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  • : Cinq passionnés du breuvage de Bacchus parlent du vin sous toutes ses facettes.
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POURQUOI CE BLOG?

Ce blog est né de l'heureux hasard d'une rencontre, en 2010, au Salon des Vins de Loire d'Angers, autour d'un verre de rosé de Bourgueil - celui de Pierre Jacques Druet. Il y avait là cinq "plumitifs" du vin. Le rosé aidant, l'idée a germé de créer un espace commun.
Parce qu'à cinq, on peut aborder plus de thèmes.
Parce qu'on peut débattre.
Parce qu'on peut partager. Des coups de coeur, des coups de gueule, de l'expérience.
Et qu'est-ce que le vin sinon une boisson de partage?
De ces cinq, certains sont déjà des blogueurs confirmés, d'autres non.
Comme il y a les 5 sens, il y  a maintenant les 5 du Vin.

Les 5 du Vin

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QUI SOMMES-NOUS?

David Cobbold (Eccevino) est le plus français des journalistes anglais du vin, ou vice versa. Il a reçu en 2011 le Wine Blog Trophy pour  son blog, More than Just Wine.

Jim Budd, sujet de sa Gracieuse Majesté, est journaliste pour diverses revues britanniques. Amoureux des vins de Loire, il leur consacre un blog, Jim's Loire, primé en 2009 du Wine Blog Trophy.

Hervé Lalau est un journaliste français écrivant pour diverses revues et sites français, belges, suisses et canadiens. Son blog "Chroniques Vineuses" lui a valu le Wine Blog Trophy en 2010.

Michel Smith, PourLeVin, est un journaliste français établi en Roussillon, travaillant pour diverses revues et guides en France. Il s'intitule lui-même "Journaliste en Vins et autres Plats de Résistance".

Marc Vanhellemont est un journaliste belge travaillant pour divers magazines en Belgique et en France. Incontournable, sauf par la face nord.

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Jim Budd's photographs are licensed under a Creative Commons Attribution-Noncommercial-No Derivative Works 2.5 UK: Scotland License.
22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 00:15

Certains ont aimé ma tirade beaujolaise, eh bien je remets le couvert puisque voici encore un superbe Beaujolais. Cuvée Rochebonne, maison Trénel (www.trenel.com).
Avec lui, on va de surprise en surprise: d’abord, on l’aime pour sa robe soutenue, plus en tout cas que celle la plupart de ses frères, on en pince pour son petit nez confit, évidemment pour son fruit, pour sa gaieté, pour sa franchise, bref, pour son côté beaujolpif. Puis, par un heureux concours de circonstances, on décide de l’oublier un peu. Pratique, la vis: un p’tit tour et hop au frigo !

Trenel.jpg

Trénel

 

Deux jours plus tard c’est le moment de ranger le binz qui  règne dans mon réfrigérateur. Toi, la plaquette de beurre, tu restes. Toi, le fond de lait, tu pues, donc tu dégages. Toi, le pot de confiture de fraise, tu vas avoir affaire à moi:  j’enlève la couche de moisissure pour mieux te consommer avec mon pot de yaourt. Toi, la vieille moutarde, tu vas me servir de base pour ma future vinaigrette: tiens, voilà un peu d’huile de pépin de raisin et un chouïa de mon vinaigre maison. Et toi le Beaujolais ? J’ai déjà 5 ou 6 bouteilles de vins divers entamés, j’vais quand même pas te garder. Y’en a marre du pinard.


«Hep, hep, pas si vite!» m’engueule mon ange gardien que j’appelle Vincent, rapport au saint patron des Vignerons. Tiens, on va voir où il en est, ce vaurien du Beaujolais.
 
Surprise, le vin est délicieux, encore plus fin et envoûtant qu’à la première tétée. Alerte, plein d’entrain, de sincérité, de fruit, de fraîcheur, je crois même qu’il s’offre le luxe de pinoter un poil. Je suis seul ce soir et sa conversation sera brillante. Superbe !

Ainsi, pour la seconde fois en quelques jours (voir un de mes posts récents), et sans le chercher spécialement, je me régale avec grand plaisir d’un «simple» Beaujolais. J’en suis très heureux car, quand je lis certains discours, le Beaujolais serait mort, ou sur le point de l’être. Belle occasion pour moi de vanter d’abord la modernité du Beaujolais et ensuite la simplicité qu’offre système de bouchage vis.

