Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de les5duvin.over-blog.com
  • Le blog de les5duvin.over-blog.com
  • : Cinq passionnés du breuvage de Bacchus parlent du vin sous toutes ses facettes.
  • Contact

POURQUOI CE BLOG?

Ce blog est né de l'heureux hasard d'une rencontre, en 2010, au Salon des Vins de Loire d'Angers, autour d'un verre de rosé de Bourgueil - celui de Pierre Jacques Druet. Il y avait là cinq "plumitifs" du vin. Le rosé aidant, l'idée a germé de créer un espace commun.
Parce qu'à cinq, on peut aborder plus de thèmes.
Parce qu'on peut débattre.
Parce qu'on peut partager. Des coups de coeur, des coups de gueule, de l'expérience.
Et qu'est-ce que le vin sinon une boisson de partage?
De ces cinq, certains sont déjà des blogueurs confirmés, d'autres non.
Comme il y a les 5 sens, il y  a maintenant les 5 du Vin.

Les 5 du Vin

Recherche

QUI SOMMES-NOUS?

David Cobbold (Eccevino) est le plus français des journalistes anglais du vin, ou vice versa. Il a reçu en 2011 le Wine Blog Trophy pour  son blog, More than Just Wine.

Jim Budd, sujet de sa Gracieuse Majesté, est journaliste pour diverses revues britanniques. Amoureux des vins de Loire, il leur consacre un blog, Jim's Loire, primé en 2009 du Wine Blog Trophy.

Hervé Lalau est un journaliste français écrivant pour diverses revues et sites français, belges, suisses et canadiens. Son blog "Chroniques Vineuses" lui a valu le Wine Blog Trophy en 2010.

Michel Smith, PourLeVin, est un journaliste français établi en Roussillon, travaillant pour diverses revues et guides en France. Il s'intitule lui-même "Journaliste en Vins et autres Plats de Résistance".

Marc Vanhellemont est un journaliste belge travaillant pour divers magazines en Belgique et en France. Incontournable, sauf par la face nord.

Archives

Le Calendrier des 5

Retrouvez vos chroniqueurs préférés grâce à notre fameux Calendrier

Lundi: Cobboldday
Mardi: Buddday
Mercredi: Lalauday
Jeudi: Smithday
Vendredi: Vanhellemontday

Pages

The Famous 5

Vous voulez-en savoir plus sur nous? Nos portraits se trouvent en rubrique The Famous 5.

Responsabilité

Les textes signés n'engagent que leur auteur.

Copyright

Sauf mention contraire, les textes et photos sont protégés par le Copyright de chaque auteur, individuellement pour les articles signés, ou collectivement pour les articles coopératifs des 5 du Vin.

Jim Budd's photographs are licensed under a Creative Commons Attribution-Noncommercial-No Derivative Works 2.5 UK: Scotland License.
1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 07:42

Décidemment, on aura tout vu dans notre petit monde du vin.

Après les machines – devrais-je user du mot gadgets, la plupart inutiles d’ailleurs et fort coûteuses – qui permettent de frimer en société et, accessoirement, de protéger son vin de l’oxydation la bouteille une fois entamée (je rappelle que le plus simple consiste à remettre le bouchon d’origine en prenant soin d’enfoncer la face du liège ayant déjà été en contact avec le vin), voilà une nouveauté qui va faire sensation.

En effet, j’ai reçu, il y a quelques jours un communiqué de presse concernant un nouveau truc, un « décanteur instantané ». Mais oui Mesdames et Messieurs, voici venir un gadget indispensable qui va changer votre vie d’oenophile et dont je vous livre ici-bas l’essentiel. Surtout, n’en perdez pas une goutte. Ça vaut son pesant de grand cru.

