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POURQUOI CE BLOG?

Ce blog est né de l'heureux hasard d'une rencontre, en 2010, au Salon des Vins de Loire d'Angers, autour d'un verre de rosé de Bourgueil - celui de Pierre Jacques Druet. Il y avait là cinq "plumitifs" du vin. Le rosé aidant, l'idée a germé de créer un espace commun.
Parce qu'à cinq, on peut aborder plus de thèmes.
Parce qu'on peut débattre.
Parce qu'on peut partager. Des coups de coeur, des coups de gueule, de l'expérience.
Et qu'est-ce que le vin sinon une boisson de partage?
De ces cinq, certains sont déjà des blogueurs confirmés, d'autres non.
Comme il y a les 5 sens, il y  a maintenant les 5 du Vin.

Les 5 du Vin

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QUI SOMMES-NOUS?

David Cobbold (Eccevino) est le plus français des journalistes anglais du vin, ou vice versa. Il a reçu en 2011 le Wine Blog Trophy pour  son blog, More than Just Wine.

Jim Budd, sujet de sa Gracieuse Majesté, est journaliste pour diverses revues britanniques. Amoureux des vins de Loire, il leur consacre un blog, Jim's Loire, primé en 2009 du Wine Blog Trophy.

Hervé Lalau est un journaliste français écrivant pour diverses revues et sites français, belges, suisses et canadiens. Son blog "Chroniques Vineuses" lui a valu le Wine Blog Trophy en 2010.

Michel Smith, PourLeVin, est un journaliste français établi en Roussillon, travaillant pour diverses revues et guides en France. Il s'intitule lui-même "Journaliste en Vins et autres Plats de Résistance".

Marc Vanhellemont est un journaliste belge travaillant pour divers magazines en Belgique et en France. Incontournable, sauf par la face nord.

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 00:07

img183-opera-3La fin justifie les moyens ce matin : puisque sur un autre site, ma crémerie personnelle www.berthomeau.com, j’en tartine des kilos, ici face au 4 Paganini de la dégustation je fais dans le simple choc des photos avec 4 Questions en face : ils sont dans le désordre de Pietro Mascagni, de Gaetano Donizetti, de Gioacchino Rossini et de Giuseppe Verdi ces Opéras Wine mais quel est donc leur titre ? C’est à vous de jouer et vous saurez ainsi d’où proviennent mes clichés...

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 10:40

Portant le patronyme d’un grand prime minister de sa Majesté, Lord Anthony Eden, dont il est en fait le petit-neveu, Robert fait partie des sujets d’outre Manche qui, à l’instar des natifs d’outre Quiévrain, se sont aventurés avec bonheur dans ces contrées reculées aux mœurs bizarres que sont le Languedoc et le Roussillon réunis. Pour une raison que j’ignore, Robert Eden a jeté on dévolu sur une propriété de La Livinière. Une chose est sûre, son choix a été le bon. D’une part parce que, au sein du Minervois, l’appellation La Livinière se positionne dans le haut du panier des vins languedociens, d’autre part parce que la propriété choisie à la fin des années 90, le Château Maris, était dans le peloton de tête du hit parade des rares journalistes qui se penchèrent dès les années 80 sur les vins du Languedoc.

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Converti depuis peu à la biodynamie, Robert Eden, qui se construit une cave écolo faite de blocs de chanvre consolidés par du bois, a déjà sorti des vieilles vignes de carignan, de syrah ainsi que de grenache. Étrangement, lorsque l’on va sur le site de Maris www.mariswines.com, on ne voit pas apparaître la cuvée « Continuité de Nature » 2008, un Minervois-la-Livinère consacré aux vieilles vignes de Carignan d’un rendement de 30 hl/ha sur une parcelle de 1,20 ha située sur la commune de La Livinière.