Alors comme ça le Beaujolais serait bon. Ben oui. Nettement meilleur en tout cas qu’on voudrait nous le faire croire. Renseignements pris auprès de mes potes de la maison Trénel, jadis plus connue pour ses liqueurs, cette cuvée est composée à partir de Gamays issus de plusieurs caves privées du sud Beaujolais, le pays des Pierres Dorées. Tiré à plus de 60.000 exemplaires, il cartonne dans certains pays d’Europe du Nord, tandis que pour nous, il est accessible au prix de 5 € TTC départ cave. Si si, vous avez bien lu : 5 €.

Au passage, j’ai vidé la bouteille avec un grand classique de Miles Davis, So What ? tiré de son opus Kind of Blue (1959) que je recommande chaudement :
http://www.deezer.com/fr/music/miles-davis/the-complete-miles-davis-featuring-john-coltrane-75225?song=585561#music/result/all/kind%20of%20blue%20miles%20davis

Miles.jpg

Miles Davis


Puis j’ai regardé un des derniers Chabrol à la télé. Rien de franchement génial, mais la bouffe, les vins et les femmes étaient omniprésents. Alors… Alors, vive la vis, pardon, la vie !

Michel Smith

 

 

Claude Chabrol

Chabrol.jpg

 

 

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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 07:24

Real Wine?

There is nothing like making a bold statement:

Les Caves de Pyrène invites you to

“Real Wine”
A tasting of primarily biodynamic & organic wines’

RealWines.jpg

A statement

 

So what exactly is real wine? Closely allied, I think, to the notion of ‘natural wines’ – another concept that also begs questions. When followed to the letter the “Hands off – I leave the wine to make itself” approach leads to vinegar and probably poor quality vinegar at that.

Of course if there is ‘real wine’ there must presumably be ‘unreal’ or ‘imaginary’ wine. I guess imaginary wine means conjuring up mythical bottles you can’t afford. “I suppose we had better open another bottle of ’47 Cheval Blanc with the cheese.” “Oh no! Not the 82 Petrus again...”  

Today was Les Caves ‘meet the growers’ tasting. However it actually turned out to be meet a few of the growers as a different type of reality intervened: out of the 60 growers due to be present, 35 were KO’ed by volcanic ash.

Despite their strident trumpeting of ‘real wine’ Les Caves de Pyrène do have an exciting stable of producers. It is always interesting tasting ‘real’ or ‘natural’ wines as they often challenge one’s prejudices. There does, however, come a point where a wine’s faults overcome its virtues and topples over the edge into the undrinkable.

-1-copie-6.jpg"Leave the wine to make itself..."

As is my wont I largely concentrated on the Loire and here with one notable exception the wines didn’t remotely cross the line to undrinkability – almost all were decidedly mainstream. There were the good 2008 Menetou-Salons from Domaine Pellé, the attractive Vouvray’s from Pierre and Catherine Breton – way better then their Bourgueils, which were easily eclipsed by a range from Domaine de la Chevalerie. Present also was Thierry Germain with his Saumur Blanc and range of Saumur-Champigny. I worry that Thierry in his pursuit of freshness and lower alcohol is flirting with picking too early. 

The best range of wines came from Frantz Saumon – both the Montlouis from his own vineyard and the new négociant business – Un Saumon dans La Loire, which includes a Menu Pineau and a Romorantin. Both showing the precision that is a mark of Frantz’s wines.

So the notable exception? The white Sancerres from Domaine Sébastien Riffault where the oxidation submerges both the grape variety and the terroir. It would be interesting to sit down and drink a glass or so of these wines but, despite what the label says, they are not Sancerre.

Riffault’s wines are, however, nothing like as bizarre as two 2005 wines (Equiss and Franc de Pied) from Julien Courtois that I tasted last week. Apparently ‘white’ they were the colour of dishwater – a greyish tinge of brown that would look truly appealing in your best Riedel glasses! Clearly this is a hue, which is difficult to achieve in a youngish wine as these two wines retail at £31.60 (36€) each.

Chapeau to Julien for managing to sell faulty wine at a decidedly high price!      

