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POURQUOI CE BLOG?

Ce blog est né de l'heureux hasard d'une rencontre, en 2010, au Salon des Vins de Loire d'Angers, autour d'un verre de rosé de Bourgueil - celui de Pierre Jacques Druet. Il y avait là cinq "plumitifs" du vin. Le rosé aidant, l'idée a germé de créer un espace commun.
Parce qu'à cinq, on peut aborder plus de thèmes.
Parce qu'on peut débattre.
Parce qu'on peut partager. Des coups de coeur, des coups de gueule, de l'expérience.
Et qu'est-ce que le vin sinon une boisson de partage?
De ces cinq, certains sont déjà des blogueurs confirmés, d'autres non.
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Hervé Lalau est un journaliste français écrivant pour diverses revues et sites français, belges, suisses et canadiens. Son blog "Chroniques Vineuses" lui a valu le Wine Blog Trophy en 2010.

Michel Smith, PourLeVin, est un journaliste français établi en Roussillon, travaillant pour diverses revues et guides en France. Il s'intitule lui-même "Journaliste en Vins et autres Plats de Résistance".

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 00:01

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C’était avant les vendanges, cet été. Au large de Carcassonne, en vue de la Montagne Noire. Route de Mazamet, je traversais le Cabardès aux abords du village d’Aragon. Paysages pierreux, bosquets de chênes verts, pinèdes, garrigues, vignes et oliviers. « Domaine de Cabrol » informe la pancarte. Je tourne à gauche et débouche en peu de temps sur une cour de ferme animée. Il y a du monde, quelques stands dressés, une odeur de grillades et une ambiance bon enfant. Cela ressemble à une de ces multiples fêtes qui se déroulent à la belle saison autour du vin, dans le vignoble. Un vigneron, mais ce peut être aussi une coopérative, rassemble d’autres vignerons qui font venir leurs amis et clients, lesquels contactent d’autres personnes intéressées par le vin, et le tour est joué, pourvu qu’il fasse beau et que les mails circulent d’un ordinateur à l’autre, sans oublier Facebook qui joue son rôle de lien social. En période de crise, mieux vaut s’organiser et avoir des idées et des initiatives pour vendre le vin.

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Les vignes de Cabrol, le parking et le chien de Claude, "Pumba"

Ainsi donc, j’arrive et je retrouve une bande de vignerons d’autres appellations qui ne me sont pas inconnus. L’ambiance est à la dégustation, l’humeur aux retrouvailles. On jase, on blague, on boit et on crache aussi, parfois. Honneur à notre hôte, le grand (de taille) Claude Carayrol. Un blanc 2008 remarquable (grenache blanc et viognier), un « Vent d’Ouest » 2005 dense, serré, bien dans ses tannins (cabernet sauvignon surtout), un « Vent d’Est » 2007 tout aussi beau, mais en plus spectaculaire (grenache et syrah, avec un peu de cabernet), plus long en bouche. À chaque dégustation, c’est mon vin préféré du domaine. On a déjà deux superbes représentants du Cabardès, capables de tenir encore, à des prix sages : 10 et 13 €. Un peu plus onéreux (18 €), « La Dérive » est une cuvée élevée en cuve qui associe à égalité le cabernet et la syrah, un assemblage qui, de la Provence au Languedoc, donne en général de belles cuvées. Ce 2003 est large et tannique, marqué par un joli fruit probablement dû si je ne m’abuse à la macération carbonique sur la syrah. Même le vin de table, vendu en « bib » à 10 €  les 5 litres, est digne d’intérêt et je me demande si ce n’est pas dans celui-là que Claude met tous les cépages exclus de l’appellation, dont de très vieux aramons.

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Claude Carayrol, mon hôte, l'initiateur de cette petite fête, devant sa cave du Domaine de Cabrol

Ce qui est intéressant dans ce type d’événement, c’est que l’on rencontre d’autres vignerons venus des appellations voisines avec des vins bien différents. Je commence par goûter les bulles du Domaine J. Laurens à Limoux : la blanquette brut « Le Moulin » (7 €) me plaît bien, mais j’en pince aussi pour le Crémant de Limoux 2008 « Clos des Demoiselles » à 60 % chardonnay, 30 % chenin et 10 % pinot noir.

