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POURQUOI CE BLOG?

Ce blog est né de l'heureux hasard d'une rencontre, en 2010, au Salon des Vins de Loire d'Angers, autour d'un verre de rosé de Bourgueil - celui de Pierre Jacques Druet. Il y avait là cinq "plumitifs" du vin. Le rosé aidant, l'idée a germé de créer un espace commun.
Parce qu'à cinq, on peut aborder plus de thèmes.
Parce qu'on peut débattre.
Parce qu'on peut partager. Des coups de coeur, des coups de gueule, de l'expérience.
Et qu'est-ce que le vin sinon une boisson de partage?
De ces cinq, certains sont déjà des blogueurs confirmés, d'autres non.
Comme il y a les 5 sens, il y  a maintenant les 5 du Vin.

Les 5 du Vin

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QUI SOMMES-NOUS?

David Cobbold (Eccevino) est le plus français des journalistes anglais du vin, ou vice versa. Il a reçu en 2011 le Wine Blog Trophy pour  son blog, More than Just Wine.

Jim Budd, sujet de sa Gracieuse Majesté, est journaliste pour diverses revues britanniques. Amoureux des vins de Loire, il leur consacre un blog, Jim's Loire, primé en 2009 du Wine Blog Trophy.

Hervé Lalau est un journaliste français écrivant pour diverses revues et sites français, belges, suisses et canadiens. Son blog "Chroniques Vineuses" lui a valu le Wine Blog Trophy en 2010.

Michel Smith, PourLeVin, est un journaliste français établi en Roussillon, travaillant pour diverses revues et guides en France. Il s'intitule lui-même "Journaliste en Vins et autres Plats de Résistance".

Marc Vanhellemont est un journaliste belge travaillant pour divers magazines en Belgique et en France. Incontournable, sauf par la face nord.

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The Famous 5

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Sauf mention contraire, les textes et photos sont protégés par le Copyright de chaque auteur, individuellement pour les articles signés, ou collectivement pour les articles coopératifs des 5 du Vin.

Jim Budd's photographs are licensed under a Creative Commons Attribution-Noncommercial-No Derivative Works 2.5 UK: Scotland License.
12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 01:11

C’est le troisième épisode d’une saga qui fera date dans le vignoble français, une forme de Dallas du terroir avec ses intrigues amoureuses, ses coups tordus. Prendre le train à temps vous évitera de vous entendre dire plus tard par des amis goguenards: alors, tu en étais? Bonne lecture de début de semaine!

Avec sa pointe Bic qui ressemblait maintenant à une rognure d'asperge, le petit Pol Hochon dessinait un grand cœur sur un bloc sténo et, avec application, d'une oreillette à l'autre, il mêlait leurs prénoms: Lucienne et Pol, puis d'un geste vif, le transperçait d'une flèche. Sur l'écran, impassible, Lucienne observait ses enfantillages avec bienveillance. Au fur et à mesure des minutes qui s'égrenaient, le petit Hochon trouvait à cette femme tombée du ciel des qualités qui transcendaient le seul attrait des 40 hectares de vigne d'un bon terroir dont je tairais le nom pour de bonnes raisons. Lucienne était simple et habillée avec goût, elle écrivait dans une langue précise et agréable, elle s'exprimait avec franchise et humour, ce qui,  par les temps qui courent, est rare. Pol n'aimait rien tant que la rareté, les êtres au bord des lignes, ceux qui s'exposent sans pour autant se mettre en avant, les aventuriers du quotidien qui chaque matin ont le courage de prendre leur vie comme elle vient, avec bonheur et pugnacité.

Hochon3.jpg

 


Le petit Hochon imprimait message et photo, les glissait dans une grande enveloppe kraft qu'il s'empressait de glisser dans son vieux cartable avachi. Ce cartable lui donnait des faux airs de potache attardé et ses chers collègues du Cadastre Viticole Informatisé ne manquaient jamais une occasion de le chambrer à son sujet. «Pol, tu te la pètes grave ! Tu trimballes quoi au juste dans ta vache? Des revues pornos ? Ton calbar de rechange et ta brosse à dents au cas où... Arrête de rêver, Hochon, tu finiras comme nous tous entre la tondeuse à gazon et les courses à Carrefour avec mémère et les chiarres derrière! T'es qu'un bêcheur avec tes jeans, tes vestes de minet et tes petites lunettes d'intello... Tu te la joues, mec !»