(c) Jim Budd 

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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 01:39

L’intrigue se noue, notre jeune Pol Hochon, tel un petit pion poussé par le destin sur le grand échiquier de la vie, va croiser une fille en fleur en un marigot où d’ordinaire les grands crocodiles se toisent et s’entredévorent. Les hommes sont ainsi faits : leur trajectoire passe souvent par les femmes et dans cette grande saga vigneronne qui s’ébauche,  elles tiendront une place centrale. Si vous avez raté les 3 premiers épisodes, remontez le temps : c’est le lundi. Bonne semaine !

Jupe.jpgLa petite, tout en tirant sur sa jupette, croisait avec grâce ses belles gambettes

Quand l'huissier à chaîne l'introduisait dans le vaste bureau du chef de cabinet du Ministre des Commodités, le petit Hochon, perdu dans ses pensées contradictoires, ne remarquait même pas le joli brin de fille qui se tenait assise sur l'un des fauteuils visiteurs. Il se laissait choir sur le fauteuil voisin et étendait ses jambes en soufflant bruyamment. C'est le parfum de la petite, du jasmin, qui le faisait atterrir ou plus exactement le propulsait hors du fauteuil où il venait de s'avachir. Droit comme un i, figé, il balbutiait une suite de mots aussi incohérents qu'incompréhensibles. La petite lui tendait une main fine aux doigts déliés. Le petit Pol s'en saisissait avec ferveur et tremblement comme si sa vie en dépendait. Elle était fraîche et la vue de ses ongles finement nacrés fit chavirer le petit Hochon dans une forme de déréliction ouateuse. À peine remis de ce premier choc son regard recevait un second impact plus violent encore: la ligne noire d'une courte jupe en stretch tranchant le ferme arrondi de cuisses pain d'épices achevait de le transformer en une cocotte-minute au bord de l’implosion.
 
Echec et mat, sauvé par l'entrée théâtrale du chef de cabinet: un grand sec, jaunasse, tendance costume noir de croque-mort sur chemise blanche et cravate anthracite, cheveux baguettes de tambour avec épis et pellicules incorporées, avec juste ce qu'il faut de componction pour lui conférer une touche d'humanité. Le petit Hochon agitait la main osseuse qu'il lui tendait. L'autre, d'une voix fluette qui jurait avec son ascétisme, se présentait tout en invitant le petit Hochon à se rasseoir. Ce que celui-ci faisait non sans jeter un regard oblique sur les genoux de la petite qui, tout en tirant sur sa jupette, croisait avec grâce ses belles gambettes. Même l'austère derrière son bureau empire donnait des signes évidents de montée en température. Pour se donner une contenance il toussotait tout en tapotant avec une longue règle en bois le sous-main indemne de tout désordre. Petit à petit, avec le premier déclin du jour, un voile de paix et de sérénité s'étendait en ce haut lieu et Pol pensait dans son petit jardin d'intérieur que ce jour était un vraiment un beau jour. Le parfum de la petite ajoutait une note sucrée qui l’enjôlait plus encore. 
 
Soudain le jaunasse virait au cramoisi, se relevait tel un diable en boîte et balbutiait en triturant ses longues mains décharnées: «désolé, je suis profondément désolé, mademoiselle Fougère, je manque aux devoirs les plus élémentaires de la bienséance et je vous prie de bien vouloir m'en excuser. Permettez-moi de vous présenter monsieur Pol Hochon, fils de Paul Hochon un ami de notre Ministre...». L’homonymie des prénoms surprenait la petite qui susurrait «monsieur est donc Pol Hochon Junior». L’ainsi dénommé rougissait jusqu’à la pointe de ses oreilles pendant que la petite se paraît d'un sourire moqueur pour mieux vendre au chef de cabinet constipé un gros mensonge: «monsieur Hochon et moi avons déjà fait connaissance avant votre arrivée. Il a beaucoup de conversation...» Le petit Pol virait au pivoine ce qui ne l'empêchait pourtant pas, à son grand étonnement, de planter un regard franc dans les yeux de biche des bois de l'effrontée. Celle-ci l’affrontait tout en décroisant avec grâce ses belles gambettes ce qui transformait son bout de jupette en une forme de lisière du paradis terrestre. Rassuré, le chef de cabinet se rasseyait en tirant sur ses manchettes. Très imbu de ses hautes fonctions, de sa voix aigrelette il entamait  son petit compliment.

à suivre lundi prochain...