Extrait du dossier de presse :

Le procédé
Vous placez le Vinturi au-dessus de votre verre et vous versez le vin à l’intérieur. L’effet Vinturi va apporter la bonne quantité d’air dans le bon laps de temps, permettant au vin de s’aérer, de «s’ouvrir» instantanément. Avantage : vous n’aérez que ce que vous buvez, le vin non utilisé peut se conserver encore longtemps...
L’effet Vinturi repose sur la technique des fluides (Bernouilli) : en passant dans le Vinturi, le vin s’accélère, cela crée une différence de pression qui va permettre de mixer le vin avec l’air entrant.
Les avantages de l’effet Vinturi
Meilleur Bouquet
Développe les arômes du vin
Arômes libérés
Entrée de bouche plus agréable
Final plus doux
Tanins adoucis
Les amateurs de vins savent que les bons vins sont meilleurs après un temps d’ouverture et d’aération. C’est cette amélioration que le Vinturi accélère radicalement.
En savoir plus sur Vinturi
Vinturi produit par la société californienne du même nom a été inventé en Février 2007 par Rio Sabadicci qui écrit : « Avec Vinturi nous avons inventé le décanteur instantané».
Vinturi est commercialisé en France par la société Rawell dirigée par Stéphane Lavigne et implantée à Amou, près de Dax. De nombreux professionnels utilisent déjà Vinturi : sommeliers, acheteurs et négociants.
Le Prix Public maximum conseillé de Vinturi est de 54 €

Le tout est illustré du visage en pamoison d’une jolie brune à la bouche pulpeuse…

Pulpeuse-copie-2.jpg

 

… et d’une photo peu parlante d’un appareil de torture.

 

  11-51-thickbox.jpg

Vous songez à un poisson d’Avril ? Je suis allé voir sur le site www.vinturi-france.com pour en savoir plus sur cet appareil qui va assurément révolutionner l’œnologie ! Inutile de dire que je ne suis pas convaincu.

Pour les non initiés aux choses du vin qui liraient ce blog, je rappelle que pour décanter un vin, comme pour l’aérer, il est important de rester simple : on peut soit verser lentement le contenu d’une bouteille dans une carafe bien ventrue, en cristal de préférence, carafe que l’on maintient inclinée, ou tout simplement dans un beau et large verre lui aussi en cristal, verre que l’on fera doucement tournoyer en le tenant par le pied. C’est, au bout de plus de trente années de pratique, la meilleure façon d’aérer un vin. Mais il est vrai que tous ces gestes sont épuisants, alors qu’une machine fait très bien le boulot à votre place !

C’est dingue, non ?


Michel Smith

Repost 0
Published by les5duvin - dans Rubrique destroy
commenter cet article
1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 01:38

 

Nicolas Sarkozy, the French President, yesterday announced a small but dramatic change to the way the French write. When using exclamation, question marks and colons, the French have always left a gap between the last word and the punctuation. Sarkozy has decided that this space is wasteful of scarce resources. All French government documents and announcements will cease to use this gap from 2nd May 2010 – following the May Day holiday.

  5duVin--L.jpg

The announcement was made on Sarkozy’s return from Washington after his two day visit this week to Washington that included talks and dinner with President Barack Obama.

 

Michel Prenneur, an attaché de presse at the Elysée Palace, made the announcement to the press on behalf of the President.

 

“Sometimes an apparently small change can effect a huge difference to making the way we live more ecologically sustainable and to reduce our carbon footprint.

The French system of writing with frequent gaps between words and punctuation wastes an enormous amount of paper. I am today announcing an end to ‘les espaces d’interrogation et d’exclamation’. From 2nd May 2010 all Government departments will use ungapped punctuation. From the start of the new education year in September 2010 all schools will teach the new system. The French government is in discussion with newspaper groups and publishing companies with a view to them making this change as soon as is practical. I would urge the French people to join us in changing the way we write.

By making this change the French administration – both national and regional  – will save an estimated 18 million tonnes of paper annually. Over 10 years this saving will equate to 1000 ha of forest saved from being pulped.

The French government has been in close contact with L'Académie française over this necessary change and I’m very pleased that they have given it their full approval. I was amazed to learn from their president that the French version of Leo Tolstoy’s epic novel War and Peace is 29 pages longer than the Russian and English editions purely because of our special system of punctuation.

Our system of gapped punctuation was introduced during the Directory in early 1796 as it was crucial that new documents could be easily distinguished from those of the Ancien Régime, which did not use gapped punctuation. Over 200 years later it is time to make another change to une écriture plus durable.”

Jim Budd  

(This is a translation from the text in French issued by the Elysée Palace on 31st March 2010.) 

