justice peut vous contraindre à l'abandonner.

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On l'appellait Clos de L'Eglise

Surtout si face à vous, vous avez des habitués des prétoires, propriétaires d'un Clos presque homonyme, le Clos L'Eglise, à Pomerol. A savoir, les gentils Cathiard.

C'est la triste histoire qui vient d'arriver à Martin Solveig: les juges ont tranché en sa défaveur.

Pas question ici de juger les juges. Mais quel dommage pouvait donc faire aux Cathiard un domaine qui pré-existait, et de loin, à leur arrivée dans la région?

S'ils sortent vainqueurs du procès, pas sûr que dans la presse, ils en sortent  grandis.

Dommage, j'aime bien leur Pessac-Léognan. Un truc avec Lafitte dedans, je crois. Encore un nom plutôt commun.

 

Hervé Lalau

 

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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 09:10
Has appellation contrôlée become anal contrôlée? Last Wednesday I ran a tasting of Loire wines for a small group at Green & Blue (http://www.greenandbluewines.com/), our local wine shop cum wine bar in South London. We started with a couple of Pierre Luneau’s fine Muscadets: L’Or 1995 and 1993 as I wanted to show that Muscadet can age well, which is rather contrary to popular belief. In discussing the wines one of the tasters mentioned that he always looked on the label for sur lie as a sign of a top quality Muscadet. Incidentally both of Pierre’s wines showed well – the 1993 leaner and more mineral, while the 1995 was richer – reflecting the two different vintages.

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A view from the Loire

Next up was another Pierre Luneau wine – 2005 Excelsior a haute expression Muscadet from 65 year old vines planted in schistous soils in the commune of La Chapelle-Heulin It spends 36 months on its lees and is considered the equivalent of a ‘Grand Cru’ Muscadet – la crème de la crème from the Pays Nantais.  Yet can you find a mention of sur lie anywhere on the label or back label? No! And why? Because it is against the sur lie rules!  

The regulations require that for a Muscadet to be labelled sur lie it must be bottled between 1st March following the vintage and 30th November that same year. If it spends any longer on its lees then it cannot be called a sur lie. Completely mad but you can see the infernal logic!

There is a similar bout of insanity going on in Touraine. Under new rules the only variety that will be allowed for Touraine Blanc will be Sauvignon – either Blanc or Gris (also called Sauvignon Rose or Fie Gris). Admittedly Sauvignon is now the dominant variety in the vineyards east of Tours. However, historically it is not the dominant grape variety of the region. Prior to the 1920s when Sauvignon Blanc planting started there were a number of grape varieties, especially Chenin and Menu Pineau (also called Arbois).

Eastern Touraine is naturally the varietal melting pot of the Loire, where the grape varieties of Anjou-Saumur, meet and mingle with the varieties from the Centre Loire. Sadly the bureaucratic mind cannot cope with diversity. Instead everything has to be simplified – stuff patrimony and typicité!

This reform forgets that esca, the virulent vine disease, has a particular fondness for Sauvignon Blanc, whereas Menu Pineau, for example, is more resistant to the disease’s ravages.

If historically you have a broad palette of varieties why narrow your options? Chardonnay used to be the height of fashion until people started to get fed up with it and the ABC (anything but Chardonnay) movement started. What happens in eastern Touraine if there is a similar reaction to the ubiquity of Sauvignon Blanc and the SOS – Sod Off Sauvignon – movement is born? Already there is growing concern that the New Zealanders may have planted too much SB.

Move to the western limits of Indre-et-Loire and the exclusion of Chenin Blanc from AC Touraine is particularly stupid. Here in communes, like Saint-Germain-sur-Vienne and Seuilly, Chenin is undeniably the historic white variety and continues to be the dominant white grape, as it is in nearby Chinon. Seuilly’s favourite son, François Rabelais, was renowned for his fondness of Chenin Blanc – taffeta being François’ greatest contribution to tasting notes.  Here it looks like the stroke of a bureaucrat’s pen will ensure that Chenin Blanc here will henceforth be labelled vin de pays or a vin de table.

Then there is the curious policy that insists that all the small VDQSs in the Loire’s Central Vineyards are not allowed the produce 100% Gamay or 100% Pinot Noir when promoted to appellation contrôlée status. The price of entry to AC status is to accept a blend of Gamay and Pinot Noir, despite pure Pinot Noir often being the most successful red before promotion. This was certainly the case in the Coteaux de Giennois and probably in recently promoted Saint-Pourçain. Some have suggested that this bizarre blend is due to the insistence of more established, powerful ACs fearing competition. Why an AC such as Sancerre could possibly feel threatened by say the Coteaux de Giennois, Châteaumeillant or the Côtes d’Auvergne is entirely beyond me.  

Very regrettably control freakery is dominant and anal contrôlée now rules.

(c) Jim Budd

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