 

Jacques Berthomeau

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18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 15:51

Le 30 mai, à Maury (Pyrénées-Orientales), se dérouleront les Amorioles 2010, une balade gastronomique dans les vignes; 6 arrêts autour des accords mets & vins de Pascal Borrell et les vins de 24 vignerons de Maury. Venez nombreux et en famille!

amoriolesaff10.jpg

Plus d'infos:

http://www.maury-village.com/pgs/news.php?id=20


Hervé Lalau

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18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 02:44

-Moi (au marchand de vins) : Combien tu vends cette bouteille ?
-Lui (Jean-Pierre, le marchand): Huit euros.
-Re-moi : J’peux la goûter ?
-Re-lui : Pas de problèmes !

Tout est beau dans cette bouteille, à commencer par l’étiquette qui, même si elle n’a rien à voir avec le Carignan, évoque une méthode ancestrale qui sévit en Roussillon depuis la nuit des temps : celle qui consiste à infliger au vin (doux et naturel) les pires outrages en l’exposant dans une dame-jeanne aux intempéries du jour et de la nuit. Cela donne des vins de Grenache, pour la plupart, Rivesaltes, Maury ou Banyuls au rancio très particulier… Passons.

Lacroix.jpg

Les dame-jeannes au soleil du Roussillon…

Rien à voir puisqu’ici le vin est «tranquille», «normal» si vous préférez, c’est-à-dire non muté. J’ai découvert ce flacon lors d’un séjour forcé, mais désiré, au Comptoir des Crus à Perpignan. Tout en me faisant découvrir quelques-unes de ses trouvailles, le patron, Jean-Pierre Rudelle, m’a gentiment laissé abuser de ses installations techniques pour mes séances annuelles de dégustations tous azimuts. Pas d’étages à monter, encore moins à descendre, une armada d’assistants pour m’aider à déballer, à trier, à classer, plus de bouteilles vides, fini les cartons à porter à la déchetterie. Le rêve !

 

Comptoir-des-Crus.jpg

L’équipe for me - for-mi-dable du Comptoir des Crus à Perpignan

Clapotis? Un mot subitement revenu au goût du jour depuis qu’il a été lâché par un certain Nicolas lors d’une interview à CBS pour faire taire des rumeurs, mot que mon Larousse en ligne traduit par «lapping», en anglais. Moi qui pensait que le lapping ne s’appliquait qu’à certaines pratiques dans les boîtes de nuit… Toujours est-il que je ne voulais pas laisser Berthomeau ou Lalau s’emparer du mot avant moi. C’est en touillant le vin dans mon verre que me sont apparus les fameux clapotis. Mon Carignan de la semaine, 60 ans d’âge en moyenne, vendangé à la main (15 hl/ha), pour le quart élevé en fûts de chêne neufs durant 6 mois, est un Vin de Pays des Côtes Catalanes 2007 dont la robe, foncée, presque noire, indique qu’il est toujours dans la force de l’âge. Il est cependant mûr, prêt à boire.

Une fois de plus, le nez s’impose : vieux cuir, terre chaude, senteurs de garrigue après la pluie d’été, il y a comme un souffle d’air qui vient des Aspres voisines, à moins que ce ne soit la tramontane qui, en traversant les Corbières, charrie tous ces effluves maquisardes exacerbées par la macération carbonique. Volumineux en bouche, armé d’une jolie matière assez proche du raisin frais, il est long et parfaitement équilibré. Sur quoi le boire? Un perdreau simplement rôti, ou une grive, avec quelques grains de genièvre. Et encore? Une ou deux côtelettes d’agneau avec quelques fleurs de thym.

Lacroix2.jpg

Mon Carignan, parmi d’autres échantillons.

Pas très éloigné de la Grande Bleue, le Château de Lacroix, qui ici s’appelle Domaine afin de ne pas porter ombrage à son Côtes du Roussillon, est un vieux monastère viticole flanqué de drôles de petites échauguettes et entouré d’une cinquantaine d’hectares de vignes sur la commune de Cabestany, avec le Canigou pour vigie. Allez le voir sur www.chateau-de-lacroix.fr

Sinon, revenons en au plus important: moi, je suis pour Luce, à la Nouvelle Star. Et vous ?

 

Michel Smith

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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 06:02

Over the last week or so, some of the colour has drained out of the UK’s General Election – we cast our votes on Thursday 6th May. Sadly the only man I know who has ever marketed pipes of Ruby Port (Vintage Character) as an investment has been dropped by his party – UKIP (the UK Independence Party) – because of various skeletons rattling about in his cupboard. 

Don’t worry, this is not really a political post.