Repost 0
Published by les5duvin - dans Vu d'Albion
commenter cet article
30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 09:19
I spent a very enjoyable three hours on Saturday afternoon in the centre of Tours tasting 2009s at the 8th Fête des Vins de Bourgueil. Broadly the wines divided into two – spring cuvées from vines planted on the gravel and wines to keep that will be bottled later from vines planted on the clay and limestone of the coteaux.

2010Bourgposters.jpg
I was there


This is a clear example of terroir in action, even though the fruit in 2009 is so rich that I suspect many a ‘light’ spring cuvée would be a vin de garde in a more difficult and less generous year. It may well have been problematic in this vintage to make relatively light wines suitable to be slightly chilled for summer drinking. 

The bigger cuvées of Bourgueil, as they do in Saint-Nicolas-de-Bourgueil and Chinon, invariably come from the clay limestone coteaux and the lightest from sandy soils close to La Loire.

Quite how grape juice and then wine come to reflect the place in which they are grown I’m not entirely certain. As far as I know scientific studies reject the notion that vine roots take up trace elements from the soil, which then end up in the grapes.

I suspect it is more the combination of soil, exposure, drainage etc. that makes the difference. In the other words a complex equation between the growing conditions and the vine.  



GaredeToursas.jpg
A la gare de Tours

   I have never understood the notion that some places have terroir and some don’t. Some places are certainly better adapted to growing grapes, others more suited to growing potatoes or for building houses. The Bourgueil tasting was held a very short step away from the central station of Tours.  Given the magnificence of the station one has to conclude that this is ideal terroir for a railway station and probably would not have been ideal for vines. “La gare s’exprime son terroir!’

Give that the universality of terroir is self-evident, I was disappointed to read the following comments from Jane MacQuitty, The Times long-time wine correspondent in her column (http://www.timesonline.co.uk/tol/life_and_style/food_and_drink/article7077471.ece) last Saturday.    

‘New World winemakers loathe the French idea of terroir, the notion that the soil, climate, aspect and altitude of a slope all create a unique patch of dirt whose character is reflected in the wines that are made there each vintage and cannot be reproduced elsewhere.’

‘Grape growers in New World countries, especially Australia, refuse to acknowledge terroir, dismissing it as self-serving mumbo jumbo.’

Doubtless Jane was deliberately exaggerating to make a point but it is, I’m afraid, lazy journalism – it just isn’t true. Not sure however, that it fully deserved being described as ‘drivel’ on a popular wine forum. 

If New World producers really didn’t believe in terroir or a sense of place, then all the Chilean vineyards would still be on the flat Central Valley and the Casablanca, Apalta Valleys along with others would never have been developed. In Australia vines would not have been planted in the Adelaide Hills or in the Clare Valley. I could go on… Perhaps it really was drivel!

BourgCrowds.jpg

Crowd

Much more interesting than strident declarations about terroir is trying to tease out exactly why different locations affect the taste of the wine. To return to Saturday’s Bourgueil tasting – why are the wines from the sand and gravel of Chouzé-sur-Loire different in flavour, structure and longevity from those of clay and limestone of Benais? 

(c) Jim Budd

 



 
Repost 0
Published by les5duvin - dans Vu de Touraine
commenter cet article
29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 20:37
À partir de ce lundi je vais vous conter l’étrange histoire d’un jeune type, le petit Pol Hochon, qui végétait au fin fond d'un bureau minable du Cadastre Viticole Informatisé, 12 rue du Bac dans le 7ième arrondissement de Paris.

C’était un bon petit gars, gentil et serviable, mais un poil rêveur. Dans sa soupente, une fois terminée sa triste besogne, face à la neige de son écran gris souris, son esprit vagabondait. Le petit Pol s’imaginait une autre vie, alors de nouveaux horizons s’ouvraient à lui et, fermant les yeux, tous ces ares et ces centiares de vignes, au lieu de les stocker sur le disque dur de son ordinateur, il les accrochait aux flancs de coteaux pierreux s’offrant au Dieu soleil. Dans sa tête tout devenait fluide, lumineux, ici du Mourvèdre, là de vieux Carignan, plus loin des cépages indigènes, oubliés, tel une ravaudeuse le petit Pol tramait, fil à fil, l’ouvrage d’une nouvelle vie lui permettant de s’échapper de la vraie si fade, si ordinaire.