Il les laissait dire et pour les calmer il leur payait une mousse à l'occasion en bavassant avec eux de leur sujet de prédilection: le foot. Pol jouait à merveille des antagonismes opposant le clan des parisiens du PSG  aux sudistes de l’OM.


Tout en remontant la rue du Bac pour se rendre à son lieu de rendez-vous Pol tournait dans sa tête la jolie réponse qu'il allait trousser à Lucienne. Car bien sûr il allait répondre à Lucienne. Sa proposition était too much et il ne voyait que des avantages à lui faire part de son vif intérêt. Marquer des points d'entrée participait d'une stratégie de guerre éclair. En effet, le petit Hochon, conscient de sa faible envergure, estimait qu'il lui fallait se présenter sous son meilleur jour sans pour autant trop dorer la pilule et prendre le risque de décevoir. Le champ nouveau pour lui de la tendresse valait bien de sa part des méthodes culturales innovantes. En passant au long de la litanie de CRS et autres gendarmes mobiles en faction sur son parcours Pol se sentait léger, d'une incroyable légèreté même si tout en haut de sa tête en ébullition une petite voix lui serinait que dans un sac de nœuds y’a plein de nœuds et que les nœuds faut les défaire un par un... Il se tamponnait de la ritournelle des nœuds et marchait d'un bon pas.

A suivre... lundi prochain

Jacques Berthomeau

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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 10:35

Un carignan, façon new world

Au moment où une partie du vignoble rejette le sieur Carignan en lui attribuant le second, voire le troisième rôle dans une appellation (par exemple Corbières-Boutenac, mais j’y reviendrai une de ces quatre), il existe des acteurs du vignoble qui, eux, n’hésitent pas à la mettre en avant. C’est le cas de Jean-Claude Mas, un gars plutôt connu pour ça :
 
« Arrogant Frog », un Pays d’Oc bien ficelé…


Arrogant.jpg Arrogant Frog

 
Bouchage vis, étiquette amusante volontairement provocante, je me suis dit, en « tastant » récemment ce vin parmi des centaines d’autres échantillons, que son signataire, un certain Paul Mas (www.paulmas.com), nom aujourd’hui synonyme d’une entreprenante marque Languedocienne, faisait un travail louable pour mettre le Languedoc sur les cartes anglo-saxonnes. Son Cabernet-Merlot, sans être époustouflant, est sacrément bon.


Une « contre » bilingue comme je les aime…

D’autant qu’il s’agit là d’un assemblage que je rejette d’habitude par pure ignorance, par pure bêtise aussi, sous le simple prétexte qu’il est de style Bordelais. En tournant la bouteille de cette «grenouille arrogante» (www.arrogantfrog.fr), commercialisée à moins de 6 €, je constate que ce vin a été mis en bouteilles par un «humble winemaker» qui ne manque pas d’humour et qui en réalité n’est autre que Jean-Claude Mas, lequel commercialise la bagatelle de 10 millions de bouteilles et plus, principalement dans le Nouveau Monde.

Arrogant-2.jpg

Et le Cabernet Merlot en prime

 

Je connais les vins de ce Monsieur uniquement par le truchement d’une attachée de presse. Je les ai goûtés au cours d’un salon, il y a 2 ou 3 ans, sans être particulièrement ému et je viens de les redécouvrir dans une nouvelle situation, en les confrontant à des dizaine d’autres appellations. Franchement, ses vins mériteraient d’être mieux connus chez nous. Son markétinge aussi. Mais revenons, comme au bon vieux temps de Daniel Filipacchi et Franck Ténot, à mon vin chouchou.

 Un beau Carignan, bien poli

Après tous ces détours, j’espère que vous me suivez encore…
Vieilles vignes de Carignan, «unfiltered» et «barrel aged», cet «estate» Vin de Pays de l’Hérault 2009 n’a pas encore eu les honneurs de la presse Canadienne ou Australienne où Jean-Claude Mas fait un malheur avec sa «grenouille arrogante». Je suis d’autant plus fier de vous présenter ce rouge de la région de Pézenas à la robe bien soutenue, au nez joliment troussé, marqué par les petits fruits rouges, les épices et la fourrure, aux tannins lisses, soyeux et à la longueur confortable en bouche. Son seul (léger) défaut serait d’être un peu trop marqué par un boisé sec en finale qui peut-être, je le souhaite, va se gommer d’ici quelques mois. Pour être sûr de le boire dans de bonnes conditions, je n’hésiterai pas à le mettre à l’ombre un an ou deux avant de le servir à 15° de température dans le verre. Avec une grillade de côtes d’agneau parfumée à la fleur de thym.