The colourful character is Stephen Cleeve, who was selected by UKIP to stand in the London constituency of Kensington against Tory (Conservative) grandee Sir Malcolm Rifkind.

Back in the mid-1990s, Cleeve was involved in two drink investment companies – the Napier Spirit Company flogging barrels of malt whisky as an investment and then Forrester & Lamego Ltd selling pipes of Duff Gordon Ruby Port (Duff Gordon is the second label of Osborne) and Cattier Champagne, on the premise that the millennium party would drain the world of Champagne, so that anyone holding stocks of Champagne would make a fortune. Predictably all of these get rich drink schemes proved to be completely illusionary – at least as far as the investors were concerned.

-3.jpgMisty Port

I have followed Stephen Cleeve’s career since 1996 and I have to say that I think that he has not been given sufficient credit for a couple of strokes of genius.

Firstly, the company name – Forrester & Lamego Ltd – combining Port hero Baron Forrester with a leading Douro town has a wonderful patina of age despite a registration date of March 1996. A patina not appreciated by the UK Department of Trade & Industry who successfully petitioned to have the company closed in the public interest in July 1997. Cleeve was later banned from being a UK company director from 2000 to 2008.

And the second stroke? To promote Vintage Character Port (premium ruby) as an investment opportunity. Ten years later, in 2006, the price of Vintage Character was the same as it was in 1996 or even fractionally cheaper despite numerous rises in excise duty.

Of course, I’m aware that investors, who paid good money for ‘investments’ that proved to be worthless, will be less enamoured of Cleeve’s ‘genius’.

Cleeve later went into selling plots of agricultural land on the premise that it would be soon rezoned as building land, so would rocket in price. Investors soon discovered that the prospects of large profits were also illusionary. The land plotting schemes were promoted both in the UK and Australia. They were promoted with such enthusiasm in Australia that in 2005 Victoria and Western Australia issued public warnings against them. 

Two things puzzle me in this tale.

Firstly, how did Stephen Cleeve think he could stand for parliament in a particularly high profile seat and not have his colourful past revealed? As soon as the news broke of Cleeve’s candidature, the skeletons inevitably came tumbling out and he was soon suspended as UKIP’s parliamentary candidate.

Secondly, Cleeve clearly is an energetic entrepreneur and I assume would achieve success if he chose more firmly based businesses. Perhaps the margins would be considerably lower…     

(c) Jim Budd


Hetherington: Candidate quits after probe
http://www.thisismoney.co.uk/news/opinion/article.html?in_article_id=502649&in_page_id=19&in_author_id=5



   

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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 00:08

Référence BD ou référence cinéma? Qu'on s'appelle Adèle ou pas, qu'on soit jeune ou moins jeune, déguster un blanc sec, le boire, puis entreprendre quelques rouges, c’était la démarche à suivre, ce week-end à Châteauneuf-du-Pape, Où se tenait le premier salon des jeunes, nommé comme il se doit : Les Printemps de Châteauneuf-du-Pape.

jeunes-Chateau9-04.10-090.jpgJ'y étais!

J’y étais, comme la foule attendue, parmi laquelle devait se trouver au moins une Adèle. Je ne l’ai pas vue, trop occupé à modérer les ateliers, puisque j’y étais nommé modérateur en compagnie de Philippe Cambie, œnologue émérite, face ou plutôt en compagnie de la poignée de vignerons qui présentaient leurs nectars aux 40 inscrits. Ateliers réservés aux particuliers et mené comme une présentation professionnelle, le pointu de la technique en moins. Enfin, ça ce serait tout aussi bien pour quelques-uns de nos confrères qui ont le pointu mais pas la technique…
Bref, en 4 séances d’une très grosse heure, terroirs, cépages, aptitude au vieillissement et accords Comté et chocolat ont été brossés. Succès et enthousiasme du public qui, par ses applaudissements, remerciait la bonne pratique.

 

jeunes-Chateau9-04.10-079.jpg

Avec ou sans Adèle


Les moments remarquables :

Clos du Caillou Les Saffres 2006 terroirs de sables compactés, élégant au fruité rouge, net et éclatant, affiche sa différence avec La Pure Domaine de La Barroche 2006 au terroir également de sable mais mélangé d’un peu d’argile. Cette dernière engendre une structure plus ferme, plus ramassée, à l’élégance plus racée.
Une mise en valeur des 2006, millésime moins encensé que les 2005 et 2007, mais qui je vous l’assure vaut le détour et vieillira bien !