IMG_5678.jpg

Là-bas, tout au Sud, le jour se levait, devant lui son corniaud, Belzébuth, débusquait des perdrix froufroutantes, sous ses pieds, entre les rangs, le tapis enherbé exhalait des odeurs où se mêlaient des parfums aux fragrances acidulées. Au loin, porté par la pureté de l’air du matin, le tintement des cloches d’un troupeau de brebis donnait au tableau qui s’offrait à son regard des réminiscences d’enfance. Le téléphone grelotait. Le petit Pol redescendant brutalement de ses rêves, l’ignorait, se levait, enfilait son duffle-coat, éteignait le plafonnier, fermait la porte de son bureau et, dans le couloir, en écoutant ses Paraboot crisser sur le lino délavé il pensait qu’ici ses pas ne laisseraient jamais d’empruntes. Fallait vraiment qu’il change de vie ! Plus facile à dire qu’à faire pour lui affublé d’un père aussi pesant. Dans le métro bétaillère, les sans sourires et les pressés l’enserraient. Ça le déprimait plus encore. De nouveau il se réfugiait dans la rêverie. Mal lui en prenait car son père s’y insinuait, s’y imposait avec sa grande gueule : «Mon pauvre Pol t’es qu’un pauvre minus, qu’un gratte-papier sans envergure, qu’un velléitaire enculeur de mouches ...» lui serinait-il à chaque fois qu’il s’obligeait à rendre visite à ses parents.

Le petit Pol laissait dire son père, le gros Paul Hochon qui avait passé toute sa vie à faire le président de tout et de rien dans plein de zinzins. Parfois ça le démangeait de le moucher, de le remettre à sa place de putassier, de lécheur de bottes des puissants, de vieille pute prête à vendre son cul au plus offrant. S’il se taisait, c’était pour épargner sa mère, condamnée au silence par la grosse outre, réfugiée derrière un éternel sourire, elle semblait toujours lui dire du fond de ses grands yeux clairs, ne t'inquiète pas mon fils : «moi je sais mon fils qu’un jour tu colorieras tes rêves et que tu feras de belles et grandes choses...»

Entre la saisie des parcelles de notre beau vignoble de France et de Navarre, le petit Pol Hochon surfait sur le Net à la recherche d'une âme sœur avec qui il ferait son bonheur. Avec candeur il s'inventait des vies, trichait un chouia sur sa taille, s’était doté d’un pseudo très alléchant  «danlapeaudejohnmalkovitch», se parait de professions improbables, s'octroyait en conséquence des revenus confortables et, comme il était plutôt mignon notre petit Hochon, la moisson se révélait bonne sans pour autant qu’il ne se décidât à sauter le pas.

Dans le monde virtuel les mots lui venaient à la pelle, légers, hors le train-train du quotidien, mais lorsque la réalité le rattrapait, notre petit Hochon esquivait. Jamais il ne se rendait aux rendez-vous que lui donnaient ses belles virtuelles. Chevalier de la barre haute le petit Pol attendait le grand jour où le hasard ouvrirait en grand une large fenêtre sur l'Amour, l'Amour bien sûr avec un grand A. Pour lui, nul doute, son salut viendrait des femmes, d’une femme... alors il attendait qu’elle tombe du ciel, plus exactement de la Toile. à suivre...

Jacques Berthomeau
Repost 0
28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 01:53
Je parcours les sites de vignerons ces temps-ci à la recherche d’une sorte de vérité sur le vin. Je n’y trouve pas grand chose, sauf aujourd’hui où je carignasse à mort. Je tombe sur le site (www.anhel.fr) de  mes amis, Sophie et Philippe, adorables vignerons installés aux fins fonds des Corbières, pas loin de l’abbaye de Lagrasse, sur leur petit terroir du Clos de l’Anhel. Et voilà que je lis ce qui suit (le texte variant un peu fonction des cuvées) en guise de fiche technique:
 
TRAVAIL DE LA VIGNE  145 heures de taille (les vignes sont taillées en gobelet et cordon de Royat). 60 heures de tracteur. 25 heures de machine à dos.45 heures de pioche et de désherbage manuel. 40 heures d’ébourgeonnage. 15 heures d’écimage manuel. 24 heures de vendanges.4800 heures de vent du  Nord, le Cers. 2400 heures de vent marin. 500 mm de pluie.2 nuits blanches.295 verres de Corbières.
Les vignes sont cultivées sans utilisation d’insecticide, ni de désherbant, en agriculture biologique certifiée par Ecocert.
 