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Un vin dense de robe, quasiment opaque, ample en bouche, presque tendre, très équilibré qui s’ouvre de plus en plus dans le verre (le carafer s’impose à mon avis…) et qui accompagnait merveilleusement la conversation lorsque je l’ai goûté lors d’un repas de fromages fermiers où il se mariait sans trop de difficultés aux pâtes molles, munster inclus. Le prix du vin, 19 €, est à la hauteur, n’en doutons pas, de la réputation du terroir de La Livinière…

 

Michel Smith

 

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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 23:31

"Birmanie: l'opposante Aung San Suu Kyi est libre". Ainsi titrait hier Le Parisien... Libéré.

Libre, François Fillon l'est aussi ce soir, en attendant d'être renommé, à ce qu'on dit.

Et le SO2?

Qui veut bien m'expliquer pourquoi il y a du SO2 libre et du moins libre?

Est-ce une question de politique, là aussi? :-))

Hervé

 

 

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 00:03

C’est incroyable comme cet automne a été pour moi consacré aux pâtes molles et dures, aux croûtes fleuries ou lavées. Voyages, concours, dégustations, dossiers, tout y est passé.

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Neuchâtel vu du lac de Neuchâtel évidemment

Le moment le plus important ?

Neuchâtel, sur le lac, le Swiss Cheese Awards libellé en anglais certainement pour éviter les tensions linguistiques, on connait ça aussi chez nous. Bref, un concours de fromages où toute la production suisse est représentée, des AOC, y z’ont pas encore changé en AOP, aux pâtes plus anonymes. Avec une catégorie curieuse qui répond au nom de « innovations en matière de fromage », tu vois ça t’as pas envie de goûter. Il est vrai que le suisse, c’est un peu différent du français standard… nous n’étions pas réunis pour une notation comme on dit en France ou pour une cotation comme on dit en Belgique, mais pour une taxation comme on dit à nous étonner en Suisse !

Swiss Cheese Awards 2010 077

Tout est en place, y k'a commencer

Le « taxateur » reçoit un équipement, un callot et un gilet bleus, un tablier blanc, et outil indispensable un couteau à fromage qui coupe bon sang on l’a vu couler de plus d’un doigt !!

Tout blanc bleu comme une vache belge (c’est not’ race, on n’est pas fier), armé d’une lame, on rejoint son jury. J’ai échappé à la catégorie bizarre pour me retrouver dans celle des Vacherin Fribourgeois AOC, faut toujours indiquer AOC derrière le nom de l’appellation, le Suisse est très pointilleux là-dessus !

Swiss Cheese Awards 2010 086

Attention, ça coupe!

Soit 29 pâtes demi-dures à évaluer, excusez, à taxer. Avec, attraction des media, un système électronique tout juste pour notre jury, expliqué avec trois mots de français et le reste en  swisser deutsch par l’inventeur du système. Débrouille-toi mec !

 Swiss Cheese Awards 2010 089

Y a pas que moi hésite

La grosse différence entre une dégustation de vins et une de fromages, c’est ???? On ne crache pas le fromage, on avale tout !!

Et même si l’on se prend la dose minimale pour estimer le Vacherin Fribourgeois AOC (sont chatouilleux), après 29 doses, on commence à caller un peu. On ne s’arrête pas là, le chef de table, un Suisse alémanique très gentil, mais germaniquement intransigeant, estime qu’il faut redéguster quelques fromages, histoire d’affiner la taxation.

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À qui est le bras ?

Bonnes pâtes, mon copain suisse francophone producteur de Gruyère AOC et moi, retournons aux turbins pour éliminer définitivement certains Vacherin Fribourgeois AOC et élire les trois meilleurs.

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Close up de talon de Vacherin Fribourgeois AOC

Le soir, il y  a la remise officielle, cela coule de source, mais k’es ki suit ? Après un repas avec musique et tralala, devinez quoi ? Après l’apéro, l’entrée et le plat ?

Tous les fromages primés en buffet, soit 30 mètres de meules alanguies attendant nos assiettes. On regoûte tout, il faut s’en douter ! Taxateur de fromage, c’est plus éreintant que dégustateur de pinard.