Dans la série cépages, le remarquable Cinsault 2009, élégant, frais, juteux, avec une structure tendue et ferme qui ne laissera baba que les participants. Isabel Ferrando, du Domaine de Saint-Préfert, l’assemble dans l’une de ses cuvées.

Le pôle vieillissement nous a ravi, grâce au 1966 du Clos du Montolivet, délicat, aux fruits tout confits, à la fragrance évanescente de poudre de riz.

Enfin, le Comté de Vemierfontaine, fabriqué en septembre 2008 et affiné par Rivoire et Jacquemain, hé oui, c’est précis ! En accord sucré amer, agrume et chocolat blanc, réglisse et pâte d’amande, finale d’arachide grillée, avec le Château des Fines Roches blanc 2004.

jeunes-Chateau9-04.10-026.jpg

Joli succès de foule au salon

 

Parallèlement, le salon battait son train, pas moins de 65 domaines présentaient leurs vins, disponibles à l’achat. En deux jours, un peu plus de 2.000 personnes ont franchi les portes de la salle Dufays, moche, mais conviviale.
Fourbu, mais heureux, chacun s’est retiré après un dernier verre, celui de l’amitié.

www.chateauneuf.com
www.lesprintempsdechateauneufdupape.fr


Marc Vanhellemont

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 00:21

Je vous donne à lire ci-dessous le mail que vient de m’envoyer une vigneronne de la Vallée du Rhône dont j’ai découvert les vins par hasard lors d’une dégustation organisée il y a 3 ans au Palais des Papes en Avignon. J’avais cité leur vin dans un de mes articles. Mais lisez plutôt car cette lettre illustre assez bien la crise viticole que traverse la France.

Cher Monsieur,

Je reprends contact avec vous, nous sommes désespérés, malgré la haute qualité de nos produits, nous ne vendons plus rien, nous pensons que l'avenir du vin est très compromis, et les pouvoirs publics ne nous aident pas du tout. Toutes les mesures annoncées par notre Président n'aident que ceux qui n'ont aucun problème, et si vous en avez vous êtes lâchés par tout le monde, le Crédit Agricole ne veut rien savoir et n'a soi disant plus confiance en NOUS LES VIGNERONS. Nous ne savons plus quoi faire, mettre une pub dans une revue coûte très très cher, et en ce moment c'est  trop pour nous. Nos vins sont appréciés et nous sommes félicités par tous ceux qui les ont goûtés, mais les commandes n'arrivent pas, je ne sais pas combien de temps on va encore tenir. La passion du vigneron est en train d'en prendre un coup, si nous n'avions pas notre fils (20 ans) qui est lui aussi un passionné, on vendrait et puis c'est tout.
Et puis comme vous avez dit dans votre article dans Paris Match, les CDR est considéré comme un petit vin de comptoir, et c'est dur de faire comprendre à la clientèle qu'il y a aussi autre chose dans notre appellation.
J'espère ne pas vous avoir trop importuné, mais je veux faire remonter la détresse d'une grande partie de la profession en ce moment, 2010 va être très très dur.


Bien cordialement


Claudine Serguier

Bouzons.jpgLes Bouzons, à Sauveterre

Autant le dire tout de suite : je n’aime guère m’épancher sur les pleurnichards. Mais, mon métier me l’impose : je me dois d’écouter les doléances vigneronnes et tenter de les comprendre. Le problème est que ce n’est pas le premier message de détresse que je reçois où les vignerons expriment, de façon parfois un peu maladroite, leur désespoir. En 2 ans, c’est même le quatrième message de ce type. J’en ai reçu de Cahors, du Languedoc et de Buzet, si je me souviens bien. Trois étaient écrits par des femmes, mères de famille, visiblement arrivées au bout de leur vie professionnelle, au bout du rouleau. Lucides, opiniâtres, ces mères de famille animées de tant de foi et de courage ont été probablement au début de leur vie maritale le véritable moteur de l’entreprise que représente la gestion d’un domaine. Après des deux ou trois décennies de vie professionnelle active, elles ont aujourd’hui en commun l’incompréhension avec – je me répète – la pure détresse qui en découle. Au moment du bilan, face à la crise, elles craquent parfois et donnent le sentiment de se retrouver face à l’abîme.