Forge-Estate.jpg

La Forge Estate

 

Je commence à croire que le vieux monde associé au new world donne des choses intéressantes. Suis-je en train de virer de bord ? Est-ce grave, Docteur Mauss ? Est-ce normal, Docteur Berthomeau?

 

Michel Smith

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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 01:06

L'avantage du web, c'est qu'il archive tout. Et n'importe quoi.

Faites un peu une recherche sur notre copain Jim Budd, et vous comprendrez.

Outre le fringant journaliste vineux d'aujourd'hui, vous découvrirez un champion de moto. Un homme qui, en 78, a remporté les 6 Heures de Castrol - pourtant, l'huile et le vin ne se mélangent pas.

Bon, la question est la suivante: est-ce bien le même Budd?

Hervé Lalau

78budd.jpg

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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 05:30

At the end of a visit this week to the Clos Roche Blanche run by Catherine Roussel and Didier Barouillet in Mareuil-sur-Cher (AC Touraine), Didier pulled out a 1960 Clos Roche Blanche Romorantin that was a mid gold in colour with some oxidation on the nose – perhaps maderisation is a better descriptor  along with aromas of honey and dried but not sweet raisins with a high acid – tonique – finish!

1960Romorantins.jpg

Neck of  the 1960 Romorantin

 

Catherine and Didier explained that some Romorantin was planted on the property until 1974 when Catherine's father grubbed up the vines. He died the following year and Catherine replanted with Sauvignon Blanc. The Romorantin, and this may well have been the same the other wines, was only bottled in good years, so clearly 1960 was a good vintage for Romorantin. One reason for only bottling the best vintages was the lack of bottles in the 1950s and early 1960s. Wine would be bottled in previously used bottles – quite often Champagne bottles as this one looks to have been.

As I far as I know there is now little or no Romorantin still in production outside Cour-Cherverny and Valençay, although Henry Marionnet’s patch of pre-phylloxera Romorantin is outside these two appellations . 

However, in the recent past Romorantin was part of the mix of varieties that makes eastern Touraine, the Loire’s melting pot, interesting. Perhaps I should say made it interesting as Sauvignon Blanc, a relative latecomer to the region, has cuckoo-like largely pushed out more indigenous varieties such as Chenin Blanc, Menu-Pineau as well as Fie-Gris and Malvoisie (Pinot Gris).  

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 01:56

Je sais, je sais, on va encore me signifier que j’exagère.
Mes amis du Beaujolais, ceux du Vissoux les premiers, Martine et Pierre-Marie Chermette (www.chermette.fr), vont probablement me reprocher mes outrances et ce mot «Beaujolpif» qu’ils jugeront vulgaire et dépassé pour ne pas dire déplacé. Je l’utilise pourtant à bon escient: en bon Parisien que je reste, mon p’tit Beaujolpif de derrière le comptoir, le premier vin-compagnon de la Cloche des Halles que j’ai vraiment aimé, faisait partie intégrante de mes pérégrinations bistrotières, jadis, lorsque je le trouvais bon, même quand il lui arrivait d’être odieusement chaptalisé et que je me complaisais dans mon ignorance d’ivrogne débutant.

Je le déguste maintenant avec infiniment plus d’exigences et de respect dès lors que je sais qu’il est capable de prouesses. J’en pince toujours passionnément pour ce sacré Beaujolais qui n’en fait qu’à sa tête et qui m’en a fait voir de toutes les couleurs. Voilà qui fera plaisir sans nul doute à notre complice et ami Jacques Berthomeau qui s’est auto-missionné pour sortir le Beaujolais du marasme et qui, entre parenthèses, attend de collecter nos idées avec impatience.

Le Beaujolais que je viens d’ouvrir en plein travail de dégustation post lundi de Pâques m’a soudainement plongé dans les paysages de collines boisées du côté de Saint-Vérand (avec le «d  car sans ce «d», il ne s’agirait que de l’appellation) que j’ai fréquenté maintes fois il y a si longtemps alors que je roulais vers le Sud. Je pose un instant le stylo pour mieux rêvasser.