Je voulais vous faire partager cette prose toute simple. Enfin une façon originale et sans chichi philosophique qui permet de comprendre la réalité d’un verre de vin et même le fond du verre. Depuis, je n’ose plus relire ma fiche technique de peur d’y retrouver les poncifs habituels dont je vous fais grâce. Tous ces détours nécessaires pour en revenir au Carignan qui, comme les autres, se nourrit du vent.

Presque comme chaque printemps, les vins de l’Anhel comptent parmi les plus réjouissants de l’année. Prenez «Les Autres», sorte de pot-pourri de cépages d’âges différents, simple Vin de Table, à 70 % carignan, millésime 2009, super jubilatoire, rouge estival à boire frais et sans retenue. Goûtez aussi le fruité intense du «Lolo» version 2008. Et je ne parle pas des «Terrassettes» et des «Dimanches», 75 % carignan pour cette dernière cuvée qui fait figure de grand vin.

LaVoulte-copie-1
La Voulte Gasparets, autre grand des Corbières dédié au Carignan

Vraiment, dans les Corbières, le Carignan est tout à son aise. Les domaines les plus en vue l’ont placé en tête de leur encépagement depuis belle lurette. Hélas, dans l’appellation récente Corbières-Boutenac, là même où se trouve le Château La Voulte Gasparets, cru le plus régulier du secteur, dont les vins sont composés en écrasante majorité de Carignans plus ou moins centenaires, on a pris soin de réduire son rôle en quasi figurant. Pourtant, les vignerons du coin vous parleront du Carignan comme d’un cépage exemplaire. Bon, j’arrête-là car je bouillonne… De toute façon, j’y reviendrai un jour.

Repost 0
27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 09:41

Le printemps 2010 de mon Cabernet Franc

Qui a dit que je n’aimais que le bon vieux carignan ? Regardez-le bien : il est sur ma terrasse dans un pot. Grand soleil depuis 3 jours. Le voilà qui se montre impatient : bientôt j’aurai le plus beau cabernet franc de Perpignan !

Michel Smith

Beurton.jpg

Repost 0
Published by les5duvin - dans Vu de Perpignan
commenter cet article
27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 00:26
Le jeudi 15 avril 2010, le cabernet d'Anjou organise un happening artistique à la Bastille - lieu de révolution s'il en est à Paris.
Je cite le communiqué: "Dans dix bars tendance, dix artistes feront appel au public pour réaliser, le temps d'une soirée, une oeuvre dédiée au cabernet-d'anjou. Dessin, peinture, sculpture, photo, jeu, mise en formes et en lumières, le quartier sera nimbé de rose et plongé dans une bonne humeur communicative et gourmande. Sous les pavés de la Bastille, le cabernet-d'anjou !"

Ça vous titille? Vous êtes dans le quartier ce jour- là?

Contact:  aurelien.p@tmarkoagency.com

Hervé Lalau

Repost 0
Published by les5duvin - dans En goguette
commenter cet article
26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 01:22
Ça fait du bien aux articulations, ça dégrippe les rouages, ça nous fait baigner le cerveau, ça donne du goût, ça rend vraiment service.
Le «ça», c’est l’huile, d’olive d’une façon préférentielle.
Provenance, toutes, mais pour cette fois, le sud de l’Espagne et plus précisément… Marc Vanhellemont est un véritable aficionado.

L’Andalousie, la région de Jaén, la mer d’oliviers. Voici l’olive la plus répandue dans cette partie du monde, la Picual. Avec toutefois une précision importante: l’huile présentée est issue d’un verger biologique. Ce qui n’est guère courant au bout de la péninsule.