À chaque fois, je réponds que je vais voir, que je ne peux faire plus que ce que je fais déjà en les aidant modestement à se faire connaître lorsque leur vin est bon. Je leur redis que j’aime leurs vins, que personnellement j’y crois dur comme fer, que l’industrie viticole a connue sans cesse des hauts et des bas, que la crise va s’estomper, que d’autres juste à côté de chez eux s’accrochent et réussissent, que le malaise est perceptible dans d’autres secteurs de l’agriculture. Je leur dis qu’il faut reprendre espoir, faire des efforts, bouger encore plus, innover, repartir de plus belle avec  son bâton de pèlerins, enquiquiner les cavistes, les restaurateurs, oublier les politiciens qui ne peuvent pas tout faire… Puis revenir à la charge, sans cesse, mordre la poussière. En somme, je ne leur offre que des paroles guerrières auxquelles elles ne répondent évidemment pas tellement cela doit leur sembler d’une atroce banalité.

Alors, pourquoi me laisser attendrir ? Pourquoi prendre le temps de répondre à Claudine comme aux autres ? Pourquoi exposer son cas ? Parce que des Claudine, dans le vignoble, j’en connais des tas. Pendant que leurs maris font tourner les propriétés, démarrer les tracteurs et surveiller les vignes, aux premières loges, elles s’alarment à juste raison quand elles ne paniquent pas. Ce sont elles qui voient les stocks s’empiler en même temps que les impayés et les factures qu’elles aussi feront traîner faute de sous à la banque. Réactions plus que normales venant d’une femme qui doit gérer les comptes de l’entreprise et qui sait que, sans les sacrifices quotidiens, n’importe quelle société dans de telles difficultés ne songerait qu’à mettre les clés sous la porte. Moments de désespoir banals à en crever, semblables à celui qui frappe des milliers d’exploitants agricoles en France et qui touche des milliers de foyers.

Comme j’ai la peau tendre, que je suis facilement émotif, que la musique de Lawrence of Arabia de Maurice Jarre, ou l’Âme des Poètes de Charles Trénet suffisent à me faire chavirer, je me sens presque au bord des larmes en pensant à l’histoire de Marc et Claudine, tous deux encore dans la force de l’âge mais que je devine si las d’entreprendre. Sur son site (www.domaine-des-bouzons.com), Claudine décrit tellement bien sa belle demeure gardoise, les générations de Serguier qui s’y sont succédées avec la même passion, ces vieux grenaches puissamment ancrés dans le sol caillouteux de «la» côte du Rhône, celle-là même où naquirent les premières appellations contrôlées, là où la vigne devait marquer à jamais les premières heures de notre histoire viticole. Et je me dis que c'est juste pas possible, comme disent les jeunes aujourd’hui.

Vous les gars, vous les savants, vous qui devisez à tours de bras, vous qui «conférencez» avec talent, vous qui exposez, qui serrez les paluches des importants, vous devez bien avoir une idée ? Vous qui conseillez, qui avisez, qui expliquez, vous qui savez tout ou presque, que feriez-vous à ma place ? Que diriez-vous à Claudine et à son mari ? Vous leur diriez de changer de métier ? De revendre pour aller investir ailleurs ? De prendre leur misérable retraite ? J’écoute vos doctes suggestions. Dernière avalanche de mots pour vous, Claudine : une telle maison avec un si beau jardin et un fils qui démarre dans sa vie de vigneron, faut surtout pas se laisser abattre. D’autres paysans ont connu des vaches maigres. Le fil de l’histoire est émaillé sans cesse d’épisodes de famines, d’épidémies, de ravages. Vos ancêtres ont connu le dévastateur phylloxera. J’ai envie de dire que c’est la vie, qu’il y a fatalement une porte de sortie, que vous avez encore la force de pouvoir résister alors que d’autres ont tout juste ou à peine de quoi survivre. Je dis n’importe quoi, comme le futur noyé qui se raccroche à une maigre branche. Mais j’en connais plein qui, par chez moi, résistent tant bien que mal. Réduisez la superficie de vos vignes et baissez encore vos rendements pour vendre à un meilleur prix. Allez voir les bons négociants de la vallée, les Chapoupou, les Jaboubou, les Guigal, les Ogier, je ne sais qui encore. Ils recherchent des accords avec des gars et des filles motivés à la tête de domaines de tailles modestes tels que le vôtre. Et votre fils ? Parlons-en : c’est le moment de l’envoyer bosser en Australie ou en Nouvelle-Zélande, en Argentine ou au Chili. Pendant 5 ou 10 ans, il en verra de toutes les couleurs et sera heureux de rentrer chez lui avec de nouvelles idées et un projet sérieux qui tient la route. La France du vin n’est plus celle des années 60, ni même celle des années 80. Alors, à moins de vous concentrer sur une œuvre d’art confidentielle, de résister et de ne surtout pas baisser les bras, cherchez un partenaire qui vous ouvrira les portes de l’an 2000.