Puis, le lendemain, pour nous remercier fondue au fromage au déjeuner. J’appelle ça recevoir !

Swiss Cheese Awards 2010 164 

Fondue peinarde quand il n'y a pas le feu au lac

Je vous avais parlé de mon pote élaborateur de Gruyère AOC, je l’avais rencontré lors du concours du Premier Fromager de Belgique. Ce concours, c’est un peu notre MOF à nous, mais entendez par fromager, marchand de fromage ou crémier.

Meilleur fromager de Belgique 2010 512

La salle de l'hôtel de ville d'Audenarde où se déroulait le concours

Cinq participants wallons et flamands enchaînent les épreuves. Ça dure toute une journée. Madame La ministre nous rejoint vers la fin pour la proclamation des résultats, moment très officiel quoique bon enfant, on est en Belgique. Pascal Fauville, crémier émérite d’Hannut, petite ville entre Bruxelles et Liège, a remporté l’épreuve 2010. Si vous habitez dans le coin, allez le féliciter, son magasin s’appelle  À Table !

 

Meilleur fromager de Belgique 2010 426

Pascal Fauville en pleine action

Puis, encouragez-le, il participera à l’épreuve internationale l’année prochaine, il y rencontrera plusieurs nationalités, même des Suisses.

Fondue 

J’ai mangé ma deuxième fondue de l’année cette semaine, elle était suisse, la boucle est bouclée !

 

Le bonjour ou le bonsoir

 

Marc

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 00:04

Passage éclair à Paris, entre autres pour la dégustation automnale de Biodyvin, lundi dernier, à l'orée du Bois de Boulogne.

Dans un élan d’enthousiasme, profitant de périodes calmes dues au fait que d’autres dégustations en avaient profité pour mettre quelques bâtons dans les roues biodynamistes en choisissant le même jour pour faire leur show, je me suis lancé d’emblée sur l’Alsace dont les représentants sont en général toujours les premiers prêts à l’heure annoncée, contrairement à d’autres. 

Pour que les choses soient claires (enfin !), je vais vous avouer que j’adore le riesling et que j’en pince aussi  pour le gewurztraminer. Je ne suis pas fan du muscat et encore moins du pinot gris (ex tokay). Je ne suis guère convaincu par les pinots noirs, hormis deux ou trois exceptions. Enfin, j’avoue une petite faiblesse pour le sylvaner et le pinot blanc.

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Geneviève Barmès

Bon maintenant que cela est dit, je vais faire un vœu sur Internet. Plus jamais je ne déconsidérerai le pinot gris ! La raison est simple : j’ai enfin goûté de bons pinots gris et c’est par cela que je vais commencer. Le « Rosenberg » 2008 de Barmès-Buecher (Wettolsheim), par exemple. Il n’a peut-être pas la superbe de leur gewurztraminer Pfersisberg du même millésime, mais il est ample, clair et lumineux en dépit de ses 25 g de sucres. Chez Jean-Christophe Bott, du Domaine Bott-Geyl (Bebleheim), représenté par sa souriante compagne, Valérie Cartier, la surprise était encore plus grande. Après un pinot d’Alsace 2008 « Métis » (pinot blanc, auxerrois, pinot gris et pinot noir) plein, dense et long, parfaitement surprenant, après trois riesling de taille dont un limpide et frais Grafenreben 2008, le pinot gris ne pouvait qu’être mis en difficulté. Il n'en fut rien. Le 2008 « Les Éléments », armé de 20 g de sucres apparaissant joliment en finale, se drapait dans un manteau de fraîcheur en plus de posséder un nez très fin. Le grand cru Sonnenglanz, en 2007 cette fois-ci, faisait dans la densité et la profondeur, avec un fruité d’une très belle intensité.