C’était au temps où l’on pouvait justement s’égarer, traîner en longueur, au temps du temps où chaque village avait sa charcuterie, son andouillette et son jambon persillé et où le moindre petit restaurant acceptait volontiers de vous servir le fromage blanc du pays à la crème avec de l’échalote crue en lieu et place de la confiture de griottes. Au temps où les cartes IGN n’avaient plus de secrets pour moi. J’avais alors l’impression d’être dans mon cocon, aux limites de la Bourgogne, dans une région charnière où la tuile romane annonçait le Lyonnais. Autant dire le Midi,  pour un Parigot ! Il y avait un air de fête et de vacances, des terrains de boules et des noms qui fleuraient bon la France : Juliénas, Saint-Amour, Chasselas, Vinzelles… mon Beaujolais.

Parfois, il m’arrivait d’entrer en terre promise par une voie encore plus royale et buissonnière que celle de Solutré : en venant du Charolais, je glissais par Cluny, le château de Lamartine, puis je frôlais les pieds de la Mère Boitier par le col de Grand Vent, La Farge, Grange du Bois… Bref, j’avais la douce impression de jouer à cache-cache dans ce coin de Gaule profonde : je me croyais en Bourgogne sans y être vraiment tout en y étant pourtant puisque, hormis le Beaujolais sous toutes ses formes (blanc, rouge, rosé, cru, «tout court» ou villages), on trouvait aussi du Crémant de Bourgogne et de délicieuses crèmes de cassis.


Beaujo.jpg Un 2009 tellement beaujolais…

C’est cela l’essence première, la réalité d’un vin, cette possibilité de vous transporter en voyage tout en restant le cul sur sa chaise.

Le «vrai» Beaujolais que j’ai sous les yeux a fait ses Pâques dans son foudre de chêne. Bien lui en a pris. Il a fermenté avec l’assistance de ses propres levures, non chaptalisé et si peu filtré que l’on sent sa chair en bouche. Il est de vieilles vignes et de 2009, rehaussé de la mention «Cuvée Traditionnelle». Belle robe soutenue, point de banane au nez plus discret qu’éveillé, mais une matière réjouissante qui persiste juste ce qu’il faut pour vous titiller le palais. On est à moins de 9 € la bouteille et celle-ci peut même attendre la fin de l’année 2011 dans une bonne cave. Je suis heureux d’avoir achevé la bouteille sans me faire prier avec l’aide, il est vrai, d’un couple de Lyonnais de passage.

 

Asperges.jpgAprès mon premier vin, mes premières asperges

Et du coup, je suis allé dans mes vignes de Tresserre (66, loin du 69…) à la recherche de quelques asperges sauvages. Tel un cuisinier snob en mal de médiatisation, je les ai coupées en bâtonnets puis disposées en vrac dans une poêlée de riz «de montagne» ramené de Casamance.

Délice d’autant plus sincère qu’il s’accordait sans mal avec mon double de «beaujolpif» des Chermette tout juste sorti du frigo où j’avais eu la bonne idée de le planquer. Quand je vous dis que le Beaujolais a du bon.

 

Michel Smith

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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 01:17

At first sight it is decidedly curious that the C word (culture) is silent in appellation contrôlée. There are detailed regulations on the number of vines per hectare, permitted grapes varieties, yields, pruning systems and the number of buds allowed but nothing, or very rarely, anything about how a vineyard should be managed in the AC décrets.

On further reflection this is perhaps not so strange as the first appellations were drawn up in 1936 before the advent of the chemical arsenal now available to a vigneron. Then you farmed organically whether you liked it or not – there wasn’t a choice. Thus presumably there was no need to include ‘culture’ rules in the first appellations. For some reason it appears not to have been thought appropriate to include them subsequently. 

Perhaps more should have been made of the ban on desherbage total (using weedkiller over the whole vineyard) in the décret of the new AC for Saumur Le Puy Notre Dame. Indeed producers are required to either grass over their vineyards or harrow the soil and the use of weed killers is limited to 50% of the area. Details: 

'AOC Saumur Puy-Notre-Dame
Pour l'AOC «Saumur» suivie de la dénomination géographique Puy-Notre-Dame: l'enherbement (naturel ou semé) ou la culture des sols (labour) est obligatoire suivant les itinéraires techniques choisis par les producteurs. Le désherbage chimique ne doit pas dépasser 50% de la surface de chaque parcelle engagée. Le dédoublement de la vigne est obligatoire au plus tard le 15 juillet de l'année de récolte.'