fleurs-de-Picual--1-.jpgFleurs de Picual

Soler Romero

Une propriété de famille, créée en 1850 et qui cultive ses oliviers de façon naturelle.
C’est quoi ça naturel ?
C’est se balader dans l’oliveraie, c’est se promener parmi les fleurs sauvages et les herbes folles. Ici, pas de désherbant, ni d’arrosage au goutte à goutte, pas d’engrais chimiques, mais du compost. Au milieu de ces 600 ha de verdure se logent les bâtiments d’exploitation. Une proximité qui voit se presser les olives dans les 2 heures après leur cueillette. Après le pressurage, le jus d’olive n’est pas centrifugé, mais mis en cuve inox pour une décantation sous atmosphère inerte. Un procédé doux qui permet une meilleure conservation des arômes, des antioxydants et des complexes vitaminés. Chaque jour l’almazara* est nettoyée jusque dans les moindres recoins. ¡Tu manges par terre, mec!
De la propreté, comme dans toutes productions alimentaires, la qualité finale du produit est tributaire.

huile-bio.jpgSoler Romero

Aceite de oliva virgen extra

Couleur : vert aux reflets doré éclatant.
Odeur : un mélange de fruits mûrs et d’herbes fauchées, d’écorce de pamplemousse et de banane verte, d’amande et de poivre blanc.
Texture : onctueuse et très aérienne.
Goût : on retrouve l’amertume typique de la variété Picual adoucie de chair de pomme, de banane plus mûres et de vanille nuancée de foin fraîchement coupé.
Ardence : importante.

Usage : à froid sur les carpaccios tout azimut, dans la confection de vinaigrettes pour légumes refroidis. Tiède sur les légumes grillés, sur les coquillages et les soupes un peu épaisses. 

www.soler-romero.com


Marc Vanhellemont

*Almazara est le terme d’origine arabe qui désigne le moulin à huile et employé dans le Sud de l’Espagne; ailleurs, le vocable plus évident de "molino de aceite" est usité.

Repost 0
Published by les5duvin - dans Le tout petit tasting
commenter cet article
25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 01:36
Quel gâchis ! Quelle perte de temps et d’argent !
Les voilà partis de nouveau. Chaque année, c’est la même litanie, le même train qui se met en branle, la même comédie. Depuis trois semaines, ma boîte mails, comme ma boîte aux lettres d’ailleurs, ne cessent de recevoir des invitations pontifiantes sur le thème aussi excité qu’éculé, les primeurs. Un air de déjà-vu, du genre : «Venez, venez ! Vous allez vous régaler, c’est super ! Châteaux chics et bouteilles chocs, occasion unique, buffet de rêve, dîner aux chandelles avec le proprio (mais oui mon pote), gigot haricots, coucher au château, palabres avec la baronne, blablabla…»

Comble de malheur, même les sans grades s’y mettent (voir ci-dessous). Et le phénomène, depuis quelques années, gagne les régions jusque-là épargnées. Mais quand, en France, les appellations viticoles cesseront-elles de se copier les unes aux autres ? Bigre, laissons la folie des primeurs aux classés et occupons nos ardeurs et notre argent – celui des vignerons – à des idées plus novatrices et moins bouffeuses de fric.

Avec mon éternel côté naïf du mec qui n’y connaît rien et ne pige que dal en markétinge, j’ai préparé une réponse toute faite pour mes chères copines attachées de presse qui m’adressent leurs invitations par mail, réponse déjà utilisée l’an dernier. Je vous la livre telle quelle :

« Bonjour. Et merci d’avoir pensé à moi. C’est l’occasion de vous redire que depuis 20 ans, je ne participe plus à la comédie des « primeurs ». Je préfère goûter les vins une fois mis en bouteilles, tels qu’ils se présentent au consommateur ».

Je n’ai jamais compris, quand bien même se nommerait-on Parker ou Bettane, comment un nez, aussi affûté soit-il, est en mesure, entre deux petits-fours, de se prononcer sur un vin qui est encore au berceau, même pas encore junior, à peine remis du choc de sa naissance. Je sais, je sais, les doctes nez précités - et les autres que j’ai oublié (mille excuses aux membres du Grand Jury) - sont capables de moult prouesses. Soit, je leur accorde ce don de sniffeurs parmi d’autres. Mais le plus grave dans cette histoire, c’est qu’on leur refile le plus souvent un assemblage bichonné, évidemment concocté à partir des meilleures barriques qui, à mon humble avis, n’est que le reflet bien lustré d’un hypothétique vin futur. Vin qu’il reste à élever, à éduquer, à mettre en bouteilles, à transporter.
Primeurs.jpg