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Valérie Cartier

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      Christophe Ehrhart

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Margaret Humbrecht

Autre son de cloche chez Josmeyer (Wintzenheim) où, gentiment accueilli par le vigneron Christophe Ehrhart, qui raconte volontiers les terroirs du domaine, je ne pouvais passer à côté du pinot gris grand cru « Brand » version 2004 : un vin tout en matière, dense, long qui pavoisait en finale sur de belles notes de fraîcheur. Le pinot gris 2008 du Clos Saint-Urbain grand cru Rangen du Domaine Zind-Humbrecht (Turckheim) était en plein dans son caractère riche, opulent, épicé, long et charnu, marqué par des notes d’agrumes et de fruits secs. Il y avait là Olivier et son épouse Margaret, deux géants dans le vrai sens du terme et, sans jouer les anciens combattants (je laisse cela à d’autres…), j’ai eu une brève pensée, presque une petite larme à l’œil, en songeant aux passionnantes et longues visites que mon complice d’alors, Christian Flacelière et moi, faisions en Alsace : un jour chez Jean Hugel, le lendemain chez Colette Faller et le surlendemain avec Léonard Humbrecht. L’époque bénie où l’on pouvait prendre son temps pour travailler. C’était il y a un quart de siècle, et l’on apprenait à l’époque des choses indispensables. Comme dans un livre ouvert, le grand Léonard nous expliquait les avantages et les inconvénients de tel cépage, les qualités de tel terroir, sans oublier ses premières observations sur le travail de la vigne.

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Olivier Humbrecht, premier Français à avoir obtenu son Master of Wine, a la même verve que son père, la même étincelle dans les yeux, le tout sous une apparente bonhomie. C’était le seul vigneron de Biodyvin à présenter une fiche technique d’une rare précision sur chacun des vins présentés. Il a fait débuter sa dégustation par un muscat 2008 (10% d’ottonel) du grand cru Goldert que j’ai trouvé à la fois sérieux et gras, sans aucun goût variétal (du moins de ce que l’on goûte ailleurs…), superbement rythmé et finissant sec (un peu plus de 2 g de sucres résiduels), laissant une bouche bien nette. Là aussi, je me suis dit que j’avais tort d’être aussi catégorique dans mon jugement passé sur le muscat d'Alsace. Un riesling 2008 « Terroir d’Alsace », à 90% en provenance du Brand et mettant en scène les plus jeunes vignes, donnait une vision forte de ce cépage : notes grillées, pureté, charme… Le grand cru Brand, toujours en riesling, encore une fois en 2008, mais vieilles vignes (58 ans), était un modèle d’école : dense, serré, minéral jusqu’au bout, profond… Très expressif, il n’en reste pas moins que c’est un vin de garde. Ne voulant pas lasser le lecteur, je passe sur d’autres vins, pour ne retenir que le gewurztraminer Goldert 2008, tendre et posé, d’une grande finesse, marqué par de douces notes d’essence de mandarine et une structure remarquable.

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Anne-Claude Leflaive

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Jean-Dominique Vacheron

Six autres domaines m’ont surpris agréablement, mais il faut dire que je m’y attendais : le Domaine Vacheron (Sancerre) pour son 2009 Les Romains, l’Arbois chardonnay 2008 La Mailloche de Bénédicte et Stéphane Tissot à Montigny-les-Arsures, le Saumur-Champigny 2009 « Franc de Pieds » du Domaine des Roches Neuves à Varrains (seulement 900 bouteilles…), le Castillon Clos Puy Arnaud de Thierry Valette à Belves-de-Catsillon, le Vacqueyras 2006 « Le Clos » du Domaine Montirius à Sarrians et le Puligny-Montrachet 1er Cru Les Pucelles 2008 du Domaine Leflaive. Bien entendu, n’étant pas là pour battre des records, je n’ai pas tout goûté…

 Michel Smith

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 00:18

Cette semaine, je joue à l'extérieur. Je suis juré au concours de Séville, pour la troisième année consécutive. Bref, je suis d'humeur folâtre, comme l'âne prêt à sauter... la barrière.