 

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Cuvée Grand Chelem

Je ne vais certes pas terminer ce long billet sur une note triste. Chez nous, du côté de Narbonne, là où les vignes s’arrachent à la pelle, il se trouve un gars entreprenant qui est loin de partager le pessimisme ambiant. Je suis sûr cependant qu’il comprend les malheurs des Serguier car ce même désespoir touche ses propres voisins. Il s’appelle Gérard Bertrand et sa vie est faite de passions partagées entre le rugby, le jazz, le vin et le Languedoc. Il m’a dit, il y a quelques années, qu’il considère «être dans une région où l’histoire reste à écrire». Pour le moment, il a le vent en poupe, exporte dans une quarantaine de pays des vins de ses propres vignes et des vins de son négoce. Il s’en donne à cœur joie. Lui aussi vient de m’adresser une lettre (photocopiée, donc destinée à plusieurs) un peu maladroite, mais qui a le mérite d’être sincère.

 

Une lettre manuscrite de 3 pages qui commence par un pompeux «Cher Monsieur», alors que l’on se connaît depuis des lustres et que nous nous tutoyons. Dans cette missive, l’ancien troisième ligne de Narbonne qui fut aussi capitaine au Stade Français avant de porter les couleurs de l’équipe de France, évoque « l’Everest rugbystique » (sic) accompli par l’équipe de France cette année. Il parle d’abnégation, d’altruisme, de rigueur, de courage, que sais-je encore. Il dit que le rêve est possible pour 2011 (la coupe du monde), parle d’étoile qui brille au-dessus du coq et fait accompagner sa lettre de quelques flacons d’une cuvée qui vient de naître et dont il est visiblement archi fier.

 

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 L'Everest rugbystique

 

L’allégresse d’un côté, la détresse de l’autre, le vin traverse le temps comme un train cahotant traînant avec lui des histoires de réussites et d’espoirs déçus, de hauts et de bas. Gageons que les filles et les gars du Rhône, comme ceux du Languedoc, de Bordeaux ou d’ailleurs sauront maintenir le cap de la fierté pour longtemps encore. Comme le Quinze de France qui nous fait aujourd’hui vibrer d’espoir. Pour vous, chère Claudine, je n’ai pas trouvé mieux que ce message.

Michel Smith

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Published by les5duvin - dans Vu de Perpignan
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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 12:24

Dans le droit fil de certains posts de notre ami Jim, je vous engage à regarder cette petite video de Claude Bourguignon; où l'on apprend, entre autres choses, que les agriculteurs sont des pathologistes qui s'ignorent, que les vérités agricoles qui dérangent passent souvent à la trappe, que la taille du blé est réduite artificiellement,  ou encore que les Pays-Bas ont perdu en biodiversité ce qu'ils ont gagné en productivité...

Brr, tout ça n'est pas très joyeux (surtout émanant d'un ancien de l'INRA), mais un homme averti en vaut deux...

http://www.koreus.com/video/alerte-babylone

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Published by les5duvin - dans Le coup de coeur
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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 02:42

It was fortunate that the bottle of Bourgueil Rosé of Pierre-Jacques Druet, the vinous mid-wife in attendance at the birth of Les 5 du Vin, was drunk at the salon des Vins de Loire. For had the five of us made our separate ways to visit Pierre-Jacques in Benais I’m not sure that we would all have made it. Certainly we would have explored the byways of Benais, while attempting to track down our man. 

PJSigns.jpgPJ: it's here!

For, although Pierre-Jacques, is widely acknowledged as one of the leading producers of Bourgueil, he remains extremely discreet. Not for him large advertising hoardings and a succession of signs directing you to his winery. Instead just an almost illegible sign secured with a piece of wire to an old iron gate tells the visitor that they have reached their destination.    

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Published by les5duvin - dans Vu de Touraine
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