As far as I know, it is highly unusual to include rules on how the vineyard should be cultivated in an appellation’s regulations. Although permitting the use of weed killer on 50% of the vineyard is still too much, it is a very welcome start and it would be good to see the rest of France’s appellations following Le Puy’s example.

Which brings us neatly onto the three proposals of Didier Barrouillet of the Clos Roche Blanche in the Cher Valley. The Clos Roche Blanche has achieved cult status in North America.    



DidierB.JPG

Didier Barouillet

 

Didier Barouillet's three proposals:


To have the right to sell wine as appellation contrôlée, producers should not use:

a) artificial fertilisers
Their use both causes vines to over-produce and encourages the plant to grow a lot of roots on the surface rather than to search deeper into the soil for nutrients. 

b) weedkiller throughout the vineyard
Destroys a vineyard's biodiversity and the natural balance, which assists in keeping the vine healthy. Widespread use means that other chemical products have to be used to protect the vine against various diseases. It also encourages erosion.
    
c) systemics
These penetrate into the soil destroying the microbacterial life and this Didier believes is responsible for diseases like esca because the protection this life provides for the roots of the vine has been destroyed.

Overall there is the concern that the long-term effects of the use of these products on the soil, flora and fauna are not properly known.
 
Producers, who want to use the above products and practices, would have to opt to sell their wine as vin de pays or vin de table: they would not have the right to appellation contrôlée.  Perhaps a new Pan-France vin de pays could be created – vin de pays de Monsanto – and could prove to be a popular choice. It is possible, however, that the VDP d’Oc producers might initiate legal action against this new Pan-France VDP citing unfair competition.

It is refreshing to see someone talking good sense about France’s appellation contrôlée rules.


StGdesherb10as.jpg

Rusty Pink: this year's fashionable colour for blitzed vineyards

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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 00:18

It's Berthoday, voici donc le second épisode de la saga du petit Pol Hochon, vigneron d’occasion. Pour ceux qui n’auraient pas eu la chance d’entrapercevoir le premier épisode publié lundi dernier, il suffit de s’y reporter. Pour ceux qui n’en ont rien à cirer de mes élucubrations sur les grandeurs et les servitudes d’un modeste fonctionnaire du cadastre viticole informatisé, la seule solution, c’est de zapper. Qu’ils me permettent de leur dire que sous cette fable, fort légère, dans les épisodes qui vont suivre, la réalité se fera un plaisir de rattraper la fiction. Bonne lecture aux audacieux et aux courageux.

-1-copie-4.jpgUn classique d'époque

À ce petit jeu là, le petit Pol Hochon, même s'il cachait la réalité derrière son petit doigt, filait tout droit vers la triste position de vieux garçon. Qui, quelle jeune fille de bonne famille, quelle donzelle délurée, quelle biche aux lèvres camélia, pourrait avoir envie de passer sa vie aux côtés d'un petit attaché de deuxième classe de la DGDDI ? Au total, pas grand monde, et notre petit Pol Hochon, lorsqu'il lorgnait dans le fin fond de sa sous-direction, ne voyait aux alentours que des laiderons. Bien sûr, comme ce garçon n'avait aucune prévention il s'échinait à faire plaisir à ses consœurs sans aucune distinction de sex-appeal, d’âge, ou de position hiérarchique, ce qui faisait dire de lui que c'était vraiment un charmant garçon. Toujours dans la même veine, notre petit Pol, pour faire plaisir à son auguste père, cultivait des relations, des copains de promotion du gros Paul Hochon, des messieurs qu'avaient pignon sur rue et qu'auraient pu, si le petit Hochon l'avait voulu, lui faire monter des échelons à grand coup de piston.