Pas question de vous abandonner, cependant. Je vous laisse un petit pensum; quelques idées en vrac à commenter.

Nous autres journaleux aimons en général les choses simples, les oppositions bien nettes, les paradoxes qui font de bons papiers bien léchés. Amis bloggeurs, si vous voulez vous pousser du col, briller en société, voici quelques phrases clefs. Sortez les au bon moment et en bonne compagnie, et vous ferez votre petit effet (attention, il y en a même qui sont vraies):

"La vigne doit souffrir" (ach so,comme on dit dans le SM, les coups et les douleurs, ça ne se discute pas). Quand ce qui sort de la grappe n'est plus liquide, voyez quand même un spécialiste.

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Soufrez, mais en silence!

"Le rendement, c'est pas bien (sauf en Champagne et en Alsace, là, ils ont une dispense). La preuve par l'exemple: Coume Majou ."

"Parker a fait un pacte avec le diable et la tonnellerie". Mais côté stylos, Parker, c'est bien.

"Un bon vin se fait d'abord dans la vigne" (ben oui, des fois qu'il y en ait qui commencent par la vinif et qui récoltent après).

"L'AOP, c'est le lien au terroir" (ne parlez surtout pas de terroir-caisse, ça fait mauvais genre) .

"Le bio, c'est bon" (attention quand même au bio spécial GD,  on peut craindre des rabais sur les normes).

"Mon vigneron dynamise toujours sa corne de brume avant de la piler".

"Si vous soufrez, faites le discrètement et en silence".

"Tu aimes la nature? Tu n'es pas rancunier. Tu aimes les vins nature? Ca s'arrose!".

Attention quand même aux généralisations abusives...

Dans le même ordre d'idées, voici une petite annonce reçue ces jours-ci: "Néo-vigneron vend vigne très souffrante; peu conduite, mais en bio (plus d'argent pour les traitements depuis 5 ans), terroir de cailloux, rendements très bas (un dé à coudre par cep), vinification non interventionniste, garantie sans soufre. Pas d'élevage en bois (barriques trop chères). Par dessus le marché, lot de vinaigre nature à céder". 

Bon, à vous de jouer, je ramasse les copies mercredi prochain. Et pas de mots d'excuse, sinon, c'est interro écrite sur les cépages et la vinification au Nagorny-Karabach (à ordures).

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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 00:05

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The official HQ of Les 5 du Vin or the astonishing ruins of Baalbek

Last week 11 Lebanese wine producers were in London for the first generic tasting in the UK organised by Wines of Lebanon. It was good to have an opportunity to taste a range of wines and again and meet some of the producers.

It was a vivid reminder of one of the most memorable press trips I have been on for in November 2005 the Circle of Wine Writers ran a four day trip to the Lebanon. There was a sense of optimism both in the country and in the wine industry that November. The Syrians had left after the assassination in the February of Rafik Hariri, the Prime Minister, and although there were still checkpoints most vehicles were waved through.

The centre of Beirut was in the process of rebuilding, although there were still clear signs of damage inflicted during the 15-year civil war, which had finished in 1990.

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Our visit started in spectacular style. On the evening of our arrival we just had time to drop off our bags before we were whisked up into the hills above the city to Mounir’s restaurant (http://www.mounirs.com/main.asp). Here we joined a wedding party – one of Château Musar’s employees was getting married. We were welcomed by Serge and Ronald Hochar, who run Musar. It was great to be part of a magical occasion.

 This set the scene for the marvellous and generous hospitality that we experienced during our trip. During our four days we spent most of our time in the Bekaa Valley and visited nine producers – many of whom were in London last week. We saw a mix of established wineries like Châteaux Keyfraya, Ksara and Musar along with new start-ups such as Doamine Wardy and Heritage.