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Jacques Laurens, représentant de Limoux et Gabriel Escande du Minervois

La voisine me fait goûter de bons Corbières du Domaine Sainte-Marie de Crozes, dont un blanc de pure roussanne, gras et joliment fruité en finale, ainsi qu’un rouge « Les mains sur les hanches » 2009, simple, vif et très agréable. Mais à côté, il y a les Minervois de Borie de Maurel. Je commence par un blanc 2009 « La Belle Aude », très belle marsanne rehaussée de muscat : structure citronnée, grande fraîcheur, belle longueur. Gabriel, le fils de Michel et Sylvie Escande, fait goûter les 2008 sans façon, presque à la régalade, tant la demande est forte. La cuvée « Maxime », reste sur la réserve, la cuvée « Sylla », la plus connue, dédiée à la syrah (24 €) est toujours aussi ample et majestueuse.

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Raymond Julien, personnage du Minervois

Un autre vigneron du Minervois était présent, Raymond Julien, un gars formidable dont je vous reparlerai pour son carignan. Pour l’instant, je m’autorise à vous dire que son 2009 « Le Rouge de l’Azolle », avec 50 % de cinsault, le reste avec toutes sortes de cépages, est long et soyeux en bouche, avec de très belles notes de fruit. Il ne coûte que 5 € ! Que du bonheur.

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Les vacanciers britanniques sont de loin les plus assoiffés !

J’ai horreur de donner des leçons aux vignerons, mais je les incite à monter des petites opérations de ce genre plus souvent. C’est festif, convivial, parfois gourmand avec la présence d’un ostréiculteur de la région ou d’un restaurateur de campagne. Bref, il y a là de quoi convertir bien des gens au vin !

Michel Smith

 

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Published by les5duvin - dans Dans le vignoble
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commentaires

Luc Charlier 22/10/2010 15:31


Pas plus con qu’un autre, quoique ..., j’ai du mal avec toutes ces appellations schizoïdes qui associent les grappes méditerranéennes et les cultivars de la façade atlantique.
Oui, je sais, Trévallon c’est délicieux. Et re-oui, 50&50 (Avignonesi) aussi. Enfin, le dernier, je n’en ai bu qu’une seule fois.

Ne jamais tirer sur les ambulances, surtout quand on est porteur d’une « ALD » soi-même, mais les plaisirs du Cabardès ... Tu le dis bien, Michel : « ... mieux vaut avoir des idées pour vendre du
vin. » Je ne suis pas loin de penser que Cabardès, Malepère, Razès ... même combat. On peut étendre cela à Fronton, Gaillac, Lavilledieu, le Brûlois et autres : le plaisir n’y est pas garanti, même
si certaines individualités sortent du lot.

Avec le réchauffement climatique – qui reste à démontrer de manière patente sur une longue durée et sur de vastes zones – on pourrait revivre la situation du XIIIème siècle, où Nimègue (vous savez,
près de Maastricht, la ville du Traité) était grosse productrice de vin. Actuellement, le Surrey, le Bristol Channel et ses abords ; oui, même le « Heuvelland » belge (près du site de la Bataille
des Eperons d’Or) produisent du vin. Doit-on s’en extasier ?

La Montagne Noire est magnifique, ses marrons et châtaignes aussi. Son jambon sec compte parmi les grandes choses au monde, et je me joins aux autres chylomicrons – vous chercherez ce que c’est –
pour en être fervent admirateur. Et de ses femmes ... surtout du coté de Saint-Pons de Thomières. Il y a aussi le talent de Jean-Claude Carrière.
Hormis cela, enlevez Faugères, le meilleur de Saint-Chinian (les schistes) et les beaux muscats du Minervois (la caillasse calcaire), tous plutôt au nord-est de la Cité, et il vous reste ... du
vignoble de très moyenne qualité. En passant vers le plein ouest, le Tarn n’est pas en reste pour les bibines quelconques non plus : tout le monde ne s’appelle pas Plageoles, hélas.

S’il y a beaucoup d’argile, il faut beaucoup de soleil pour faire du bon vin. Et si le maïs, le froment, le colza, le bétail, la cocagne se portent bien, il y a fort à parier que la vigne ne
donnera rien de grandiose.

Pas sûr que j’ai gagné beaucoup d’amis avec ces quelques lignes, mais l’angélisme asexué ne me plaît pas.