Bon, je sais, on va me rétorquer que participer à ces pince-fesses aquitains permet à un journaliste peu fortuné ou débutant, à un acheteur potentiel aussi, de se faire une idée assez précise de l’état du millésime. On va me dire que pour un étranger, la campagne des primeurs est l’occasion rêvée de rencontrer les stars du vignoble. Certes. Mais a-t-on besoin de déplacer tout ce beau monde à grand frais pour constater l’état d’un millésime par ailleurs largement décrit par les pros dès sa naissance, voire même avant ? Quand on a l’infime privilège de goûter un vin le plus souvent associé à un jus boisé plus ou moins envahissant, je ne vois pas comment il est possible, à moins d’être devin, d’hypothéquer sur son devenir. Il peut se passer tant et tant de choses d’ici 2012 dans l’évolution du jeune vin, lequel sera de toute façon mélangé – pardon, assemblé – avec des centaines d’autres barrique d’âges et de bois différents.

De fait, la description d’un vin tasté en primeurs, les prédictions que l’on peut en tirer quant à son évolution, me semblent relever du pur hasard. La plupart des grands Mouton et autres Latour étant réservés aux oligarques de ce monde, ces derniers se sentent-ils vraiment rassurés d’apprendre qu’un Master of Wine recommande chaudement d’investir dans un cru que, de toute façon, ils comptaient bien acheter un jour pour parfaire leurs collections ? Du côté de chez moi, je sais pertinemment qu’un vin de Bizeul ou de Gauby sera hautement recommandé quelque soit le millésime. Si je suis fan de Beaucastel, de Trévallon ou de Pibarnon, je l’achète régulièrement sans recourir aux avis autorisés de ces messieurs et dames en mal d’invitations. Quant à savoir s'il vaut mieux acheter un 5ème GCC plutôt qu’un second ou un premier, il suffit de lire les reportages dans la presse spécialisée pour être au parfum. Au moins, ils présentent l’avantage de se baser sur plusieurs références à la fois, plusieurs dégustations, plusieurs millésimes.

Et comme le souligne justement l’ami Jim dans un de ses posts sur le sujet, entre la lecture d’un commentaire de dégustation «primeurs» et le plaisir de voir son cru chéri entrer en cave, outre le risque sur la qualité évoquée plus haut, on a largement le temps de se faire arnaquer par l’intermédiaire qui a encaissé votre chèque à la commande.

Reste à considérer l’aspect purement marketing de cette comedia dell’arte. Est-ce si utile pour un cru ou pour une association de vignerons de dépenser tant pour si peu en retour ? Certes, la presse du monde entier se déplace, se fait choyer couvert et gîte compris, mais cela améliore-t-il pour autant les chiffres de vente du Bordelais ? Paradoxalement, pendant ce temps, les vins étrangers, eux, progressent, y compris dans la catégorie «premium». Tout cela au détriment des vins français. Mais c’est une autre histoire.

Michel Smith
Repost 0
Published by les5duvin - dans Rubrique destroy
commenter cet article
24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 02:00
La scène se passe à Montpellier, lors de la soirée corse de Vinisud.
Je papote avec quelques amis, dont Pierre Casamayor - faut-il rappeler qui est Pierre Casamayor?

Pierre-Casamayor-BO.jpgPierre Casamayor

Pendant qu'il s'absente un instant, une idée folle me traverse la tête: je trafique son verre de Muscat du Cap Corse en lui ajoutant une bonne rasade d'Orezza Menthe (une eau pétillante aromatisée, made in Corsica).

Il revient, je fais semblant de rien. Je l'observe du coin de l'oeil tandis qu'il met son nez dans son verre. L'effarement se lit sur son visage. Une lueur d'incompréhension s'allume dans son regard. Ses capteurs sensoriels s'affolent. Voila un cas qui n'est pas prévu dans son génial bouquin, L'Ecole de la Dégustation... Et pourtant, Pierre a sans doute dans son nez une des "bibliothèques" d'arômes les plus fournies de tout le grand Sud!

Je le laisse mariner cinq secondes, et puis je lui avoue mon forfait. Nous éclatons de rire.

Bon, c'est un peu potache, je l'avoue, mais ces cinq secondes là me resteront longtemps gravées dans la tête; on aurait dit du Buster Keaton...

Sans rancune, professeur!
Repost 0
Published by les5duvin - dans Mieux vaut en rire
commenter cet article