We left the Lebanon with a strong sense that despite all the problems that the wine industry was moving forward with new wineries being established. Sadly less than a year after our visit in November 2005, the Israelis invaded again in July 2006.

I remember talking to Ronald Hochar at the London Wine Trade Fair in 2007. When I suggested that it must be very difficult following the invasion. Ronald just shrugged, saying we just have to get on with it – we have to survive. 

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Ronald Hochar

At last week’s London tasting I was impressed by a number of the wines. These included:

Château Ka: their ripe and spicy 2006 Les Emirs (Cabernet Sauvignon, Syrah and Grenache) and Château St Thomas (Merlot, Cabernet Sauvignon and Syrah);

Château Ksara: the powerful 2006 Château Ksara Rouge and Cuvée 3eme Millenaire

Château Musar: the sweet and ripe 2003 Hochar Père et Fils (Cabernet, Carignan, Cinsault and Grenache) and the elegantly spicy 2003 Château Musar (Cabernet Sauvignon and Cinsault);

Domaine des Tourelles: 2004 Marquis des Beys (Syrah and Cabernet Sauvignon) – concentration and violets;

Karam Winery: founded in 2004 in the Jezzine area and the only winery in southern Lebanon. I had never tasted their wines before but was impressed, particularly by the spicy 2009 Syrah de Nicolas and the 2007 Corpus Christi (Cabernet Sauvignon, Cabernet Franc, Syrah, Merlot and a small percentage of Graciano) – well balanced, elegantly spicy and long. 

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Habib Karam (Karam Winery)

Despite the boorishness of their neighbours it is good to see that Lebanese wines are once again apparently flourishing.

cedar-mt-moonaa.jpgCedar, snowy mountain and the moon

Jim 

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 00:08

Montoiremaxi.jpgLe titre c'est pour rire jaune - allusion lourde à l'étoile de la même couleur. Du vin et du haschisch en revanche c'est le titre d'un joli petit livre, que l'on peut facilement glisser dans une poche : 10,5 par 15, publié dans la petite collection des éditions Mille et Une Nuits et c'est signé Charles Baudelaire. Pour 2 euros 50 soixante petites pages exquises dont 45 traitant de notre sujet : « Du vin et du haschisch comparés comme moyen de multiplication de l'individualité ». Pour vous inciter à faire l'acquisition de ce compagnon de route je vous propose quelques extraits de ce texte et le lien www.1001nuits.com  Bien sûr, précision utile pour les hygiénistes, les repentis modèle Chabalier ou les tenants de l'ordre moral, je laisse à ce Baudelaire l'entière responsabilité de ses propos.

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« Profondes joies du vin, qui ne vous a connues ? Quiconque a eu un remords à apaiser, un souvenir à évoquer, une douleur à noyer, un château en Espagne à bâtir, tous enfin vous ont invoqué, dieu mystérieux caché dans les fibres de la vigne. Qu'ils sont grands les spectacles du vin, illuminés par le soleil intérieur ! Qu'elle est vraie et brûlante cette seconde jeunesse que l'homme puise en lui ! Mais combien sont redoutables aussi ses voluptés foudroyantes et ses enchantements énervants. Et cependant dites, en votre âme et conscience, juges, législateurs, homme du monde, vous tous que le bonheur rend doux, à qui la fortune rend la vertu et la santé faciles, dites qui de vous aura le courage impitoyable de condamner l'homme qui boit du génie ?

D'ailleurs le vin n'est pas toujours ce terrible lutteur sûr de sa victoire, et ayant juré de n'avoir ni pitié ni merci. Le vin est semblable à l'homme : on ne saura jamais jusqu'à quel point on peut l'estimer et le mépriser, l'aimer et le haïr, ni de combien d'actions sublimes ou de forfaits monstrueux il est capable. Ne soyons donc pas plus cruels envers lui qu'envers nous-mêmes, et traitons-le comme notre égal. »