Le petit Pol Hochon, contrairement à son papa, ne mangeait pas de ce pain là. Et pourtant, un beau matin du mois de mai, un des rares jours travaillés de ce mois, lorsque le chef du cabinet du Ministre des Commodités*, par secrétaire interposée, le faisait mander en son bureau du premier étage de l'Hôtel de Quincampoix, juste avant l'heure du dîner, il accepta sans hésiter en se disant que ça lui changerait les idées. Après réflexion, notre Hochon, qui avait comme second prénom Léon, concevait des regrets, se disait que c'était encore une invention de son géniteur et il passa des heures, à tourner et retourner dans sa petite tête, les bonnes raisons qu'ils pourraient inventer pour faire faux bond. Tout chamboulé il en oubliait de déjeuner. Tout l'après-midi, il mordillait le bout d'une malheureuse pointe Bic en observant le chassé croisé de deux grosses mouches, aussi bruyantes qu'énervantes, dans leur absurde volonté de s'échapper de son bureau par la seule fenêtre fermée ; des idiotes du même acabit que lui...

Aux alentours de cinq heures le vide se fit autour de lui. Resté seul à l'étage le petit Pol Hochon ouvrait sa messagerie de cœur. Elle était pleine à craquer. Découragé par l'abondance, il fut à deux doigts de la refermer sans même avoir consulté les messages de ses belles enamourées. Par bonheur, l'intitulé de l'un d'eux l'intriguait. Il le lut à haute voix «Vigneronne accorte, vigoureuse et sérieuse, cherche tendresse et pense frapper ici à la bonne adresse...» Souffle court, intrigué, il cliquait sur l'icône et le texte s'épandait sur toute la surface de son écran. Un texte charmant, vivant qui le plongeait dans un abîme de perplexité. Une pièce jointe y était annexée. Il l'ouvrait. Après un temps de chargement, une photo en pied de la Lucienne en question – c'était le prénom de la signature du texte bien tourné – le contemplait tout sourire.

"La totale", aurait dit ce chenapan d'Alex, son neveu, le fils de sa sœur, la dame d'un certain âge ne doutait de rien et, à son grand étonnement, il trouvait ça bien. Elle n'avait pas jeté son dévolu sur sa petite personne au hasard, son choix relevait d'une vraie étude de marché. Pour ceux que ça choquerait, rappelons que dans le domaine de la tendresse c'est une aussi jolie façon de faire que de s'en remettre aux habituelles conventions.
A suivre...lundi prochain

Jacques Berthomeau

 

* Commodités : traduction de l'anglais Commodities 

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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 09:32


Mon carignan d’avant l’omelette pascale


Après Pâques, on va penser aux beaux jours et s’essayer aux grillades, exercice de cuisine rustique et de plein air qu’adorent pratiquer les Catalans. C’est aussi la période des asperges sauvages que l’on va collecter dans les ravins de vignes. Dans ces mêmes vignes, entre les ceps rabougris, on trouve aussi les poireaux que l’on fera confire dans le vinaigre de Banyuls ou griller à la va-vite sur les sarments. Chacun a ses trucs, ses recettes, ses coins.

Mon marchand de vins préféré, Jean-Pierre Rudelle, qui dirige le Comptoir des Crus à Perpignan, est de ceux qui ne peut se passer des traditions du pays. Il danse la sardane aussi bien qu’il prépare les anchois. Je l’ai suivi hier jusqu’à Sainte-Colombre-de-la-Commanderie, un des villages les mieux préservés du Roussillon. À deux pas de la petite ville de Thuir, célèbre pour son charcutier (Puig) et ses caves cathédrales (Byrrh), le village, où poteaux électriques et antennes de TV sont prohibés, est devenu un lieu de promenade très recherché.

Ormes.jpg

Encore une cuvée de pur carignan

 

On y va pour admirer les maisons restaurées et l’église fortifiée, mais aussi pour s’aventurer sur les chemins de vignes bucoliques à souhait. Le domaine connu ici est le Château Mossé. Mais un autre est plus discret: le Domaine des Ormes. Il a les faveurs de mon copain Jean-Pierre depuis qu’il y a découvert une belle vigne en mi-pente plantée en vénérables Carignans des années 50. Avec l’accord de son propriétaire, Georges Rossignol, voilà qu’il s’est mis dans la tête de redresser la parcelle en la travaillant en compagnie de quelques-uns de ses clients les plus assidus, dans un but au départ purement pédagogique, mais aussi pour produire et mettre en vente dans sa boutique un Carignan de belle facture signé de son équipe de vignerons en herbe. Belle idée qui devrait inspirer plus d’un caviste, mais passons.