«  J'ai souvent pensé que si Jésus Christ paraissait aujourd'hui sur le banc des accusés, il se trouverait quelque procureur qui démontrerait que son cas est aggravé par la récidive. Quant au vin, il récidive tous les jours. Tous les jours il répète ses bienfaits. C'est sans doute ce qui explique l'acharnement des moralistes contre lui. Quand je dis moralistes, j'entends pseudo-moralistes pharisiens. »

«  Si le vin disparaissait de la production humaine, je crois qu'il se ferait dans la santé et l'intellect de la planète un vide, une absence, une défectuosité beaucoup plus affreuse que tous les excès et les déviations dont on rend le vin responsable. N'est-il pas raisonnable de penser que les gens qui ne boivent jamais de vin, naïfs ou systématiques, sont des imbéciles ou des hypocrites; [...] Un homme qui ne boit que de l'eau a un secret à cacher à ses semblables."

Le vin exalte la volonté, le haschisch l'annihile. Le vin est un support physique, le haschisch est une arme pour le suicide. Le vin rend bon et sociable. Le haschisch est isolant. L'un est laborieux pour ainsi dire, l'autre essentiellement paresseux. [...] Le vin est utile, il produit des résultats fructifiant. Le haschisch est inutile et dangereux. »

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 00:00

Après les blancs goûtés à trois ou quatre reprises dans le cours de cette rituelle chronique dominicale, après les classiques rouges qui fleurissent un peu partout pour mon plus grand plaisir, j’attendais que le Carignan fut rosé tout en me disant: « ça n’existera pas ». Eh bien, j’avais tort. Aline Hock, une vaillante et souriante vigneronne belge (de Namur, si j’ai bien pigé) m’a prouvé le contraire. La dame a quitté le service juridique d’une banque par un coup de tête ou plutôt par un coup de foudre pour le vin. Renaud, son mari, l’a laissé s’aventurer à Latour-de-France où elle vit avec ses deux garçons, tandis que lui continue son job au Luxembourg, n’hésitant pas à venir la rejoindre tous les week-ends. C’est beau l’amour…

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Aline face à son Carignan rosé...

Rien n’était programmé dans ce parcours vigneron. Les Hock passaient leurs vacances dans le Roussillon quand ils lurent un remarquable article (on n’est jamais mieux servi que par soi-même…) consacré à Lucien Salani dans le hors-série vins de Cuisine & Vins de France. Arrivés chez Lucien le matin pour acheter du vin, ils repartirent le soir ! Classique avec «Lulu», un gars hors norme dont il faudra bien que je vous cause un jour…  «J’en avais marre de la banque, raconte Aline. Lulu, à qui j’avais dit en souriant que je me verrais bien vigneronne un jour, m’a dit qu’il était prêt à me former». Ni une ni deux il lui a appris la taille, les vinifications et tout le toutim. Ils continuent d’ailleurs à s’entraider, à travailler ensemble.

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En 2009, Aline démarre avec 5,60 ha. Elle vient de racheter une parcelle de vieux macabeo pour totaliser 7 ha aujourd’hui. Elle ne compte pas s’agrandir, d’autant qu’elle fait tout elle-même et qu’elle tient à consacrer le mercredi à ses enfants. Aline en pince pour le Carignan puisqu’elle lui consacre trois cuvées (je vais goûter les autres un de ces quatre), mais celui qu’elle m’invite à goûter provient d’une vigne sur schistes noirs, secteur de Cases-de-Pène, âgée de 35 ans en moyenne.

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Notez le bouchon en forme de suppositoire... très tendance par chez nous !