Ainsi donc, nous sommes en plein cœur des Aspres, terre pauvre et sèche (sauf cette année) où la vigne «d’en Puig», rectangle d’un hectare et demi offrant une vue très large sur le golfe du Lion, donne jusqu’à la récolte prochaine, un vin tout simple, idéal pour les grillades de printemps vendu 4,50 € la bouteille au Comptoir des Crus. Inutile de dire, vu le caractère peu sophistiqué de ce vin – nez de fruits cuits, de garrigue, bouche souple, facile et fraîche, aux tannins légèrement rustiques - que les bouteilles partent comme des petits pains.

J’aurai droit à quelques rasades demain, en grignotant le boudin du pays et en attendant l’omelette pascale aux asperges sauvages que nous a promis l’ami Jean-Pierre, un caviste (www.lecomptoirdescrus.com) pas comme les autres. Au fait, il y a de belles chambres d’hôtes dans le village, chez Christian et Marie-Noëlle. Allez sur leur site : www.peudelcausse.com

Michel Smith

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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 01:46

La collection des Jim's Official Tasting Shirts s'agrandit avec ce modèle très seyant près du corps, et particulièrement adapté pour les soirées à thèmes (fondue hawaienne, grillades polynésiennes...).

Shirt6s.jpg

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 01:35

Comme Michel adore les accessoires autant que la voisine d’un copain qui fait ses commandes aux 3 Helvètes, voici un bidule qui, avec un peu de bricolage, devrait pouvoir se goupiller sur le Vinturi tant apprécié pour ses qualités organolepto-musicales. Mais on peut le fixer directement sur le goulot et rafraîchir le tiède rouge...

Les températures de service


Si les vins blancs se servent trop froids, les rouges se boivent souvent trop chauds. Les températures de services inadéquates perturbent la dégustation. Pour les premiers, rien de plus simple que de laisser la bouteille hors du seau à glace ou de réchauffer le verre dans la main ou les seins voisins. Réchauffer, c’est facile.
Par contre, l’inverse s’avère compliqué !
Du moins rapidement, jusqu’à l’invention québécoise…

Moche, mais efficace, le rafraîchisseur Ravi

-1-copie-3

Ravi, c'est ravissant


L’engin s’emboîte sur le goulot, le vin passe dedans et ressort refroidi.
Le principe reprend celui du tube réfrigérant qu’on emploie, par exemple, en distillation. Fallait y penser. En gros, le Ravi ressemble à une coque en forme de cône tronqué. C’est une structure thermos qui conserve le froid en son sein (celui de la voisine de mon copain), un serpentin en inox la traverse et relie les deux extrémités de l’objet. Il faut laisser le Ravi au congélateur durant un minimum de 6 heures avant qu’il soit opérationnel.

Son usage


Il fait passer les vins rouges d’une température ambiante de 20-22°C à une température de service de 16-18°C, et cela le temps de verser le vin dans le verre. Il y en plus une astuce, une valve. Elle permet de ralentir le débit en plaçant simplement le doigt dessus : à débit plus lent, vin plus frais. Cela fonctionne pour les rosés et les blancs, s’il ne leur faut que quelques degrés de moins ou si l’on se contente de 2 ou 3 verres.
Le Ravi reste efficace pendant 90 min après sa sortie du congélateur.
Je l’ai essayé, ça marche. Je vais le passer à mon copain, ça devrait intéresser sa voisine.

 

-4-copie-1Et discret avec ça!

 

Un objet discret à emmener au resto


Nombre de sommeliers, certes compétents, rechignent à refroidir le vin rouge commandé que vous estimez trop chaud ou n’y arrive pas.
Rappelle-toi Michel et ta patience pour réfrigérer ce Merlot en Tessin.
Alors, plutôt que de se lancer dans une joute argumentaire, laissez-le filer et sortez de votre poche le Ravi, vous en serez ébaudi et la voisine ravie.


Prix de vente : 45€, je sais tout ces bidules sont onéreux, mais demandez-le à prêter à la voisine de votre copain qui doit en posséder un, j’en suis certain.
Michel, je te passerai le mien, de la main à la main, un soir de rêveries banyulencques.

Plus d'info: www.ravisolution.com

Marc Vanhellemont

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Published by les5duvin - dans Vu de Brussels
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