Son rosé 2009 - son premier vin en somme (14 €) -, même s’il en a la teinte (très légèrement mordorée cependant), n’est pourtant pas un rosé stricto senso. Va comprendre Charles… Enfin, c’est en rosé d’aspect, mais pas de goût. Si vous arrivez encore à me suivre, c’est un rosé de repas et de plat principal, pas un rosé d’apéro, d’entrée ou de grillade. Un "claret", ou clairet, dirait-on vers le Port de la Lune. On sent presque en fermant les yeux la texture d’un rouge : c’est dense, gras et ça se complète par de belles notes de fruits confits. Un vin étrange, mais bien équilibré, assez langoureux que je verrais bien sur des langoustines à peine rôties, mais qu’Aline, fort justement, prévoit de servir sur de fines tranches de foie gras mi-cuit sur lesquelles on aurait posé quelques grains de sel afin de provoquer cette folle barcarolle faite de mou et de craquant soutenue aussi par la structure acide du carignan.

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J’oubliais le plus important, peut-être : les carignan ont été éraflés puis entonner directement dans trois pièces bourguignonnes de trois vins où la fermentation a pu se faire. C’est stupide, j’ai oublié de demander à Adeline si cela s’était prolongé par un long élevage. À mon avis, non. Mais la bonne chose avec le vin c’est que, par moment, la technique n’a plus d’importance, ou si peu. L’essentiel est que le vin soit là, qu’il se suffise à lui seul, dans sa nudité ou dans son habit.

Michel Smith

 
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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 00:09

Celui de déguster toute la gamme des Champagne Gosset, mais pas comme ça, pour le plaisir simple de faire se succéder les flûtes, non, pour une cause Supérieure, celle de combiner plats et effervescences.

 

Après tout ce temps passé à table voici deux accords qui n’ont pas été retenus, pas parce qu’ils ne fonctionnaient pas, mais un poil inférieur.

 

Bon, les voilà!

Gosset master class 018 

Pavé de sandre légèrement fumé rôti sur la peau choux de Bruxelles et coquillage  

 

Bonjour les dégâts !

Le fumé jette les bulles avec efficacité jusqu’au moment où surgit, tel Zorro sur son étalon noir, le Grand Millésime 2000. C’est qu’il en jette aussi celui-là, mais pas dans le même sens. Le sandre en saute sur terre et se roule dans l’écume, fait des grands gestes avec les zestes, met sa chair à vif. Tandis que le le 2002 le roule comme une feuille de tabac, l’allume et tire une taf. Fait du ping-pong avec les choux qui lui glissent dans le dos, s’ajoutent comme deux grosses bulles.

Gosset master class bouteilles 002

Bref, on ne les voyait pas ensemble, mais en définitive, le couple fonctionne.

Il est bien ce millésimé, croquant, plein de sève, une fraîcheur agréable, le gendre parfait, normal qu’il ait séduit le poisson.

 

L’autre plat : filet de pintade farci aux champignons des bois, figue au Porto. C’est plus classique.

 

 

Autre péril pour un champagne, un dessert au chocolat et quand on dit au chocolat, c’est pas un peu ! C’est chocolat, chocolat.

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Crème vanille, compotée de coing à la vanille, le tout en surprise

Faut du costaud, du fort, du puissant, faut de la Grande Réserve bien trempée, le champagne qui n’a pas froid aux yeux !

Elle n’a qu’à bien se tenir cette grosse boule chocolatée, le champagne lui coule dessus et une énorme fraîcheur envahit l’atmosphère. La sphère aveugle libère alors ses entrailles vanillées, vomit son crumble qui rebondit en mille parfums grillés sur les papilles angoissées. Pas d’inquiétude, le champagne veille et plante ses banderilles épicées dans le moelleux cacaoté. Ses agrumes, citron mandarine, se confisent et arrondissent l’angle croquant du biscuit concassé. Le chocolat dit son dernier mot et laisse en bouche le souvenir dompté d’un cacao transformé.

 

L’autre plat : sabayon gratiné de mandarine flambé au marc de Champagne, ce n’était pas facile, très vif en bouche pour terminer le repas en fraîcheur.

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Superbe Grande Réserve, un champagne de caractère.

 

C’est court, mais ça remplit bien l’estomac.

 

Je vous fais un smack

 

Marc

 

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Published by les5duvin - dans Marions-les!
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